MARC PARTIE 7 - L'ESPRIT SOURD ET MUET

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre septième leçon sur ce merveilleux évangile de Marc.

Alors que nous nous apprêtons à étudier la Parole de Dieu, je rappelle à mon cœur, et je vous rappelle, qu'il n'existe qu'un seul principe indispensable à l'étude de la Bible. Il existe de nombreux outils utiles. Rendons grâce à Dieu pour chaque ouvrage, chaque ressource, chaque aide, chaque commentaire, chaque étude lexicale, chaque atlas et chaque sermon. Les aides sont nombreuses, mais il y en a une qui est indispensable. En fin de compte, nous nous présentons comme de petits enfants devant le Seigneur et nous faisons confiance au Saint-Esprit pour qu'Il mette en lumière le Christ. Il n'y a pas d'autre moyen d'étudier la Bible. Nous étudions Marc, mais le but n'est pas Marc. Dieu nous a donné Sa Parole afin que nous puissions Le connaître. Et qu'il s'agisse de Romains, de Marc, des Psaumes ou de la Genèse, tout vise à connaître le Seigneur.

Permettez-moi maintenant de lire ces versets. Vous ne le réaliserez qu'à la fin, mais cela est en lien avec beaucoup de choses que nous allons partager dans cette leçon. Il s'agit de 1 Jean 5:18-20 qui dit: « Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus Christ. C'est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. » J'aimerais souligner cette petite phrase, « Il nous a donné l'intelligence pour », pour Le connaître. Le but n'est pas la compréhension. J'espère qu'à la fin, nous comprendrons un peu mieux, mais l'objectif est de connaître le Seigneur. Gardons cela à l'esprit et consacrons-Lui notre temps.

Prions:

Notre Père céleste, merci à nouveau pour le privilège qui nous est accordé de nous réunir et de faire confiance au Saint-Esprit pour qu'Il mette le Seigneur Jésus à l'honneur, puis de nous accorder la grâce de nous L'approprier alors que Tu te présentes à nous, et enfin de marcher dans la lumière comme Tu es dans la lumière. Merci de venir à notre rencontre. Nous ne méritons pas cette rencontre, mais Jésus, Lui, la mérite. C'est pourquoi nous venons au nom de Jésus, qui triomphe de tout. Amen.

RÉSUMÉ

Nous allons aborder encore quelques points avant de nous plonger véritablement dans l'Évangile selon Marc. Si Dieu le veut, nous terminerons l'introduction dans cette leçon. J'ai mis l'accent sur ce merveilleux verset, qui constitue le thème de l'Évangile selon Marc. Il s'agit du verset 10:45: « Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » Le message de Marc est cette vérité glorieuse selon laquelle Jésus est le serviteur extraordinaire. En parcourant l'Évangile selon Marc, vous constaterez que l'accent n'est pas mis sur ce qu'Il a dit. Marc omet une grande partie de cela, mais plutôt sur ce qu'Il a fait, sur Ses miracles, Ses signes, Ses prodiges. Et Jésus est le serviteur extraordinaire. Remarquez à quel point j'insiste sur le mot « est. »

Beaucoup de gens regardent Marc et disent: « Eh bien, Jésus était ce serviteur extraordinaire lorsqu'Il vivait sur terre. » Cela ne fait aucun doute, mais aujourd'hui, Il vit dans mon cœur, et Il est toujours ce serviteur extraordinaire. Ce n'est pas moi qui sers Jésus. C'est Jésus qui se sert Lui-même. Et c'est Lui le serviteur extraordinaire. Nous devons nous défaire de cette idée selon laquelle nous sommes sauvés pour servir le Seigneur. C'est vrai d'un point de vue secondaire, mais pas d'un point de vue fondamental. La vérité, c'est qu'Il est le serviteur. Il nous sert, puis Il sert le monde à travers nous. C'est donc ce que nous examinons.

Nous étudions Marc afin d'être prêts. En d'autres termes, en examinant Marc et en voyant comment Il a agi il y a 2 000 ans, nous pouvons alors nous attendre à ce qu'Il agisse de la même manière. C'est ainsi qu'Il va agir aujourd'hui, alors qu'Il vit à nouveau. La seule différence entre Sa vie d'il y a 2 000 ans et Sa vie aujourd'hui, c'est qu'il y a 2 000 ans, Il se déplaçait dans un corps incarné qui Lui avait été donné par le Saint-Esprit à travers la Vierge Marie. Aujourd'hui, Il se déplace dans un nouveau corps, et nous sommes ce corps.

C'est le même Jésus, qui exerce le même ministère. C'est un ministère de rédemption, mais Il a désormais un nouveau corps. Et donc, pour nous, la meilleure chose que nous puissions faire est de nous donner à Lui pour vivre. Non pas de vivre pour Lui, mais de faire cet échange. Tout comme Il est mort autrefois à notre place, Il veut désormais vivre à notre place. C'est là l'idée centrale de Marc, et c'est pourquoi nous étudions ce merveilleux évangile. Il est le serviteur. Nous sommes Son instrument. Nous sommes Ses canaux. Nous sommes Ses agents. Quelqu'un dira peut-être: « Je suis missionnaire. » Non, il n'y a qu'un seul missionnaire. Son nom est Jésus. Vous êtes un canal missionnaire. Il n'y a qu'un seul évangéliste. Son nom est Jésus. Vous êtes peut-être le canal de l'évangélisation, mais vous n'êtes pas l'évangéliste. Vous n'êtes pas celui qui gagne les âmes. C'est Lui qui gagne les âmes.

