GENÈSE #52 - CONCLUSION SUR LA VIE DE JACOB

Par Ed Miller

Bonjour et bienvenue dans notre cinquante-deuxième leçon sur ce merveilleux livre de la Genèse.

Prions:

Père céleste, merci de nous avoir rassemblés et de pouvoir nous concentrer d'une manière nouvelle sur le Seigneur Jésus. Nous prions pour que Tu guides notre méditation et notre dévotion alors que nous regardons dans Ta Parole et que nos cœurs soient tournés vers Toi. Nous nous réjouissons du Saint-Esprit qui vit dans notre coeur et qui fait vivre Ta Parole, et nous prions pour que Tu nous délivres d'une approche purement académique et froide, et pour que Ton Esprit apporte esprit et vie à Ta Parole. Merci de nous nourrir parce que nous demandons cela au nom de Jésus. Amen.



RÉSUMÉ

Nous arrivons maintenant à la fin de notre étude sur Jacob. Nous avons vu Abraham, l'homme de foi. Nous avons vu Isaac, l'homme de l'abandon ou de la soumission. Et nous avons considéré Jacob, l'autosuffisant. Celui que Dieu, par Sa grâce, a transformé d'une personne autosuffisante en une personne qui trouve sa suffisance en Dieu. Selon le récit biblique, pendant quatre-vingt-dix-huit ans, il a lutté dans l'autosuffisance jusqu'à ce que Dieu le combatte enfin. C'est alors que Dieu l'a rencontré face à face et il a été transformé par cette lutte.

Je vous ai rapporté cette histoire en fonction des deux tournants de sa vie. En Genèse 28:10-22, nous trouvons sa vision à Béthel quand il a eu le rêve de l'échelle - Dieu en haut, l'homme en bas, et l'échelle entre les deux. Et puis le deuxième tournant a été la lutte à Péniel dans les versets 32:24-32. À Béthel, Dieu a enseigné ce principe biblique de base. La bénédiction vient par l'échelle. En d'autres termes, Dieu a dit: « Je veux vous bénir, mais vous devez faire les choses à Ma façon, c'est à dire de manière unilatérale, sans condition. Je vais vous bénir à travers l'échelle. » Jean 1:51 nous dit que l'échelle, c'est Jésus et que le seul moyen d'être béni est par le Christ et le Christ seul.

Selon la Bible, Jacob n'a pas pu accepter cela à ce moment-là, et il s'est donc détourné de l'échelle, de la vision et de la vérité de cette vision. La Bible dit que le soleil s'est couché sur lui et qu'il a vécu dans les ténèbres pendant vingt ans. Vous connaissez l'histoire avec Laban et tout le reste. Sa vie était sens dessus dessous alors que la lutte avec le Seigneur augmentait. Mais Dieu est fidèle, et Il ne laissera pas Ses enfants autosuffisants continuer dans l'autosuffisance. Il prend Son temps. Il peut attendre quatre-vingt-dix-huit ans, mais Dieu est fidèle, et le récit de la vie de Jacob est le récit de la fidélité de Dieu. Dieu l'a poursuivi, et Dieu l'a finalement amené au chapitre 32. J'aimerais lire ce texte une dernière fois alors que nous nous apprêtons à quitter l'histoire de Jacob.

Genèse 32:24-32 dit: « Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore. Voyant qu'il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l'emboîture de la hanche; et l'emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu'il luttait avec lui. Il dit: Laisse-moi aller, car l'aurore se lève. Et Jacob répondit: Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni. Il lui dit: Quel est ton nom? Et il répondit: Jacob. Il dit encore: ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur. Jacob l'interrogea, en disant: Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Et il le bénit là. Jacob appela ce lieu du nom de Péniel: car, dit-il, j'ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée. Le soleil se levait, lorsqu'il passa Péniel. Jacob boitait de la hanche. C'est pourquoi jusqu'à ce jour, les enfants d'Israël ne mangent point le tendon qui est à l'emboîture de la hanche; car Dieu frappa Jacob à l'emboîture de la hanche, au tendon.»

Je ne vais pas passer en revue cette lutte parce que nous avons déjà eu deux leçons sur ce combat. Nous avons vu de formidables principes au sujet du conflit et comment Dieu lutte toujours contre ceux qui sont autosuffisants. À la fin de notre précédente leçon j'ai attiré votre attention sur le verset 32:29 qui dit: « Il dit encore: ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur. » Il ne s'agit pas seulement d'un changement de nom, mais d'un changement de caractère. En d'autres termes, Jacob a dirigé sa propre vie pendant quatre-vingt-dix-huit ans. Le mot Israël signifie Dieu gouverne. Jacob est donc passé de celui qui dirigeait sa propre vie à celui qui a finalement laissé le Seigneur diriger sa vie. Il a été transformé.

Genèse 32:31 dit: « Jacob appela ce lieu du nom de Péniel: car, dit-il, j'ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée. » Personne ne peut rencontrer Dieu face à face et ne pas être changé. C'est ce qu'illustre cette grande histoire. La révélation du Seigneur Jésus-Christ transforme les gens. Ce que vous avez dans l'Ancien Testament sous forme d'image, c'est la vérité qui prend place dans nos vies lorsque nous rencontrons le Seigneur, et ce que nous voulons faire maintenant, c'est considérer ce changement. Après Péniel, après la lutte, Jacob a vécu encore quarante-neuf ans, et au cours de ces quarante-neuf ans, Dieu a noté pour nous les changements. C'est ce que nous avons essayé d'examiner.

Dans notre dernière leçon, j'ai attiré votre attention sur ce que le changement n'était pas. N'ayez pas l'idée qu'une fois que vous aurez rencontré le Seigneur dans la réalité, il n'y aura pas de problème dans votre vie. Non, la Bible n'enseigne pas cela, et elle ne l'illustre pas dans la vie de Jacob. En fait, j'ai attiré votre attention sur le fait que c'est à l'opposé de la vérité. Certains des plus grands problèmes auxquels Jacob a dû faire face sont survenus après cette lutte ; ce sont des problèmes dans sa propre vie et dans sa famille.

