Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
Bonjour et bienvenue dans notre onzième leçon sur ce merveilleux livre des Nombres.
RÉSUMÉ
Permettez-moi de revenir brièvement sur le thème du livre des Nombres. Nous l'avons divisé en trois grandes sections. Les chapitres 1 à 10 couvrent la période précédant la marche. Les chapitres 11 à 20 couvrent la période pendant la marche, et les chapitres 21 à 36 couvrent la période après la marche. C'est assez logique. Les mots clés dans le livre des Nombres sont « voyage » et « désert », et la tentation serait de le considérer comme le voyage du peuple de Dieu à travers le désert. Mais c'est plus que cela. Il est vrai que c'est le voyage du peuple de Dieu. Dans 1 Chroniques 17, nous voyons David désirer construire le temple, et voici la réponse que Dieu lui a donnée en 1 Chroniques 17:5-6: « Car je n'ai point habité dans une maison depuis le jour où j'ai fait monter Israël jusqu'à ce jour; mais j'ai été de tente en tente et de demeure en demeure. Partout où j'ai marché avec tout Israël… »
Ce passage le présente comme le Dieu pèlerin. Il ne s'agit pas seulement de la vie de pèlerin, mais du Dieu pèlerin. C'est Dieu qui marche avec Son peuple alors qu'Il se trouve dans le pays de la désobéissance. Nous illustrons les principes non seulement à partir des voies de Son peuple, mais aussi à partir des voies de Dieu qui a guidé Son peuple, puis nous examinons les voies de Dieu selon Exode 33:13: « Fais-moi connaître tes voies; alors je te connaîtrai. » Vous voyez, c'est là ?otre grand objectif, et la seule raison d'étudier le livre des Nombres ou tout autre livre de la Bible est d'étudier le Seigneur Lui-même. Bien sûr, la prière de notre cœur vient de ce cantique: « Viens, source de vie, lie mon cœur errant à Toi. » Oh, c'est ce que nous voulons, et c'est ce que nous prions Dieu de faire alors que nous étudions ensemble le livre des Nombres: lier notre cœur errant à Lui.
Très bien, après cette introduction, je vous invite à ouvrir votre Bible aux chapitres 13 et 14 du livre des Nombres. Ces deux chapitres sont liés. Nous les appelons les « murmures d'Israël au sujet du pays de Canaan. » Il y a eu neuf grands murmures, et celui-ci concernait le pays de Canaan. Il est plus connu sous le nom de « retour à Kadès Barnéa. » Est-ce que vous vous souvenez que c'est l'endroit où ils se sont rebellés contre le Seigneur et ont refusé d'entrer dans la terre promise à cause de leur incrédulité?
Je crois qu'il y a eu trois grandes rébellions entre l'Égypte et la captivité babylonienne. La première de ces trois grandes rébellions est celle décrite dans Nombres 13 et 14, le retour à Kadès Barnéa. Ensuite, je crois que 1 Samuel 8 est la deuxième grande rébellion, où ils insistent pour avoir un roi humain. Ils ont exigé un roi. Enfin, la troisième grande rébellion se trouve dans 1 Rois 12, la révolte des dix tribus lorsque le royaume a été divisé. Ce sont là trois grandes rébellions et, bien sûr, celle-ci est la première.
La Bible en parle beaucoup. On en parle du début à la fin. La question est donc la suivante: que symbolise ce pays? De nombreuses expressions sont utilisées pour le décrire. On l'appelle parfois la terre promise. Parfois, on l'appelle la terre où coulent le lait et le miel. De nombreuses chansons et hymnes ont été écrites sur cette terre promise et sur la traversée du Jourdain.
Je ne sais pas si vous connaissez la chant « I Won't Have to Cross Jordan Alone » (Je ne traverserai pas le Jourdain seul). Pour beaucoup, la terre promise (Canaan) est une image du paradis. Je ne suis pas tout à fait prêt à dire que ce n'est pas le cas, comme le feraient beaucoup de gens. Je pense que c'est vrai, et vous le verrez tout au long de la Bible. Mais toute illustration a ses limites, aucune n'est parfaite. Je ne suis pas tout à fait prêt à dire que ce n'est pas une image du paradis. Je pense que, même si cette image présente des failles, son accomplissement final peut représenter le paradis. Le paradis sera une terre où coulent le lait et le miel. Le paradis est une terre promise et un bel héritage, et j'ai toujours l'intention de chanter: « Je ne traverserai pas le Jourdain seul. »
Connaissez-vous ce chant:
« Sur les rives tumultueuses du Jourdain, je me tiens debout,
Et je jette un regard nostalgique,
Vers la terre belle et heureuse de Canaan,
Où se trouvent mes possessions. »
LA TERRE DE CANAAN EST UNE IMAGE DE LA VIE CHRÉTIENNE VICTORIEUSE
Nous sommes en route vers la terre promise. D'une certaine manière, c'est une image du ciel dans son accomplissement final. Mais ce n'est pas principalement une image du ciel. Vous me demanderez peut-être comment je le sais. Dieu nous le dit lui-même. Il ne nous laisse pas seuls face à cette question. C'est un sujet trop important pour nous laisser seuls face à cette question. Dans les chapitres 3 et 4 de l'épître aux Hébreux, Dieu nous dit ce que représente Canaan. Canaan est une image, et il y a plusieurs façons de l'exprimer, mais l'une de mes préférées est « la vie victorieuse. » Vous pouvez l'exprimer comme vous le souhaitez. C'est une image de la communion avec Dieu. C'est une image de la vie chrétienne telle que Dieu la conçoit. C'est une image de la mise en pratique de toute l'épître aux Éphésiens. C'est une image de l'accès à tout ce qui nous appartient grâce à l'œuvre accomplie de Jésus-Christ. C'est la vie du Christ, comparée au lait et au miel.
La plupart des gens disent que ce n'est pas le paradis parce qu'il y a des ennemis dans le pays de Canaan, des ennemis qu'il faut chasser, et qu'il n'y aura pas d'ennemis au paradis; c'est vrai. Cependant, il y a des ennemis dans la vie chrétienne. Certains ajoutent qu'il y avait non seulement la possibilité d'être expulsé, de se faire chasser du pays, mais qu'il n'y a aucune possibilité d'être chassé du paradis. C'est une image de la vie victorieuse.
Ensuite, il y avait le péché dans la terre promise, alors qu'il n'y a pas de péché au ciel. Je dirais que c'est là que l'illustration ne tient plus, du moins dans ces trois domaines. Mais je crois que la Bible nous dit clairement ce qu'il en est, car c'est un sujet trop important pour être ignoré. Si nous étions laissés à nous-mêmes, nous passerions probablement à côté. C'est le repos qui est disponible et possible grâce à l'œuvre accomplie par Jésus-Christ sur la croix. Vous comprenez donc que les chapitres 13 et 14 du livre des Nombres sont très stratégiques, non seulement dans ce livre, mais dans toute la Bible.
