Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
Bonjour et bienvenue dans notre septième leçon sur ce merveilleux livre des Nombres.
Prions:
Père céleste, nous Te prions d'être avec nous comme Tu l'as été avec Ton peuple lorsqu'il traversait le désert. Nous savons, Seigneur, qu'en étudiant le livre des Nombres, nous étudions notre propre cœur, et que nous sommes également enclins à nous égarer. Nous Te remercions de pouvoir profiter d'une grâce si grande. Nous Te demandons de venir à notre rencontre et de Te révéler à nous. Nous Te le demandons au nom de Jésus. Amen.
RÉSUMÉ
Très bien, merci d'ouvrir votre Bible au chapitre six du livre des Nombres, je vais vous rappeler une fois encore le message de ce livre. Notre verset clé est Exode 33:13 qui dit: « fais-moi connaître tes voies; alors je te connaîtrai. » Selon moi, le message central du livre des Nombres est le suivant. Le peuple de Dieu traversait le désert. Ce n'était pas la volonté de Dieu. Ils s'étaient éloignés du Seigneur. Ils étaient dans le désert de l'incrédulité, le désert de la désobéissance. Mais Dieu n'a pas abandonné son peuple lorsque celui-ci L'a abandonné. Dieu s'est fait connaître même dans le désert, et ainsi, en suivant les voies du peuple de Dieu, nous suivons également les voies de Dieu. Le message du livre des Nombres a bien sûr pour objectif de nous aider à mieux connaître le Seigneur.
À la fin de notre précédente étude nous nous sommes arrêtés au chapitre six du livre des Nombres. Le chapitre six du livre des Nombres comporte deux parties. La première, versets 6:1-21, concerne la loi du Naziréat, puis les versets 6:22-27 traitent de la bénédiction sacerdotale. Nous avons donc discuté de la bénédiction sacerdotale, qui est la bénédiction la plus utilisée dans l'Ancien Testament. Nous avions répondu à une question. Permettez-moi de rappeler cette question avant de poursuivre notre étude.
Quel est le message central de cette bénédiction sacerdotale? Je vais vous la lire:
« Que l'Éternel te bénisse, et qu'il te garde!
Que l'Éternel fasse luire sa face sur toi, et qu'il t'accorde sa grâce!
Que l'Éternel tourne sa face vers toi, et qu'il te donne la paix! »
Le message central est le suivant: c'est la bénédiction sans réserve de notre grand prêtre pour ceux qui méritent la malédiction sans réserve. Souvenez-vous, Dieu n'a pas accordé cette bénédiction à tout le monde. Il l'a donnée à ceux qui ont apporté des animaux pour être sacrifiés. Ils prenaient leur place en tant que pécheurs méritant la mort. La bénédiction de Dieu n'est pas donnée à n'importe qui. Ce n'est pas juste de simplement aller vers quelqu'un et lui dire « Que Dieu te bénisse » ou « Que le Seigneur te bénisse. » Le Seigneur ne bénira pas tout le monde, Il ne bénira que ceux qui viennent en tant que pécheurs méritant l'enfer, en tant que pécheurs méritant la mort. Vous savez, il est étonnant que non seulement nous ne méritions pas le ciel, mais que nous méritions l'enfer, c'est exactement le contraire. La vérité que Dieu nous donne ce que nous ne méritons pas est déjà merveilleuse en elle-même. Mais dans Sa grâce non seulement Il nous donne ce que nous ne méritons pas, mais Il nous le donne alors que nous méritons exactement le contraire?
Nous ne méritons pas d'aller au ciel, mais nous méritons d'être dans les flammes de l'enfer pour l'éternité. Dieu nous a rachetés. Nous sommes venus comme des pécheurs méritant l'enfer, tout comme ces Israélites qui ont apporté l'image, le petit agneau. Nous nous n'avons pas apporté l'image, nous avons apporté la réalité, le Fils de Dieu, l'Agneau de Dieu. C'est donc une bénédiction sans réserve pour ceux qui méritent la malédiction sans réserve.
Que nous apprend le fait qu'il s'agisse d'une bénédiction sacerdotale, que ce soit une bénédiction du grand prêtre? C'est que tout le monde ne pouvait pas la prononcer. L'Israélite moyen ne pouvait pas dire:
Que l'Éternel te bénisse, et qu'il te garde!
Que l'Éternel fasse luire sa face sur toi, et qu'il t'accorde sa grâce!
Que l'Éternel tourne sa face vers toi, et qu'il te donne la paix!
L'Israélite moyen ne pouvait pas dire cela. Cela était réservé au prêtre. Seul le grand prêtre avait le droit de la prononcer. Je crois qu'il y a une raison à cela. Aaron, en tant que grand prêtre, représentait le véritable prêtre. Vous savez bien entendu qui est le véritable prêtre? Le véritable prêtre est le Seigneur Jésus-Christ Lui-même. Aaron l'a dit de manière symbolique afin d'illustrer que c'est ce que Jésus dit tout le temps. Jésus est notre prêtre dans les cieux en ce moment même. Alors que je me tiens devant vous, que vous êtes assis devant moi ou que vous écoutez l'enregistrement, le Seigneur Jésus, en ce moment même dans le ciel, est votre grand prêtre. Il a la bénédiction dans Son cœur. Il a cette bénédiction dans Son cœur. Une chose que je retiens de cela, c'est que Jésus-Christ est Celui qui donne cette bénédiction. Cela a été représenté par Aaron, par ces prêtres. C'est ainsi qu'Il prie pour moi à cent pour cent, tout le temps.