Voir Dieu face à face ne signifie pas non plus qu'ensuite vous ne serez plus Jacob, et que vous serez uniquement Israël. Cela ne signifie pas que le chrétien sera parfait. Nous allons encore voir l'ancien Jacob. Il y a beaucoup de Jacob en Israël, et nous voyons que jusqu'à la fin, Jacob est toujours là. Je ne sais pas si vous avez déjà rencontré quelqu'un qui croyait en la perfection chrétienne. Moi, oui. J'ai rencontré des gens qui croient qu'ils sont arrivés et qu'ils n'ont pas péché du tout depuis qu'ils ont rencontré le Seigneur en réalité. Eh bien, au fur et à mesure que vous avancerez, vous verrez que le changement est graduel et progressif, et que jusqu'au jour où nous entrerons dans le ciel, il y aura encore du Jacob dans nos vies. La direction de la vie change et il y a beaucoup de changements, mais Jacob ne disparaît pas pour toujours.

À la fin de notre précédente leçon, j'étais en train d'illustrer quatre changements qui ont toujours lieu lorsque quelqu'un lutte contre le Seigneur dans la réalité. Nous avons déjà examiné deux d'entre eux. Permettez-moi de mentionner à nouveau ces deux-là, puis nous reprendrons là où nous nous sommes arrêtés. Le premier changement que nous avons mentionné est que lorsque nous rencontrerons Dieu face à face, nous deviendrons conscients de Dieu, centré sur Dieu, théocentrique. Nous commencerons à relier les circonstances de nos vies au Seigneur. Il est intéressant de voir comment Jacob a fait cela. Avant, il vivait simplement sa propre vie et les choses se produisaient. Certaines d'entre elles, de son point de vue, étaient chanceuses et d'autres étaient malchanceuses. Il trouvait qu'il y avait de bonnes et de mauvaises choses qui lui arrivaient, pour lui tout cela n'était que des circonstances.

Mais après le combat, faites attention au nombre de fois où il commence à faire intervenir Dieu, et où il relie toutes ses circonstances au Seigneur. Même quand il regarde en arrière, il dit des choses comme: « Le Seigneur a été avec moi. Les enfants que le Seigneur m'a donnés. » Il commence ensuite à faire intervenir le Seigneur, et il commence à ériger des autels, et à adorer le Seigneur. Et il fait entrer Dieu là où il ne l'aurait jamais fait auparavant. Même lorsqu'il est impliqué dans l'histoire de Joseph (nous verrons cela lorsque nous parlerons de Joseph), même pour blâmer Dieu, il fait référence à Lui. Mais au moins, il Le fait intervenir et il dit: « Qu'est-ce que Dieu nous fait et comment se fait-il que le Seigneur fasse cela? » Il ne raisonne plus sans le Seigneur. C'est donc l'un des changements qui se produit en nous. Nous commençons à voir la main et le coeur du Seigneur dans notre vie.

Le deuxième changement que nous avons mentionné est un nouveau désir de sainteté dans la vie de Jacob. Un nouveau désir d'être juste. Nous n'avions pas vu cela auparavant. Nous avions plutôt vu Jacob manipuler, manoeuvrer, comploter et essayer d'obtenir ce qu'il voulait. Avant, il essayait simplement de devenir riche. Mais maintenant, il veut être saint. Nous l'avons illustré de plusieurs façons. La première était son désir de restitution. J'y reviendrai dans un autre contexte, dans un instant. Dans les versets 35:2-3 Dieu a dit: « Jacob dit à sa maison et à tous ceux qui étaient avec lui: Ôtez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, purifiez-vous, et changez de vêtements. Nous nous lèverons, et nous monterons à Béthel; là, je dresserai un autel au Dieu qui m'a exaucé dans le jour de ma détresse, et qui a été avec moi pendant le voyage que j'ai fait. » La première chose qu'il dit en s'adressant à sa famille est de se débarrasser de tous les faux dieux qu'elle avait. Il leur a dit d'enterrer leurs dieux et de changer leurs vêtements. Avant, tout cela ne le dérangeait pas, mais maintenant qu'il a lutté contre Dieu, c'est une chose très importante pour lui de se débarrasser des dieux - d'enterrer ces dieux et de changer ses vêtements. Il désirait avoir des mains propres et un coeur pur, à l'extérieur comme à l'intérieur. Vous verrez cela illustré tout au long de sa vie.

Nous avons déjà discuté de ces deux points, c'est-à-dire le désir de faire intervenir le Seigneur et le désir d'être saint. Je voudrais maintenant mentionner quelques autres changements qui ont lieu et qui sont illustrés par la vie de Jacob. Bien que Jacob soit souvent faible et qu'il se débatte parfois avec crainte, après Péniel, le changement que nous voyons en Jacob est qu'il devient un homme de foi. Si vous lisez l'histoire après le combat vous verrez que Jacob a confiance dans le Seigneur. Les seules preuves de foi que j'ai observées avant le combat se trouvent à la fin de son temps chez Laban. Je pense qu'il a fallu de la foi pour conclure un marché avec Laban et ainsi encore travailler encore six ans pour les animaux tachetés et mouchetés. Jacob lui-même nous dit au chapitre 31 qu'il agissait sur la base d'un rêve de Dieu. Il ne l'aurait pas fait si Dieu ne lui avait pas dit de le faire. J'y vois donc de la foi. Et puis, Dieu lui a dit de quitter Laban et de retourner dans la terre promise. Je n'ai aucun doute que c'était une parole qu'il a bien accueillie. Il était heureux que Dieu lui dise: « Quitte cette terrible situation. » Je pense qu'il a agi par la foi lorsqu'il a fait les bagages de sa famille et a commencé à rentrer chez lui. Mais, pour autant que je sache, ce sont les deux seules preuves de foi avant la lutte.

Mais après Péniel, on voit que Jacob fait encore et encore confiance à Dieu. Je pense que c'est la foi qui a poussé Jacob à essayer dans la mesure du possible, de restituer le droit d'aînesse. N'oubliez pas qu'il avait péché dans le passé et que maintenant, en la personne d'Ésaü, son péché l'avait rattrapé. En d'autres termes, Ésaü n'était que le passé, et le passé qui le rattrapait. Il avait volé; il avait menti; il avait trompé; il avait volé Ésaü. Rappelez-vous la promesse prénatale que Dieu a donnée au verset 25:23: « le plus grand sera assujetti au plus petit. » Pendant quatre-vingt-dix-huit ans, il a essayé de faire en sorte que cela se produise. Il se disait: « Ésaü, tu es censé me servir. Je suis le seigneur, tu es le serviteur. »

Considérez les versets suivants en vous rappelant de sa lutte avec Dieu.