L'INCRÉDULITÉ NOUS EMPÊCHE DE PROFITER PLEINEMENT DE L'ŒUVRE DE CHRIST
En étudiant ces deux chapitres, nous pouvons nous poser cette question. Si la terre est une terre de victoire, une terre où l'on jouit de l'œuvre accomplie par Christ, alors nous pouvons étudier ces deux chapitres et nous demander: qu'est-ce qui empêche les chrétiens d'y entrer? Pourquoi les chrétiens ne sont-ils pas plus nombreux à entrer dans la terre promise? Je crois que, tout comme Dieu ne nous laisse pas découvrir par nous-mêmes ce que représente cette terre, Il n'ose pas nous laisser découvrir par nous-mêmes ce qui empêche les chrétiens d'y entrer, et c'est pourquoi Il nous le dit clairement. Nous n'avons même pas besoin d'étudier ce que cela représente et ce qui les empêche d'y entrer, car Il nous le dit. Dans l'épître aux Hébreux, nous trouvons le commentaire suivant. Hébreux 3:18-19 dit: « Et à qui jura-t-il qu'ils n'entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi? Aussi voyons-nous qu'ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité. » Vous voyez, Il ne nous laisse pas seuls. Nous savons que c'est une image de la victoire en Christ, et nous savons ce qui nous empêche d'entrer: c'est l'incrédulité.
Maintenant que nous savons ces deux choses, nous sommes prêts à étudier le message des chapitres 13 et 14 du livre des Nombres. Puisqu'il s'agit d'une image de la vie victorieuse, j'aimerais lire, sans presque aucun commentaire, trois descriptions que Dieu nous donne de cette terre merveilleuse. Pendant que je les lis, réfléchissez spirituellement: à quoi devrait ressembler notre vie en Christ si nous possédions cette terre, si nous y entrions réellement?
Deutéronome 6:10-13 dit: « L'Éternel, ton Dieu, te fera entrer dans le pays qu'il a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob, de te donner. Tu posséderas de grandes et bonnes villes que tu n'as point bâties, des maisons qui sont pleines de toutes sortes de biens et que tu n'as point remplies, des citernes creusées que tu n'as point creusées, des vignes et des oliviers que tu n'as point plantés. Lorsque tu mangeras et te rassasieras, garde-toi d'oublier l'Éternel, qui t'a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de Servitude. Tu craindras l'Éternel, ton Dieu, tu le serviras, et tu jureras par son nom. » C'est une description du pays et nous n'y avons rien bâti, ni planté, ni creusé.
Deutéronome 8:7-10 dit: « Car l'Éternel, ton Dieu, va te faire entrer dans un bon pays, pays de cours d'eau, de sources et de lacs, qui jaillissent dans les vallées et dans les montagnes; pays de froment, d'orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers; pays d'oliviers et de miel; pays où tu mangeras du pain avec abondance, où tu ne manqueras de rien; pays dont les pierres sont du fer, et des montagnes duquel tu tailleras l'airain. Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Éternel, ton Dieu, pour le bon pays qu'il t'a donné. » Quel merveilleuse image de la vie chrétienne!
Deutéronome 11:8-9 dit: « Ainsi, vous observerez tous les commandements que je vous prescris aujourd'hui, afin que vous ayez la force de vous emparer du pays où vous allez passer pour en prendre possession, et afin que vous prolongiez vos jours dans le pays que l'Éternel a juré à vos pères de leur donner, à eux et à leur postérité, pays où coulent le lait et le miel. Car le pays dont tu vas entrer en possession, n'est pas comme le pays d'Égypte, d'où vous êtes sortis, où tu jetais dans les champs ta semence et les arrosais avec ton pied comme un jardin potager. Le pays que vous allez posséder est un pays de montagnes et de vallées, et qui boit les eaux de la pluie du ciel; c'est un pays dont l'Éternel, ton Dieu, prend soin, et sur lequel l'Éternel, ton Dieu, a continuellement les yeux, du commencement à la fin de l'année. » En lisant ces versets, est-ce que vous vous rendez compte de toutes les applications possibles à la vie chrétienne présente?
Hébreux 3:19 nous dit que c'est l'incrédulité qui vous empêche d'entrer. C'est la seule chose qui empêche le peuple de Dieu d'entrer dans la terre promise. C'est la seule raison pour laquelle tous les chrétiens ne jouissent pas de l'œuvre accomplie par le Christ, d'un repos complet dans le Seigneur, d'une terre où coulent le lait et le miel, de l'héritage du Seigneur, de la victoire, peu importe comment vous voulez l'appeler. C'est la seule raison pour laquelle une personne peut-être exclue de toute bénédiction de Dieu. C'est toujours l'incrédulité. Nous allons vraiment nous plonger dans ces chapitres, mais laissez-moi vous dire quelque chose avant d'aborder le sujet. Ce qui est si choquant à propos de l'incrédulité qui a poussé ces gens à faire demi-tour, c'est qu'elle se trouvait parmi le peuple de Dieu. Il ne s'agit pas de l'incrédulité des personnes non sauvées, et c'est ce qui la rend si grave. Peut-on utiliser l'expression « croyants incrédules? » Bien sûr que oui. C'est exactement le contexte. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est exactement ce que l'on trouve dans ce chapitre, et c'est également ce que l'on trouve dans l'Église de nos jours.
Je ne crains pas autant l'infidélité et l'incrédulité parmi les non-croyants que parmi le peuple de Dieu. Alors même que je vous parle, des milliers et des milliers de personnes, sont des croyants incrédules. Ils ne sont pas entrés dans le pays de Canaan, le pays que Dieu leur avait promis, à cause de leur incrédulité. C'est donc avec beaucoup d'attention que nous abordons ces deux chapitres, Nombres 13 et 14, et que nous étudions la grande tache dans l'histoire d'Israël, le retour en arrière à Kadès Barnéa. Nous partons d'une base solide. Nous savons ce que représente cette terre; nous savons ce qui les en a empêchés d'y entrer. L'incrédulité empêche les croyants d'accéder à leur plein héritage en Jésus-Christ.
Après avoir étudié attentivement les chapitres 13 et 14, j'aimerais partager avec vous ce que j'en ai compris, mais je ne sais pas comment l'exprimer. Je ne veux pas parler de caractéristique, car vous penseriez alors qu'il en existe de nombreuses autres. J'aimerais parler de l'essence même de l'incrédulité, de son élément principal, de son cœur et de son essence. Il existe de nombreuses façons de l'exprimer, que nous illustrerons à partir des faits présentés dans ces chapitres. Mais si vous lisez ces chapitres, vous découvrirez qu'il y a une chose que l'incrédulité possède et qu'elle a toujours. Je ne crois d'ailleurs pas qu'elle puisse exister sans cette chose.
