GENÈSE #40 - UNE ÉPOUSE POUR ISAAC

(Genèse 24:1-67)

Par Ed Miller

Bonjour et bienvenue dans notre quarantième leçon sur ce merveilleux livre de la Genèse.

Prions:

Père céleste, nous Te remercions d'avoir l'opportunité de concentrer nos regards sur le Seigneur Jésus, et de pouvoir le faire n'importe où dans les Écritures, de la Genèse à l'Apocalypse. Nous Te demandons donc par Ta grâce que Tu nous aides à voir notre Seigneur Jésus. Nous Te prions de nous délivrer de notre propre sagesse, et que nous puissions venir en faisant confiance à Ton Esprit pour enlever le voile de nos coeurs et nous centrer sur notre Seigneur Jésus. Merci de venir à notre rencontre. Nous prions pour que nous passions un bon moment en méditant sur Ta Parole, et nous le prions au nom de Jésus, amen.



RÉSUMÉ

Très bien, merci d'ouvrir votre Bible, au chapitre 24 de la Genèse. Dans notre étude, nous arrivons maintenant à la fin de la vie d'Abraham, le pèlerin, le père de la foi, l'ami de Dieu. Lorsque j'ai commencé cette étude, je pensais qu'il y en avait douze événements dans la vie d'Abraham, mais il y en a quinze. Chacun d'entre eux nous donne un autre aperçu de la simplicité de la foi.

Dans cette étude nous allons poursuivre ce que nous faisons depuis plusieurs leçons. Alors que nous arrivons à la fin de l'étude d'Abraham, nous passons d'Abraham le père à Isaac le fils, qui est la postérité promise et l'héritier. L'analyse de cette transition nous a déjà amenés à étudier la naissance d'Isaac, le sevrage d'Isaac, la persécution d'Isaac et la soumission d'Isaac sur le Mont Morija et dans cette leçon nous allons voir Isaac recevoir une épouse. Mais malgré cela nous n'avons pas encore commencé à étudier la vie d'Isaac. Nous sommes en pleine transition. Même si nous avons examiné des événements qui touchent Isaac, nous nous sommes concentrés sur Abraham. Dans cette leçon j'aimerais à nouveau me concentrer sur lui. Dans le prochain chapitre, nous enterrerons Abraham, puis nous commencerons notre étude d'Isaac, le fils.

Nous arrivons au chapitre le plus long du livre de la Genèse, c'est le chapitre 24 qui a 67 versets, 10 versets de plus que le deuxième plus long chapitre du livre, le chapitre 41. Ce chapitre nous narre la merveilleuse histoire de l'obtention d'une épouse pour le fils Isaac. Nous sommes arrivés au quatorzième événement dans la vie de l'ami de Dieu, le père de la foi. Nous sommes sur le point de terminer notre étude de la foi. Genèse 24 est instructif à bien des égards. Alors que nous abordons un chapitre de 67 versets, vous devez savoir qu'il y a de nombreuses façons d'aborder un tel chapitre.

Permettez-moi de mentionner quelques façons. Certains ont étudié ce chapitre afin d'étudier l'importance de la pureté dans les relations amoureuses, illustrées par cette romance entre Isaac et Rebecca. En d'autres termes, ils ont étudié ce chapitre parce qu'ils s'intéressent à ce que Dieu pense au sujet de comment trouver un conjoint. C'est un chapitre merveilleux à étudier si votre coeur est fixé sur la volonté du Seigneur dans la recherche d'un conjoint. Beaucoup ont analysé ce chapitre avec profit juste afin d'étudier le sujet de comment Dieu conduit. C'est un chapitre merveilleux qui illustre la conduite du Seigneur. Nous allons nous pencher un peu sur ce sujet. C'est également un excellent chapitre à étudier pour connaître le coeur de Dieu au sujet de la mission. En fait, je crois que c'est ce qui correspond le mieux au coeur de Dieu alors qu'Il dévoile l'histoire de la Genèse. Nous nous concentrerons donc sur l'idée de gagner des âmes, d'évangéliser et de la mission dans ce chapitre.