Lors de notre précédente étude, j'ai tenté d'apporter une réponse partielle à la question suivante: pourquoi Jésus ordonnait-Il parfois de se taire à ceux qui le rencontraient? Parfois, Il disait aux démons: « Tais-toi, ne laisse personne savoir qui je suis. » Parfois, Il disait à certaines personnes qu'Il avait guéries: « Ne le dis à personne, tais-toi. » Parfois, il disait à ses disciples de ne le dire à personne. J'ai donc donné quatre réponses à cette question, quatre réponses possibles.

La réponse générale est que notre Seigneur Jésus était un Messie humble selon Matthieu 12:15-21. Matthieu cite une prophétie qui dit qu'Il ne se contestera pas, qu'Il ne criera pas, que personne n'entendra sa voix dans les rues, qu'Il ne brisera pas le roseau cassé, qu'Il n'éteindra pas la mèche qui fume encore. C'est un Sauveur humble. Tout comme vous pourriez offrir un cadeau à quelqu'un en lui glissant à l'oreille: « Ne le dis à personne. » C'était un Sauveur généreux. Il agissait souvent en disant: « Ne l'annoncez pas dans les rues, gardez cela anonyme. » Il ne cherchait pas à devenir célèbre ni à être une personnalité. Jésus a dit: « Je cherche le roseau cassé. Je veux guérir le roseau brisé. Je cherche le lumignon fumant, l'étincelle qui est sur le point de s'éteindre. » Tel était Son ministère. Et comme Il l'a agi alors, c'est exactement de cette manière qu'Il va agir en nous et à travers nous.

Outre cette réponse générale selon laquelle Jésus demandait aux gens de se taire parce qu'Il était humble, j'ai suggéré qu'Il demandait peut-être aussi aux démons de se taire pour une certaine raison, puis qu'Il avait une autre raison de demander à ceux qu'Il avait guéris de se taire, et encore une autre raison de demander à Ses disciples de se taire. Je ne vais pas reprendre la leçon, mais je vais en énoncer les principes.

Pourquoi a-t-Il ordonné aux démons de se taire? La réponse que j'ai avancée est qu'Il ne veut pas du témoignage d'hypocrites. Et s'il y a bien un hypocrite, c'est Satan. Il a demandé à ceux qu'Il avait guéris de se taire, car c'était leur vie transformée qui devait parler. Et c'est pour cela qu'Il a dit au lépreux: « va te montrer au sacrificateur, afin que cela leur serve de témoignage. » C'est pour cela qu'Il leur a demandé de se taire. Il a demandé à Ses disciples de se taire jusqu'à ce qu'Il ressuscite. Pas pour toujours, juste jusqu'à ce qu'Il ressuscite. La raison pour laquelle Il leur a dit cela, c'est qu'au moment où ils faisaient l'expérience du Christ, ils ne savaient pas de quoi ils parlaient. Une minute, Pierre dit: « Je vais aller avec le Christ. » Et la minute d'après, il dit: « Tu n'iras jamais vers la croix. Je me tiendrai là. Je ne le permettrai pas. » Et Jésus a dit: « Ne parlez pas maintenant tant que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous ne saurez pas de quoi vous parlez tant que vous n'aurez pas rencontré le Christ ressuscité. Et lorsque le Christ ressuscité viendra et vivra en vous par le Saint-Esprit, alors vous serez prêts à témoigner. » C'est pour ces raisons qu'Il a dit cela.

C'est là que nous en étions restés. Maintenant, si cela ne prête pas trop à confusion, j'aimerais revenir sur cette question et vous faire part d'un petit ajout, une petite précision. Et cela répond à la question suivante: pourquoi Jésus a-t-il ordonné aux démons de se taire? Marc 1:23 dit: « Il se trouva dans leur synagogue un homme qui avait un esprit impur, et qui s'écria: Qu'y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es: le Saint de Dieu. Jésus le menaça, disant: Tais-toi, et sors de cet homme. » Marc 1:34 dit: « Il guérit beaucoup de gens qui avaient diverses maladies; il chassa aussi beaucoup de démons, et il ne permettait pas aux démons de parler, parce qu'ils le connaissaient. » Marc 3:11-12 dit: « Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui, et s'écriaient: Tu es le Fils de Dieu. Mais il leur recommandait très sévèrement de ne pas le faire connaître. »

Je pense qu'il y a une autre raison possible pour laquelle Jésus a ordonné aux démons de se taire. Dans un livre que j'ai lu récemment les auteurs partagent une autre explication. C'est une raison que je n'avais jamais lue et à laquelle je n'avais jamais pensé. Mais je pense qu'elle a une certaine valeur, et j'aimerais donc la partager avec vous. L'un des arguments avancés par ces auteurs dans l'élaboration de cet ouvrage est que le Seigneur Jésus, en tant qu'homme représentatif — non pas en tant que Dieu, mais Jésus en tant qu'homme, en tant que dernier Adam, en tant que descendance de la femme —, allait vaincre Satan. Le problème venait de l'homme et, en tant qu'homme, c'est lui qui allait le résoudre. Comme c'était la postérité de la femme qui devait écraser la tête du serpent, ils ont suggéré que, comme toujours, Satan est un antagoniste et qu'il essayait sans cesse de pousser Jésus à le combattre en tant que Fils de Dieu, plutôt qu'en tant que Fils de l'homme, même dans le désert. On voit bien que lorsque Satan le tentait, il lui disait: « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas. Si tu es le Fils de Dieu, transforme ces pierres en pain », et ainsi de suite. Les auteurs ont laissé entendre que la confession de ces démons, lorsqu'ils se prosternaient devant Jésus, correspondait davantage à une moquerie.