Ces deux chapitres vont beaucoup parler de la foi, mais Dieu ne vous parle pas de la foi. La seule fois où Il en parle, c'est pour vous montrer, par contraste, la laideur de l'incrédulité. Lorsque vous voyez la foi rayonnante de Caleb, vous voyez également l'incrédulité. Je ne veux pas vous embrouiller avec beaucoup de choses, pour que vous regardiez dans un million de directions en vous demandant: « Y a-t-il de l'incrédulité dans ma vie? Je vais devoir vérifier mille domaines pour voir si l'incrédulité est présente dans ma vie. » Je ne vais pas vous donner une liste comme celle-ci, sinon vous passeriez toute votre vie à vous examiner pour voir si ces caractéristiques sont présentes.
LA FOI INCLUT DIEU, L'INCRÉDULITÉ EXCLUT DIEU
Il n'y a qu'une seule caractéristique de l'incrédulité. Elle se manifeste de nombreuses façons, elle s'exprime de nombreuses façons, mais il n'y en a qu'une seule. Voici le cœur et l'âme de l'incrédulité, son essence même. L'incrédulité exclut Dieu. C'est tout. Vous direz peut-être que c'est trop simple. Non, ce n'est pas le cas. C'est exactement la vérité! Ceci étant dit, cette violation, qui consiste à exclure Dieu, peut s'exprimer de mille façons, mais l'incrédulité exclut toujours Dieu. Et, d'un autre côté, la principale caractéristique de la foi est qu'elle fait intervenir Dieu dans la situation. Vous voyez, c'est là l'essentiel de la foi. Elle fait intervenir Dieu dans la situation.
Nous allons maintenant présenter certaines des caractéristiques, des expressions et des conditions de l'incrédulité. Mais l'essentiel est le suivant, et je ne saurais assez insister sur son importance: la foi commence avec Dieu, s'appuie sur Dieu tout au long du chemin et se termine avec Dieu. L'incrédulité L'exclut en permanence. La foi fait entrer Dieu; elle est donc lumineuse et facile. L'incrédulité, en revanche L'exclut; elle est donc sombre et difficile. Il en a toujours été ainsi. Chaque fois que votre vie est sombre et difficile, c'est que vous avez laissé Dieu de côté. Je crois que c'est vrai. Vous pouvez y réfléchir et l'examiner, mais tous les arguments de l'incrédulité reposent sur l'exclusion de Dieu. L'incrédulité n'aurait aucun fondement si Dieu y était pris en compte.
Pensez simplement aux raisonnements que nous avons à cause de notre incrédulité. Nous entendons des choses comme: « Ne pouvons pas le faire. Il n'y a pas assez d'argent, il n'y a pas assez d'hommes, il n'y a pas assez de talent, il n'y a pas assez de temps. » La foi a toujours une seule réponse à tout cela; c'est Dieu. Dès que vous dites « Dieu », vous balayez tous les arguments de l'incrédulité. Comme c'est merveilleux! La foi inclut Dieu et l'incrédulité exclut Dieu.
L'incrédulité vous donnera mille et une raisons pour lesquelles c'est irréaliste, improbable et impossible, mais la foi, elle, dira simplement: « Dieu. » Dès que la foi prononce ce mot, l'incrédulité est balayée. Faites entrer Dieu! L'une des principales différences entre la foi qui lutte et l'incrédulité est la suivante: La foi qui lutte a une faible opinion de Dieu. L'incrédulité, elle, le rejette complètement. Vous êtes donc mieux loti avec une foi qui lutte, car vous n'avez pas exclu Dieu, même si vous avez une faible opinion de Lui. Dieu honore la foi qui lutte, car vous ne l'avez pas exclu. Vous avez peut-être une faible opinion de Dieu, mais vous ne l'avez pas exclu. L'incrédulité, elle, L'exclut. Elle ne l'intègre pas du tout dans son raisonnement ou dans ses actions.
La principale différence entre la foi qui lutte et l'incrédulité a déjà été abordée dans un autre contexte. La foi qui lutte a le désir de croire. L'incrédulité, elle, n'a aucun désir de croire. C'est pourquoi, lorsque vous avez affaire à une personne qui ne veut pas croire, ne cherchez pas plus loin. Vous pouvez la laisser et vous éloignez. Si cette personne ne veut pas croire, vous ne parviendrez jamais à la convaincre. Si quelqu'un a une mauvaise opinion du Seigneur, mais souhaite croire, accordez-lui alors tout le temps que le Seigneur veut que vous lui accordiez, car cette personne est ouverte, même si sa foi est vacillante.
Très bien, regardons ensemble les chapitres 13 et 14 du livre des Nombres, qui racontent le retour à Kadès Barnéa, en gardant cela à l'esprit. L'incrédulité exclut Dieu. Il existe de nombreuses expressions pour cela. Je vais vous donner six expressions différentes qui signifient exclure Dieu. Cela revient toujours à cela. En d'autres termes, vous n'avez pas besoin de vous souvenir des six choses que je vais vous donner. Vous devez seulement vous souvenir de ceci: ne fermez pas la porte à Dieu. Si vous savez cela, vous êtes prêt! Ce ne sont que quelques indications pour que vous puissiez tester votre vie et vous demander: « Comment savoir si je ferme la porte à Dieu? » Voyons donc ce qui s'est passé dans leur vie lorsqu'ils ont fermé la porte à Dieu.
Je vais suivre un ordre chronologique et utiliser des faits pour illustrer les principes. Je commencerai par lire Nombres 13:1-3: « L'Éternel parla à Moïse, et dit: Envoie des hommes pour explorer le pays de Canaan, que je donne aux enfants d'Israël. Tu enverras un homme de chacune des tribus de leurs pères; tous seront des principaux d'entre eux. Moïse les envoya du désert de Paran, d'après l'ordre de l'Éternel; tous ces hommes étaient chefs des enfants d'Israël. » Si vous regardez les versets suivants, 13:4-16, vous verrez les noms des douze espions qui ont été choisis.