• Verset 32:4: « ...mon seigneur Ésaü: Ainsi parle ton serviteur Jacob... »
• Verset 32:5: « et j'envoie l'annoncer à mon seigneur... »
• Verset 32:18: « c'est un présent envoyé à mon seigneur Ésaü. »
• Verset 32:20: « Ton serviteur Jacob... »
• Verset 33:3: « il se prosterna en terre sept fois, jusqu'à ce qu'il fût près de son frère.»
• Verset 33:5: « ...Dieu a accordés à ton serviteur. »
• Verset 33:8: « A trouvé grâce aux yeux de mon seigneur. »
• Verset 33:13: « Mon seigneur sait... »
• Verset 33:14: « Que mon seigneur prenne les devants sur son serviteur. »
• Verset 33:15: « Que je trouve seulement grâce aux yeux de mon seigneur! »

Que fait-il quand il se dit serviteur et qu'il appelle Ésaü seigneur? Peut-être que quelqu'un dira qu'il ne s'agit que de courtoisie et qu'il essaie de sauver sa peau, qu'il ne fait que jacobiser à nouveau, comploter et flatter Ésaü. C'est possible, mais il se peut aussi qu'il essaie de rendre le droit d'aînesse, de rendre la bénédiction. Pendant quatre-vingt-dix-huit ans, il a essayé de le faire à sa façon, et je pense qu'après le combat il s'est dit: « Très bien, Seigneur, fais-le à Ta façon. L'aîné servira le plus jeune. Je ne peux pas faire en sorte que ça marche. Tu ferais mieux de le faire marcher. Je vais juste reprendre ma place en tant que cadet. » Jacob s'approche alors d'Ésaü et dit: « D'accord. Tu es le seigneur. Je suis le serviteur. Reprends tout. » Et il essaie de lui donner tous ces cadeaux. Je sais que c'était en partie pour apaiser son coeur vindicatif, essayer de le gagner et de l'acheter pour qu'il ne soit pas tué. Mais je pense que c'était aussi parce que Dieu avait changé son coeur et que Jacob désirait tout lui rendre.

Si vous avancez dans le Seigneur, et que vous rencontrez vraiment le Seigneur, l'une des preuves qui montrera votre foi est que vous allez essayer autant que possible de corriger les choses que vous avez faites dans le passé et qui vous ont maintenant rattrapé. C'est ce qu'il fait. Il restitue, il rend et il essaie de défaire tout ce qui est humainement possible. Vous avez toujours besoin d'un miracle pour cela. Je ne dis pas que si nous faisons cela tout ira bien. Ici, Ésaü a 400 soldats et il veut le tuer. Et il y a un fossé infranchissable entre tuer et embrasser. Et il veut tuer. Lorsqu'il a vu Jacob, Dieu a retourné son coeur et il est allé embrasser Jacob plutôt que de le tuer. Par conséquent faites la restitution, mais faites également confiance à Dieu pour un miracle. C'est Dieu qui doit le faire, et c'est Dieu qui l'a fait dans ce cas.

Voici une deuxième illustration de sa foi, c'est son obéissance aux révélations de Dieu. À partir de maintenant, vous verrez Jacob, au cours de son voyage de pèlerinage, ériger sans cesse des autels et offrir des libations. C'est alors qu'il sert lors d'un culte, que Dieu lui parle. Vous voyez, Dieu n'a plus besoin de lutter contre lui. Nous avons la preuve que Jacob a prié Dieu une fois en quatre-vingt-dix-huit ans - une seule fois en quatre-vingt-dix-huit ans, et c'est à la fin de la quatre-vingt-dix-huitième année qu'il a prié Dieu. Mais après la lutte, il ne cesse d'invoquer le Seigneur. Genèse 35:1-2 dit: « Dieu dit à Jacob: Lève-toi, monte à Béthel, et demeures-y; là, tu dresseras un autel au Dieu qui t'apparut, lorsque tu fuyais Ésaü, ton frère. Jacob dit à sa maison et à tous ceux qui étaient avec lui: Ôtez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, purifiez-vous, et changez de vêtements. » Ce fut une obéissance immédiate! Dieu lui parle maintenant d'aller à Béthel, et Jacob a maintenant un coeur qui veut obéir au Seigneur. Et puis au verset 35:20, vous voyez qu'il a érigé un autel à Israël, le Dieu d'Israël. Genèse 35:7 dit: « Il bâtit là un autel, et il appela ce lieu El Béthel; car c'est là que Dieu s'était révélé à lui lorsqu'il fuyait son frère. » Jacob a changé le nom du lieu. Ce n'est plus la maison de Dieu, maintenant c'est le Dieu de la maison de Dieu. Il met ainsi le Seigneur en premier. Genèse 35:13-15 dit: « Dieu s'éleva au-dessus de lui, dans le lieu où il lui avait parlé. Et Jacob dressa un monument dans le lieu où Dieu lui avait parlé, un monument de pierres, sur lequel il fit une libation et versa de l'huile. Jacob donna le nom de Béthel au lieu où Dieu lui avait parlé. »

Vous voyez, c'est un peu comme le Saint des Saints. Il y a le Saint des Saints (El-Bethel), mais il y a aussi Béthel, la maison de Dieu. Et à l'intérieur se trouve le Dieu de la maison de Dieu. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a une communication en cours. Vous n'avez pas vu cela pendant quatre-vingt-dix-huit ans. Dieu parle, il obéit. Dieu parle, il supprime le péché. Dieu parle, il construit un autel. Il construit un autel et il lui donne un nom merveilleux. Il verse une libation, une offrande de remerciement. Il y a un culte en cours, et son coeur répond maintenant au Seigneur.

Si nous rencontrons réellement le Seigneur, nous allons devenir centré sur Dieu. Si nous rencontrons réellement le Seigneur, nous aurons le désir d'être saint. Si nous rencontrons réellement le Seigneur, nous commencerons par la foi. Parfois, cela signifie faire une restitution, rendre ce que nous avons volé. Parfois, cela signifie avoir une relation avec le Seigneur, obéir à Dieu, être ouvert à Lui, avoir une communication.

Il y a une autre illustration dans les versets 35:16-18 à la mort de sa femme Rachel. Observez sa foi ici. « Ils partirent de Béthel; et il y avait encore une certaine distance jusqu'à Éphrata, lorsque Rachel accoucha. Elle eut un accouchement pénible; et pendant les douleurs de l'enfantement, la sage-femme lui dit: Ne crains point, car tu as encore un fils! Et comme elle allait rendre l'âme, car elle était mourante, elle lui donna le nom de Ben Oni; mais le père l'appela Benjamin. » Il est intéressant de faire le lien avec la première prière de Rachel que l'on trouve au verset 30:1 qui dit: « Donne-moi des enfants ou je meurs » car maintenant Dieu lui donne des enfants et elle meurt en couches. Nous pouvons faire le lien entre ce récit et le Psaume 106:15 qui dit: « ll leur accorda ce qu'ils demandaient; Puis il envoya le dépérissement dans leur corps. » Je pense que nous pouvons avoir une illustration de cela ici.