Vous vous rappelez peut-être ce que les soldats ont fait au Seigneur Jésus. Matthieu 27:27-31 dit: « Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte. Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d'un manteau écarlate. Ils tressèrent une couronne d'épines, qu'ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s'agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant: Salut, roi des Juifs! Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier. »

Vous voyez, c'était une moquerie. Et c'est exactement ce que les auteurs suggèrent.Ils disent que c'est ce que les démons essayaient de faire lorsqu'ils se prosternaient. Ils se moquaient simplement du Seigneur Jésus, essayant de le pousser à les combattre en tant que Dieu. Ils ne voulaient pas monter sur le ring contre le Fils de l'homme. Ils voulaient monter sur le ring et l'encourager à agir en tant que Dieu. Nous n'en savons rien, mais cela pourrait être une autre raison. Très bien, c'est suffisant pour cette question.

Alors que nous arrivons au terme de notre introduction à l'Évangile selon Marc, et puisque nous avons parlé de la lutte du Seigneur contre Satan et les esprits impurs, je voudrais dire quelques mots au sujet Marc 9:25: « Jésus, voyant accourir la foule, menaça l'esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant, et n'y rentre plus. »

De toute évidence, à la lecture du récit, ce démon était un peu différent. Ce n'est pas qu'il y résidait en permanence, mais il revenait sans cesse. Tantôt il était là, tantôt il n'y était pas, il ne restait pas. Il ne cessait simplement pas de lui rendre visite, cela explique donc pourquoi il a dit: « Ne rentre plus en lui. Assez de ces sottises. »

Nous pouvons nous demander pourquoi notre Seigneur Jésus s'est adressé à l'esprit impur en le qualifiant de sourd et muet. Pour cela nous devons examiner attentivement le contexte et faire le lien avec le thème central de l'Évangile selon Marc.

Je voudrais revenir un peu en arrière, au moment où notre Seigneur Jésus exerçait son ministère depuis environ un an. Marc 6:7 dit: « Alors il appela les douze, et il commença à les envoyer deux à deux, en leur donnant pouvoir sur les esprits impurs. » Or, Matthieu ajoute quelque chose à cette mission. Matthieu 10:1 dit: « Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. » C'est à ce moment-là que Jésus a envoyé les douze deux par deux ; bien plus tard, il enverra les soixante-dix deux par deux, mais cela se passe environ un an avant l'épisode que nous allons examiner. Selon les experts, cette mission consistant à partir deux par deux a eu lieu environ un an avant la transfiguration.

On ne sait pas avec certitude combien de temps ils ont passé sur la route. Comme je l'ai laissé entendre, les commentateurs estiment que cela a duré environ un an. Nous savons que cela ne s'est pas fait du jour au lendemain et que cela ne s'est pas déroulé en un week-end. Nous savons qu'ils ont été envoyés dans de nombreuses villes et de nombreux villages et qu'on leur avait ordonné, selon Matthieu 10:11, que, quelle que soit la ville ou le village où ils entreraient, ils devaient se renseigner pour savoir qui en était digne et rester dans sa maison jusqu'à ce qu'ils quittent la ville. Cela a donc pris un certain temps, et je pencherais pour un peu moins d'un an.

Très bien, rien qu'au niveau humain, en tant que chrétien vous avez aussi déjà vu le Seigneur à l'œuvre. Vous savez, cela a dû être une année passionnante pour ces douze disciples lorsqu'ils sont partis. Cela a dû se passer avant qu'ils ne soient mandatés. Ils avaient été témoins du Seigneur Jésus accomplissant ces mêmes choses, purifiant les lépreux et guérissant les malades. Et maintenant, ils sont envoyés et, de manière étonnante, ils vivent les mêmes choses qu'ils ont observées chez notre Seigneur Jésus. Matthieu 10:7-8 dit: « Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » Ils vivaient désormais les mêmes choses qu'ils avaient observées lorsque Jésus parcourait les chemins et accomplissait ces œuvres.

Ne lisez pas ceci à la légère, c'était bien réel, c'était littéralement vrai.Il ne s'agissait pas d'un simple rituel religieux. Les malades allaient mieux, ils étaient guéris. Les lépreux étaient purifiés. Les morts revenaient à la vie. Et cela a duré une année entière. Imaginez ce qui se passait jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, et peut-être même plusieurs fois par jour, par semaine et par mois, dans de nombreux villages, dans de nombreuses villes. Et ils étaient enthousiastes. Et quand ils rentraient, ils devaient raconter tout ce qui c'était passé.

Voici que nous lisons en Luc à leur retour. Luc 9:10 dit: « Les apôtres, étant de retour, racontèrent à Jésus tout ce qu'ils avaient fait. Il les prit avec lui, et se retira à l'écart, du côté d'une ville appelée Bethsaïda. » Je suppose qu'ils étaient enthousiastes. Mais nous pouvons nous poser la question de: «Est-ce que c'était donc la fin? » C'est la question qui se pose ici. J'aimerais vous présenter le contexte à cause d'un choc qui a frappé les disciples. Et c'est une chose incroyable. Laissez-moi vous expliquer. Et que Dieu nous éclaire.

Il s'agit du récit de la Transfiguration. On le trouve dans Matthieu 17, dans Marc 9 et dans Luc 9. Est-ce que vous vous souvenez de ce récit? Penchons-nous sur Marc. Marc 9:2 dit: « Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux. » À présent et pour l'instant, je ne veux pas m'attarder sur ce merveilleux événement. Lorsque nous avancerons chapitre par chapitre, nous aborderons la transfiguration.