METTRE DIEU DE CÔTÉ SE TRADUIT PAR SE CONCENTRER SUR VOULOIR CONNAÎTRE L'AVENIR
Permettez-moi de l'énoncer sous forme de principe, puis de l'illustrer. Tous ces principes commenceront par ces mots: « Mettre Dieu de côté se traduit par… » Le premier est: Mettre Dieu de côté se traduit par se concentrer sur vouloir connaître l'avenir, vouloir savoir ce qui nous attend. L'avez-vous déjà fait? Vous êtes-vous déjà demandé: « Quels dangers m'attendent? Quels pièges? Quelles bénédictions? Il ne suffit pas que Dieu le sache, je dois aussi le savoir. Je veux être logique, je veux être raisonnable. » Or, dans le verset 13:2, Dieu leur demande pourtant d'envoyer des espions. Et puis, au verset 13:3, il est écrit: « D'après l'ordre de l'Éternel. » On peut donc se demander si l'on peut leur en vouloir d'avoir fait cela. En effet, oui. Ils n'avaient pas le droit d'envoyer des espions, même s'il est écrit qu'ils ont agi selon l'ordre de l'Éternel parce que nous devons lire cela dans son contexte.
Veuillez vous reporter au chapitre 1 du Deutéronome, où nous trouvons plus d'informations sur ce même sujet. Dans Deutéronome 1:19, Moïse passe en revue l'histoire du désert et dit: « Nous partîmes d'Horeb, et nous parcourûmes en entier ce grand et affreux désert que vous avez vu; nous prîmes le chemin de la montagne des Amoréens, comme l'Éternel, notre Dieu, nous l'avait ordonné, et nous arrivâmes à Kadès Barnéa. Je vous dis: Vous êtes arrivés à la montagne des Amoréens, que l'Éternel, notre Dieu, nous donne. Vois, l'Éternel, ton Dieu, met le pays devant toi; monte, prends-en possession, comme te l'a dit l'Éternel, le Dieu de tes pères; ne crains point, et ne t'effraie point. » Il n'y a pas un seul mot sur les espions dans ces merveilleux versets.
Regardez ensuite Deutéronome 1:22: « Vous vous approchâtes tous de moi, et vous dîtes: Envoyons des hommes devant nous, pour explorer le pays, et pour nous faire un rapport sur le chemin par lequel nous y monterons et sur les villes où nous arriverons. » Vous voyez, ils sont venus vers lui et lui ont dit: « Envoyons des espions. » Je crois que vous avez exactement la même chose dans la deuxième révolte d'Israël, lorsqu'ils ont exigé un roi, puis que Dieu leur a ordonné d'en avoir un. C'est la même chose. Ce n'était pas le plan de Dieu.
Je pense qu'un verset formidable à ce sujet se trouve dans Ézéchiel 20:6. Il y est question de l'histoire et voici ce qu'il dit: « En ce jour-là j'ai levé ma main pour eux en leur jurant de les faire sortir du pays d'Égypte et de les amener dans un pays que j'avais exploré pour eux, où coulent le lait et le miel; c'était le joyau de tous les pays. » (Auguste Crampon) N'est-ce pas un verset merveilleux? Dieu avait déjà exploré le pays; ils n'avaient pas besoin d'espions humains. « Un pays que j'avais exploré pour eux, où coulent le lait et le miel; c'était le joyau de tous les pays. » Voilà ce que Dieu avait fait.
Envoyer ces espions était le fruit de l'incrédulité. Ils ont laissé Dieu de côté. Dieu savait ce qui les attendait et ils voulaient maintenant un témoignage d'humain mortel pour confirmer la parole du Dieu vivant. Leurs cœurs n'étaient pas satisfaits du fait que Dieu connaissait l'avenir, et les ennemis qui se trouvaient sur notre chemin et ce qui les attendaient. Nous pouvons faire confiance au Seigneur. Il ne nous ferait pas de promesses pour ensuite nous abandonner. Nous pouvons faire confiance à Dieu. Non, ils ont laissé Dieu de côté et ont dit: « Nous voulons connaître l'avenir. » En d'autres termes, laissez-moi l'exprimer par un principe. Ils essayaient de fonder leur foi sur ce qu'ils savaient et comprenaient plutôt que sur ce que Dieu savait et comprenait. Ce que vous savez et comprenez ne saurait être le fondement de la foi! Seul ce que Dieu sait l'est. Vous ne connaissez pas l'avenir, mais Dieu le connaît, et cela suffit. Faites appel à Dieu et reposez-vous en Lui. Il semble si innocent de vouloir simplement savoir ce qui nous attend. Des questions telles que: « Combien cela va-t-il coûter? Qui va s'y opposer? Est-ce réaliste? Combien de personnes seront impliquées? Pouvons-nous y arriver? »
Toutes ces questions laissent Dieu de côté, et c'est là que réside le problème fondamental.
La seule question qu'il est légitime de se poser, selon moi, est la suivante: Dieu m'a-t-il appelé à cela? Si Dieu vous a appelé à quelque chose, alors vous savez tout ce que vous avez besoin de savoir. C'est la seule et unique chose qui compte. Ensuite, la foi s'appuie sur le Dieu vivant pour pourvoir à tous les besoins et remplir toutes les responsabilités. Tout dépend de Dieu! La foi met Dieu à sa juste place. Pourquoi l'homme doit-il toujours s'appuyer sur le roseau brisé de sa propre compréhension? Et pourtant, c'est comme cela qu'est notre cœur.
Qu'est ce que ces espions auraient pu découvrir que Dieu n'aurait pas pu découvrir? Ils ont laissé Dieu de côté. Puis ils sont revenus et ont dit qu'ils ne pouvaient pas vivre dans ce pays. Quelle folie! Les douze espions y ont pourtant vécu pendant quarante jours. Dieu n'aurait-il pas pu faire la même chose pour toute la nation? Vous voyez, ils ont simplement laissé Dieu de côté. À ce propos, j'aime beaucoup Éphésiens 2:10 qui dit: « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. » Juste cette phrase: « Que Dieu a préparées d'avance. » N'est-ce pas formidable?
Chaque pas que vous avez fait aujourd'hui a été préparé avant même la création de la Terre. Vous n'avez pas besoin de connaître l'avenir. Chaque pas que vous ferez demain l'a été également. Chaque pas que vous ferez la semaine prochaine a été préparé à l'avance dans l'esprit et le conseil du Dieu Tout-Puissant. Vous n'avez pas besoin de connaître l'avenir! Dieu connaît l'avenir! C'est pourquoi se détourner de Dieu se traduit par le désir de connaître l'avenir, de savoir ce qui nous attend, de savoir si nous sommes capables de gérer la situation et si nous disposons de ressources suffisantes. Ce n'est pas l'essentiel. Ne dites pas: « Je dois arrêter d'essayer de prévoir l'avenir. Non, ce n'est pas le problème. Vous devez cesser d'exclure Dieu. Lorsque vous faites intervenir Dieu, la question de l'avenir se règle automatiquement, alors n'essayez pas de corriger ces petites choses. Faites simplement entrer Dieu dans l'équation.
