Par F. B. Meyer
Philémon 12
Mon propre cœur. (version Fillion)
Ce fragment d'une lettre ancienne nous donne un exemple de la manière dont nos relations les plus courantes ou les plus prosaïques, et nos lettres, même celles qui traitent d'affaires, peuvent respirer l'esprit du Christ. Il illustre également la relation que nous entretenons avec Jésus-Christ. Ce qu'Onésime était pour Paul et Philémon réunis, nous le sommes pour notre Seigneur.
Que représentait Onésime pour Paul ? Son enfant, qu'il avait engendré dans ses chaînes. Il avait probablement été découvert par l'un de ses compagnons dans les faubourgs de Rome, où les criminels se cachaient pour échapper à la justice et où des personnages abandonnés donnaient libre cours à leurs passions les plus sauvages. Ou bien, ayant appris que l'apôtre, qu'il avait si souvent rencontré dans la maison de son maître, résidait dans sa propre maison louée à Rome, l'esclave fugitif l'avait retrouvé alors qu'il était à l'agonie de faim. Dans les deux cas, il était devenu cher au cœur de l'apôtre, avait appris à le servir dans ses chaînes et s'était révélé plus qu'un serviteur, un frère bien-aimé. Ô Toi qui nous as rachetés de nos péchés, puissions-nous être tout cela pour toi !
Que représentait Onésime pour Philémon ? Il avait été inutile, tout comme nous. Il avait été renvoyé, et nous sommes revenus vers le Pasteur et le Gardien de vos âmes… Il avait été un serviteur, désormais il serait un frère bien-aimé, et nous ne sommes plus des serviteurs, mais des amis. Il avait gravement offensé son maître, mais son péché lui avait été pardonné et couvert par une grâce si abondante qu'il allait le placer dans une position plus privilégiée et plus bénie que jamais auparavant. Dans le péché et la restauration de cet homme, nous nous voyons nous-mêmes. Là où notre péché abondait, la grâce a surabondé, grâce à la tendre miséricorde de Celui qui a mis nos fautes à Son compte.
Hébreux