Cette bénédiction a en réalité deux objectifs. Premièrement, elle accorde une acceptation totale à ceux qui mériteraient d'être rejetés. Deuxièmement, elle montre que c'est le Seigneur Lui-même qui nous bénit. N'est-ce pas merveilleux? Une bénédiction aussi abondante ne peut venir que du Seigneur Lui-même. Il n'y a aucun autre moyen d'obtenir cette bénédiction, si ce n'est par Jésus-Christ Lui-même.
Avant de quitter le chapitre 6 et d'entamer le chapitre 7, je ressens le besoin de souligner à nouveau quelque chose, car je ne veux pas que nous nous enlisions dans les faits rapportés dans le livre des Nombres, dans le message du livre des Nombres. La question que nous nous sommes posée est la suivante: qu'est-ce que cela nous apprend sur le Seigneur Lui-même? J'aimerais revenir sur ce que nous avons découvert jusqu'à présent, puis passer au chapitre 7.
Nous avons intitulé les chapitres 1 à 4 « Le dénombrement et l'organisation du peuple et des lévites. » Ces chapitres nous ont révélé cinq choses au sujet de Dieu. Il est fidèle et tient Ses promesses. C'est la première chose qu'Il nous a montrée; Dieu avait promis, des années auparavant, qu'Il bâtirait une nation à partir d'un seul homme. Or, dans les chapitres 1 à 4 du livre des Nombres, nous avons deux à trois millions de personnes, ainsi Dieu tient Sa Parole. Dieu ne rompt pas Sa parole. Ensuite, nous avons vu qu'Il est le Dieu immanent, c'est-à-dire qu'Il n'est pas loin, Il n'est pas quelque part dans le ciel, mais dans le livre des Nombres, Dieu habite dans une tente parmi les gens qui vivent dans des tentes. N'est-ce pas extraordinaire? Dieu est ici même. Il est le Dieu immanent. Celui qui demeure, celui qui est proche. Ensuite, nous avons vu qu'Il était le Dieu guerrier. C'est Lui qui est parti en guerre contre l'ennemi de Son peuple, et c'est Lui qui combat pour nous.
Nous avons alors compris qu'Il était le Dieu des détails. Parfois, nous nous perdons dans les détails et nous nous disons: « Oh, Dieu doit être trop accaparé pour s'occuper d'une chose aussi insignifiante dans ma vie », mais le livre des Nombres et toute la Bible nous disent que Dieu n'est jamais trop accaparé. Il se soucie du moindre détail et, à chaque instant de notre vie, Il nous accorde toute Son attention. Rien de ce que nous affrontons n'est trop insignifiant pour être confié au Seigneur. Il ne nous accorde pas seulement une partie de Son attention, ni même la majeure partie, mais toute Son attention. Lorsque vous confiez un fardeau au Seigneur, Il vous accorde 100 % de Son attention. Dieu se met tout entier au travail pour nous.
Nous avons ensuite appris qu'Il est le Dieu de la grâce. Nous l'avons illustré par l'exemple de Lévi et de la malédiction qui s'est transformée en bénédiction lorsqu'il s'est repenti. Nous avons intitulé le chapitre 5: « Les lois relatives à la purification physique et spirituelle. » Voici ce que nous avons appris au sujet du Seigneur. Il est le Dieu saint. Rappelez-vous que le chapitre 5 est divisé en trois parties: la pureté du groupe, la pureté individuelle, puis même le soupçon de péché doit être traité, comme l'illustre la loi de la jalousie.
Et puis, dans le chapitre 6 du livre des Nombres, nous avons ces deux divisions: la loi du naziréat dans les versets 6:1-21, puis la bénédiction sacerdotale dans les versets 6:22-27. Dans la loi du naziréat nous avons découvert que Dieu fournit ce qu'Il exige. La séparation s'opère par le sang. Vous voyez, nous devons être séparés pour Dieu. Vous direz peut-être: « Oh, mais comment vais-je faire cela? En abandonnant mes péchés? » La Bible dit: « Non, n'abandonnez pas vos péchés; courez vers Jésus et Dieu vous délivrera de vos péchés. » Ce ne sont pas seulement des termes différents, c'est une direction complètement différente. C'est Lui qui fournit ce qu'Il exige. De plus, dans la bénédiction sacerdotale, nous voyons que c'est Lui qui accepte pleinement et bénit ceux qui mériteraient exactement le contraire.
Très bien, en passant tout cela en revue, j'essaie simplement de tourner à nouveau nos regards vers le Seigneur afin que nous ne nous perdions pas dans ces détails. Nous arrivons maintenant au chapitre 7 du livre des Nombres. Je vais vous présenter un résumé factuel du chapitre sept, puis j'essaierai de l'illustrer à l'aide de principes. Nous appelons ce chapitre « les offrandes des douze princes. » Voici ce que j'entends par « douze princes. » Chaque tribu avait des représentants qu'elle appelait des « princes. » Chaque représentant apportait des dons spéciaux qu'il présentait devant le Seigneur. Quelle vérité passionnante trouve-t-on dans le chapitre sept du livre des Nombres? Si vous regardez le chapitre dans son ensemble, quelle vérité passionnante se trouve dans le chapitre 7 du livre des Nombres et que révèle-t-elle sur le Seigneur lui-même? Vous voyez, une fois de plus, nous devons étudier le Seigneur.
