Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
Bonjour et bienvenue dans notre douzième leçon sur ce merveilleux livre des Nombres.
RÉSUMÉ
Le livre des Nombres relate le parcours du peuple de Dieu durant ces trente-sept ans et demi d'errance dans le désert. Les dix premiers chapitres traitent de l'année passée au mont Sinaï, avant le départ. Nous avons terminé cette partie. Les chapitres onze à vingt traitent de la période d'errance, puis les chapitres vingt-et-un à trente-six, au bord du Jourdain, après la fin de celle-ci. Lors de notre précédente leçon, nous nous étions arrêtés à la fin de cette section, pendant l'errance.
Permettez-moi de souligner ce point, car cette fois-ci, dans mon étude du livre des Nombres, Dieu m'a ouvert les yeux sur ce fait. Chaque fois que j'avais étudié le livre des Nombres auparavant, je l'avais fait dans le but de connaître les pérégrinations du peuple de Dieu, mais ce n'est pas le message principal du livre des Nombres. Ce n'est pas la raison pour laquelle Dieu l'a consigné. Il ne s'agit pas du voyage du peuple de Dieu, mais du voyage de Dieu avec Son peuple. Ce livre n'est pas là pour nous montrer l'homme et ses voies, mais pour nous montrer Dieu et Ses voies.
Le désert n'est pas une image de la vie de pèlerin. C'est une image de désobéissance et de rébellion. C'est une image de résistance au meilleur et de retour en arrière. Ce n'est pas la volonté de Dieu que nous errions dans le désert, dans une terre aride et poussiéreuse. Ce n'est pas la volonté de Dieu. Mais même si nous échouons, et c'est là un grand témoignage et une grande révélation du livre des Nombres, Dieu est là. Dieu se manifeste.
Nous avons utilisé Exode 33:13 comme verset clé pour le livre des Nombres: « Fais-moi connaître tes voies; alors je te connaîtrai. » Dans le livre des Nombres, vous voyez les voies de Dieu, mais vous ne voulez pas finir par voir les voies du peuple de Dieu ou les voies de Dieu. « Fais-moi connaître tes voies; alors je te connaîtrai. » Vous voyez, c'est là le grand message de toute la Bible, mais d'une manière particulière, du livre des Nombres. « Fais-moi connaître tes voies; alors je te connaîtrai. »
Les chapitres 11 à 20 traitent de l'errance et de la désobéissance d'Israël. Lors de notre précédente étude, nous avons terminé l'examen des chapitres 13 et 14. Ces chapitres sont des moments clés, car après être arrivés au mont Sinaï au chapitre 10, ils ont commencé à se diriger vers la terre promise. Ils sont finalement arrivés au bord du précipice, puis, à Kadès Barnéa, ils ont fait demi-tour. Ils n'ont pas cru en Dieu. Ils ont insisté pour connaître le chemin. Ils ont envoyé des espions. Ces derniers sont revenus avec deux rapports: un majoritaire et un minoritaire. Comme d'habitude, le rapport majoritaire était erroné. Le rapport minoritaire, qui annonçait la victoire, était juste. Ils ont tenté de lapider ceux qui avaient rédigé le rapport minoritaire, mais Dieu leur a dit qu'en raison de leur désobéissance, ils ne pourraient pas entrer dans le pays.
Cela nous amène au chapitre 15, qui fait la transition entre les chapitres 14 et 16. Vous voyez, le chapitre 14 présente la désobéissance de l'homme. Il a fait demi-tour à Kadès Barnéa. Puis, le chapitre 16 relate la rébellion de Koré, Dathan et Abiram. Le chapitre 15 est comme une lumière éclatante entre les chapitres 14 et 16. Dans ma propre Bible, j'ai écrit « la fidélité de Dieu » au-dessus du chapitre 15.
Permettez-moi tout d'abord de vous présenter un résumé factuel simple, puis de revenir sur les faits pour illustrer ce grand principe. Ceci étant dit, rappelez-vous ce que nous demandons à chaque chapitre. Que m'apprend-il sur le Seigneur? Après vous avoir présenté les faits, nous reviendrons à cette question essentielle: comment cela révèle-t-il Dieu? Comment cela révèle-t-il le Seigneur? Vous voyez, il existe de nombreuses façons d'aborder les Écritures; celle-ci est centrée sur le Christ et fidèle à l'ensemble de la Bible. Chaque chapitre de la Bible vous montre le Seigneur et vous révèle le Seigneur Jésus.
Prenons les versets 15:1-31. Nombres 15:2 dit: « Parle aux enfants d'Israël et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays… » Nombres 15:18 dit: « Parle aux enfants d'Israël et dis-leur: Quand vous serez arrivés dans le pays… » Voici maintenant quelque chose d'étonnant. Il n'est pas dit: « Si vous entrez. » Ils viennent tout juste de faire demi-tour au chapitre 14, et maintenant Dieu dit: « Quand vous serez arrivés. » Puis, les versets 15:32-36 racontent une autre histoire. Les versets 15:32-36 racontent l'histoire de l'homme qui a ramassé du bois le jour du sabbat et qui a été lapidé. Le chapitre se termine ensuite par les versets 15:37-41 qui parlent des franges et des cordons bleues sur les vêtements du peuple de Dieu.
Chacune de ces sections (15:1-31, 15:32-36 et 15:37-41) révèle une facette différente du Seigneur. J'aimerais souligner une fois encore, la Bible a été écrite pour révéler Dieu. Elle en dit long sur les hommes, les hommes sauvés comme les non-sauvés. Elle en dit long sur le voyage dans le désert, en particulier dans le livre des Nombres. Elle parle de leurs errances, de leurs tentations, de l'expérience humaine, et de bien d'autres choses encore. Mais ce qui nous intéresse le plus, c'est la manière dont ce chapitre illustre Dieu Lui-même.
DIEU EST LE DIEU DE LA GRÂCE
Permettez-moi de diviser le chapitre 15 en trois grandes parties et de vous montrer comment Dieu se révèle à travers chacune d'entre elles. Quelle image magnifique du Seigneur tirez-vous de ces versets? Je crois que ces mots les résument bien. C'est une révélation majeure de la grâce de Dieu. Il est le Dieu de toute grâce. Permettez-moi de vous montrer comment cela se passe. Regardez un instant le chapitre 14. Rappelez-vous, les chapitres 13 et 14 relatent cette terrible rébellion. Ils ont fait demi-tour. Ils se sont rebellés contre Dieu. On y trouve de l'incrédulité. Ils n'ont pas pu entrer dans le pays, qui était l'image de leur héritage spirituel.
Nombres 14:22-23 dit: « Tous ceux qui ont vu ma gloire, et les prodiges que j'ai faits en Égypte et dans le désert, qui m'ont tenté déjà dix fois, et qui n'ont point écouté ma voix, tous ceux-là ne verront point le pays que j'ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m'ont méprisé ne le verront point. » Et puis le verset 14:30 dit: « Vous n'entrerez point dans le pays que j'avais juré de vous faire habiter. » Et puis le verset 14:32 dit: « Vos cadavres, à vous, tomberont dans le désert. » Les versets 14:42-43 disent: « Ne montez pas! car l'Éternel n'est pas au milieu de vous. Ne vous faites pas battre par vos ennemis. Car les Amalécites et les Cananéens sont là devant vous, et vous tomberez par l'épée. Parce que vous vous êtes détournés de l'Éternel, l'Éternel ne sera point avec vous. » Vous voyez, c'est ainsi que se termine le chapitre 14. Vous m'avez rejeté, vous avez fait demi-tour, vous avez désobéi, vous n'avez pas cru, vous n'entrerez pas.