Ceci étant dit je sais que le silence dans la Bible est parfois instructif. Par exemple, ce que la Bible ne dit pas sur Melchisédek devient instructif. Ainsi Dieu nous dit ici: « Vous apprenez de ce que je dis, mais apprenez aussi de ce que je ne dis pas. » Il y a beaucoup de choses que la Bible ne dit pas et qui nous enseignent. Par exemple, Ésaïe 45:19 dit: « Je n'ai point dit à la postérité de Jacob: Cherchez-moi vainement! » Par conséquent ce que Dieu n'a jamais dit nous instruit également. Le fait que Daniel était absent est probablement instructif dans l'histoire de Shadrach, Meshach et Abednego. Ceci étant dit je ne suggère pas que le silence de Jacob ici signifie qu'il n'avait aucun problème avec la mort de Rachel. Connaissant Jacob, connaissant Rachel et connaissant la relation qu'ils avaient, je ne peux pas imaginer que Rachel soit morte sans que cela ne l'émeuve profondément, mais il n'y a aucune trace de son chagrin. Et c'est saisissant, je crois. Cela ne veut pas dire qu'il n'avait pas de chagrin. Je pense qu'il a eu du chagrin, mais pas comme le chagrin qu'il a exprimé lorsqu'il a cru que son fils Joseph était mort, il y a un contraste énorme entre les deux. Regardez maintenant le verset 35:21 qui dit: « Israël partit; et il dressa sa tente au-delà de Migdal Éder. » Après avoir enterré sa femme, Israël est reparti. Je pense que c'est instructif. N'oubliez pas, Dieu a dit lors de la lutte: « Ton nom est Jacob; tu ne seras plus appelé Jacob, mais ton nom sera Israël. Et il lui donna le nom d'Israël. » C'est la première fois que Dieu, le Saint-Esprit, l'appelle par son nouveau nom. Après la mort de Rachel, Israël a continué son voyage. Je pense qu'il a enterré sa femme dans la foi. Je pense qu'Israël signifie que Dieu règne. Et je pense qu'il a perdu sa compagne de vie, il a perdu son trésor, mais parce qu'il était maintenant Israël, parce que son nom était désormais Dieu règne, je pense qu'il a pu se relever de cette terrible situation et poursuivre son voyage.

Ceci étant dit je peux me tenir devant vous et parler de foi, je peux citer des versets de la Bible et dire: « Faites confiance au Seigneur » et essayer de vous convaincre que Sa grâce est suffisante et qu'elle sera disponible le moment venu. Mais pour être honnête avec vous, lorsque ce moment viendra, un message biblique ne m'aidera pas et toutes ces notes ne m'aideront pas, j'aurai besoin de faire confiance au Seigneur Jésus tout comme vous avez besoin de faire confiance au Seigneur Jésus. Je redoute le jour - et je parle comme un fou - où Dieu pourrait dire: « Ed Miller, tu rentres à la maison ce soir, et boum, je suis parti! » Mais je redoute également le jour où Dieu pourrait appeler mon épouse Lillian en premier. Mais je sais, par la foi, que s'Il le fait, Il donnera aussi Sa grâce.

J'espère que si cela arrive et que vous me voyez, j'espère que vous pourrez dire: « Israël (celui qui est dirigé par Dieu) a continué son chemin. Ed a abordé la question de telle manière que Dieu est souverain, Dieu gouverne, il ne s'est pas effondré et il n'a pas fait de dépression. » Je pense que c'est tellement instructif que Dieu prenne Jacob et sa relation avec Rachel et dise simplement « et elle est morte. » Il ne mentionne même pas son chagrin, ni son deuil, ni sa douleur. Et ensuite, nous voyons que c'est la première fois que Dieu utilise son nouveau nom, il dit simplement: « Israël partit. » Je pense simplement que c'est une autre illustration du changement qui vient quand on fait vraiment confiance au Seigneur.

Lorsque Rachel est morte, elle a donné naissance à un deuxième fils mais elle ne l'a pas appelé Benjamin. Selon la Bible, elle l'a appelé «Ben-oni », ce qui signifie fils de ma tristesse. Laissez-moi le paraphraser. Elle a des problèmes avec ce bébé, elle a des douleurs avec ce bébé. Elle saigne à mort en ayant ce bébé. Et quand le bébé est né, elle l'a appelé le fils de mon chagrin, la grande douleur. Mais en ce triste jour où Jacob a perdu sa femme, son trésor, et qu'il a reçu ce bébé, il a changé le nom du bébé. Il a dit: « Nous n'allons pas être négatifs à ce sujet, nous allons être positifs. » Ce n'est pas le fils de mon chagrin. C'est le fils de ma main droite. Et il a changé Ben-oni en Benjamin, qui signifie le fils de ma main droite. Je suggère qu'avec cette attitude, vous pouvez vous relever après une telle tragédie, vous pouvez être positif au lieu d'être négatif. C'est une illustration du changement qui s'est produit dans sa vie après qu'il a lutté avec le Seigneur.

Ceci étant dit la mort de Rachel et la naissance de Benjamin n'est qu'une illustration extrême. Il a dû faire face à de nombreuses autres crises. Ceux d'entre vous qui sont des parents, imaginez cela dans votre famille. Que Dieu nous en préserve, mais imaginez simplement. Certains de ses enfants ont commis des meurtres. Certains de ses enfants ont commis l'inceste. Jacob a vécu des moments terribles dans sa famille. Sa mère est morte, son père est mort, sa femme est morte. En peu de temps, il a eu de nombreux enterrements. Il a dû faire face à la famine et aux difficultés dans sa famille avec des jalousies. Mais tout cela ne l'a pas détruit. Je me demande si tout cela avait eu lieu avant la lutte si nous n'aurions pas lu des articles sur son suicide ou quelque chose de ce genre. Cela aurait été difficile à accepter. Mais maintenant, il est nouveau, il a changé. Il confie ces choses au Seigneur. Il ne s'est pas effondré, il n'a pas sombré dans la dépression, il n'a pas eu besoin de prendre des pilules, il n'a pas eu besoin de voir un psychiatre. Des choses terribles se sont produites, mais Israël a poursuivi sa route, et il a transformé le négatif en positif. Je pense que c'est une illustration de ce qui se passe lorsque nous faisons confiance au Seigneur. Nous pouvons continuer notre route et nous relever, peu importe ce qui arrive dans nos vies.