METTRE DIEU DE CÔTÉ SE TRADUIT PAR SE CONCENTRER SUR CE QUI EST VISIBLE PLUTÔT QUE SUR CE QUI NE L'EST PAS
La deuxième illustration se trouve dans les versets 13:17-20. Je vais vous la présenter, puis vous lire les versets. Mettre Dieu de côté se traduit par le fait de se concentrer sur ce qui est visible plutôt que sur ce qui ne l'est pas. Les versets 13:17-20 disent: « Moïse les envoya pour explorer le pays de Canaan. Il leur dit: Montez ici, par le midi; et vous monterez sur la montagne. Vous verrez le pays, ce qu'il est, et le peuple qui l'habite, s'il est fort ou faible, s'il est en petit ou en grand nombre; ce qu'est le pays où il habite, s'il est bon ou mauvais; ce que sont les villes où il habite, si elles sont ouvertes ou fortifiées; ce qu'est le terrain, s'il est gras ou maigre, s'il y a des arbres ou s'il n'y en a point. Ayez bon courage, et prenez des fruits du pays. C'était le temps des premiers raisins. »
Ils se posent la question de comment est le peuple dans le pays de Canaan. Sont-ils forts ou faibles, peu nombreux ou nombreux? Et comment est le pays, est-il bon ou mauvais? Fertile ou aride, boisé ou déboisé? Et comment également sont les villes. Des espions se sont rendus sur place et ont observé tout ce qui pouvait être observé.
Est-ce que vous avez déjà remarqué le verset 13:23: « Ils arrivèrent jusqu'à la vallée d'Eschcol, où ils coupèrent une branche de vigne avec une grappe de raisin, qu'ils portèrent à deux au moyen d'une perche… »
Laissez-moi vous poser une question. C'est une sorte de grappe, n'est-ce pas? Il faut deux hommes pour la porter. La terre était-elle riche? Deux hommes devaient porter une grappe de raisin. Oui, la terre était si riche, si riche.
Les verset 13:25-29 disent: « Ils furent de retour de l'exploration du pays au bout de quarante jours. A leur arrivée, ils se rendirent auprès de Moïse et d'Aaron, et de toute l'assemblée des enfants d'Israël, à Kadès dans le désert de Paran. Ils leur firent un rapport, ainsi qu'à toute l'assemblée, et ils leur montrèrent les fruits du pays. Voici ce qu'ils racontèrent à Moïse: Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. A la vérité, c'est un pays où coulent le lait et le miel, et en voici les fruits. Mais le peuple qui habite ce pays est puissant, les villes sont fortifiées, très grandes; nous y avons vu des enfants d'Anak. Les Amalécites habitent la contrée du midi; les Héthiens, les Jébusiens et les Amoréens habitent la montagne; et les Cananéens habitent près de la mer et le long du Jourdain. » Est-ce que vous avez remarqué ce mot « Mais » au verset 13:28. Chaque fois que Dieu est laissé de côté, il doit y avoir un « mais. »
Et puis regardez les versets 13:32-33: « Et ils décrièrent devant les enfants d'Israël le pays qu'ils avaient exploré. Ils dirent: Le pays que nous avons parcouru, pour l'explorer, est un pays qui dévore ses habitants; tous ceux que nous y avons vus sont des hommes d'une haute taille; et nous y avons vu les géants, enfants d'Anak, de la race des géants: nous étions à nos yeux et aux leurs comme des sauterelles. » Lorsque vous mettez Dieu de côté, vous passez de la foi à la vue, et la conclusion logique est: « Oubliez ça! C'est impossible! Aucune chance! Nous ne pouvons pas prendre cette terre! » Et ils ont raison. Ceux qui mettent Dieu de côté ont raison de réagir comme cela. L'incrédulité est logique, raisonnable et juste quand on laisse Dieu de côté. Regardez le contraste. Le verset 13:30 dit: « Caleb fit taire le peuple, qui murmurait contre Moïse. Il dit: « Montons, emparons-nous du pays, nous y serons vainqueurs! » Voilà la foi! Caleb a invoqué Dieu. Puis, dans le verset 13:31, on lit: « Mais les hommes qui y étaient allés avec lui dirent: Nous ne pouvons pas monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous. » Remarquez le contraste entre ces deux versets; d'un côté nous avons « Nous y serons vainqueurs! » et de l'autre « Nous ne pouvons pas monter contre ce peuple. » L'un est le langage de la foi, l'autre est le langage de l'incrédulité. Caleb a invoqué Dieu; les dix espions l'ont ignoré. Caleb voyait les géants comme des sauterelles devant Dieu. Les dix espions, eux, se voyaient comme des sauterelles devant les géants.
J'aime comparer Nombres 13:33: « nous étions à nos yeux et aux leurs comme des sauterelles », à Ésaïe 40:22 qui est la plus belle description de Dieu dans la Bible. Ésaïe 40:22 dit: « C'est lui qui est assis au-dessus du cercle de la terre, Et ceux qui l'habitent sont comme des sauterelles. » Vous voyez, de là où Dieu est assis, les hommes sont tous comme des sauterelles. La terre entière est comme des sauterelles. Mais, bien sûr, ils regardaient les hommes; ils regardaient avec leurs yeux et ils ont dit: « Nous sommes des sauterelles. » S'ils avaient regardé le Seigneur, ils auraient dit: « Ils sont des sauterelles. » Mais ils ont mis Dieu de côté! Quand vous mettez Dieu de côté, vous regardez ce qui est visible.
METTRE DIEU DE CÔTÉ SE TRADUIT PAR PAR LA DÉFAITE
Le troisième principe que j'en tire est le suivant: mettre Dieu de côté se traduit (et vous pouvez compléter cette phrase comme vous le souhaitez) par l'esclavage, les pleurs, les murmures, la défaite. J'utilise simplement le mot « défaite. » Regardez comment commence le chapitre 14. Nombres 14:1-4 dit: « Toute l'assemblée éleva la voix et poussa des cris, et le peuple pleura pendant la nuit. Tous les enfants d'Israël murmurèrent contre Moïse et Aaron, et toute l'assemblée leur dit: Que ne sommes-nous morts dans le pays d'Égypte, ou que ne sommes-nous morts dans ce désert! Pourquoi l'Éternel nous fait-il aller dans ce pays, où nous tomberons par l'épée, où nos femmes et nos petits enfants deviendront une proie? Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Égypte? Et ils se dirent l'un à l'autre: Nommons un chef, et retournons en Égypte. » Oh, quel esclavage! Lorsque vous laissez Dieu de côté, vous tremblez devant l'ennemi.