Le verset 15:2 dit: « Parle aux enfants d'Israël et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne pour y établir vos demeures… » Il est étonnant que ce chapitre suive ce que nous trouvons dans le chapitre 14. Puis, au verset 15:18, on retrouve la même chose. Nombres 15:18 dit: « Parle aux enfants d'Israël et dis-leur: Quand vous serez arrivés dans le pays que je vous ferai entrer… » Vous voyez le tableau? Au chapitre 14, l'homme échoue; au chapitre 15, Dieu est fidèle. L'homme pèche, mais Dieu est fidèle. Au chapitre 14, nous apprenons que l'homme est comparable à l'herbe, totalement sans valeur. Au chapitre 15, nous apprenons que Dieu est le Dieu de la grâce. L'homme a échoué et a tout perdu, mais Dieu arrange tout. Il ne dit pas: « Peut-être entrerez-vous. » Il ne dit pas: « Peut-être. » Il ne dit pas: « Si vous entrez. » Il ne dit pas non plus: « Peut-être dans le futur. » Dès qu'ils ont fait demi-tour, Dieu leur a dit: « Quand vous entrerez dans le pays. »
Je crois que ces deux chapitres, qui sont en contraste, illustrent l'ensemble du livre de Dieu et l'histoire de l'humanité. L'homme est poussière. L'homme échoue. Il ne peut pas réussir. Il est comme un insecte, une créature éphémère, une créature du temps. Il est poussière. L'homme échoue, puis Dieu revient aussitôt. Dieu est fidèle. Le dessein éternel de Dieu était de les amener dans le pays, et c'est donc dans ce pays qu'ils iront. Et Dieu dit: « Quand vous entrerez. » Connaissez-vous ce verset du Nouveau Testament? « Toutes les promesses de Dieu en Christ sont oui et amen. » (cf. 2 Corinthiens 1:20). Vous voyez, Dieu dit oui à chaque promesse, et nous nous disons amen. C'est ainsi que ce verset est utilisé ici.
Souvenez-vous de ce que représente la terre. La terre est l'image d'une vie abondante. Elle est remplie d'ennemis, mais ceux-ci seront chassés. Elle est l'image de la victoire en Christ. Elle est l'image de votre héritage. Quitter le désert, c'est quitter le pays de la désobéissance et du refus de se soumettre; entrer dans le pays, c'est entrer dans le pays de la victoire, de la soumission, de la plénitude du Seigneur et du Saint-Esprit. Toutes ces choses sont représentées par des images. Suivons-les maintenant.
Remarquez ce que dit le verset 15:3. Je vais vous donner le principe général afin que vous ne vous perdiez pas dans les détails techniques de certaines de ces images. Le verset 15:3 dit: « Vous offrirez à l'Éternel un sacrifice consumé par le feu, soit un holocauste, soit un sacrifice pour accomplir un vœu. » Deux offrandes sont mentionnées ici. Dans le Lévitique, nous voyons en détail toutes les offrandes. Je ne les mentionnerai que brièvement, mais le point important est le suivant: Dieu dit qu'un jour ils entrerons dans le pays de la victoire, du plaisir, de la plénitude et de l'abondance. Lorsqu'ils y entreront, l'une des premières choses qu'ils feront sera d'offrir une offrande et d'accomplir leurs vœux. Or, ils n'ont certainement pas accompli leurs vœux dans les chapitres 13 et 14, ni se sont soumis au Seigneur à ce moment-là. Ils ont rompu leurs vœux dans le désert. Dieu dit que le jour viendra où ils entreront dans le pays et accompliront leurs vœux. Ce sera l'une de leurs premières célébrations.
Puis Il dit non seulement qu'Il prendra les dispositions nécessaires pour qu'ils puissent accomplir leurs vœux et réaliser des commandements impossibles — vous voyez, plus tard dans le livre de Josué, nous voyons certains des principes qui nous permettent de vraiment obéir à Dieu. Tout ce qu'Il nous a jamais demandé est impossible. Cela nécessite un puissant miracle de Dieu. Mais pourtant Dieu dit qu'ils vont entrer dans le pays. Et puis, au verset 15:3, Il dit qu'ils donneront non seulement un holocauste pour accomplir des vœux spéciaux, mais aussi une offrande volontaire au moment que vous aurez fixé. Non seulement ils vont entrer dans ce pays de victoire où ils pourront accomplir ce que Dieu exige, mais ils le feront avec un cœur volontaire, une offrande volontaire. Oh, c'est formidable. Ils n'auront pas à se soumettre à tout un tas d'obligations religieuses et à se discipliner pour respecter tout un tas de règles et de règlements. Non, Il dit que lorsqu'ils entreront dans le pays, et ils y entreront, ils pourront accomplir leurs vœux et ils le feront avec une offrande volontaire. Dieu dit qu'ils se réjouiront de faire Sa volonté, et cela deviendra la passion de leur vie.
Il dit même plus: au verset 15:5, nous lisons: « Et tu feras une libation d'un quart de hin de vin. » Il donne ensuite tous les détails sur ce sujet. Qu'est-ce qu'une libation? Il s'agit d'une offrande de boisson. C'est une offrande d'action de grâce. C'est une offrande de louange. Oh, comme c'est formidable! Voyez-vous comment Dieu décrit le pays? C'est l'endroit où ils peuvent accomplir leurs vœux. C'est un endroit où ils le font de tout leur cœur, et où l'expression principale de leur vie est la louange, l'action de grâce et l'adoration. Dieu dit qu'un jour viendra où ils entreront dans le pays. C'est pourquoi je dis que les versets 15:1-31 présentent Dieu comme un Dieu de grâce, à la lumière du sombre chapitre 14, où ils se sont rebellés à Kadès Barnéa. Dieu a dit que ce ne serait pas leur tombeau et qu'ils entreraient dans le pays. Les promesses de Dieu sont plus grandes que l'incrédulité des hommes.
L'un de mes versets préférés à ce sujet dans toute la Bible se trouve dans 2 Timothée 2:13. 2 Timothée 2:13 dit: « si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. » Oh, je n'échangerais ce verset pour rien au monde. Si nous sommes infidèles (chapitre 14), Il reste fidèle. Vous êtes-vous déjà détourné de Dieu? Avez-vous déjà connu un moment dans votre vie où vous vous êtes détourné de Dieu, comme à Kadès Barnéa? « Si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. » C'est pourquoi les versets 15:3,7 et 10 parle d'« une agréable odeur à l'Éternel. » Vous voyez, Dieu est un Dieu de grâce, et Dieu a prévu un moyen pour que, même si nous faisons demi-tour à Kadès Barnéa, nous puissions être pour Lui une odeur agréable!