Nous pouvons trouver d'autres illustrations de sa foi. Je pense qu'il a manifesté de la foi lorsqu'il a envoyé Benjamin en Égypte. Il y avait de la foi lorsqu'il a rassemblé les soixante-dix membres de sa famille et qu'il est parti en Égypte. Mais je pense que la plus grande illustration de la foi dans la vie de Jacob nous la trouvons lors de son dernier jour. Son dernier jour a été son meilleur jour. Je pense que sur son lit de mort Jacob a montré plus de foi que durant toute sa vie. Nous allons donc examiner plusieurs illustrations de la foi de Jacob sur son lit de mort.

Voici ce que Jacob a dit lorsque son fils Joseph et ses deux petits-enfants sont venus vers lui. Les versets 48:1-2 disent: « Après ces choses, l'on vint dire à Joseph: Voici, ton père est malade. Et il prit avec lui ses deux fils, Manassé et Éphraïm. On avertit Jacob, et on lui dit: Voici ton fils Joseph qui vient vers toi. Et Israël rassembla ses forces, et s'assit sur son lit. »

C'est un vieil homme, et il est très malade, et il lui a fallu toute sa force rien que pour s'asseoir. Les versets 48:8-11 disent: « Israël regarda les fils de Joseph, et dit: Qui sont ceux-ci? Joseph répondit à son père: Ce sont mes fils, que Dieu m'a donnés ici. Israël dit: Fais-les, je te prie, approcher de moi, pour que je les bénisse. Les yeux d'Israël étaient appesantis par la vieillesse; il ne pouvait plus voir. Joseph les fit approcher de lui; et Israël leur donna un baiser, et les embrassa. Israël dit à Joseph: Je ne pensais pas revoir ton visage, et voici que Dieu me fait voir même ta postérité. »

J'aimerais que nous considérions le verset 48:11, comme une illustration de la foi de Jacob sur son lit de mort. Ce verset dit: « Je ne pensais pas revoir ton visage, et voici que Dieu me fait voir même ta postérité. » Nous devons nous rappeler que Jacob a été avec Joseph et sa famille, avec Joseph et ses petits-enfants, que depuis seulement dix-sept ans. Il est là depuis dix-sept ans. Je ne crois pas que Jacob retourne cinquante ans en arrière dans son esprit et qu'il dise: « Tu sais, il y a longtemps, je pensais que tu étais mort, et je n'ai jamais pensé que je te verrais vivant, et encore moins tes enfants. » Je ne pense pas qu'il dise cela. Je pense qu'il dit: « Je suis sur mon lit de mort en ce moment. Je suis très malade. Je suis prêt à mourir. Et vous m'avez surpris avec votre visite. Je ne m'attendais pas à vous voir alors que je suis sur mon lit de mort. Je ne m'attendais pas à vous voir maintenant. »

Je ne pense pas qu'il ait dit cela parce qu'il pensait qu'il était si proche de la mort que sa famille ne pourrait pas arriver à temps. Je ne pense pas que ce soit sa pensée ici. Il ne dit pas: « Je suis si malade. Je ne m'attendais pas à ce que ma famille vienne avant ma mort. » Ce n'est pas ce qu'il a dit. Je pense qu'il a dit: « Au cours de ces années, j'en suis venu, à faire confiance au Seigneur sans rien attendre. Je ne m'attendais pas à vous voir. » Souvenez-vous, qu'il n'y a pas de mauvais sentiments entre Jacob et son fils Joseph et ses petits-enfants. Ce n'est pas comme si quelqu'un était en train de mourir, en étant négligé par ses enfants, qu'il avait été laissé quelque part pour mourir dans sa vieillesse, et qu'un enfant renégat se présentait, et que le vieil homme le regardait et disait: « Je ne m'attendais pas à te voir! Tu m'as négligé pendant toutes ces années et maintenant tu te présentes alors que je suis sur mon lit de mort. Tu désires simplement arranger les choses pour pouvoir avoir une vie heureuse et vivre avec la conscience tranquille. » Ce n'est pas ce qu'il dit, lorsqu'il dit qu'il ne s'attendait pas à le voir, je pense que ce qu'il veut dire, c'est que j'ai appris à faire confiance à Dieu et à ne pas attendre quoi que ce soit. Je prends les choses au jour le jour. Mes attentes viennent du Seigneur.

Sur le plan terre à terre ne s'attendrait-on pas à ce que, lorsqu'un homme est sur son lit de mort, sa famille vienne le voir? Je veux dire par là que c'est ainsi que le monde l'exprimerait. On s'attendrait à cela. Si vous étiez sur son lit de mort, et vous aviez douze fils, une fille et un tas de petits-enfants et que vous étiez en train de mourir, ne vous attendriez-vous pas à ce que quelqu'un vienne vous voir? Jacob, lui, a été surpris. Il était si libre qu'il n'avait aucune attente. Lorsque sa famille est venue, ce à quoi nous nous attendions est arrivé, il a dit: « C'est merveilleux. Je m'en réjouis, mais je ne m'y attendais pas. Je n'attends rien. Je vis simplement devant le Seigneur. » Et parce que Jacob ne s'attendait à rien, il n'était pas possible de le décevoir. Un très grand nombre de nos déceptions sont dues à nos attentes. Nous nous attendons à ce que certaines choses se passent et si elles ne se produisent pas alors nous sommes déçus.

Personnellement, j'aimerais avoir ce genre de foi et je ne veux pas uniquement le dire sur mon lit de mort, j'aimerais pouvoir le dire dès maintenant. Nous avons certaines traditions dans la famille, lorsqu'un de nos enfants se marie, nous leur parlons, à eux et à leur futur conjoint. Le but de cette rencontre est de les libérer. Il s'agit de leur dire que nous n'attendons pas de visites, que nous n'attendons pas d'appels téléphoniques, que nous n'attendons pas de lettres, que nous n'attendons pas de cadeaux, et nous les libérons ainsi en leur disant que nous n'avons aucune attente de leur part. Ils n'ont pas à écrire, ils n'ont pas à venir, et ils n'ont pas à se sentir coupables lorsqu'ils n'écrivent pas ou n'appellent pas, et nous avons ainsi toute une liste. Cela prend presque deux heures pour leur faire savoir ce que nous n'attendons pas d'eux.