Certaines personnes ont qualifié le chapitre 7 du livre des Nombres de plus long chapitre sur l'intendance de toute la Bible. Si vous le lisez, vous verrez que c'est effectivement le cas. Il compte 89 versets. C'est non seulement le chapitre le plus long du livre des Nombres, mais aussi le plus long passage de la Bible consacré au don et à l'intendance. Si vous lisez attentivement le chapitre 7, vous constaterez qu'il s'agit d'un récit des offrandes que ces princes ont faites au Seigneur. En d'autres termes, il y avait douze tribus, chacune ayant un représentant, et chaque représentant apportait des cadeaux au Seigneur. Eh bien, le chapitre 7 ne fait que répertorier les cadeaux qu'ils ont apportés. Ils ont apporté des agneaux, des bassins d'argent et des coupes d'or. Le chapitre décrit en détail tout ce qu'ils ont apporté au Seigneur.
J'ai une merveilleuse série de livres que je voudrais vous recommander sur le Pentateuque, les cinq premiers livres de la Bible, écrite par Charles Henry Mackintosh. C'est une petite section merveilleuse. Quoi qu'il en soit, il a fait ce commentaire sur le chapitre sept du livre des Nombres: « Ce septième chapitre du livre des Nombres est l'une de ces pages exemplaires du livre de l'éternité sur lesquelles le doigt de Dieu a gravé les noms de ses serviteurs et le récit de leur œuvre. »
DIEU PREND NOTE DE CHAQUE DONATEUR ET DE SON DON
Permettez-moi de le dire avec mes propres mots. Je crois que c'est ce que C. H. Mackintosh voulait dire. Le chapitre 7 du livre des Nombres illustre la façon dont Dieu garde toujours trace de ses enfants. Vous voyez, ils ont fait des offrandes au Seigneur et Dieu les a consignées par écrit pour montrer qu'Il note toujours ce que nous Lui offrons. Il le fait toujours. Dieu a noté tous ces noms et Il note aussi votre nom. Il a noté tous les dons, et Il note aussi votre don. J'ai lu ces quatre-vingt-neuf versets, et je vous avoue qu'à première vue, ils semblent très ennuyeux. Ils semblent très arides à première vue. Laissez-moi vous faire part de certaines de mes observations, puis j'essaierai de faire le lien entre tout cela.
Une chose m'a particulièrement intéressé. J'ai noté tous les dons apportés par chacun, et j'étais à mi-chemin lorsque j'ai fait cette découverte. Si j'avais regardé à la fin, je m'en serais rendu compte tout de suite. Ils avaient tous apporté les mêmes dons. Chacun a apporté un plat en argent et un bassin en argent, qu'il avait remplis de farine fine et d'huile pour l'offrande. Ils devaient tous peser le même poids. Ils avaient pesé le plat et le bassin avant de les apporter. Puis chacun avait apporté un plat en or d'un certain poids, rempli d'encens. Et chacun apporta un bouc, un bélier et un agneau pour l'holocauste. Et chacun a apporté un bouc pour le sacrifice d'expiation. Chacun a apporté deux bœufs, cinq béliers, cinq boucs et cinq agneaux d'un an pour le sacrifice de paix. En lisant cela, je me suis dit qu'au lieu de quatre-vingt-neuf versets, Il aurait pu le faire en dix, car Il aurait pu simplement énumérer cela une seule fois et dire qu'ils avaient tous apporté la même chose. Cela aurait été tellement plus simple.
C'est incroyable. Vous vous demanderez peut-être: « Dieu ne gaspille-t-il pas son temps à écrire tout cela? Ce sont quatre-vingt-neuf versets qui occupent de la place dans ce livre inspiré. Il aurait pu inspirer quelque chose de plus intéressant et écrire autre chose. » Il est vrai qu'il aurait été si facile de résumer et de dire que ce sont les dons que chacun a apportés, mais au lieu de cela, Il entre dans tous ces détails. J'ai pris le temps de rassembler les versets des trois premiers chapitres de la Genèse. Je l'ai fait pour illustrer mon propos. Les chapitres 1 à 3 de la Genèse racontent la création de l'univers tout entier et ainsi que de l'homme. Dieu donne à l'homme sa femme, qui sera son aide. Il leur donne le jardin d'Éden tout entier. Puis on voit Satan et la tentation, la chute, la promesse de rédemption de Dieu et l'expulsion du jardin. Dieu a couvert tout cela en seulement quatre-vingts versets, mais pour parler des dons que ses enfants lui ont apportés, Il en a utilisé quatre-vingt-neuf. N'est-ce pas incroyable? Cela permet d'illustrer à quel point c'est merveilleux et à quel point Dieu apprécie le fait que nous Lui offrions quelque chose.
La deuxième observation que j'ai faite était la suivante. Chaque offrande était apportée séparément. En d'autres termes, Dieu n'a pas dit: « Très bien, vous douze, déposez vos offrandes ici, près de la porte. » Il n'a pas fait cela. Il a donné l'ordre au premier d'apporter ses dons le premier jour et à personne d'autre. Le lendemain, l'homme suivant a apporté ses offrandes, et cela a été noté. Puis le lendemain une autre personne est venue, et ainsi de suite pendant douze jours. Vous voyez, cela aurait pu prendre environ trois heures, mais cela a pris douze jours. C'est incroyable.
L'observation suivante m'a frappé: Chaque nom de donateur, chaque don, chaque tribu à laquelle il appartenait et l'endroit où il vivait étaient consignés. C'est un chapitre merveilleux à lire. Tout était soigneusement consigné. Personne ne se perdait dans la foule. Il ne semblait y avoir aucune précipitation ni aucune négligence dans la consignation de ces dons. Il n'y avait aucun mélange confus de noms ou de dons, aucune précipitation, aucune inexactitude. Je suis d'accord avec frère C. H. Mackintosh lorsqu'il dit que le chapitre 7 du livre des Nombres, est une page type du livre de l'éternité. Je crois que dans ce chapitre, Dieu montre ce qu'Il fait toujours à nouveau lorsque Ses enfants Lui offrent quelque chose.