Voici ce que le contexte montre. Faire demi-tour, se rebeller, ne pas croire comme à Kadès Barnea, c'est une odeur nauséabonde dans les narines d'un Dieu trois fois saint. Ça pue. C'est ce qu'Il dit ici. C'est horrible de se détourner de Dieu. C'est horrible de ne pas croire en Dieu et de ne pas entrer pour prendre possession de ce qui vous appartient. C'est affreux. Mais par Sa grâce, Il a dit: « Je vais changer cela et je vais faire en sorte que vous puissiez devenir une odeur agréable pour moi, que vous puissiez devenir un parfum apaisant. » L'incrédulité est nauséabonde pour le Seigneur. La rébellion est tout à fait répugnante, mais Dieu dit que, grâce à l'œuvre accomplie par le Christ, je peux devenir une odeur agréable pour Lui. Il utilise les sacrifices sanglants comme illustration. Moi qui suis naturellement une odeur nauséabonde pour le Seigneur, je peux devenir une odeur agréable pour lui, dans le pays, une fois que j'y serai entré. Mais, bien sûr, dans le désert, il n'y a pas d'odeur agréable.
La deuxième façon dont je vois la grâce de Dieu ici, dans l'odeur agréable, c'est qu'Il a créé un moyen pour que des créatures rebelles et errantes comme moi, illustrées par Israël, puissent se rapprocher de Lui. Rappelez-vous que lorsque vous étudiez Israël dans son errance, vous étudiez votre propre cœur. C'est une étude de l'homme, et nous nous étudions nous-mêmes. Nous chantons parfois: « Enclin à m'égarer, Seigneur, je le sens; enclin à quitter le Dieu que j'aime. » C'est cela le cœur naturel de l'homme, le mien comme le vôtre. Parfois, cela nous choque de voir que nous sommes enclins à nous éloigner de Dieu, mais cela ne surprend pas du tout Dieu. Dieu sait de quoi nous sommes faits. Il se souvient que nous sommes poussière, mais il est un Dieu de grâce! Il transforme cette terrible réalité en une occasion d'être une odeur agréable.
DIEU N'A PAS DE FAVORIS
On voit clairement qu'Il ne fait pas acception de personnes. Le verset 15:13 dit: « Tout indigène… », puis le verset 15:14 dit: « Si un étranger… », puis le verset 15:15 dit: « Pout toute l'assemblée. » Il parle de trois types de personnes différentes. Il dit que si vous appartenez au peuple juif, si vous êtes un étranger ou si vous faites partie de l'assemblée, alors quoi? Les verset 15:13-15 disent: « Tout indigène fera ces choses ainsi, lorsqu'il offrira un sacrifice consumé par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel. Si un étranger séjournant chez vous, ou se trouvant à l'avenir au milieu de vous, offre un sacrifice consumé par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel, il l'offrira de la même manière que vous. Il y aura une seule loi pour toute l'assemblée, pour vous et pour l'étranger en séjour au milieu de vous; ce sera une loi perpétuelle parmi vos descendants: il en sera de l'étranger comme de vous, devant l'Éternel. » N'est-ce pas extraordinaire? Dieu dit qu'il ne fait pas acception de personnes. Que vous soyez juif, étranger, émigré, membre de l'assemblée, cela n'a pas d'importance; ils devaient tous venir de la même manière; par le sang du sacrifice. Et lorsque vous passez par le sang du sacrifice, vous devenez alors une odeur agréable. Oh, c'est tellement précieux.
Vous voyez, Dieu a toujours eu un cœur pour le monde entier. L'idée selon laquelle Dieu aurait reçu un cœur universel dans le Nouveau Testament est erronée. L'Ancien Testament regorge d'exemples montrant que notre Dieu est un Dieu missionnaire. L'appel a toujours été: « Quiconque le veut! » N'est-ce pas merveilleux? Dieu n'a pas de chouchous. Dieu n'a pas de favoris. N'est-ce pas formidable? Personne n'est spécial aux yeux de Dieu. Oh, je vous le dis, cela m'encourage vraiment de savoir que Dieu a créé tous les hommes partout sur un pied d'égalité et que quiconque le souhaite peut venir. Ceci étant dit vous devez venir de la manière prescrite par les Écritures; vous devez venir de la manière désignée par Dieu. Vous devez le goûter comme une grâce et passer par le sang, mais c'est quiconque le souhaite. Voici une illustration. Comprenez-vous ce que je veux dire quand je dis que le chapitre 15 est une image de la grâce? Une grâce merveilleuse! À la lumière de leur rébellion, Dieu dit que vous pouvez toujours être un parfum agréable. Vous allez entrer dans le pays. Devant de tout le monde, Dieu dit quelque chose comme: « Peu importe que vous soyez natif, étranger, immigrant, de passage ou que vous apparteniez au groupe. Si vous venez de la bonne manière, Je vous accepterai. » Quelle belle image! Quelle belle image! Je vous le dis, c'est une véritable bénédiction que Dieu n'ait pas de préférés. Quelle bénédiction que Dieu n'ait pas de favoris!
Avez-vous déjà entendu parler de Dwight L. Moody? Beaucoup le considèrent comme l'un des plus grands prédicateurs de tous les temps sur le thème de l'amour de Dieu. Je ne sais pas si vous avez déjà lu l'un de ses sermons, mais ils fourmillent d'exemples. Il avait un cœur plein d'amour pour le Seigneur. Un jour, quelqu'un s'est approché de lui pour lui demander de l'aider à trouver le repos en Dieu. Il lui a expliqué que Dieu avait tout accompli et qu'il n'avait plus qu'à se reposer dans cette œuvre.
L'homme répondit ainsi: « Eh bien, D.L. Moody, vous avez un monopole sur Dieu. » Comprenez-vous ce qu'il voulait dire par là? Vous avez un monopole sur Dieu? Il voulait dire quelque chose comme: « C'est pour vous, et c'est pour d'autres grands noms spirituels comme vous, mais ce n'est pas pour moi. Je ne suis qu'un moins que rien. Mais si j'étais un homme avec dix talents comme certains, je pourrais comprendre que Dieu puisse me sourire, mais je ne suis qu'un moins que rien; je n'ai pas dix talents. Parfois, je me sens tellement indigne que j'aimerais trouver un trou, m'y jeter et le refermer sur ma tête; je ne suis qu'un moins que rien. » Et D. L. Moody a répondu ce jour-là par: « D. L. Moody n'a pas le monopole sur Dieu. C'est Dieu qui a le monopole sur D. L. Moody. » Oh, voilà la réponse, vous voyez. Dieu a-t-il le monopole sur vous? C'est pour quiconque le veut; Il est un Dieu de grâce.
Examinons maintenant les versets 15:22-31. Le verset 15:22 dit: « Si vous péchez involontairement. » Si vous lisez maintenant le verset 15:26, vous verrez que le sujet est au pluriel: « Il sera pardonné à toute l'assemblée des enfants d'Israël. » C'est au pluriel. En d'autres termes, Dieu dit: « Ma grâce est si grande que je pardonnerai à tout le monde en même temps, à toute l'assemblée. C'est un pardon collectif. Je ne sais pas si vous avez déjà médité là-dessus, mais le fait que Dieu pardonne à des groupes cela montre vraiment la grâce de Dieu. En général, quand nous pensons au pardon, nous ne pensons pas à cela. Nous ne pensons pas au pardon collectif. Nous pensons au pardon individuel. Nous pensons des choses comme: « J'ai offensé un Dieu saint personnellement, mais Sa grâce est plus grande que cela; Sa grâce est plus large que cela. Il m'offre le pardon individuel. » C'est vrai, et nous y reviendrons dans un instant. Mais il offre également le pardon collectif. Je crois qu'en tant qu'Église, et je parle de l'Église du Christ d'aujourd'hui, il y a trop peu de confessions collectives. Il faut qu'il y ait une confession collective; c'est une pratique scripturaire.