Ce chapitre a également été étudié comme un merveilleux type, comme une image. Voici les différents parallèles que l'on peut trouver dans ce récit. Abraham, le père aimant, désirait une épouse pour son fils - l'héritier de toutes choses, la postérité promise - il a chargé son fidèle serviteur, Éliézer, d'aller dans le désert et de ramener une épouse vierge et consentante pour son fils. De même, Dieu le Père veut également une épouse pour Son Fils, le Seigneur Jésus. Certaines personnes disent que Dieu le Père a chargé Dieu le Saint-Esprit, représenté par Éliézer, d'aller dans le désert pour trouver et ramener une épouse vierge et consentante à son Fils, l'héritier de toutes choses. Et ainsi, de nombreuses personnes ont étudié, avec profit, ce type. Il n'y a pas de limites aux façons dont vous pouvez étudier ce chapitre.

Vous pouvez également vous concentrer sur les personnalités et étudier Abraham, Isaac, Rebecca, Éliézer et Laban. Il existe de très nombreuses approches de ce chapitre. Alors comment allons-nous considérer ces 67 versets? Je désire bien entendu que vous saisissiez tous les faits. Mais, plus que cela, je désire que vous voyiez le Seigneur Jésus, que vous entriez dans le coeur de Dieu. C'est l'objectif et la finalité de toute étude - que nous connaissions le Seigneur et que nous Le voyions Lui.

Avec l'aide de Dieu, je vais essayer d'utiliser plusieurs de ces approches et de souligner le principe de base de la vie. Laissez-moi mettre cela en perspective, non pas tant en ce qui concerne l'homme Abraham, mais en ce qui concerne l'inspiration des Écritures. Nous allons nous poser les questions suivantes. Pourquoi Dieu nous a-t-il donné le chapitre 24 de la Genèse? Qu'avait-Il l'intention de nous enseigner? Et puis, bien sûr, comment cela s'est-il appliqué à la vie d'Abraham? Je crois que c'est l'un des chapitres les plus longs de la Genèse parce que Dieu amène la foi à une conclusion. Depuis le chapitre 12, nous étudions la foi, c'est-à-dire comment faire confiance au Seigneur et comment dépendre de Lui.



LA VRAIE FOI EST SATISFAITE LORSQUE DIEU A SON ÉPOUSE, C'EST LA MISSION

Nous devons chercher à savoir où va la foi? Quel est son objectif? Vers quelle finalité va le coeur qui met sa confiance dans le Seigneur? Dieu veut que je Lui fasse confiance, Il veut que vous Lui fassiez confiance, et il l'a clairement illustré pour nous à travers cet ami de Dieu. Mais à la fin, quand tout est terminé, - permettez-moi de le dire avec des termes du récit - lorsque la foi a mûri, quand la servante et son fils ont été chassés, quand la vie est centrée sur Isaac en tant que joie et rire de la vie, quand nous l'apprécions comme celui qui est revenu d'entre les morts, alors que se passe-t-il? Où va la foi à partir de là? Quelle est la finalité de la foi? Comment se termine-t-elle? Comment se consomme-t-elle? Je suggère que la vraie foi ne peut pas être satisfaite et vous ne serez jamais satisfaits dans votre coeur jusqu'à ce que le Seigneur Jésus ait Son épouse - soit que vous soyez préparés comme Son épouse, soit que vous soyez utilisés par Dieu pour aider quelqu'un d'autre à entrer dans cette union et à être préparé comme l'épouse du Christ.

a foi d'Abraham se termine par la mission. Je suis tenté de croire, bien que je ne l'aie pas suivi dans toute la Bible, que chaque doctrine de Dieu et chaque vérité de Dieu se termine par la mission, parce que c'est le coeur de Dieu. Il a un coeur qui nous aime. Il a un coeur qui gagne des âmes, Il a un coeur pour le monde. Le récit de la foi d'Abraham se termine donc ici, dans l'évangélisation.

Ceci étant dit je vais faire une différence entre la raison pour laquelle Dieu a écrit ce chapitre et ce qui se passait avec Abraham alors qu'il vivait ce chapitre. Dieu enseignait une chose, et je pense qu'Abraham en réclamait une autre. Je ne pense pas qu'Abraham, à ce moment-là, ait compris et ait dit : « Eh bien, nous arrivons maintenant au dernier événement de la foi, la foi doit arriver à une conclusion et la fin de toute foi c'est la mission. » Je ne pense pas qu'Abraham ait pensé comme cela. Abraham ne faisait simplement que vivre et il faisait confiance à Dieu jour après jour. Ce que cet évènement signifie pour Abraham était un peu différent de ce que cela signifie dans le Canon des Écritures.  