DIEU EST LE DIEU DE LA RECONNAISSANCE
Quelle est la grande révélation de Dieu qui est donnée au chapitre 7? J'ai choisi ce mot avec soin. Je l'ai cherché dans le dictionnaire pour voir ce qu'il signifiait, car je n'aime pas ce mot en soi, surtout en rapport avec Dieu, mais c'est un bon mot qui convient bien. Il est le Dieu de la reconnaissance. Dans le dictionnaire Webster, la reconnaissance est le fait d'accorder sa juste valeur à une chose. C'est cela la reconnaissance, c'est accorder sa juste valeur à quelque chose.
Dieu accorde la juste valeur aux dons de ses enfants. Il est le Dieu de la reconnaissance. Rien n'échappe au Seigneur. Tout ce qui est fait dans la puissance du Saint-Esprit recevra un jour une récompense. Tout! C'est la promesse de Dieu. Tout est enregistré. Vous voyez, les hommes passeraient à côté sans s'en apercevoir. Les hommes ne se soucient pas de ce que vous donnez, ils passent simplement outre. Votre nom disparaîtra des registres des hommes, mais pas de ceux de Dieu. Dieu note tout; Dieu retient tout. Ces douze princes sont des exemples de la façon dont Dieu consigne toujours nos dons.
Vous penserez peut-être que le chapitre sept du livre des Nombres est plutôt ennuyeux en parcourant tous ces détails sur Nachschon de Juda, Nethaneel d'Issacar, Éliab de Zabulon, Élitzur de Ruben et Schelumiel de Siméon. Vous vous demandez peut-être comment vous devez lire ces chapitres et comment vous pouvez les comprendre.
Permettez-moi de vous poser cette question. N'est-il pas ennuyeux de s'asseoir et de lire une liste de noms? Vraiment? Et si vous saviez que votre nom figurait sur cette liste? Serait-ce encore ennuyeux? Réfléchissez-y. Seriez-vous lassé d'entendre lire une liste de noms si cette liste figurait sur le testament d'un riche parent? Imaginez un parent éloigné décédé qui a laissé une grande fortune et dont vous pensez que votre nom pourrait figurer sur le testament? Serait-il ennuyeux et inintéressant d'entrer dans une salle d'audience où le juge (ou la personne qui s'en charge, l'avocat) se lève et lit toute une liste de noms et de lieux? Serait-ce ennuyeux? Je ne pense pas que nous perdrions notre attention une seule minute si notre nom y figurait. Nous écouterions attentivement pour entendre notre propre nom. Je sais que cela arrive très rarement, mais de temps en temps, j'espère voir mon nom dans le journal, vous savez. Peut-être que je fais quelque chose ou que je suis en compagnie d'une célébrité ou quelque chose comme cela. C'est incroyable comme notre cœur fonctionne. Vous savez, en règle générale, je ne lis pas le journal. Mais voici quelque chose d'étonnant. Quand je m'attends à voir mon nom ou ma photo dans le journal, vous savez que je sors en acheter un? Je le fais toujours! Je pense que le cœur de l'homme est ainsi fait.
Ce que j'essaie de dire, c'est que… Votre nom n'apparaîtra peut-être jamais dans les journaux de la Terre, mais chaque chrétien a son nom inscrit dans le ciel. Vous seriez surpris de voir tout ce que Dieu écrit également. Je suis certain que ces hommes n'avaient aucune idée, lorsqu'ils ont apporté leurs offrandes au Seigneur ce jour-là, que Dieu allait les consigner dans Sa Sainte Bible pour que les générations futures puissent les lire. Ils n'en avaient aucune idée. Tout ce qu'ils faisaient, c'était dire: « Voici, Seigneur, je vais te donner un bassin d'argent, une coupe d'or, un agneau et un bélier », et ils ont apporté ces offrandes au Seigneur avec un cœur sincère. Puis Dieu l'a écrit. Et maintenant, des milliers d'années plus tard, je vous en parle. Ils sont devenus célèbres pour ces petites offrandes. Dieu agit comme cela tout le temps.
DIEU N'A BESOIN DE RIEN, MAIS APPRÉCIE CE QUE NOUS LUI DONNONS
Voici le principe que je retiens de tout cela. C'est un excellent principe concernant le don. Dieu n'a besoin de rien. C'est facile à dire, mais difficile à accepter. Croyez-vous cela de tout votre cœur? Dieu n'a aucun besoin. Il n'a besoin de rien. Il n'a besoin de personne. Je vais vous demander de prendre le Psaume 50. Tout le psaume mérite d'être lu, mais je ne vais en lire que quelques versets. Psaume 50:7-12 dit: « Écoute, mon peuple! et je parlerai; Israël! et je t'avertirai. Je suis Dieu, ton Dieu. Ce n'est pas pour tes sacrifices que je te fais des reproches; Tes holocaustes sont constamment devant moi. Je ne prendrai pas de taureau dans ta maison, Ni de bouc dans tes bergeries. Car tous les animaux des forêts sont à moi, Toutes les bêtes des montagnes par milliers; Je connais tous les oiseaux des montagnes, Et tout ce qui se meut dans les champs m'appartient. Si j'avais faim, je ne te le dirais pas, Car le monde est à moi et tout ce qu'il renferme. »
Oh, n'est-ce pas formidable! Tout ce qui bouge dans les champs, cette petite souris des champs, cette petite puce. Tout! Dieu dit que tout Lui appartient. Dieu n'a besoin de rien. Il est autonome. Il est autosuffisant. Il est parfaitement heureux en Lui-même, et Il peut accomplir tout ce qu'Il veut sans l'aide de l'homme, sans l'aide des anges. Il n'a besoin de rien, ni des hommes ni des anges. Voici maintenant le principe. Dieu n'a besoin de rien de vous ou de moi, rien de nos dons. Bien que Dieu n'ait besoin de rien de ce que nous donnons, Dieu apprécie tout ce que nous donnons. C'est une vérité extraordinaire. Dieu n'a besoin de rien, mais Il apprécie le plus petit cadeau, Il le note, et Il le récompensera un jour.