Par exemple, des nations entières doivent se repentir, en tant que nations. Non seulement en tant qu'individus, mais aussi en tant que nations. Je crois également que les familles doivent se confesser en tant que familles en disant: « Notre famille a péché. » Non seulement les individus de la famille, mais la famille dans son ensemble. Les églises doivent se confesser en tant qu'églises. Les ministères doivent se confesser en tant que ministères. Les séminaires doivent se confesser en tant que séminaires, en tant que corps de croyants. Les écoles bibliques doivent également se confesser en tant que groupes entiers. Et en tant que groupe, mais aussi en tant que partie de ce groupe, nous avons besoin d'une confession collective. Jésus nous a enseigné à emmener toute l'Église avec nous dans notre chambre lorsque nous prions. Pardonne-nous nos offenses. C'est au pluriel. La prière commence par notre Père. Toute la prière impliquait toute l'Église. Nous avons besoin de cette confession collective.
Dieu déclare donc qu'Il désire faire grâce. Observez son ampleur. Il pardonnera à tout le groupe. Regardez le verset 15:22. « Si vous péchez involontairement… » Non seulement le groupe, mais Il parle aussi de l'individu. N'est-ce pas précieux? L'individu n'est jamais perdu dans la foule. Vous voyez, dans le monde, c'est vrai. Mais devant Dieu, Il ne voit jamais l'humanité comme une masse de personnes. Avez-vous déjà entendu l'expression « une mer de visages? » Quand Dieu regarde vers le bas, voit-il une mer de visages? Non, la réalité est qu'Il voit chacun individuellement. Jean 3:16 commence avec: « Dieu a tant aimé le monde. » Vous voyez, il y a un groupe et cela continue avec « afin que quiconque croit en lui. » N'est-ce pas formidable? Il aime tout le groupe, mais chacun en tant qu'individu. Il voit chacun comme un individu, et Il dit que c'est ainsi que s'étend Sa grâce. Regardez son ampleur. À tout le groupe Dieu dit: « Je leur pardonnerai. » Et à chaque individu Dieu dit: « Je leur pardonnerai. »
Avez-vous remarqué le mot qui revient dans les versets 15:22, 24, 27 et 28? C'est le mot « involontairement. » C'est une merveilleuse illustration de la grandeur de la provision que Dieu nous fait en son Fils. Nous parlons parfois des péchés dont nous avons conscience, mais grâce à l'étude de la Bible et à la connaissance de notre propre cœur, nous savons qu'il y a dans notre vie des péchés dont nous n'avons pas conscience. Vous pourriez dire: « Nous ne sommes pas responsables si nous ne savons pas. » Eh bien, si, nous le sommes. Les péchés involontaires ont besoin du sang. Les péchés inconscients ont besoin du sang. Les péchés dont vous n'avez pas conscience ont besoin du sang. Et même les péchés dont vous n'aurez jamais conscience! Vous voyez, au fond de votre cœur se cachent des choses dont vous ne saurez jamais que vous êtes coupable. Cela ne change rien au fait que vous êtes toujours coupable. Est-ce que vous voyez ce que Dieu dit: « Je suis un Dieu si miséricordieux que je pardonnerai au groupe; je pardonnerai à l'individu. Je pardonnerai les péchés dont ils ont conscience, et ceux dont ils n'ont pas conscience. » Quel chapitre merveilleux! Quelle merveilleuse illustration de la grâce, surtout après le chapitre 14!
Le chapitre 14 n'était rien d'autre que le récit d'une rébellion. Ils ont fait demi-tour et ont dit qu'ils n'entreraient pas dans le pays. C'est de l'incrédulité. Mais dans le chapitre 15, Dieu dit: « Vous entrerez dans le pays et vous y entrerez de telle manière que vous pourrez accomplir vos vœux et le faire de bon gré. Vous offrirez alors un sacrifice de louange et d'action de grâce. Quiconque le voudra pourra venir, qu'il appartienne à la nation, qu'il soit étranger ou qu'il fasse partie du groupe. Et lorsque vous confesserez vos péchés, qu'il s'agisse d'un péché collectif, individuel, connu ou inconnu, volontaire ou involontaire, Je le pardonnerai. » Quelle merveilleuse révélation de la grâce! Oh, comme j'aime ce chapitre!
Quelqu'un pourrait demander: qu'en est-il des versets 15:30-31? En effet, les versets 15:30-31 disent: Mais si quelqu'un, indigène ou étranger, agit la main levée, il outrage l'Éternel; celui-là sera retranché du milieu de son peuple. Il a méprisé la parole de l'Éternel, et il a violé son commandement: celui-là sera retranché, il portera la peine de son iniquité. » On peut en déduire que chaque fois que l'on se montre provocateur, on frôle le blasphème envers le Seigneur, si l'on ne blasphème pas le Seigneur. Je continue de penser que cela illustre le Dieu de la grâce. On peut se demander si cela n'illustre-t-il pas plutôt le Dieu du jugement? Je ne le pense pas. Pas encore. Nous verrons le Dieu du jugement lorsque nous prendrons l'exemple de l'homme qui ramassait du bois le jour du sabbat, mais ce n'est pas le cas ici.
Laissez-moi maintenant vous expliquer ce que je veux dire. Être rebelle, têtu ou provocateur, c'est aller à l'encontre de la grâce. Dieu ne peut pas être miséricordieux envers une personne qui refuse et résiste. J'ai déjà entendu cela. La raison pour laquelle Dieu ne peut pas accorder Son salut ou quoi que ce soit de bon à ceux qui refusent, c'est que cela irait à l'encontre de Sa sainteté. Cela violerait sa sainteté. Or, dans ce chapitre, nous ne parlons pas de la sainteté de Dieu. Nous parlons de la grâce de Dieu. Maintenant, écoutez bien.
Pour qu'il s'agisse de grâce, il faut qu'il y ait un don. Et pour qu'il s'agisse d'un don, il faut qu'il soit reçu. Si je vous l'impose, est-ce un don? Si Dieu vous l'impose, est-ce un don? C'est pourquoi Dieu ne peut rien donner à ceux qui n'en veulent pas. S'ils n'en veulent pas, s'ils sont rebelles, s'ils sont récalcitrants, s'ils sont têtus, Dieu ne peut pas donner la grâce. Il ne peut pas. Parce que cela ne serait plus de la grâce. La grâce est un don. Or, un don doit être reçu.
DIEU EST CELUI QUI DONNE ET L'HOMME EST CELUI QUI REÇOIT
C'est l'un des principaux messages de toute la Bible. Dieu est celui qui donne. L'homme est celui qui reçoit. Mais à cause du péché, les rôles se sont inversés. L'homme pense qu'il est celui qui donne. Toute la Bible tente donc d'enseigner à l'homme qu'il n'est pas celui qui donne. L'homme est en pure rébellion. Dans son cœur, il pense simplement qu'il va donner quelque chose à Dieu. Il va donner de son temps. Il va donner ses talents. Il va lui offrir ses services. Dieu ne vous a pas sauvés pour que vous le serviez. C'est un mensonge du diable. Vous n'avez pas été sauvés pour servir Dieu. Vous avez été sauvés pour être servis par Dieu. C'est le message de la Bible. Dieu fait tout. Dieu est celui qui donne et l'homme est celui qui reçoit.