Ce que j'aimerais souligner ici, c'est que le voyage missionnaire est terminé. Ils sont rentrés chez eux. Ils sont de retour. Leur expérience charismatique, qui a duré une année entière, appartient désormais au passé pour eux. Trois des douze disciples se trouvent sur la montagne avec Jésus. Ce qui signifie que neuf d'entre eux sont ailleurs. La question est donc la suivante: où est André? Où est Philippe? Où est Barthélemy? Où est Thomas? Où est Matthieu? Où est Jacques, le fils d'Alphée? Où est Thaddée? Où est Simon le Zélote? Où est Judas Iscariote, celui qui allait le trahir? Comme Jésus l'a un jour demandé au lépreux guéri: « Où sont les neuf? », nous nous posons la même question.

Eh bien, la Bible nous dit où ils se trouvent. Ils sont au pied de la montagne. Jésus et les trois disciples se trouvent en haut. Eux, ils sont en bas. Que faisaient-ils? Ou plutôt, que cherchaient-ils à faire? Marc 9:14-18 dit: « Lorsqu'ils furent arrivés près des disciples, ils virent autour d'eux une grande foule, et des scribes qui discutaient avec eux. Dès que la foule vit Jésus, elle fut surprise, et accourut pour le saluer.Il leur demanda: Sur quoi discutez-vous avec eux? Et un homme de la foule lui répondit: Maître, j'ai amené auprès de toi mon fils, qui est possédé d'un esprit muet. En quelque lieu qu'il le saisisse, il le jette par terre; l'enfant écume, grince des dents, et devient tout raide. J'ai prié tes disciples de chasser l'esprit, et ils n'ont pas pu. »

Si vous lisez le récit dans son intégralité, vous en aurez une vision complète. C'est une scène triste et désespérée, comme vous pouvez l'imaginer. Au début, selon le récit, on a donné un ordre aux disciples. On ne leur a pas demandé. On leur a dit: « Chassez ce démon de mon fils. » Puis on leur a demandé: « Je vous en prie, chassez ce démon de mon fils. » Luc 9:40 dit: « J'ai prié tes disciples de le chasser, et ils n'ont pas pu. » Cela a commencé par « chassez-le », puis « je vous en prie, chassez-le; je vous en supplie, chassez-le. » Ceux qui connaissent le grec nous disent que la forme utilisée est répétée à maintes reprises. Ils ne l'ont pas fait une seule fois. Ils ne l'ont pas fait deux fois. Et le père suppliait, suppliait et suppliait encore, pendant que les disciples eux essayaient, essayaient et essayaient encore. Voilà ce qui se passait. Ils essayaient de refaire ce qu'ils venaient de faire pendant toute une année, et cela ne fonctionnait pas. Cela ne fonctionnait tout simplement pas. Vous pouvez donc imaginer la confusion qui régnait chez ces neuf disciples.

Est-ce que vous voyez le contraste: pendant près d'un an, ils avaient été témoins de signes, de prodiges et de miracles chaque jour et même plusieurs fois par jour. À présent, ils se retrouvent face à une situation désespérée. Un père au cœur brisé avec son fils unique. Et ce fils est tourmenté, et ce depuis son enfance, par un esprit maléfique qui s'empare de lui et le jette violemment à terre.

D'abord, il hurle, puis il se tait. Ensuite, il est pris de convulsions. Il écume. Il grince des dents. Il se jette dans le feu, essayant de se détruire. Les disciples ont donc essayé de le chasser, mais cela ne marche pas. Ils essaient encore et encore. Cela ne marche pas, et à chaque fois, le père pleure, supplie et les implore. Le fils est tourmenté, se roulant par terre dans un désarroi total.Les neuf disciples sont dans une situation extrêmement déroutante, car dans leur esprit et dans leur cœur, ils sont en train de se dire: « Que s'est-il passé? J'ai perdu mon autorité. Que s'est-il passé? Avant, ça marchait. Maintenant, ça ne marche plus. J'ai perdu mon ministère. » Une grande discussion s'engage alors; Marc 9:14 dit: « Lorsqu'ils furent arrivés près des disciples, ils virent autour d'eux une grande foule, et des scribes qui discutaient avec eux. »

Laissez-moi, s'il vous plaît, faire un petit aparté. Lorsque vous arrivez à un passage, ne vous contentez pas de lire ces choses à la légère. Demandez au Saint-Esprit de vous montrer le Seigneur Jésus. Chaque histoire est rédemptrice.

On peut facilement l'imaginer. Chacun a sa propre explication de ce qui se passe. Les disciples sont désemparés. Ils veulent tellement aider. Et pourtant, ils ont déjà vécu cela. Ils l'ont vu de leurs propres yeux. Mais aujourd'hui, ça ne marche pas. Et j'imagine qu'ils sont gênés parce que ce sont « des professionnels », vous voyez, et ils sont un peu embarrassés. Ils ont un peu la face au sol. Le père est anéanti. Il est tout simplement anéanti parce que son fils est tourmenté et que les professionnels n'ont pas pu l'aider. Et l'ennemi, lui, jubile, il rit et il se moque en disant: « Allez-y. Réessayez. Peut-être que ça marchera cette fois-ci. » La question qui se pose est donc pourquoi cela a-t-il fonctionné mois après mois sans interruption et soudainement, cela ne fonctionne plus? Tout cela constitue le contexte de la question. Pourquoi Jésus a-t-il dit: « Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant? » Très bien. Je vais relire le même passage.