NOUS DONNONS POUR BÉNIR LE CœUR DE DIEU
Je crois que l'un des plus grands principes de la Bible concernant le don est le suivant: Puisque Dieu n'a besoin de rien, tout ce que vous Lui donnez ne vise pas à répondre à un besoin, car Dieu n'a besoin de rien. On donne souvent pour répondre à des besoins, mais cela n'est pas conforme aux Écritures. Ce n'est pas pour cela qu'il faut donner. Il n'y a qu'une seule façon légitime de donner: pour bénir le cœur de Dieu. C'est la seule raison pour laquelle il faut donner: pour servir Dieu, car Il n'a besoin de rien. Je ne veux pas seulement parler d'argent, mais aussi de temps, de talents et de capacités.
Permettez-moi d'illustrer cela par deux exemples contrastés tirés du Nouveau Testament. Ce sont deux extrêmes. Le premier se trouve dans Luc 21, l'offrande de la veuve. Est-ce que vous vous en souvenez? Je sais avec certitude que les deux pièces de cuivre, qu'elle a données, ne valaient pas grand-chose. Je sais aussi cela. Elle ne répondait à aucun besoin. On ne pouvait rien acheter avec ce qu'elle donnait. Elle n'a pas donné pour répondre à un besoin, mais Dieu a accepté cette offrande parce qu'elle a touché Son cœur. Ainsi, lorsqu'elle a donné, elle l'a fait pour la seule raison légitime de donner. Elle a touché le cœur de Dieu; cela L'a béni.
L'autre illustration se trouve dans Matthieu 26, et elle va à l'autre extrême. Le vase d'albâtre de Marie contenait un parfum coûteux. Les commentateurs disent que cela représentait environ un an de salaire, et elle a simplement brisé le vase et tout le parfum s'est répandu sur les pieds du Christ et sur le sol. Est-ce que vous vous souvenez de ce qu'ont fait les disciples? Ils se sont levés et ont protesté en disant: « Cela aurait pu être utilisé pour un besoin! Cela aurait pu être utilisé pour les pauvres! Tu aurais pu répondre à un besoin avec cela; mais tu l'as gaspillé. » Mais Jésus a répondu qu'elle ne l'avait pas gaspillé parce qu'elle l'avait fait pour Lui. Oh, c'est formidable. Pourquoi cela n'a-t-il pas été effacé? Parce que Dieu n'a aucun besoin. Il n'a aucun besoin. Quoi que vous donniez à Dieu, si vous le donnez pour répondre à un besoin, ce n'est pas un don légitime. Il n'y a qu'une seule raison pour laquelle il vous a appelé à donner quoi que ce soit. Il n'y a qu'une seule raison pour laquelle vous devriez donner de l'argent. Il n'y a qu'une seule raison pour laquelle vous devriez donner de votre temps. Il n'y a qu'une seule raison pour laquelle vous devriez donner vos capacités. Il n'y a qu'une seule raison pour laquelle vous devriez donner quoi que ce soit. C'est pour satisfaire Son cher cœur. Oh, c'est le message de la Bible, non seulement ici, mais du début à la fin, et c'est pourquoi Dieu apprécie vos dons. C'est ce que signifie « Tout ce que vous faites, faites-le de bon coeur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. »
L'IMPORTANT DANS LE DON N'EST PAS LA QUANTITÉ MAIS L'ATTITUDE DU CŒUR
Nous avons donc cette vérité devant nous, à savoir que Dieu n'a aucun besoin et que la seule raison légitime de donner est pour satisfaire Son cœur. Avec cette vérité devant nous, quelle importance revêt alors le motif du don? Vous voyez, tout est important. Sans la bonne motivation, donner est une perte de temps. Il n'y a qu'une seule motivation légitime, celle qui est pour le Seigneur, pour Lui. Seule cette intendance qui sert Son cœur est valable, qu'il s'agisse de donner de l'argent, du temps, du travail, des talents, de la nourriture, des vêtements, de l'énergie ou quoi que ce soit d'autre. La seule raison valable est lorsque cela sert le cœur de Dieu. Si ce n'est pas pour Son seul plaisir, c'est une perte de temps totale. Cela nous ramène tout droit vers le Seigneur. Vous direz peut-être: « Seigneur, je veux que ma motivation soit pure, et je sais que Tu n'as besoin de rien! Si Tu avais faim, Tu ne me le dirais pas. Tu possèdes le monde entier! » Tout ce qui bouge dans les champs appartient à Dieu. Il n'a pas besoin de ce que nous Lui donnons.