Cela veut-il dire que nous ne voulons pas qu'ils viennent? Non bien entendu, nous voulons qu'ils viennent. Et s'ils viennent, nous voulons nous réjouir dans le Seigneur et dire: « Nous ne nous attendions pas à ce que vous soyez là. C'est merveilleux! » Et nous profitons de chaque minute. Mais s'ils ne viennent pas, nous ne sommes pas déçus car ils se sont engagés envers le Seigneur. Je pense que c'est le genre de foi que Jacob a manifesté ici.

J'aime le Psaume 62:5 qui dit: « Oui, sur Dieu seul mon âme se repose en paix ; Car mon espoir est en lui.» N'est-ce pas un verset merveilleux? Mon âme se repose en paix. Je m'attends à lui. Ceux d'entre vous qui êtes parents alors que vous avancez dans le Seigneur, demandez-lui de graver cette vérité dans votre coeur - que vous n'attendez rien - seulement ce que Dieu donne, seulement ce que Dieu permet, et vous ne serez pas déçus. Quand cela vient, c'est une grande joie. Si rien ne vient, il n'y a pas de déception.

Il y a une autre illustration de la foi de Jacob sur son lit de mort. Le verset 48:12 dit: « Joseph les retira des genoux de son père, et il se prosterna en terre devant lui. Puis Joseph les prit tous deux, Éphraïm de sa main droite à la gauche d'Israël, et Manassé de sa main gauche à la droite d'Israël, et il les fit approcher de lui. Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d'Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé: ce fut avec intention qu'il posa ses mains ainsi, car Manassé était le premier-né. Il bénit Joseph, et dit: Que le Dieu en présence duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, que le Dieu qui m'a conduit depuis que j'existe jusqu'à ce jour, que l'ange qui m'a délivré de tout mal, bénisse ces enfants! Qu'ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu'ils multiplient en abondance au milieu du pays! Joseph vit avec déplaisir que son père posait sa main droite sur la tête d'Éphraïm; il saisit la main de son père, pour la détourner de dessus la tête d'Éphraïm, et la diriger sur celle de Manassé. Et Joseph dit à son père: Pas ainsi, mon père, car celui-ci est le premier-né; pose ta main droite sur sa tête. Son père refusa, et dit: Je le sais, mon fils, je le sais; lui aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand; mais son frère cadet sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations. Il les bénit ce jour-là, et dit: C'est par toi qu'Israël bénira, en disant: Que Dieu te traite comme Éphraïm et comme Manassé! Et il mit Éphraïm avant Manassé. »

Ceci étant dit je n'ai pas à deviner quand je dis qu'il a béni ses petits-enfants par la foi. Je n'ai pas à le deviner car voici ce que dit Hébreux 11:21: « C'est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, appuyé sur l'extrémité de son bâton. » Nous lisons donc ici qu'il l'a fait par la foi. Ceci étant dit est-ce que vous voyez le problème que Joseph avait? Manassé était le premier né; Éphraïm était le cadet. Manassé était censé recevoir la main droite, et lorsque Jacob est allé les bénir, il a croisé les bras et il a posé sa main droite sur l'autre enfant, pas sur Manassé, mais sur Ephraïm. Il a croisé ses mains. Vous voyez, par nature, vous bénissez d'une façon, mais par la grâce, vous bénissez d'une autre façon.

Normalement Jacob aurait dû poser sa main droite sur le premier né mais il a décidé d'agir selon la manière de Dieu. C'est alors que Joseph a dit: « Tu le fais mal! », il a attrapé les bras de son père et les a tirés dans l'autre sens. Ce à quoi Jacob a répondu: « Non, non, mon fils, je sais ce que je fais.  J'ai appris la différence entre la nature et la grâce. Je sais tout sur le premier-né et sur qui doit recevoir la bénédiction. Mais nous n'allons pas le faire à la manière des hommes. Nous allons le faire à la manière de Dieu. » Et par la perspicacité de Dieu, Jacob a croisé ses mains et il a béni selon la grâce plutôt que selon la nature. Je m'amuse à voir Joseph dire à son père mourant: « Tu fais ça mal! Tu le fais mal! » Non, il ne le faisait pas mal, il agissait selon la grâce, il avait appris à faire les choses à la manière de Dieu.

Nous devons voir les choses de façon spirituelle, connaître la bénédiction de Dieu et être prêts à bénir selon la grâce de Dieu. Jacob a reçu une parole de la part de Dieu. Dans les versets 48:4-7, Dieu lui avait dit sur lequel des deux fils il devait poser sa main droite, et il ne faisait donc qu'obéir à Dieu. Nous sommes tentés d'oublier que les voies de Dieu ne sont pas les voies des hommes, et nous allons donc devoir apprendre au fur et à mesure à faire les choses selon la grâce et non selon la nature.

Voici une autre illustration que nous voyons sur son lit de mort. Les versets 49:29-32 disent: « Puis il leur donna cet ordre: Je vais être recueilli auprès de mon peuple; enterrez-moi avec mes pères, dans la caverne qui est au champ d'Éphron, le Héthien, dans la caverne du champ de Macpéla, vis-à-vis de Mamré, dans le pays de Canaan. C'est le champ qu'Abraham a acheté d'Éphron, le Héthien, comme propriété sépulcrale. Là on a enterré Abraham et Sara, sa femme; là on a enterré Isaac et Rebecca, sa femme; et là j'ai enterré Léa. Le champ et la caverne qui s'y trouve ont été achetés des fils de Heth. »

Jacob a dit: « Quand je mourrai, ramenez-moi dans la terre promise. » Joseph a dit: » Quand je mourrai, attendez d'être arrivés à la terre promise et enterrez-moi là-bas. » Ils ont tous deux dit cela par la foi. Jacob a dit: « Enterrez-moi maintenant. » Joseph a dit: « Enterrez-moi plus tard. » Mais ils avaient tous deux une foi du pèlerin. Ce que Jacob dit ici est: « Je n'habite pas ici, ce n'est pas ma maison, Goshen n'est pas ma place, enterrez-moi dans la terre promise. Enterrez-moi avec le peuple de Dieu. Faites savoir à tout le monde quand je mourrai que ce monde n'est pas ma maison. J'appartiens à l'alliance. J'appartiens à la terre de la promesse et au voeu. »

Hébreux 11:21 dit: C'est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, appuyé sur l'extrémité de son bâton. » C'est ainsi qu'il est dit qu'il est mort en adorant appuyé sur son bâton. C'est le Nouveau Testament qui nous dit cela. Quel genre d'image visualisez-vous à partir de ce verset? « C'est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, appuyé sur l'extrémité de son bâton. » Dans mon esprit j'imagine un vieil homme presque aveugle s'appuyant sur un bâton, assis sur le bord du lit en s'appuyant sur une canne. Et quand il a fini de bénir, il est en quelque sorte mort en s'appuyant sur son bâton et certainement qu'il est tombé. C'est ainsi que je l'ai imaginé. Par la foi, Jacob est mort, appuyé sur son bâton.