Nous prétendons vivre par la grâce alors permettez-moi de vous poser une question pénétrante. Prenez simplement le temps de réfléchir. Quand avez-vous reçu quelque chose de Dieu pour la dernière fois? Il n'y a pas de grâce s'il n'y a pas de réception. Et nous prétendons vivre par la grâce. À quand remonte la dernière fois où vous avez reçu quelque chose de Dieu? C'est cela, la grâce. Et qu'est-ce que la foi? C'est l'homme qui prend le don. C'est cela le message de la Bible. Dieu fait tout, Dieu est celui qui donne et L'homme, lui, est celui qui reçoit. Dieu désire donner par grâce, mais dans le verset 15:30, Dieu ne peut pas donner par grâce à cet homme parce qu'il s'est souillé et par conséquent il doit être couvert. Et c'est donc une contradiction avec la grâce de Dieu.
Nous avons donc la première image de Dieu dans le chapitre 15. Il est le Dieu de la grâce, le Dieu qui tient Sa parole. Il dit qu'ils vont entrer dans le pays. Il est le Dieu qui offre à l'homme un moyen d'être une odeur agréable, alors qu'il est par nature une odeur nauséabonde. Il est le Dieu qui ne fait pas acception de personnes. Il n'accorde pas de privilèges et ne donne pas de faveurs. Il donne simplement à tous ceux qui viennent à Lui, à quiconque le souhaite. Il a une incroyable capacité de pardon. Tout cela est si merveilleux. Et cela est vrai si le groupe pèche ou si l'individu pèche. Si nous en sommes conscients ou si nous ne le sommes pas.
On dit toujours que le sang purifie, et la plupart du temps, quand on pense à la purification, on pense à quelque chose de superficiel, on pense que cela ça purifie en surface. Mais Apocalypse 1:5 dit: « A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang. » Et le mot « délivrer » a ici un sens plus profond que « purifier. » Il s'agit du sang du Christ qui coupe à la racine le cancer et l'élimine complètement. Le sang ne se contente pas de vous purifier en surface, il coupe à la racine l'infection et en élimine le cœur et le noyau. C'est merveilleux! Il s'agit même des choses dont nous n'avons pas conscience.
DIEU EST LE DIEU DU JUGEMENT
La deuxième image que je vois du Seigneur dans le chapitre 15 est non seulement celle d'un Dieu de grâce, mais aussi, celle d'un Dieu de jugement. Cela peut sembler assez sévère à première vue. Nombres 15:32-36 dit: « Comme les enfants d'Israël étaient dans le désert, on trouva un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat. Ceux qui l'avaient trouvé ramassant du bois l'amenèrent à Moïse, à Aaron, et à toute l'assemblée. On le mit en prison, car ce qu'on devait lui faire n'avait pas été déclaré. L'Éternel dit à Moïse: Cet homme sera puni de mort, toute l'assemblée le lapidera hors du camp. Toute l'assemblée le fit sortir du camp et le lapida, et il mourut, comme l'Éternel l'avait ordonné à Moïse. »
Il est le Dieu de la grâce, mais Il ajoute aussitôt: « Oui, mais Je suis aussi un Dieu saint, un Dieu de jugement. » On pourrait alors demander: pourquoi le jugement a-t-il été si sévère? Voici une réponse possible. Peut-être parce que Dieu faisait quelque chose de nouveau. Tout au long de la Bible, lorsque Dieu fait quelque chose de nouveau, Il commence par établir une base pure. Il est extrêmement important de garder une chose pure dès sa fondation. Par exemple, lorsque Dieu les a amenés dans le nouveau pays et qu'Akan a péché, Dieu a envoyé un jugement sévère sur lui, car Il faisait quelque chose de nouveau et Il avertissait le peuple par ce jugement. Lorsqu'Il les a introduits dans une nouvelle relation et qu'Uzza a touché l'arche, Il l'a frappé de mort sur place. Il faisait quelque chose de nouveau. Lorsqu'Il a introduit l'Église, Ananias et Saphira ont menti et ont été frappés de mort sur place, dans l'Église. Vous direz peut-être: « Waouh, Dieu est sévère. » Lorsqu'Il fait quelque chose de nouveau, cela doit être pur dès le fondement. Or, ils viennent à peine de commencer leur errance, et cet homme pèche immédiatement. Peut-être Dieu l'avertit-il; c'est une possibilité.
Exode 35:2-3 dit: « On travaillera six jours; mais le septième jour sera pour vous une chose sainte; c'est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Éternel. Celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera puni de mort. Vous n'allumerez point de feu, dans aucune de vos demeures, le jour du sabbat. »
Quelqu'un pourrait dire: « Eh bien, ce n'était qu'un acte de désobéissance, car il s'agissait d'un commandement dans l'Exode, et il a simplement désobéi. » C'est vrai. Il a désobéi. C'était un péché de désobéissance, comme nous venons de le lire. Mais je pense que c'est plus profond que cela. En effet, s'il s'agissait simplement de désobéissance. Le Saint-Esprit aurait pu choisir n'importe quelle autre illustration, mais Il a choisi celle-ci. Il a choisi l'homme qui ramassait du bois le jour du sabbat. Je crois que cet acte révélait l'attitude de son cœur: il rejetait le repos que Dieu avait prévu. Il rejetait le repos de Dieu. Il rejetait l'œuvre achevée. Le sabbat était une image du repos dans le Seigneur, et c'est pourquoi cet homme n'avait pas le droit de lever le petit doigt ce jour-là. Il ne devait rien faire, car tout était déjà fait. Mais cet homme n'était pas satisfait de l'œuvre achevée et il voulait y ajouter quelque chose. L'idée qui est derrière est celle de mépriser le repos de Dieu.
Des milliers de chrétiens sincères, croyants, évangéliques, fondamentalistes, rachetés par le sang, indépendants, n'ont aucun intérêt pour le repos de Dieu. Ils n'ont aucun intérêt pour le repos divin. Et je ne parle pas seulement de la façon dont ils passent leur dimanche. Ce n'est pas là que je veux en venir. Je parle de la signification spirituelle de tout cela. Le repos, la célébration de la résurrection. Je me demande quelle serait la taille de l'Église si tous ceux qui méprisent le repos de Dieu étaient lapidés de nos jours. Je me demande ce qu'il en resterait. L'homme insiste pour ramasser du bois. Il insiste pour faire quelque chose plutôt que de se reposer sur ce qui a déjà été fait, et Dieu dit: « Je ne peux pas bénir cet homme, et je vais utiliser cet homme qui l'a fait physiquement comme une illustration éternelle de mon jugement et de mon mécontentement à l'égard de celui qui ne veut pas se reposer le jour du sabbat. »
Je vois donc qu'Il est un Dieu de grâce, mais qu'Il a aussi un côté sévère. Vous ne savons vraiment rien de Dieu tant que nous n'en connaissons pas les côtés positifs et négatifs. Nous pouvons dire tout ce que nous voulons mais nous Le connaissons réellement lorsque nous avons une révélation complète de Sa personne, lorsque nous Le voyons dans tous Ses attributs infinis. C'est alors seulement que nous commençons à Le connaître.