Je pense également à cela en termes de ministère. Je vous avoue que cela a été un coup dur pour mon orgueil de réaliser que le ministère que je fais n'est pas destiné à répondre à un besoin. Et en effet ce n'est pas le cas. Dieu ne nous a pas appelés pour répondre à un besoin. Si nous étions complètement anéantis, rien ne serait perdu dans le plan rédempteur de Dieu, pas la moindre chose. Mais voici notre seul but: satisfaire le cœur de Dieu. Ceci étant dit, si Dieu veut répondre à des besoins par ce biais, alors nous bénirons son nom. Mais notre objectif et notre direction doivent être entièrement tournés vers le Seigneur, et ne pensez pas, lorsque je vous parle, que je ne parle pas de ma propre condamnation, car une grande partie de ce que je partage est destinée à répondre à des besoins plutôt qu'à servir le cœur du Seigneur. Que Dieu agisse en nous afin que nous puissions avoir le même esprit que la veuve qui a donné l'offrande ou Marie qui a brisé le vase d'albâtre. Ce n'est pas du gâchis, pas lorsque vous servez le cœur de Dieu.
Une petite quantité est en fait beaucoup si cela plaît à Dieu. Et une grande quantité, c'est beaucoup si cela plaît à Dieu. Mais une grand quantité, ce n'est rien si cela ne plaît pas au Seigneur. L'important n'est donc pas la quantité.
Vous pourriez donner des milliards de dollars. Mais si vous avez une mauvaise attitude dans votre cœur lorsque vous les donnez, cela ne signifie rien. C'est profond, cela touche directement notre cœur, et je crois que c'est ce que la Bible veut dire lorsqu'elle dit de faire toutes choses pour le Seigneur. Vous demanderez peut-être pourquoi je passe autant de temps à parler des offrandes? Je n'aime pas prêcher sur les offrandes, vraiment pas. Mais quand le sujet se présente naturellement lors de mon étude biblique, je n'hésite pas à l'aborder, je veux le faire avec force, et je me sens libre d'insister sur ce point.
Revenons-en au principe même du don, qui est d'avoir un cœur pur tourné vers Dieu. L'important est que vos motivations soient justes et que vous serviez le Seigneur. Tous ces dons sont acceptables aux yeux de Dieu. Ils sont précieux pour Dieu. Ils sont appréciés par Dieu. Il est le Dieu de la reconnaissance. La plus petite chose que vous donnez, si votre cœur est droit et que vous dites: « Seigneur, je Te donne simplement cela; ce n'est pas beaucoup, mais je Te le donne », Dieu en prend note. N'est-ce pas formidable? Dieu inscrit votre nom, la date et votre lieu de résidence, et il inscrit ce que vous donnez. Un jour, cela réapparaîtra, et ce petit échantillon dans les registres de l'éternité est vrai dès maintenant. Lorsque vous donnez au Seigneur, Il le note. Il est le Dieu de la reconnaissance, comme Mardochée dans le livre d'Esther. Ce que nous faisons sera noté et, petit à petit, cela ressortira et nous serons exaltés. C'est ainsi que Dieu agit, et c'est ce que je retiens du chapitre 7 du livre des Nombres.
Très bien, cela nous amène au chapitre 8 du livre des Nombres. Je ne savais pas comment intituler ce chapitre, alors je l'ai simplement appelé « Autres dispositions concernant les Lévites. » Les versets 8:1-4 constituent en quelque sorte une transition entre ce qui précède et ce qui suit. C'est-à-dire les offrandes des princes, dont nous venons de parler brièvement, et le reste du chapitre à partir du verset 8:5, qui eux traitent des offrandes des prêtres eux-mêmes. En d'autres termes, ces prêtres s'apprêtaient à offrir des sacrifices pour le peuple, et Dieu leur dit dans ce chapitre: « Attendez un instant. N'offrez rien au peuple avant d'être vous-mêmes purs. » Le chapitre huit parle des offrandes que les prêtres devaient faire afin d'être purs eux-mêmes, afin d'être saints devant Dieu. Les prêtres avaient eux aussi besoin d'être purifiés.
Les versets 8:1-4 semblent ne pas avoir leur place ici. Dieu y parle du chandelier à sept branches. Quand on lit cela, on est comme frappé par un choc, comme si on prend une douche froide. Après avoir lu tout cela au sujet des offrandes, des sacrifices d'animaux et des sacrifices sanglants, et Dieu dit: « Vous feriez mieux de vous assurer que le chandelier à sept branches est toujours allumé — et de marcher devant le chandelier », puis Il revient au deuxième verset.
Mais comment cela s'inscrit-il dans le contexte? Pourquoi Dieu mentionne-t-Il ce chandelier? Pourquoi n'a-t-Il pas mentionné les pains de proposition? Pourquoi ne mentionne-t-Il pas l'Arche? Pourquoi ne mentionne-t-Il pas l'autel ou autre chose? Je crois que c'est parce que la grande vérité exprimée dans les offrandes, dont nous allons parler, qu'il s'agisse des offrandes de dons ou des offrandes individuelles, doit être accomplie dans la lumière parfaite du chandelier à sept branches. C'est l'utilisation symbolique du chiffre sept. En d'autres termes, vous ne pouvez pas donner n'importe comment. Vous ne pouvez pas servir n'importe comment. Ces Lévites sont bien sûr une image de vos serviteurs chrétiens à plein temps. Le service se fait à la lumière de Dieu.