Je vous invite maintenant à ouvrir votre Bible en Exode 15 pour découvrir l'un des plus grands contrastes que je n'aie jamais vus dans la Parole de Dieu. Les passages d'Exode 15 et de Nombres 14 sont étroitement liés. Exode 15 est le grand cantique de Moïse et de Marie, le cantique de la rédemption. J'aime le formuler ainsi: Dans ce passage, ils n'ont pas mis Dieu de côté, contrairement à ce que l'on peut lire dans certains versets!
Exode 15:1-3 dit: « Alors Moïse et les enfants d'Israël chantèrent ce cantique à l'Éternel. Ils dirent: Je chanterai à l'Éternel, car il a fait éclater sa gloire; Il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier. L'Éternel est ma force et le sujet de mes louanges; C'est lui qui m'a sauvé. Il est mon Dieu: je le célébrerai; Il est le Dieu de mon père: je l'exalterai. L'Éternel est un vaillant guerrier; L'Éternel est son nom. » Puis Exode 15:6-7 dit: « Ta droite, ô Éternel! a signalé sa force; Ta droite, ô Éternel! a écrasé l'ennemi. Par la grandeur de ta majesté Tu renverses tes adversaires; Tu déchaînes ta colère: Elle les consume comme du chaume. » Exode 15:10-12 dit: « Tu as soufflé de ton haleine: La mer les a couverts; Ils se sont enfoncés comme du plomb, Dans la profondeur des eaux. Qui est comme toi parmi les dieux, ô Éternel? Qui est comme toi magnifique en sainteté, Digne de louanges, Opérant des prodiges? Tu as étendu ta droite: La terre les a englouti. » Avaient-ils les yeux fixés sur les hommes ou sur le Seigneur? Ils ont fait intervenir Dieu. Maintenant, regardez. « Ensuite en Exode 15:15 ils parlent de prendre le pays de Canaan. N'est-ce pas étonnant? Ils parlent de Canaan alors qu'ils s'apprêtent à prendre possession du pays.
Exode 15:14-16 dit: « Les peuples l'apprennent, et ils tremblent: La terreur s'empare des Philistins; Les chefs d'Édom s'épouvantent; Un tremblement saisit les guerriers de Moab; Tous les habitants de Canaan tombent en défaillance. La crainte et la frayeur les surprendront; Par la grandeur de ton bras Ils deviendront muets comme une pierre. » Voyez-vous ce qu'ils ont fait? Ils regardent Dieu et disent: « Canaan tombent en défaillance », mais en réalité, dans le livre des Nombres, ils ne regardaient pas à Dieu, ils regardaient aux hommes. Et au lieu que ce soit l'ennemi qui tremble et se recroqueville, qui est-ce qui tremble et se recroqueville? C'est le peuple de Dieu. Ils n'avaient pas le droit de faire cela! Vous voyez, dans l'Exode 15, il n'est pas question des villes, des hauts murs et des géants. Il ne mentionne que Dieu, sa main droite, son bras puissant, sa splendeur majestueuse et sa présence, et tous les ennemis se prosternent et tremblent de peur.
Mais dans le livre des Nombres, quand on y regarde de plus près, on voit qu'ils sont terrifiés et tremblants parce qu'ils ont laissé Dieu de côté. Ce ne sont pas les habitants de Canaan qui tremblent. Dans Nombres 14, c'est le peuple de Dieu qui tremble. En effet, laisser Dieu de côté entraîne à chaque fois la défaite. Chaque fois que vous le faites, vous pouvez vous attendre à trembler devant l'ennemi, à être découragé et vaincu. Invoquer Dieu, c'est faire entrer un chant, un chant de délivrance, un chant du Seigneur. La foi fait toujours entrer le Seigneur, le Seigneur vivant.
Vous direz peut-être: « Il faut tenir compte de tous ces faits. Il y avait des géants dans le pays, il y avait des ennemis. Il y avait les Cananéens, les Héthiens, les Jébusiens, les Amoréens et tous les autres. Bien sûr qu'il y en avait. La foi n'ignore pas les faits; elle n'est ni ignorante, ni insensible, ni indifférente.
Elle n'est pas imprudente. Mais voici la différence. Après avoir examiné tous les faits, elle regarde au-delà, derrière la scène où se trouve Dieu, et fait entrer Dieu en scène. Oh, c'est ça, la foi. Faire entrer Dieu! Alors, bien sûr, ensuite Il vous élève au-dessus de votre situation.
Laissez-moi vous lire ces trois premiers points, puis je vous expliquerai. Mettre Dieu de côté se traduit par le fait d'essayer de connaître l'avenir, d'essayer de savoir ce qui nous attend. Mettre Dieu de côté se traduit par le fait de se concentrer sur les choses visibles. Mettre Dieu de côté se traduit par l'esclavage, la défaite et le tremblement devant l'ennemi.
METTRE DIEU DE CÔTÉ SE TRADUIT PAR UNE OPPOSITION VIOLENTE ENVERS CEUX QUI FONT INTERVENIR DIEU
Quatrièmement, mettre Dieu de côté se traduit par une opposition violente envers ceux qui font intervenir Dieu. Regardez Nombres 14:5-9: « Moïse et Aaron tombèrent sur leur visage, en présence de toute l'assemblée réunie des enfants d'Israël. Et, parmi ceux qui avaient exploré le pays, Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunné, déchirèrent leurs vêtements, et parlèrent ainsi à toute l'assemblée des enfants d'Israël: Le pays que nous avons parcouru, pour l'explorer, est un pays très bon, excellent. Si l'Éternel nous est favorable, il nous mènera dans ce pays, et nous le donnera: c'est un pays où coulent le lait et le miel. Seulement, ne soyez point rebelles contre l'Éternel, et ne craignez point les gens de ce pays, car ils nous serviront de pâture, ils n'ont plus d'ombrage pour les couvrir, l'Éternel est avec nous, ne les craignez point! »
Qu'ont-ils dit de si grave pour qu'il soit écrit dans le verset 14:10: « Toute l'assemblée parlait de les lapider! » C'est incroyable! On ne croirait pas que cela soit possible! Ils n'ont fait que dire la vérité. Ils n'ont fait que dire que Dieu pouvait leur donner la terre, et les incrédules ont détesté cela, et ils ont dit: « Tuons-les. Lapidons-les. » C'est un fait, mais derrière cela se cache un principe, un principe intemporel, et je pense qu'il est toujours vrai. Je trouve incroyable que le mensonge soit accepté sous toutes ses formes. Nous avons là six cent mille croyants, des enfants de Dieu incrédules, contre deux personnes qui se sont levées pour dire: « Dieu va le faire! Dieu peut nous donner le pays! »
Je pensais autrefois que l'une des différences fondamentales entre la foi et l'incrédulité était d'avoir une doctrine correcte, un bon credo. Or, ce n'est pas le cas. Il s'agit d'une question de direction. La foi va dans une direction, et l'incrédulité dans une autre. Elles ne sont pas parallèles ou légèrement décalées dans la même direction. La foi et l'incrédulité sont sur une trajectoire de collision, et plus on fait intervenir Dieu, plus on entre en collision avec ceux qui Le laissent de côté. Ceux qui ne font pas intervenir Dieu, qui se contentent d'utiliser leur logique et leur raisonnement, et qui ne considèrent les choses qu'au niveau terrestre, pour une raison quelconque (c'est peut-être de l'aveuglement), ne supportent pas ceux qui font intervenir Dieu. Il n'y a aucune explication humaine à cette résistance, car ceux qui invoquent Dieu disent simplement qu'Il vous donnera tout sans rien en échange et fera de votre vie une bénédiction. Et ils ne peuvent pas le supporter. La foi fait intervenir Dieu, tandis que l'incrédulité Le laisse de côté.