DIEU EST LE DIEU DE MISÉRICORDE
Je vois ici une troisième image du Seigneur. Il n'est pas seulement le Dieu de la grâce; il n'est pas seulement le Dieu du jugement. Les versets 15:37-41 disent: « L'Éternel dit à Moïse: Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur qu'ils se fassent, de génération en génération, une frange au bord de leurs vêtements, et qu'ils mettent un cordon bleu sur cette frange du bord de leurs vêtements. Quand vous aurez cette frange, vous la regarderez, et vous vous souviendrez de tous les commandements de l'Éternel pour les mettre en pratique, et vous ne suivrez pas les désirs de vos cœurs et de vos yeux pour vous laisser entraîner à l'infidélité. Vous vous souviendrez ainsi de mes commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez saints pour votre Dieu. Je suis l'Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte, pour être votre Dieu. Je suis l'Éternel, votre Dieu. »
Je crois que cela illustre bien le fait qu'Il est aussi un Dieu miséricordieux, un Dieu de miséricorde. Dieu a constamment placé devant les yeux de son peuple un rappel concret. Ces cordons bleues, dans ce contexte, leur ont été donnés pour leur rappeler la parole du Seigneur et ses commandements. Dieu connaît mieux que nous nos cœurs. Nous sommes un peuple oublieux. Dès que Dieu accomplit quelque chose de merveilleux, nous sommes tentés d'en douter et de l'oublier. Dieu sait que nous sommes faits de poussière. C'est sans doute pour cette raison que, dans le Nouveau Testament, lorsqu'Il a institué la Cène, Il l'a fait en disant: « Faites ceci en mémoire de moi. » Même un événement aussi important que le Calvaire, nous l'oublierions si nous étions livrés à nous-mêmes. Concernant même l'œuvre qu'Il a accomplie sur la croix, Il a dit: « Faites ceci pour vous souvenir de ce que j'ai enduré pour vous. » Vous voyez, nous oublions facilement, et nous sommes capables d'oublier même cela!
Je trouve cela tellement touchant. Il y avait des centaines de milliers de personnes. Certains estiment même qu'ils étaient jusqu'à un demi-million à ce moment-là. Chacun d'entre eux avait au moins un, voire plusieurs, cordons bleus sur ses vêtements. Un demi-million de franges dansaient tout autour. Dieu voulait dire par là: « Chaque fois que vous vous retournez pour regarder quelqu'un, souvenez-vous de Ma parole. Souvenez-vous de Ma loi. Souvenez-vous de Mes commandements. Souvenez-vous que Je suis Celui qui vous a délivrés et qui vous accueillera. Vous voyez, ils n'avaient aucune excuse, car ils devaient vivre au quotidien avec ces cordons bleus qui leur rappelaient que la Parole de Dieu est parmi eux.
Imaginez un homme qui fuit après avoir commis un crime, avec des cordons bleus qui rebondissent contre ses chevilles. Il y pense sans cesse. Imaginez une femme ou un homme infidèle qui ne respecte pas ses vœux de mariage et commet un acte immoral. Les vêtements qu'ils ont dû retirer les ont condamnés, car ils étaient ornés de cordons bleus. Quelle formidable leçon! Chaque matin, en s'habillant, ils se souvenaient de la Parole du Seigneur; chaque soir, en se déshabillant, ils se souvenaient de la Parole du Seigneur. Lorsqu'ils confectionnaient leurs vêtements, ils avaient constamment des rappels de la Parole du Seigneur, pendant qu'ils attachaient ces cordons bleus. Nous n'avons pas de cordons bleus de nos jours, mais Dieu est fidèle et nous donne de nombreux rappels de Sa Parole et de Sa personne.
La vie de l'un des enfants de Dieu vous a-t-elle déjà semblée être un festin? Les avez-vous vus marcher devant Dieu? Les avez-vous vus si humbles dans leur attitude, vivant par la foi? Avez-vous regardé leur vie et avez-vous dit: « Oh, le Seigneur est bon; le Seigneur est réel? » Vous voyez, c'est cela, un cordon bleu. Où que vous alliez en voiture, vous voyez des églises. Toutes ne sont peut-être pas fidèles à la Parole, mais vous voyez le bâtiment, la structure. Vous voyez des croix partout dans le pays, dans les cimetières, et presque partout où vous regardez, vous avez l'impression d'avoir un rappel. Les Bibles et la littérature religieuse sont partout. Vous allumez la radio et vous tombez sur une émission religieuse. Il semble qu'il y ait des cordons bleus partout: dans la création, chez nos enfants, dans notre conscience guidée par l'Esprit. Je pense que certains de ces cordons bleus, peut-être même les plus bleus, sont les cicatrices de notre péché. Ne sont-ils pas des rappels, des rappels de la parole de Dieu?
Ainsi, dans le chapitre 15, nous voyons Dieu comme le Dieu de la grâce. Nous Le voyons également comme le Dieu du jugement. Nous Le voyons aussi comme un Dieu très tendre, patient, aimant et miséricordieux, qui s'abaisse dans Sa grandeur et adapte celle-ci à notre faiblesse en disant: « Je fais cela pour que vous vous en souveniez. » Il a utilisé quelque chose d'aussi simple qu'un cordon bleu. Il est le Dieu du ciel et de la terre! Il veut que nous nous souvenions de Lui. C'est ce que je vois dans le chapitre 15.
Passons maintenant aux chapitres 16 et 17. Ces deux chapitres doivent être étudiés ensemble pour les mêmes raisons que les chapitres 14 et 15. Vous voyez, le chapitre 16 est négatif et le chapitre 17 est positif. On retrouve le même genre de chose que dans les chapitres 14 et 15. Le chapitre 16 pourrait s'intituler « Le péché et la mort de Koré, Dathan et Abiram. » Le chapitre 17 pourrait s'intituler « Le fleurissement de la verge d'Aaron. » Ces deux chapitres présentent les caractéristiques d'un véritable serviteur de Dieu.
Commençons maintenant avec le chapitre 16 du livre des Nombres et voyons ce à quoi un véritable serviteur de Dieu peut s'attendre. Cela ne change jamais. Ce sont des principes éternels. Les faits passent, mais les principes demeurent d'âge en âge. Ils sont toujours les mêmes. Les illustrations et le contexte changent, mais les principes restent les mêmes.
Laissez-moi vous présenter les faits du chapitre 16. L'un des meilleurs moyens de les comprendre est de se rappeler qu'il s'étend sur trois jours. Il couvre en effet trois jours. Les versets 16:1-17 décrivent le premier jour, les versets 16:18-40 le deuxième jour et les versets 16:41-50 le troisième jour. Je vais maintenant vous raconter l'histoire, et vous pourrez vérifier chaque verset au fur et à mesure: ce qui s'est passé le premier jour, le deuxième jour, et le troisième jour. Vous verrez, cela vous aidera à comprendre les faits.
Voici ce qui s'est passé le premier jour. Les versets 16:1-3 rapportent que trois hommes de la lignée sacerdotale, Koré, Dathan et Abiram, ont contesté l'autorité des serviteurs de Dieu. Ils étaient accompagnés de deux cent cinquante chefs, des hommes de renom, connus, appréciés, populaires et spirituels. Ils étaient prêtres et chefs à cette époque.
Le verset 16:3 dit: « Ils s'assemblèrent contre Moïse et Aaron, et leur dirent: C'en est assez! car toute l'assemblée, tous sont saints, et l'Éternel est au milieu d'eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l'assemblée de l'Éternel? » Ces personnes ont dit quelque chose comme: « De quel droit, Aaron? De quel droit, Moïse? Pensez-vous être plus saints que nous? » Pensez-vous être plus saints et pouvoir nous regarder de haut? » C'était le premier jour. Ils disaient en substance qu'il n'y avait aucune différence entre un chef désigné par Dieu et le reste du peuple. Ils affirmaient qu'il n'existait pas de différence fondamentale et que tous étaient égaux.