Je pense que cela deviendra plus clair au fur et à mesure que nous avancerons. Les versets 8:5-22 constituent ce que nous appelons la purification des Lévites. Les plus grands serviteurs du Seigneur, illustrés ici par les Lévites, ont besoin d'une purification spirituelle. C'est le message du chapitre huit du livre des Nombres. Le verset 8:7 dit: « Qu'ils se purifient. » Le verset 8:11 dit: « Ils seront consacrés au service de l'Éternel. » Le verset 8:12 dit: « Afin de faire l'expiation pour les Lévites. » Le verset 8:15 dit: « Tu les purifieras. » Le verset 8:21 dit: « Il fit l'expiation pour eux, afin de les purifier. » Puis, le verset 8:22 dit: « Après cela, les Lévites vinrent faire leur service. »
J'aime comparer les versets 8:11 et 8:22. La dernière phrase du verset 8:11 est: « Ils seront consacrés au service de l'Éternel. » Une autre version de la Bible dit: « Ainsi deviendront-ils aptes au service de Jéhovah. » (Pirot-Clamer) On entend beaucoup parler de consécration ou de qualifications. Puis, au verset 8:22, il est dit: « Après cela, les Lévites vinrent faire leur service. » Qu'est-ce qui me qualifie pour le service du Seigneur? J'ai écrit 1 Jean 1:7 au-dessus de ce chapitre. Vous voyez, cela commence par le chandelier et passe à la purification. Voici ce que dit 1 Jean 1:7: « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » C'est exactement le message du chapitre huit. Les chrétiens mûrs ont besoin du sang.
Prenons maintenant, le verset 8:11: « Ainsi deviendront-ils aptes au service de Jéhovah. » (Pirot-Clamer) Permettez-moi de poser cette question. De quoi ai-je besoin, de quoi a-t-on besoin pour être apte à accomplir le service du Seigneur? Eh bien, ce chapitre répond à cette question. Je vais d'abord répondre comme la plupart des hommes répondraient, afin de pouvoir ensuite comparer cette réponse avec celle de Dieu. Si quelqu'un était interrogé sur ses qualifications pour le service, voici le genre de questions que la plupart des hommes poseraient. Avez-vous reçu une formation officielle? Avez-vous un diplôme? Avez-vous de l'expérience? Avez-vous à cœur ce genre de travail? Avez-vous une idée de la manière dont vous mèneriez à bien votre programme? Êtes-vous qualifié? On pourrait même leur demander s'ils pensent avoir certains dons ou leur demander de témoigner de la raison pour laquelle ils se sentent appelés dans ce domaine. C'est ainsi que les hommes évaluent la qualité et les aptitudes.
Qui oserait poser les questions que Dieu pose dans ce chapitre? Dieu pose deux questions dans ce chapitre. Dieu dit clairement au verset 8:11 ce qui rend un homme apte, et rien d'autre. Dieu pose ces deux questions: « Es-tu pur? Marches-tu dans la lumière? » N'est-ce pas incroyable? Le message du chapitre 8 est de savoir comment être apte pour servir Dieu. Êtes-vous pur? Indépendamment de votre formation, indépendamment de votre expérience, indépendamment de vos relations avec d'autres hommes qui ont travaillé dans ce domaine, êtes-vous pur? Votre cœur est-il pur? Avez-vous été lavé par le sang? Marchez-vous dans la lumière, la lumière à sept branches, la lumière parfaite de Dieu?
Vous voyez, vous pouvez avoir toutes ces autres qualités et ne pas être pur. Si vous avez toutes les autres qualités, et même si vous avez beaucoup de diplômes, si vous n'êtes pas pur, Dieu ne peut pas vous utiliser. Ses instruments sont des instruments purs.
Que penseriez-vous d'un chirurgien qui laisserait tomber un instrument au milieu d'une opération, puis le ramasserait pour poursuivre l'intervention sur le cœur ouvert de son patient? Vous voyez, le médecin ne peut pas utiliser cet instrument car il a été souillé en tombant par terre. Eh bien, Dieu opère aussi le cœur des hommes et des femmes, et vous êtes son instrument. Si vous êtes souillés, si vous êtes souillés par terre, Il ne vous utilisera pas. Le message ici n'est pas « Seigneur, utilise-moi. » Le message est: « Seigneur, rends-moi utilisable. Rends-moi pur afin que, si Tu veux m'utiliser pour opérer le cœur des hommes et des femmes, je sois disponible. » Vous voyez, c'est cela le grand message ici. Le grand message de ce chapitre, c'est avoir des instruments propres puis des instruments qui marchent dans la lumière.
Ce que j'aime particulièrement dans ce chapitre, c'est que les conditions requises pour la purification des Lévites sont exactement les mêmes que celles qui sont énoncées ailleurs pour la purification des lépreux. N'est-ce pas merveilleux? En d'autres termes, nous avons tendance à penser que les Lévites étaient des prêtres et qu'ils avaient leur place ici, au-dessus des autres. Ce sont des hommes importants, ils sont au service de Dieu. Ils doivent être mis sur un piédestal. Mais Dieu dit: « Non, ils doivent être purifiés de la même manière que les lépreux. Ils doivent être purifiés de la même manière que le peuple. » Dieu met tout le monde sur un pied d'égalité. N'est-ce pas formidable?
Certaines personnes peuvent se croire raffinées et sophistiquées. Elles peuvent se dire: « Je ne veux pas être sauvé de la même manière qu'une prostituée, qu'un voleur ou qu'un meurtrier. » Dieu répond: « Très bien, alors tu ne seras pas sauvé, car je n'ai qu'un seul salut. À moins de venir en tant que pécheur, tu ne peux être sauvé. C'est la seule manière par laquelle je sauve. » Dieu nous place tous sur un pied d'égalité, tous au même niveau. Les Lévites étaient eux aussi des pécheurs méritant l'enfer. Ils étaient des serviteurs. Ils avaient autant besoin du sang que n'importe lequel d'entre nous. C'est le message que Dieu nous adresse ici.