Je veux donc d'abord l'examiner dans la Bible, puis nous le reprendrons et l'examinerons dans la vie d'Abraham. Voici comment nous allons étudier ce chapitre dans cette leçon. Je pense que la meilleure façon d'avoir tous les faits devant nous est de suivre la suggestion que beaucoup de personnes ont faite, à savoir qu'il s'agit d'une étude d'un type, d'une image et d'une allégorie. Oui, pour notre discussion, Abraham est une merveilleuse image de Dieu le Père, choisissant une précieuse épouse pour son Fils bien-aimé. Oui, pour notre discussion, Isaac est aussi une merveilleuse image du Seigneur Jésus qui attend patiemment dans la terre promise pour recevoir l'épouse que Dieu a préparée pour Lui. Oui, Rebecca est aussi une image merveilleuse. Elle est une image de l'Église, de l'épouse qui vient au Seigneur Jésus en répondant à la Bonne Nouvelle et en recevant un époux qu'elle n'a jamais vu avec ses yeux naturels.

Mais c'est ici que nous allons faire un léger changement. Je ne crois pas que Dieu désirait qu'Éliézer représente le Saint-Esprit. Vous direz peut-être: « Bien entendu qu'Il le désirait! » Oui, c'est vrai, mais c'est plus que cela. Je pense qu'il représente le Saint-Esprit dans un sens, mais l'image est plus merveilleuse que juste Dieu le Père envoyant Dieu le Saint-Esprit pour trouver une épouse pour Dieu le Fils. Vous voyez, dans le récit, Éliézer est un serviteur de son maître, Abraham, le père. Et ce serviteur, au niveau terrestre, est très humain. Je ne dis pas qu'il est maladroit, ce n'est pas ce que je veux dire. Mais il est très, très humain, et cela se voit au fur et à mesure qu'on avance parce qu'il ne sait pas exactement quoi faire, qu'il ne sait pas exactement où aller, et il expose cela devant le Seigneur. Il cherche un signe. Dans un sens, il dépose une petite toison et Dieu l'honore. Il n'est toujours pas sûr de lui, il est perplexe, il se demande quelle est vraiment la volonté de Dieu, et ainsi de suite.

Par conséquent si vous dites qu'Éliézer est juste le Saint-Esprit, vous allez vous retrouvez avec plus de questions que de réponses, et vous devez alors vous demander: « Alors comment se fait-il qu'il ne sait pas ce qu'il fait? Comment se fait-il qu'il doit continuer à chercher ce qu'il faut faire? Je pense qu'en réalité, lorsque Dieu envoie des serviteurs pour rechercher une épouse pour Son Fils, Il envoie effectivement le Saint Esprit, mais c'est le Saint Esprit dans les personnes. Éliézer est une image de vous. Éliézer est une image de nous les serviteurs de Dieu, c'est une image de l'église. Et comme Dieu le Père veut une épouse pour Dieu le Fils, Dieu le Père envoie le Saint-Esprit. Le verset 24:7 dit : « Dieu... lui-même enverra son ange devant toi; et c'est de là que tu prendras une femme pour mon fils. » La vie de Dieu, représentée par l'Ange du Seigneur, guide son serviteur, Éliézer, pour amener une épouse au fils.

C'est donc ce que nous allons étudier. Dieu désire ardemment avoir une épouse pour Jésus, et il envoie ses serviteurs contrôlés par l'Esprit sur le bon chemin pour amener ces personnes à vivre en union avec son Fils. Éliézer est donc une merveilleuse image du gagneur d'âmes guidé par l'Esprit. Que Dieu nous aide à voir cela lors cette méditation.

De nombreuses personnes ont comparé Genèse 24 à Jean 4. D'un côté nous avons Rebecca au puits et de l'autre la samaritaine au puits. Rebacca a également été amenée à Jésus comme l'a été la samaritaine au puits. Nous allons donc raconter l'histoire d'abord en termes de ce qu'il y a sur le coeur de Dieu.