Moïse, le véritable chef, a eu la bonne attitude. Le verset 16:4 dit: « Quand Moïse eut entendu cela, il tomba sur son visage. » Je ne développerai pas ce point. Je vais simplement en tirer une conclusion et passer à autre chose. Lorsque vous êtes confronté à l'opposition en tant que serviteur du Seigneur, réagissez-vous en résistant, en ripostant et en essayant de défendre votre position, ou tombez-vous face contre terre devant Dieu? Vous voyez, c'était l'attitude de Moïse. Il est un véritable serviteur du Seigneur. Puis, dans le verset 16:5, il a dit: « Il parla à Koré et à toute sa troupe, en disant: Demain, l'Éternel fera connaître qui est à lui et qui est saint, et il le fera approcher de lui; il fera approcher de lui celui qu'il choisira. » Il n'a pas dit: « Je vais vous le montrer. » Il a dit que Dieu s'en occuperait et s'en est simplement remis au Seigneur. Je pense que c'est une excellente illustration du genre de serviteur que Dieu veut. Vous voyez, ces hommes disaient: « Nous défendons tout le peuple, nous parlons en leur nom; ils sont tous saints. »
Mais Moïse a vu au-delà de cela parce qu'au verset 16:10, il les accuse de rechercher leur propre intérêt. Moïse leur a répondu: « Vous voulez aussi devenir prêtres? » Il a vu ce qui motivait leur cœur. Il a dit: « Êtes-vous jaloux, Koré, Dathan et Abiram? Êtes-vous jaloux? » Laissez le Saint-Esprit appliquer cela. Je pense que l'un des principaux péchés parmi le peuple de Dieu de nos jours est la jalousie envers les serviteurs de Dieu. Ils voient quelqu'un qui est grandement utilisé par le Seigneur, lisent une biographie chrétienne ou quelque chose du genre, et se disent: « Je veux être comme cela, je veux être là-haut, cette tribune devrait être mienne. » C'est un terrible péché.
Le verset 16:11 montre le péché principal: « C'est à cause de cela que toi et toute ta troupe vous vous assemblez contre l'Éternel! Car qui est Aaron pour que vous murmuriez contre lui? » Ces personnes pensaient se rassembler contre lui et Aaron, mais Moïse leur dit: « Quant à Aaron, qui est-il pour que vous murmuriez contre lui? » Il n'est rien; vos murmures sont contre Dieu. Votre querelle est avec Dieu. C'est ce que Jésus dit dans le Nouveau Testament: « Lorsqu'ils s'opposent à vous, ils ne s'opposent pas réellement à vous, ils s'opposent à moi. » (cf. Luc 10:16; Jean 13:20). C'est exactement ce qu'Il disait: s'opposer au véritable serviteur de Dieu, c'est s'opposer au Dieu dont il est le serviteur.
Avez-vous remarqué le verset 16:13? Il est incroyable. Nombres 16:13 dit: « N'est-ce pas assez que tu nous aies fait sortir d'un pays où coulent le lait et le miel pour nous faire mourir au désert, sans que tu continues à dominer sur nous? » Dans ce contexte, qu'est-ce que le pays où coulent le lait et le miel? Eh bien, c'est l'Égypte. Ils se souviennent de l'Égypte et l'appellent « un pays où coulent le lait et le miel. » Voyez-vous à quel point ils étaient aveugles. Ils disaient: « Nous étions dans le pays où coule le lait et le miel », et ils se souvenaient de ce terrible péché. J'ai entendu beaucoup de chrétiens se souvenir de leur ancienne vie et la décrire, du moins dans leur attitude, comme un pays où coulent le lait et le miel, parce qu'ils n'ont pas goûté au bon pays!
Voici ce qui s'est passé le premier jour. Moïse a dit à ces hommes rebelles: « Revenez demain, apportez des encensoirs et deux cent cinquante brasiers, c'est-à-dire des poêles contenant votre charbon. Demain, nous verrons qui est le serviteur du Seigneur. Le Seigneur rendra justice. » Le lendemain est arrivé. La première chose qui se passe, dans le verset 16:19, c'est que Dieu se présente à la réunion. Ce sera donc une réunion particulière. Non seulement les deux cent cinquante rebelles, Koré, Dathan et Abiram, Moïse et Aaron sont là, mais Dieu se présente également. Il dit: « Je veux voir ce qui se passe. »
Nombres 16:24-34 dit: « Parle à l'assemblée, et dis: Retirez-vous de toutes parts loin de la demeure de Koré, de Dathan et d'Abiram. Moïse se leva, et alla vers Dathan et Abiram; et les anciens d'Israël le suivirent. Il parla à l'assemblée, et dit: Éloignez-vous des tentes de ces méchants hommes, et ne touchez à rien de ce qui leur appartient, de peur que vous ne périssiez en même temps qu'ils seront punis pour tous leurs péchés. Ils se retirèrent de toutes parts loin de la demeure de Koré, de Dathan et d'Abiram. Dathan et Abiram sortirent, et se tinrent à l'entrée de leurs tentes, avec leurs femmes, leurs fils et leurs petits-enfants. Moïse dit: A ceci vous connaîtrez que l'Éternel m'a envoyé pour faire toutes ces choses, et que je n'agis pas de moi-même. Si ces gens meurent comme tous les hommes meurent, s'ils subissent le sort commun à tous les hommes, ce n'est pas l'Éternel qui m'a envoyé; mais si l'Éternel fait une chose inouïe, si la terre ouvre sa bouche pour les engloutir avec tout ce qui leur appartient, et qu'ils descendent vivants dans le séjour des morts, vous saurez alors que ces gens ont méprisé l'Éternel. Comme il achevait de prononcer toutes ces paroles, la terre qui était sous eux se fendit. La terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de Koré et tous leurs biens. Ils descendirent vivants dans le séjour des morts, eux et tout ce qui leur appartenait; la terre les recouvrit, et ils disparurent au milieu de l'assemblée. Tout Israël, qui était autour d'eux, s'enfuit à leur cri; car ils disaient: Fuyons, de peur que la terre ne nous engloutisse! »
Vous voyez, c'est le deuxième jour. Le deuxième jour n'est pas encore terminé. Le verset suivant poursuit, en Nombres 16:35: « Un feu sortit d'auprès de l'Éternel, et consuma les deux cent cinquante hommes qui offraient le parfum. » Ils pensaient qu'ils allaient s'en sortir. C'est ce qui s'est passé le deuxième jour. Puis Dieu donne un ordre et dit: « Prenez ces deux cent cinquante braisiers. Vous ne pouvez plus les utiliser. Ils ont été souillés. » Maintenant, prends-les, martèle-les et utilise-les pour recouvrir l'autel. »
Le premier jour, il y eut cette terrible rébellion. Le deuxième jour, il y eut une confrontation presque aussi passionnante que celle d'Élie contre Baal sur le mont Carmel. Et maintenant, les versets 16:41-50 nous expliquent ce que vous auriez fait le lendemain si vous aviez fait partis de cette assemblée. Nombres 16:41 dit: « Dès le lendemain, toute l'assemblée des enfants d'Israël murmura contre Moïse et Aaron, en disant: Vous avez fait mourir le peuple de l'Éternel. » N'est-ce pas incroyable? C'est aussi comme cela qu'est mon cœur et le vôtre. Juste après que Dieu se soit révélé dans toute sa puissance, ils recommencent à murmurer.