Marc 9:19-26 dit: « Race incrédule, leur dit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi. On le lui amena. Et aussitôt que l'enfant vit Jésus, l'esprit l'agita avec violence; il tomba par terre, et se roulait en écumant. Jésus demanda au père: Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive? Depuis son enfance, répondit-il. Et souvent l'esprit l'a jeté dans le feu et dans l'eau pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous. Jésus lui dit: Si tu peux!... Tout est possible à celui qui croit. Aussitôt le père de l'enfant s'écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité! Jésus, voyant accourir la foule, menaça l'esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant, et n'y rentre plus. Et il sortit, en poussant des cris, et en l'agitant avec une grande violence. L'enfant devint comme mort, de sorte que plusieurs disaient qu'il était mort. Mais Jésus, l'ayant pris par la main, le fit lever. Et il se tint debout. »

Reprenons Marc 9:25 qui dit: « Jésus, voyant accourir la foule, menaça l'esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant, et n'y rentre plus. » Jésus a qualifié cet esprit maléfique de sourd et muet. Et ma question est pourquoi?

Or, l'effet produit sur le garçon ne vous amènerait pas à penser que Jésus qualifierait cet esprit de « sourd et muet. » Il est vrai que Matthieu ou Marc 9:26 indique que c'est ainsi que cela commence. Toute l'histoire commence par les cris du garçon. Et le texte grec précise « à pleins poumons. » Il commence tout simplement par crier à pleins poumons. Puis, soudain, il devient muet. Mais rien n'est dit sur le fait que le garçon soit devenu sourd. En revanche, il est dit qu'il est devenu muet. Je me serais attendu à ce que Jésus dise quelque chose comme ceci: « Sors de lui, toi qui le tourmente. » Ou « Sors de lui, toi, monstre cruel. » Ou « Sors de lui, esprit de violence. » Ou peut-être aurais-je dit: « Sors de lui, toi, le gros tyran qui s'en prend à ce petit enfant. »

Mais Jésus dit: « Sors de lui, esprit sourd et muet! » Quel est le lien? Comment cela s'accorde-t-il avec l'état du garçon? Permettez-moi de faire cette suggestion. Avez-vous remarqué ce que dit Marc 9:25: « Jésus, voyant accourir la foule, menaça l'esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant, et n'y rentre plus. » Oui. Jésus dit: « Sors. » Pensez-vous que cet esprit maléfique ait répondu: « Comment ça, répétez, parlez un peu plus fort. Je ne vous entends pas. Vous savez, j'ai une déficience auditive. Je suis sourd. Vous allez devoir parler plus fort si vous voulez que je vous prête attention. » Je vous le dis, il n'en est pas question, pas quand Jésus parle.

J'aimerais souligner ces paroles: « Je te l'ordonne, sors de cet enfant. » Permettez-moi de vous poser cette question. Lorsque Jésus parlait avec autorité, pensez-vous que cet esprit malin était sourd et muet face à Jésus? Il est sourd et muet mais lorsque Jésus parle, tout le monde écoute. Je vous le dis, même Lazare se redresse dans son tombeau. Jésus l'appelle par son nom et lui dit: « Sors! » Quand Jésus parle, vous écoutez. L'esprit n'était pas sourd et muet face à Jésus. Il n'est pas obligé de nous accorder la moindre attention. Lorsque cela servira ses intérêts, il le fera, alors il vous accordera son attention. Il peut m'ignorer, mais il ne peut pas ignorer Jésus.

Envers qui l'esprit était-il sourd et muet? Envers les neuf disciples. Voyez-vous, les disciples ordonnaient à l'esprit: « Sors d'ici. » Mais il n'a pas entendu un seul mot. L'esprit n'a pas écouté. L'esprit était sourd et muet face aux neuf disciples qui tentaient de lui donner des ordres. Frères et sœurs en Christ, comprenez bien ceci et que Dieu nous aide à cet égard. Le diable n'est pas obligé de nous écouter. Satan est sourd et muet à notre égard.

Très bien, est-ce que vous voyez bien pourquoi? Il doit l'écouter. Il doit obéir à Jésus. Il doit même obtenir la permission d'entrer dans un troupeau de porcs. Jésus a l'autorité, la seigneurie absolue sur l'ennemi. Et quand Jésus parle, il ne dit pas: « Je suis sourd et muet. » Quand Jésus parle, il claque des talons et salue. Et il doit obéir au Seigneur.

Tous ces événements historiques sont rédempteurs. Vous devez vous rappeler comment tout cela se déroule. Les disciples sont en formation et Jésus est en train de les enseigner. Finalement, lorsque vous arriverez aux Actes, vous découvrirez la vie échangée et la vie intérieure. C'est-à-dire que le Christ vit en moi et à ma place. Mais pour l'instant, ils sont en formation. Ils commencent tout juste à apprendre. Ils regardent Jésus faire toutes ces choses et ils sont envoyés. Et, chose étonnante, ils accomplissent toutes ces choses. Puis ils reviennent et c'est le temps de passer à un cours de perfectionnement dans le ministère. Ils sont sur le point de suivre ce cours de perfectionnement.

Ils ont vu Jésus le faire. Et d'une manière ou d'une autre, une fois sur le terrain, ils se sont dit: « Je peux aussi le faire. » Non, vous ne le pouvez pas. C'est Jésus qui le peut. Il peut le faire à travers vous. Vous voyez, c'est là le message de Marc. Et c'est pourquoi tout cela s'inscrit dans le cadre de Marc. Voici le tout dernier verset du livre de Marc. Voici comment le livre se termine. Marc 16:20 dit: « Et ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient. » Ce n'était pas eux, c'est le Seigneur qui agissait avec eux.