Mais voici ce que dit le verset 49:33: « Lorsque Jacob eut achevé de donner ses ordres à ses fils, il retira ses pieds dans le lit, il expira, et fut recueilli auprès de son peuple. » C'est ainsi qu'il est vraiment mort. Après la bénédiction, il a mis ses pieds dans son lit, il s'est allongé et il est mort. Il n'y avait pas de bâton et il ne s'appuyait sur rien. Comment se fait-il que dans le Nouveau Testament il soit dit que par la foi, il est mort en s'appuyant sur son bâton et dans l'Ancien Testament, il est dit qu'il a mis ses jambes dans son lit, s'est allongé et a rendu son dernier soupir? Je crois que cela remonte à quarante-neuf ans plus tôt, lorsqu'il a lutté contre l'ange du Seigneur à Péniel. Vous vous souvenez que Dieu l'a touché à ce moment-là. Il ne lui a pas seulement donné la puissance de lutter, mais Il l'a rendu faible, Il a touché à la hanche et Il l'a estropié. La Bible dit qu'il est reparti en boitant de la hanche

À partir de ce jour, Jacob s'est servi d'une canne, d'un bâton pour marcher. Son boitillement représentait sa dépendance complète par rapport au Seigneur et le bâton représentait le Seigneur. Quand il s'appuyait sur le bâton et qu'il marchait en boitant, à partir de ce moment-là, il était sans défense. Je pense que lorsqu'on dit qu'il est mort en s'appuyant sur son bâton, c'est une autre façon de dire qu'il est mort en s'appuyant sur le Seigneur, parce que ce bâton a représenté le Seigneur pendant quarante-neuf ans. Et c'est ainsi qu'il est mort à la fin, par la foi, en adorant, en s'appuyant sur son bâton, en s'appuyant sur le Seigneur.

Nous voyons donc Jacob sur son lit de mort comme un homme de foi, qui n'a aucune attente. Quoi que Dieu apporte, c'est bon pour lui. Il se penche pour bénir par la grâce plutôt que par la vue. Sachant qu'il n'est pas à sa place ici et qu'il veut être enterré dans la terre promise. Il a persévéré jusqu'à la fin, et lorsqu'il meurt, il adore, en s'appuyant sur le Seigneur. J'espère que les gens pourront dire de moi: « Ed Miller est mort en adorant, en s'appuyant sur le Seigneur. »

La foi de Jacob est le grand changement dans la vie de Jacob. Non seulement il est devenu conscient de Dieu, non seulement il avait ce désir de sainteté, mais maintenant de plus en plus à mesure que l'on arrive à la fin, il fait confiance à Dieu. Et, finalement, sur son lit de mort, sa foi atteint un glorieux point culminant, il fait vraiment confiance à Dieu sur son lit de mort.

Avant de quitter Jacob, je voudrais souligner un dernier changement. Non seulement il devient conscient de Dieu, non seulement il a un nouveau désir de sainteté, non seulement il commence à vivre dans la foi en se rapprochant de plus en plus de son pèlerinage, mais à la fin, Jacob faisait confiance à Dieu pour l'utiliser comme un instrument de bénédiction ou de malédiction. Il était simplement disponible. Plus tôt dans sa vie, il a fait en sorte que les choses arrivent. Mais je ne pense pas qu'il ait fait bouger les choses ici. Au chapitre 49, nous avons ce grand récit des bénédictions de Jacob sur ses fils. Il ne les a pas tous bénis. Certains ont été bénis, et d'autres ont été maudits.

Rappelez-vous que je n'ai pas le pouvoir par mes mots d'effectuer ce que je dis quand il s'agit de bénir ou de maudire. En d'autres termes, ce n'est pas parce que je dis quelque chose que cela va se produire. Disons que je suis sur mon lit de mort, et que mes trois garçons David, Daniel et Steven viennent. Je suis sur mon lit de mort et juste avant de mourir, je dis: « David deviendra millionnaire, Daniel sera astronaute et Steven creusera des trous. » Puis je meurs. Cela signifie-t-il que David va devenir millionnaire juste parce que je l'ai dit? Et Daniel va devenir astronaute parce que je l'ai dit? Ou que Steven va creuser des trous parce que je l'ai dit? Ce n'est pas parce que je l'ai dit que cela va se produire. La seule façon de le faire, c'est que Dieu le fasse. Dieu doit le faire. Jacob n'a pas pu le faire. Ici nous avons un chapitre entier où Jacob explique ce qui va arriver à ses fils. Comment fait-il cela? La réponse est à travers le Seigneur. Il est maintenant un instrument, parfois pour bénir et parfois pour maudire. Il laisse simplement Dieu l'utiliser et parler à travers lui.

L'un de mes titres préférés pour les saints de l'Ancien Testament est « reste. » Vous m'avez entendu l'utiliser à maintes reprises. J'aime ce titre. Le peuple de Dieu est le reste. Les coeurs du reste, et ainsi de suite. J'ai beaucoup de passages sur les restes, mais l'un de mes passages préférés sur les restes est celui du prophète Michée. Michée 5:7-8 dit: « Le reste de Jacob sera au milieu des peuples nombreux Comme une rosée qui vient de l'Éternel, Comme des gouttes d'eau sur l'herbe: Elles ne comptent pas sur l'homme, Elles ne dépendent pas des enfants des hommes. Le reste de Jacob sera parmi les nations, Au milieu des peuples nombreux, Comme un lion parmi les bêtes de la forêt, Comme un lionceau parmi les troupeaux de brebis: Lorsqu'il passe, il foule et déchire, Et personne ne délivre. »