Eh bien, ce troisième jour, Dieu se manifeste à nouveau. Le verset 16:42 dit: « Comme l'assemblée se formait contre Moïse et Aaron, et comme ils tournaient les regards vers la tente d'assignation, voici, la nuée la couvrit, et la gloire de l'Éternel apparut. » Le verset 16:45 dit: « Retirez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un instant. Ils tombèrent sur leur visage. » Puis une plaie commença à se répandre et Moïse dit à Aaron: « Tu ferais mieux de courir. Ne reste pas là. Cours! Offre une expiation et tiens-toi au milieu du peuple. » Et ainsi, le verset 16:48 dit: « Il se plaça entre les morts et les vivants, et la plaie fut arrêtée. » Mais il n'a pas agi assez vite. Le verset 16:49 dit: « Il y eut quatorze mille sept cents personnes qui moururent de cette plaie, outre ceux qui étaient morts à cause de Koré. » Vous voyez, c'est ce qui s'est passé le troisième jour.
Très bien, je vais essayer de conclure cette section. Jude 11 nous met en garde contre la révolte de Koré. Le mot « révolte » utilisé signifie « s'opposer. » Il est dit que dans les derniers jours, les gens commettront le même péché. Ils s'opposeront aux serviteurs de Dieu. Depuis Genèse 3:15, où la postérité du serpent s'est opposée à la postérité de la femme, on observe le même phénomène à une échelle toujours plus grande vers la fin des temps. Les gens ne supportent pas les véritables serviteurs de Dieu. Ils vont constamment, par jalousie, par orgueil ou pour toute autre raison, s'opposer aux véritables serviteurs du Seigneur.
C'est pourquoi dans le chapitre 17 — je vais simplement présenter cela et j'y consacrerai plus de temps lors de notre prochaine étude — Dieu explique comment reconnaître un véritable serviteur? C'est merveilleux. Les verset 17:2-3 disent: « Parle aux enfants d'Israël, et prend d'eux une verge selon les maisons de leurs pères, soit douze verges de la part de tous leurs princes selon les maisons de leurs pères. Tu écriras le nom de chacun sur sa verge, et tu écriras le nom d'Aaron sur la verge de Lévi; car il y aura une verge pour chaque chef des maisons de leurs pères. » La verge en question est un bâton mort, une branche. C'est tout ce que c'est. C'est quelque chose qui est mort.
Les versets 17:4-7 disent: « Tu les déposeras dans la tente d'assignation, devant le témoignage, où je me rencontre avec vous. L'homme que je choisirai sera celui dont la verge fleurira, et je ferai cesser de devant moi les murmures que profèrent contre vous les enfants d'Israël. Moïse parla aux enfants d'Israël; et tous leurs princes lui donnèrent une verge, chaque prince une verge, selon les maisons de leurs pères, soit douze verges; la verge d'Aaron était au milieu des leurs. Moïse déposa les verges devant l'Éternel, dans la tente du témoignage. » C'est à travers la vie, à travers la vie surnaturelle qu'ils auront leur réponse. Une verge va bourgeonner, elle va fleurir. Toutes les verges étaient donc couchées là — une, deux, trois, quatre, jusqu'à douze — puis ils déposèrent la verge d'Aaron. Le verset 17:8 dit: « Le lendemain, lorsque Moïse entra dans la tente du témoignage, voici, la verge d'Aaron, pour la maison de Lévi, avait fleuri, elle avait poussé des boutons, produit des fleurs, et mûri des amandes. »
Est-ce que vous voulez savoir quel genre d'homme Dieu choisit? Avez-vous envie de savoir comment reconnaître un véritable serviteur de Dieu pour ne pas vous faire avoir? Avez-vous des bourgeons? Avez-vous des fleurs? Avez-vous des amandes? Vous voyez, tant que les verges sont posées là, vous ne pouvez pas faire la différence. Un bâton mort ressemble à un autre. L'un pourrait être un bâton mort instruit, vous voyez. L'un peut être un bâton mort théologique. L'un peut être un bâton mort stupide, l'autre un bâton mort intelligent, un bâton mort grand ou un bâton mort court. L'un peut être poli, l'autre sculpté. L'un peut être peint, mais un bâton mort reste un bâton mort.
Observez la vie de celui que Dieu a choisi. Observez-la s'épanouir grâce à la vie surnaturelle que Dieu lui a donnée. Il dit la même chose qu'un vieux bâton mort, mais les gens sont sauvés, le peuple de Dieu est béni, et une vie surnaturelle se déploie. C'est merveilleux. Vous pouvez donner à votre bâton tous les titres ronflants que vous voulez. Vous pouvez l'appeler révérend ceci, révérend cela, et tout le reste. Vous pouvez recevoir beaucoup d'admiration humaine, d'applaudissements et d'approbation. Vous pouvez avoir des diplômes et des recommandations. Mais tout cela m'est égal. La seule question que Dieu se pose est: y a-t-il de la vie?
Je ne vais pas trop insister là-dessus, si ce n'est pour apporter mon propre témoignage. Je dois le faire. Je savais que, en tant que pécheur, j'étais un morceau de bois mort. En 1958, lorsque j'ai été sauvé, je savais que j'étais un morceau de bois mort. Mais ce n'est qu'en 1965 que j'ai compris que, même en tant que chrétien, j'étais un morceau de bois mort. Je pensais être quelqu'un. Je pensais que maintenant que j'étais sauvé, je pouvais faire quelque chose pour Dieu. J'ai donc passé ces années à essayer d'accomplir quelque chose avec ma verge. Je suis allé ici et là, et j'ai travaillé d'arrache-pied pour essayer d'être quelqu'un. En 1965, j'ai entendu pour la première fois le message selon lequel Jésus-Christ voulait vivre en moi et à travers moi, afin que ma vie fleurisse. C'était merveilleux! Je vais vous dire, c'est là le test d'un véritable homme de Dieu. La vie de Jésus-Christ en lui.
Ici, nous avons une image, mais c'est la même chose que Dieu dit dans le Nouveau Testament. Il ne s'agit pas d'un bâton qui se creuse la tête pour travailler pour Dieu. Ce n'est pas la question. La question est lequel a des bourgeons? Lequel a des fleurs? Lequel a des amandes? Lequel produit des fruits surnaturels? Vous voyez, l'homme était complètement absent de l'image. Aaron n'était même pas dans la pièce! C'était juste son bâton qui le représentait, un bâton mort qui est devenu vivant. Voilà le serviteur du Seigneur.
Je vais maintenant vous demander de regarder dans votre cœur. Ne répondez pas à voix haute. Y a-t-il des amandes dans votre vie? Je sais que vous êtes naturellement un bâton mort, bien sûr. Moi aussi. Qui ne l'est pas? Laissez-moi vous poser cette question. Lorsque vous répondrez devant le tribunal de Christ, y aura-t-il une seule fleur dans votre vie? Y a-t-il un seul bourgeon dans votre vie? Le verset 17:5 dit: « L'homme que je choisirai sera celui dont la verge fleurira. » C'est le test que Dieu utilise pour voir si un homme est vrai.
Nombres #13