Ce qu'il nous faut comprendre, c'est ce que cela signifie lorsque la Bible dit que Jésus leur a donné de l'autorité. Leur a-t-Il donné de l'autorité? En effet, je devrais dire que la Bible n'est pas vraie si je ne croyais pas cela. Il leur a donné de l'autorité. Mais dans le contexte global des Écritures, que signifie le fait que Dieu donne de l'autorité aux chrétiens? Jésus s'est servi de cet échec colossal pour les aider à comprendre ce que signifie avoir de l'autorité et aller de l'avant au nom de Jésus. Nous devons donc comprendre cela.

Je vais l'exprimer très simplement, puis ajouter quelques remarques et essayer de développer cette idée. Je veux faire confiance au Seigneur, et je vous invite à Lui faire confiance avec moi, afin que le Seigneur nous donne Sa vie. Si je dis quoi que ce soit qui relève de la chair et du sang, je prie pour que cela vous passe au-dessus de la tête. Ignorez-le si cela vient d'un homme. Mais cela pourrait venir du Seigneur, alors ouvrez votre cœur pour recevoir cela. N'est-ce pas ainsi que fonctionne l'autorité déléguée? Exactement. Voici le principe que je vais essayer de vous transmettre. Jésus a l'autorité et j'ai Jésus. Ce n'est pas si difficile. Jésus a l'autorité et je n'ai pas l'autorité. Mais Jésus a l'autorité et j'ai Jésus qui a l'autorité. Maintenant, écoutez le Grand ordre missionnaire de Matthieu 28:18-19. C'est la dernière chose qu'il va dire. Matthieu 28:18-19 dit: « Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez… » Il n'a pas dit: « Tout pouvoir vous a été donné…»

Jésus n'a dit: Je vous donne l'autorité d'aller et vous partez me représenter avec quelque chose qu'on appelle l'autorité. » Dieu ne vous donne pas quelque chose qu'on appelle « l'autorité » et Jésus. Il ne vous donne que Jésus. Il ne vous donne pas quelque chose qu'on appelle « le pouvoir » et Jésus. Il ne vous donne que Jésus. Il ne vous donne pas quelque chose qu'on appelle « la paix » et Jésus. Il ne vous donne que Jésus. Si vous avez Jésus, vous avez la joie. Si vous avez Jésus, vous avez la paix. Si vous avez Jésus, vous avez l'autorité. Il essaie de faire passer ce grand message. Je reviendrai là-dessus. Mais d'abord, revenons au récit et à ces neuf disciples

Je suis sûr qu'ils étaient pour le moins embarrassés. Mais je pense qu'ils étaient plus perplexes qu'embarrassés. Ils sont déconcertés. Ils ont parlé au nom de Jésus. Ils l'avaient vu à l'œuvre pendant un an. Et maintenant, cela ne fonctionne plus. Ce père désespéré vient vers eux. C'est une situation désespérée. Il vient demander de l'aide aux professionnels. Et les professionnels ne peuvent pas l'aider. Ce n'est pas qu'ils n'aient pas essayé. Ils l'ont fait. Ils ont essayé encore et encore et encore.

Enfin, cette journée touche à sa fin. C'est terminé. Et les disciples, pour être honnête, ont besoin de réponses. Ils ont besoin de réponses. Cela les laisse perplexes. Ils sont désorientés. Ils sont déconcertés. Ils sont frustrés. Ils ont essayé. Et c'est ce que nous lisons dans Marc 9:28: « Quand Jésus fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier: Pourquoi n'avons-nous pu chasser cet esprit? » Ils disent en quelque sorte à Jésus: « Nous devons savoir ce qui s'est passé. Explique-nous. » Et il répond au verset 9:29: « Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière. »

Très bien, Matthieu nous donne maintenant plus de détails. Matthieu 17:19-21 dit: « Alors les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier: Pourquoi n'avons-nous pu chasser ce démon? C'est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible. Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne. »

Matthieu ajoute donc deux choses. Il dit que leur problème réside dans la faiblesse de leur foi. Puis il ajoute le jeûne à la prière. Et il dit: « Ce genre-là ne sort que par la prière et le jeûne. » Or, pour ceux d'entre vous qui ont de l'expérience dans les choses du Seigneur, vous devriez savoir à présent que je viens d'ouvrir une énorme boîte de Pandore. Et je dis cela parce que j'aborde la question de l'autorité dont disposent les chrétiens pour guérir et chasser les démons.

L'IMPORTANT DANS LA FOI EST L'OBJET DE LA FOI

Je parle ici de la place de la foi dans le ministère et de la place du jeûne dans le ministère. Et vous savez, quand on aborde les thèmes de l'autorité, de la foi et du jeûne, les gens aiment bien s'emparer de ces sujets et s'en emparer à fond. Et nous en sommes donc là. Je vais essayer de répondre à tout cela en une seule réponse. Que Dieu m'aide et nous aide. Jésus a dit que le problème venait d'un manque de foi. Je vais donc reprendre là où nous en étions. Nous l'avons souligné à maintes reprises. Et je suis sûr que vous vous souvenez que l'important dans la foi, ce n'est pas la foi elle-même. L'important dans la foi, c'est l'objet de la foi. Et Jésus est l'objet de la foi. L'une des choses qui vous fera le plus de mal, c'est d'essayer d'avoir foi en votre foi et de faire confiance à votre confiance.