Nous, nous considérons cela et nous disons: « Seigneur, utilise-moi. Je suis Ton enfant. Je suis Ton reste, je suis Ton instrument. » Et, généralement, quand nous disons, utilise-moi, nous voulons dire comme la rosée du Seigneur, comme les averses sur la végétation. En d'autres termes, utilise-moi pour rafraîchir les gens. Utilise-moi pour bénir. Lorsque nous demandons à Dieu de nous utiliser, nous ne voulons généralement pas dire « utilise-moi comme un lion pour déchirer les gens en lambeaux. » Ce n'est pas à cela que nous pensons. Mais si nous faisons vraiment confiance au Seigneur, nous serons prêts à être une rosée du Seigneur ou un lion. Cela n'a pas d'importance tant qu'Il nous utilise. Ainsi lorsque vous priez, utilise-moi, assurez-vous d'être ouvert aux deux. Comme Jacob soyez prêt à dire: « Utilise-moi pour bénir ou utilise-moi pour maudire. Peu importe la manière dont Tu veux m'utiliser, cela n'a pas d'importance. Utilise-moi comme une rosée et une pluie sur la végétation ou utilise-moi comme un lion pour déchirer en lambeaux, tant que Tu m'utilises. » Jérémie 1:9-10 dit: « Puis l'Éternel étendit sa main, et toucha ma bouche; et l'Éternel me dit: Voici, je mets mes paroles dans ta bouche. Regarde, je t'établis aujourd'hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes. » Jérémie a été appelé à arracher et à détruire, à bâtir et à planter. Je pense que chaque serviteur du Seigneur va avoir des opportunités où parfois Dieu sera positif à travers lui et parfois négatif. Quoi qu'il en soit, ce sont les quatre changements qui, à mon avis, sont illustrés dans la vie de Jacob et qui sont vrais pour tous ceux qui luttent contre le Seigneur. Ils deviennent conscients de Dieu. Ils ont une faim de justice et de sainteté. Ils commencent à vivre par la foi à mesure qu'ils se rapprochent de leur lit de mort. Et puis, ils ne sont que des instruments et ils sont disponibles. Dieu peut les utiliser dans un sens ou dans l'autre, pour bénir ou pour maudire.

Alors que nous terminons maintenant avec l'histoire de Jacob, j'aimerais faire ce que j'ai essayé de faire tout au long de l'étude, c'est-à-dire que je ne veux pas que vous finissiez avec vos yeux sur Jacob. Détachez vos yeux de Jacob, et fixez-les sur le Seigneur. Je ne veux pas que vous vous préoccupiez de la sainteté ou de la foi ou que vous vous préoccupiez d'être un instrument ou d'être utilisé ou quoi que ce soit de ce genre. Avant la lutte, pendant quatre-vingt-dix-huit ans, selon le récit biblique, Dieu contrôlait tous les événements de la vie de Jacob, par les nombreux péchés de Jacob, par ses mensonges, par ses tromperies, par sa polygamie, par sa partialité familiale et par ses vols. Satan a essayé de corrompre la lignée messianique. Satan a essayé d'empêcher la venue du Christ. Mais Dieu a supervisé tout cela. Nous ne devons pas nous contenter de plonger dans la vie de Jacob et de constater qu'il a tel et tel problème, telle et telle femme, tel et tel enfant. C'est plus grand que cela. Il s'agit de la guerre entre les postérités. Il s'agit de Satan contre Dieu. Dieu règne sur tout cela pour accomplir Ses objectifs de rédemption et de purification.

Quarante-neuf ans auparavant à Béthel, Dieu a dit à Jacob au verset 28:15: « Je serais avec toi. Je te garderai partout où tu iras. Je te ramènerai dans le pays, et je ne te quitterai pas avant d'avoir accompli tout ce que j'ai promis. » C'était sur toute sa vie. Dieu l'a fait. Dieu a protégé Jacob. Ne regardez pas la foi de Jacob. Regardez la fidélité de Dieu. Dieu est celui qui a sauvé Jacob de Laban. C'est Dieu qui a sauvé Jacob d'Ésaü. Dieu est Celui qui, après que Ses fils aient rendu les nations environnantes odieuses à Ses yeux par leur terrible péché, l'a protégé. Jacob ne pouvait pas s'opposer à ces nations. C'est pourquoi nous lisons au verset 35:5: « Ensuite ils partirent. La terreur de Dieu se répandit sur les villes qui les entouraient, et l'on ne poursuivit point les fils de Jacob. » C'est Dieu qui l'a fait. C'est Dieu qui a tout fait. Il est Celui qui était dans les coulisses. Je pense qu'Il s'est présenté dans la vie de Jacob comme Celui qui est dans les coulisses, de sorte qu'au moment où nous arrivons à la vie de Joseph, nous sommes prêts à voir un Dieu qui est dans les coulisses, qui contrôle de manière invisible. L'histoire de Joseph est le grand récit de la souveraineté de Dieu, et nous verrons comment Dieu tient tout cela ensemble. Je voulais donc que vous voyiez le Seigneur dans tout cela.

Encore deux versets avant de terminer. Proverbes 28:25-26 dit: « L'orgueilleux excite les querelles, Mais celui qui se confie en l'Éternel prospérera. Celui qui a confiance dans son propre coeur est un insensé, Mais celui qui marche dans la sagesse sera sauvé. » C'est votre passage de Jacob. Chaque fois que je mets ma confiance en moi dans ma vie, je suis un fou. Chaque fois que je mets ma confiance en moi, je suis un fou. Chaque fois que je fais confiance à Dieu, je prospère. Chaque fois que vous avez confiance en vous, vous êtes un fou. Et personne n'est plus fou que ceux qui mettent leur confiance en eux. Demandons donc au Seigneur, à travers l'histoire de Jacob, d'apprendre à Lui faire confiance et à ne pas mettre notre confiance en nous-même.

Prions:

Notre Père, nous Te remercions de nous avoir enseigné, dans Ta grâce, que la bénédiction vient par l'échelle. Jusqu'à ce que nous apprenions cela, Tu luttes avec nous et Tu te démènes avec nous jusqu'à ce que, finalement, nous Te rencontrions face à face et que Tu nous ramènes à la simple vérité que la bénédiction vient par l'échelle. Nous Te remercions de ce qu'après avoir vraiment imprimé cela dans nos coeurs, nous commençons à changer. Nous commençons à Te voir. Nous commençons à désirer la sainteté. Nous commençons à vivre par la foi. Nous commençons à devenir Tes instruments de rédemption. Merci de prendre ces vérités et les travailler dans nos coeurs. Merci pour ces petites images de Tes vérités éternelles. Et surtout, nous Te demandons d'écrire sur nos coeurs: « Celui qui a confiance dans le Seigneur prospérera; celui qui a confiance dans son propre coeur est un fou. » Préserve-nous d'être des insensés. Nous le demandons au nom de Jésus. Amen.