Je trouve pitoyable de voir un leader chrétien, qu'il soit pasteur, enseignant, professeur ou missionnaire, peu importe, un leader chrétien qui a pris de l'importance par rapport aux autres et qui se croit supérieur, qui prend de grands airs et qui se sent meilleur que les autres. Je trouve cela pitoyable, et je ne parle pas seulement des autres. Je parle du cœur naturel, je parle de mon propre cœur. Celui qui se croit supérieur à quelqu'un d'autre ne sera pas utilisé par le Seigneur. Dieu a appelé ceux qui sont humbles. Avant, je pensais que le service chrétien était une question de tribune, vous voyez. Il fallait se lever devant les gens et leur révéler de grandes vérités ou quelque chose comme cela. Ce n'est pas cela. Les Lévites avaient besoin du sang précieux, et tous les serviteurs ont besoin du sang précieux. Et cela pas seulement pour être sauvés mais également pour servir Dieu. Le sang de Christ doit devenir de plus en plus indispensable dans votre vie.
Réfléchissez à cette question, d'après le chapitre huit du livre des Nombres, êtes-vous qualifié pour servir? Êtes-vous pur? Marchez-vous dans la lumière? Le sang de Christ est-il indispensable dans votre vie? Vous voyez, nous avons tant à apprendre des principes de l'Ancien Testament. Certains disent que l'Ancien Testament n'est pas pour nous. Oh, bien sûr, il l'est! Ces récits recèlent de grands principes éternels qui sont illustrés par des faits et qui se trouvent derrières ces histoires.
Très bien, je vais vous présenter le chapitre suivant, puis nous le reprendrons dans notre prochaine leçon. Il y a deux événements dans le chapitre 9 du livre des Nombres. Dans les versets 9:1-14 nous avons la célébration de la Pâque et l'institution de la petite Pâque. Je vous expliquerai ce que j'entends par là dans un instant. Puis dans les versets 9:15-23 nous avons la nuée de gloire Shékinah.
Permettez-moi de dire quelques mots sur la Pâque, sa célébration et l'institution de la petite Pâque. Rappelez-vous qu'ils sont sortis d'Égypte et qu'ils s'apprêtent à célébrer la Pâque. Les versets 9:3, 10 et 11 montrent qu'une personne empêchée par certaines circonstances (si elle était par exemple souillée parce qu'elle avait touché quelque chose d'impur, si quelqu'un était mort en sa présence ou si elle devait assister à des funérailles) ne pouvait pas célébrer la Pâque. La Pâque avait lieu le quatorzième jour du premier mois. Si quelqu'un ne pouvait pas la célébrer, Dieu disait: « Très bien, nous aurons une autre Pâque, le quatorzième jour du deuxième mois, pour ceux qui n'ont pas pu célébrer la première. » C'est ainsi qu'a été instituée la petite Pâque.
C'est le seul jour de fête que le Seigneur ait jamais répété. Je pense que l'une des raisons est de montrer à quel point cette fête était importante. Vous voyez, tout part de la Pâque. Vous ne pouvez pas la manquer, car c'est le point de départ de tout.
Permettez-moi de vous transmettre les trois grands messages de Pâques. Au cas où vous les oublieriez, je vais vous expliquer comment vous en souvenir. Ce sont exactement les mêmes que ceux du service de la communion que nous célébrons de nos jours. En effet, le service de la communion a été institué lors de la Pâque. Il s'agit de la Pâque dans sa forme aboutie. Quels étaient donc ces trois messages? Il s'agit en réalité d'un seul message en trois étapes. La communion affirme que le Christ est mort pour moi. La Pâque dit que l'agneau a été immolé pour moi. Rappelez-vous qu'il s'agissait d'une nuit de jugement en Égypte, et la Pâque signifie que, grâce au sang, nous avons été sauvés du jugement de Dieu. Vous voyez, c'est le message de la Pâque.
Que devaient-ils faire après avoir appliqué le sang? Ils devaient entrer dans la maison et manger l'agneau. C'est le même message que celui de notre service de communion. D'un côté nous avons mangé l'agneau! Et de l'autre nous avons mangé le Seigneur Jésus-Christ Lui-même. C'est le salut au présent. Rappelez-vous que lorsque la Pâque a commencé, ce n'était que le début d'un pèlerinage, ce n'était pas la fin. Dieu dit que vous allez célébrer la Pâque, mais que c'est le début d'un pèlerinage et que vous allez vers une autre terre, vers le salut futur. Vous voyez, c'est le même message que celui de notre repas de communion. Les trois éléments sont donc le salut de la colère, la satisfaction en se nourrissant de l'Agneau et la gloire à travers notre pèlerinage.
Prions:
Notre Père, nous Te rendons grâce pour les chapitres 7, 8 et 9 du livre des Nombres. Nous Te louons d'être le Dieu de la reconnaissance, d'accepter nos dons sans rien exiger en retour. Tu n'as pas besoin de nous. Tu n'as pas besoin de nos dons, mais Tu as bien voulu les accepter. Non seulement Tu les acceptes, mais Tu les consignes par écrit et Tu nous récompenses pour cela. C'est tellement incroyable. Nous Te louons pour cela. Nous prions simplement, Seigneur, que nous soyons dignes de Te servir ici-bas, que nous soyons purs et que nous marchions dans la lumière à sept branches, la lumière parfaite. Apprends-nous ce que signifie se nourrir de l'Agneau à chaque instant. Au nom de Jésus. Amen.