Nous ne devons pas avoir foi dans notre foi, nous devons avoir foi en Jésus. Et c'est pourquoi un peu de foi en un grand objet suffit: tout ce dont vous avez besoin, c'est de Jésus. Peu importe que vous ayez un peu de foi ou beaucoup de foi. L'important, c'est Jésus. Et quand Jésus leur a dit: « Votre problème, c'est la foi », Il voulait dire qu'ils avaient perdu l'objet de leur foi. Voilà le problème c'est la faiblesse de notre foi, c'est parce qu'ils ne faisaient pas confiance à Jésus. Ils essayaient de faire partir le démon parce que cela semblait logique. Ils pensaient avoir l'autorité. Lorsqu'il les a envoyés, il a dit: « Je vous donne l'autorité sur ces choses. » Et ainsi, ils sont partis sans se dire: « Je vais faire confiance à Jésus pour qu'Il accomplisse cela à travers moi, même s'Il est invisible. » Ils sont partis parce qu'ils avaient l'autorité. Avant leur mission, ils avaient vu Jésus le faire. Pendant leur mission, c'était Jésus qui agissait, mais ils pensaient agir en vertu de Son autorité. Et après leur mission, ils ont oublié l'objet de leur foi. Ils n'ont pas fait confiance au Seigneur. C'est pourquoi Il a dit: « C'est à cause de votre incrédulité. »

Très bien, cela nous amène à la question de l'autorité. Et que Dieu nous éclaire l'esprit et le cœur à ce sujet. J'aimerais le formuler ainsi: Jésus détient l'autorité, et nous avons Jésus. On entend tellement parler ces jours-ci de l'autorité du Royaume. Ne vous y trompez pas, cela va vous sembler confus. Ne confondez pas l'autorité de Jésus avec l'autorité de Jésus. Ce que je veux dire par là, c'est que l'autorité de Jésus signifie que Jésus a l'autorité. Mais si vous dites que vous avez l'autorité de Jésus, vous pourriez penser que vous avez de l'autorité. L'autorité de Jésus signifie que Jésus a l'autorité. Et comme je l'ai dit, il ne nous a pas donné quelque chose appelé « autorité. » Et maintenant, nous partons en son nom, avec quelque chose appelé « autorité. » Nous pouvons le faire.

Certains chrétiens ont l'idée qu'ils ont autorité sur Satan. Mais il est sourd et muet à votre égard. Il n'est pas obligé de vous écouter. Il peut vous ignorer. Satan doit trembler devant l'autorité de notre Seigneur Jésus-Christ. Certaines personnes se disent: « Je pense que Jésus m'a donné l'autorité. C'est à moi de décider. Je peux me rendre à l'hôpital, m'approcher de n'importe quel lit de malade et, au nom de Jésus le guérir. Je peux me rendre dans n'importe quel service psychiatrique et, si je pense que quelqu'un est possédé par un démon, je peux intervenir au nom du Seigneur Jésus pour le chasser, et cela se produira parce que j'ai l'autorité. »

Je vais vous dire quand cela sera fait; ce n'est fait que lorsque Jésus le fait! S'il ne le fait pas, devinez quoi? Cela n'arrivera pas. Il est le seul à avoir l'autorité peu importe le nombre de fois où vous dites « au nom de Jésus. » Il n'y a pas de formule pour les miracles comme exemple, suivre certaines étapes, prier suffisamment, jeûner suffisamment, prononcer suffisamment de fois le nom de Jésus, utiliser une formule comme « sous le sang » ou quoi que ce soit de ce genre. Il n'y a pas de formule.

Revenons au message principal. Christ est le serviteur extraordinaire. Il était un serviteur sur terre. Il vit désormais dans mon cœur pour servir à travers moi avec Son autorité. L'autorité est la sienne, pas la mienne. S'Il veut guérir, loué soit Dieu, Il peut guérir car c'est Lui qui guérit. Cela ne m'aidera pas de Le pousser à agir. C'est Lui qui vit en moi. Vous êtes-vous déjà interrogé au sujet de Matthieu 7:21-23 dit: « Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. »

Au jour du jugement, certains se lèveront et diront: « Attends un instant. Nous avons prophétisé en Ton nom. Nous avons chassé des démons en Ton nom. Nous avons accompli des miracles en Ton nom. » Et Jésus répondra: « Je ne vous ai jamais connus. » Savez-vous ce que signifie « Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi? » Cela ne signifie pas que je vous ai connus un jour puis que je vous ai oubliés. Cela signifie qu'ils n'ont jamais été chrétiens. « Je ne vous ai jamais connus. » Il n'a pas commencé à les connaître pour ensuite oublier de les connaître. Or, Jésus a dit que Satan ne peut pas chasser Satan, car sinon ce serait un royaume divisé contre lui-même. Il a dit: « Je ne l'ai pas fait. » Alors, comment cela s'est-il produit? Que s'est-il passé? Vous voyez, Satan ne chassera pas Satan, il ne le peut pas. Mais Satan a une stratégie: Il est le séducteur, et il désire que vous croyiez que vous avez autorité sur lui. Il veut que vous croyiez cela. Il ne veut pas que vous croyiez que Jésus détient l'autorité et que vous avez Jésus. Il veut que vous croyiez que Dieu vous a donné l'autorité et que vous pouvez lui donner des ordres, lui dire quoi faire et où aller. C'est pourquoi, parfois, vous direz: « Sors de cet homme » et Satan appliquera sa stratégie et répondra: « D'accord », et il sortira. Et on aura l'impression qu'il a fait quelque chose. C'est une tromperie. Si cela sert son but, alors il répondra de cette manière. Mais s'il ne le veut pas, il fait la sourde oreille et reste muet à votre égard. Il n'est pas du tout obligé de nous écouter. Jésus a l'autorité et, Dieu soit loué, nous avons Jésus.