Je pensais autrefois que la principale opposition à la vie chrétienne venait des non-croyants, des personnes non sauvées, mais ce n'est pas le cas. La principale opposition vient des croyants incrédules, et non des non-croyants incrédules. Vous rencontrerez certes une certaine opposition de leur part. Mais la principale opposition viendra du peuple de Dieu qui refuse d'accepter Dieu, et vous comprendrez pourquoi. Parce qu'en acceptant Dieu, vous allez à l'encontre de toute raison humaine et du cœur humain. Vous serez étonné de voir que si vous commencez à faire intervenir Dieu en permanence, ceux qui étaient vos amis les plus proches deviendront vos adversaires les plus acharnés. Vous le constaterez vous aussi. Tout comme les espions étaient minoritaires et les incrédules croyants majoritaires, vous constaterez que c'est également vrai. Ceux qui invoquent Dieu seront toujours minoritaires. Ils seront toujours le reste. Malheureusement, c'est souvent la parole de la majorité qui est crue, et c'est une chose triste.
METTRE DIEU DE CÔTÉ SE TRADUIT PAR LE CHÂTIMENT
Cinquièmement, mettre Dieu de côté se traduit par la verge de Dieu, c'est-à-dire le châtiment ou la punition. Il en a toujours été ainsi, comme en témoigne ce passage. Nombres 14:11 dit: « Et l'Éternel dit à Moïse: Jusqu'à quand ce peuple me méprisera-t-il? Jusqu'à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j'ai faits au milieu de lui? Je le frapperai par la peste, et je le détruirai. » Puis, dans le contexte, Moïse intercède, prie et dit: « Ne les dépossède pas, ne les anéantis pas. » Et Dieu répond: « C'est vrai, je ne le ferai pas, je leur pardonnerai et ma gloire remplira la terre. Mais je vais m'occuper d'eux. » Nombres 14:22-23 dit: « Tous ceux qui ont vu ma gloire, et les prodiges que j'ai faits en Égypte et dans le désert, qui m'ont tenté déjà dix fois, et qui n'ont point écouté ma voix, tous ceux-là ne verront point le pays que j'ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m'ont méprisé ne le verront point. Et parce que mon serviteur Caleb a été animé d'un autre esprit, et qu'il a pleinement suivi ma voie, je le ferai entrer dans le pays où il est allé, et ses descendants le posséderont. »
Et puis les versets 14:28-34 disent: « Dis-leur: Je suis vivant! dit l'Éternel, je vous ferai ainsi que vous avez parlé à mes oreilles. Vos cadavres tomberont dans ce désert. Vous tous, dont on a fait le dénombrement, en vous comptant depuis l'âge de vingt ans et au-dessus, et qui avez murmuré contre moi, vous n'entrerez point dans le pays que j'avais juré de vous faire habiter, excepté Caleb, fils de Jephunné, et Josué, fils de Nun. Et vos petits enfants, dont vous avez dit: Ils deviendront une proie! je les y ferai entrer, et ils connaîtront le pays que vous avez dédaigné. Vos cadavres, à vous, tomberont dans le désert; et vos enfants paîtront quarante années dans le désert, et porteront la peine de vos infidélités, jusqu'à ce que vos cadavres soient tous tombés dans le désert. De même que vous avez mis quarante jours à explorer le pays, vous porterez la peine de vos iniquités quarante années, une année pour chaque jour; et vous saurez ce que c'est que d'être privé de ma présence. »
Chaque fois que vous mettez Dieu de côté, vous pouvez vous attendre à ce qu'il s'occupe de vous. Il est fidèle à faire cela. Vous pouvez vous attendre à ce qu'Il s'oppose à vous. Le plan de Dieu pour chaque croyant est de lui permettre d'accéder à la terre où coulent le lait et le miel. La plupart des croyants n'y entrent pas à cause de leur incrédulité et se retrouvent dans un désert aride et poussiéreux, c'est l'opposition de Dieu. Ceux qui ont rejeté la terre promise et n'y sont pas entrés à cause de leur incrédulité ont une vie stérile et aride, comme le désert.
Avez-vous remarqué qu'un jugement spécial a été rendu à l'encontre des espions? On le trouve dans les versets 14:36-37. Ils ont été immédiatement tués par une plaie. Ils n'ont même pas eu le temps d'atteindre l'âge de quarante ans. Ils ont été exterminés. Les dix espions incrédules ont été frappés par une plaie. Je pense que le principe est le suivant: c'est une chose de rester en dehors du pays à cause de l'incrédulité; c'en est une autre de faire en sorte que d'autres y restent à cause de l'incrédulité. Je pense qu'ici, comme dans toutes les Écritures, Dieu porte un jugement spécial sur ceux qu'il a appelés à diriger, et cela est illustré par la peste.