Revenons à cette histoire du père désemparé et de son fils tourmenté. Jésus a dit aux disciples que le problème était la foi. Vous ne faites pas confiance à l'objet de votre foi. Et Il a également dit que ce genre de démon ne sort que par la prière et le jeûne. Ceci étant dit, n'en faites pas un système d'œuvres. Il ne disait pas de croiser les mains, de baisser la tête et de réciter beaucoup de mots. Et il ne disait pas de renoncer à cinq petits-déjeuners, six déjeuners et trois dîners. Ce n'est pas ce qu'il dit. Je vais vous donner le principe.

Je vais vous expliquer le principe.En fin de compte la prière, l'essence, le cœur, le fondement de la prière, c'est de s'attacher à Jésus. Voilà ce qu'est la prière. Qu'est-ce que le jeûne?C'est lâcher prise sur tout le reste. Lorsque vous venez avec cette attitude dans votre cœur: « Je ne veux que Jésus. Je ne me soucie de rien d'autre », vous avez prié et jeûné. Vous pourriez illustrer cela en renonçant à un repas, à cinq repas ou à tout autre chose. Ne confondez pas l'image avec la réalité. La réalité, c'est que je m'attache à Dieu et que je renonce à tout le reste. Voici ce que Jésus a dit: « Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et par le jeûne. » L'a-t-il dit? Le démon est-il sorti? Oui, alors cela signifie que quelqu'un a prié et a jeûné! Or, si nous croyons ce que Jésus a dit, à savoir que cette espèce-là ne peut sortir que par la prière, nous devons déterminer qui a prié et jeûné. Nous pourrions dire que c'est le Seigneur Jésus, car Il avait l'attitude du cœur, sauf qu'Il est celui qui détient l'autorité. C'est donc peut-être quelqu'un d'autre.

Marc 9:22-23 dit: « Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous. Jésus lui dit: Si tu peux… » Le père s'est présenté devant le seul qui avait autorité. Il avait déjà consulté les spécialistes, mais ceux-ci l'avaient déçu. Il s'était adressé aux apôtres. Parfois on va s'adresser aux personnes connues, on va peut-être voir un conseiller, en espérant qu'ils nous aideront. Mais ils ne vous aideront pas. Vous devez aller vers Jésus. Dites-le à Jésus. Maintenant, le père se tient devant le seul qui ait autorité, mais il a un problème de foi. « Si tu le peux », a dit Jésus, « Si je le peux, j'ai autorité, toute autorité dans les cieux et sur la terre. » «Tu le peux », a dit le père, « Je crois! Viens au secours de mon incrédulité. » Quand il a dit « je crois », il a prié. Quand il a dit « Aide-moi dans mon incrédulité », il a jeûné.

Le père a délivré son propre fils. Dieu s'est servi du père grâce au principe de la prière et du jeûne. Le père a fait confiance à Jésus, le seul qui avait l'autorité. Et grâce à la combinaison de ces deux choses, il a remporté la victoire. Marc 9:24 dit: « Aussitôt le père de l'enfant s'écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité! »

Je pense que c'est finalement une chose merveilleuse de voir que depuis le début le Père avait tout ce dont il avait besoin. Il avait tout ce qui était nécessaire. Jésus a l'autorité et j'ai Jésus. C'est Lui qui accomplit l'œuvre. Et quand Il l'accomplit, c'est fait. Ceci étant dit je le répète, vous pouvez exprimer cela par la prière et le jeûne au sens propre.

Je me rends compte que cette leçon a peut-être soulevé beaucoup de questions, notamment au sujet de l'autorité dont dispose le chrétien, de la guérison biblique, et ainsi de suite. Mais notre position est absolument sûre. On peut affirmer sans risque que Jésus détient toute autorité et que nous avons le Seigneur Jésus, qu'Il vit en nous et qu'Il détient l'autorité. C'est ce que nous faisons. Nous nous soumettons à Son autorité. Vous direz peut-être: « Seigneur, quoi que tu veuilles faire en moi ou par mon intermédiaire, que Ta volonté soit faite. » C'est de cela qu'il s'agit.

Tout est source de rédemption. Il en est toujours ainsi, la rédemption est le fondement de tout. C'est pour cette raison que l'apôtre Paul est tombé malade, afin que nous puissions avoir l'épître aux Galates. Vous n'auriez pas l'épître aux Galates s'il n'était pas tombé malade. C'est pour cette raison qu'il a laissé Timothée malade à Milet. C'est pour cette raison qu'il a prié trois fois pour que son épine lui soit retirée, et elle ne lui a pas été retirée parce que cela n'était pas source de rédemption. Ainsi, lorsque nous sommes confrontés à une situation, nous nous tournons vers le Seigneur qui vit en nous et nous disons: « Ta vie pour la mienne dans cette épreuve. » Voici une personne est malade. Le Seigneur peut-Il guérir? Vous savez qu'Il le peut. Vous savez qu'Il le peut. Le fera-t-il? Cela dépend de Lui. Cela dépend de Lui. Cela ne dépend pas de nous. Nous ne pouvons pas l'exiger. Nous ne pouvons pas, tout comme Satan est sourd et muet, nous ne pouvons pas donner d'ordres à Jésus. Nous ne pouvons pas donner d'ordres à Satan Tout ce que nous pouvons faire en tant que ministres, c'est nous soumettre à Lui et dire: « Seigneur, Tu vis, si Tu veux accomplir un miracle ici, si c'est possible. »

Prions:

Père, merci beaucoup pour cette merveilleuse vérité selon laquelle le Seigneur Jésus vit dans nos cœurs. Merci beaucoup parce que Tu détiens toute l'autorité et parce que nous T'avons. Nous prions pour que nous nous abandonnions totalement à Toi, afin que Tu puisses poursuivre Ton ministère rédempteur à travers nous. Nous Te le demandons au nom de Jésus. Amen.

Marc 8