METTRE DIEU DE CÔTÉ SE TRADUIT PAR DE L'ARROGANCE
Sixièmement, mettre Dieu de côté se traduit, dans les versets 14:39-45, par de l'arrogance. Les gens deviennent alors sûrs d'eux, audacieux et aventureux. Je crois que c'est l'expression culminante de l'incrédulité dans cette section, la façon dont elle se termine. Les versets 14:39-45 disent: « Moïse rapporta ces choses à tous les enfants d'Israël, et le peuple fut dans une grande désolation. Ils se levèrent de bon matin, et montèrent au sommet de la montagne, en disant: Nous voici! nous monterons au lieu dont a parlé l'Éternel, car nous avons péché. Moïse dit: Pourquoi transgressez-vous l'ordre de l'Éternel? Cela ne réussira point. Ne montez pas! car l'Éternel n'est pas au milieu de vous. Ne vous faites pas battre par vos ennemis. Car les Amalécites et les Cananéens sont là devant vous, et vous tomberez par l'épée. Parce que vous vous êtes détournés de l'Éternel, l'Éternel ne sera point avec vous. Ils s'obstinèrent à monter au sommet de la montagne; mais l'arche de l'alliance et Moïse ne sortirent point du milieu du camp. Alors descendirent les Amalécites et les Cananéens qui habitaient cette montagne; ils les battirent, et les taillèrent en pièces jusqu'à Horma. »
Le verset 14:42 dit: « L'Éternel n'est pas au milieu de vous. » Le verset 14:43 dit: « l'Éternel ne sera point avec vous.. » Je pense que l'incrédulité ne supporte pas que Dieu soit présent, alors elle fait un compromis. L'incrédulité aime à dire: « Faisons des choses audacieuses pour Dieu. » Mais cela ne fait pas venir Dieu pour autant. Dieu n'est pas avec eux. Beaucoup de gens pensent que c'est cela, la foi. Ils croient que la foi, c'est se lancer et faire quelque chose d'audacieux pour Dieu. Ce n'est absolument pas cela, la foi. La foi, c'est faire intervenir Dieu. La foi, c'est marcher avec le Seigneur. Peu m'importe que cela semble audacieux ou spirituel. Certaines personnes disent: « Je vais faire cela pour le Seigneur, je vais mettre cela en place, je vais aller là-bas, etc. » Cela semble si bien. Mais si Dieu ne l'avait pas demandé, s'Il n'est pas impliqué, c'est de la présomption, pas de la foi. C'est ce que fait l'incrédulité: elle refuse d'impliquer Dieu. Si, d'un côté, elle est simplement frustrée et finalement châtiée, elle bascule de l'autre côté et se transforme en présomption plutôt qu'en foi. La foi, c'est impliquer Dieu, pas gravir la colline de manière imprudente. Et bien entendu, Dieu n'était pas avec eux à ce moment-là.
Permettez-moi de résumer tout cela. Il n'y a qu'une seule source et un seul noyau à toute incrédulité. Rien d'autre ne vous empêchera d'accéder à la victoire, sauf le fait de vous éloigner de Dieu. Si vous faites entrer Dieu dans votre vie, si vous Le reconnaissez dans toutes vos voies, vous remporterez la victoire. C'est aussi simple que cela! Il n'y a pas grand-chose à faire. Il suffit de l'inviter à entrer! Reconnaissez-Le dans toutes vos pensées, dans tous vos raisonnements, dans toutes vos voies, et vous remporterez la victoire dans le Seigneur. Voici le test qui vous permettra de savoir si vous L'avez invité à entrer ou non. Êtes-vous anxieux quant à l'avenir? Si c'est le cas, c'est que vous avez mis Dieu de côté. Êtes-vous troublé par ce que vous voyez de vos yeux? Par toutes les choses qui s'opposent à vous? Si c'est le cas, vous avez laissé Dieu à l'écart. Êtes-vous en proie à l'esclavage, aux murmures et à la faiblesse dans votre vie? Craignez-vous l'ennemi? Si c'est le cas, vous avez laissé Dieu de côté. Méprisez-vous ceux qui ont fait entrer Dieu dans leur vie? Vous pensez peut-être qu'ils sont étroits d'esprit. Peut-être même avez-vous des pierres en main pour les lapider. Et peut-être haïssez-vous ceux qui font entrer Dieu dans la vie des autres. Si c'est le cas, vous avez mis Dieu de côté. Êtes-vous sous la verge de Dieu? S'occupe-t-Il de vous et vous châtie-t-Il? Alors vous vivez dans le désert. Si c'est le cas, vous l'avez laissé de côté. Enfin, êtes-vous présomptueux? Agissez-vous pour être spirituel, ou parce que Dieu est avec vous? Ou marchez-vous simplement avec Lui? Si vous êtes présomptueux, vous avez laissé Dieu de côté.
Permettez-moi de résumer ces deux chapitres, puis nous reprendrons là la suite lors de notre prochaine étude. Dieu nous a donné une leçon concrète merveilleuse. Tout au long de la Bible, l'Égypte est une image du péché. Ils ont traversé la mer Rouge par la puissance et par le sang: la puissance est illustrée par toutes les plaies et le sang par l'agneau pascal. Le moyen de sortir d'Égypte, c'est la puissance et le sang. Dieu voulait qu'ils traversent le Jourdain et entrent dans la terre promise, le pays de Canaan. Ils devaient y entrer de la même manière qu'ils en étaient sortis. Dieu a ouvert ce fleuve; Il devait l'ouvrir. Il fallait que ce soit un miracle. Lorsqu'ils se sont trouvés devant la mer Rouge, Il leur a donné un ordre en deux mots: « Avancez. » Que leur fallait-il pour avancer? La réponse est un puissant miracle de Dieu, et c'est ce dont vous avez toujours besoin pour avancer. Personne n'avance sans un puissant miracle de Dieu.
Entre l'Égypte et Canaan se trouvait un désert avec un grand D pour le désert, le découragement, la défaite et la déprime. C'était un désert. Mais ce n'est pas le plan de Dieu pour notre vie. Voici la question que je vais vous poser. Avez-vous traversé le deuxième fleuve? Vous me demanderez peut-être si je parle d'une deuxième bénédiction dans ma vie. Non, je ne parle pas d'une deuxième bénédiction. Je parle de Colossiens 2:6 qui dit: « Comme vous avez reçu Christ (comme vous êtes sortis), marchez en lui. » Entrer est le plan de Dieu pour votre vie. Et ils n'y sont pas entrés à cause de leur incrédulité. Toute leur expérience ici était due à leur incrédulité.
La question est: avez-vous traversé le Jourdain spirituellement? Qu'est-ce que cela signifie? C'est très simple. Cela signifie simplement: avez-vous quitté le pays de la désobéissance pour entrer dans le pays de l'obéissance? Si ce n'est pas le cas, faites-le! Comment peut-on faire cela? Vous le faites de la même manière que vous avez été sauvé. Comme vous avez reçu le Seigneur Jésus Christ, marchez en Lui. Vous pouvez le faire par la simplicité de la foi. Il suffit de faire confiance à Dieu, et dès l'instant où vous faites confiance à Jésus et où vous vous tournez vers Dieu, vous êtes dans le pays; le pays où coulent le lait et le miel.
Prions:
Seigneur, nous te louons pour ces deux chapitres. Nous savons que, dans la mesure où nous Te mettons de côté, nous nous inquiétons pour l'avenir et pour ceux qui s'opposent à nous. Nous sommes alors tout simplement frustrés. Lorsque nous faisons entrer Dieu dans notre vie, nous possédons le pays. Apprends-nous à marcher par la foi et à faire entrer Dieu dans notre vie de manière constante. Merci de vouloir accomplir cela en nous. Au nom de Jésus, amen.