Puisque le récit tourne autour d'Éliézer, nous allons également nous concentrer sur lui, c'est-à-dire sur sa relation avec le Père, sur sa relation avec l'ange du Seigneur qui le précède, sur sa relation avec Rebecca, la future mariée, et sur sa relation avec Isaac, le marié. Je pense que cette méthode nous permettra d'avoir tous les faits sous les yeux et non pas seulement de connaître l'histoire, mais également de connaître ce qu'il y a sur le coeur de Dieu, parce que c'est vraiment ce que nous recherchons.

Très bien, concentrons-nous maintenant sur Éliézer, le fidèle serviteur. J'ai commencé à présenter ceci à la fin de notre précédente leçon. Permettez-moi de revenir sur cette dernière pensée que nous avons eue et de la traduire en un principe simple. Dans le verset 15:2, Éliézer est appelé l'héritier de la maison d'Abraham. Vous savez maintenant qu'il n'est pas l'héritier promis. Isaac est l'héritier promis. Pendant soixante ans, il a fidèlement servi Abraham, de sorte que lorsque nous arrivons au verset 24:2, Éliézer est un ancien. C'est un vieil homme, et la Bible dit qu'il est l'intendant de tout ce qu'Abraham possédait. En cela, il devient une image du gagneur d'âmes parce qu'il est maintenant mûr. Il a été avec Abraham toutes ces années. Il est maintenant l'aîné, il a appris à posséder tout ce qui appartient à son maître. Il devient ainsi une merveilleuse image du chrétien mûr.

Éliézer va maintenant recevoir cette grande mission. Le grand désir du coeur d'Abraham est que son fils unique reçoive une épouse, et que par l'union avec cette épouse, le salut soit apporté à la Terre entière. Je vais lire avec vous les neuf premiers versets et réaffirmer le premier principe que nous avons mentionné dans notre précédente leçon.

Genèse 24:1-9 dit : « Abraham était vieux, avancé en âge; et l'Éternel avait béni Abraham en toute chose. Abraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, l'intendant de tous ses biens: Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse; et je te ferai jurer par l'Éternel, le Dieu du ciel et le Dieu de la terre, de ne pas prendre pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels j'habite, mais d'aller dans mon pays et dans ma patrie prendre une femme pour mon fils Isaac. Le serviteur lui répondit: Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci; devrai-je mener ton fils dans le pays d'où tu es sorti? Abraham lui dit: Garde-toi d'y mener mon fils! L'Éternel, le Dieu du ciel, qui m'a fait sortir de la maison de mon père et de ma patrie, qui m'a parlé et qui m'a juré, en disant: Je donnerai ce pays à ta postérité, lui-même enverra son ange devant toi; et c'est de là que tu prendras une femme pour mon fils. Si la femme ne veut pas te suivre, tu seras dégagé de ce serment que je te fais faire. Seulement, tu n'y mèneras pas mon fils. Le serviteur mit sa main sous la cuisse d'Abraham, son seigneur, et lui jura d'observer ces choses. »

À la fin de notre précédente leçon, j'ai énoncé pour vous ce que je crois être le principe derrière la main sous la cuisse. Il peut être énoncé en ces termes, le serviteur doit aller en tant que serviteur du Seigneur selon la nouvelle alliance. C'est Dieu qui fait le travail, mais nous y participons. Il ne le fait pas tout seul. Il utilise des gens. Il utilise Ses enfants. Il se sert de nous. Éliézer devait aller et trouver une épouse. Vous direz sûrement qu'à la fin ce n'est pas Éliézer qui a trouvé la mariée, c'est Dieu. Oui c'est vrai, mais Éliézer avait une main dans cette affaire. Et où était cette main avant que tout cela ne commence? La réponse est, sous l'alliance. La circoncision était l'alliance de la séparation et de la sainteté. Avant que le serviteur soit envoyé, il avait besoin de cela pour se dire: « Oui, Dieu va m'utiliser. Oui, j'y participerai, mais ma main sera toujours sous l'alliance de Dieu et sous la cuisse de mon maître. C'est Lui qui doit le faire, je ne suis que Son instrument. » C'est ainsi que cela a été illustré. Éliézer a un rôle important, mais comme vous le verrez, quand tout est terminé, c'est Dieu qui a tout fait.

À partir des neuf premiers versets que nous venons de lire, j'aimerais illustrer de manière pratique trois principes de ce que signifie avoir la main sous « la cuisse de Dieu et sous l'alliance. » Pensez à cela en termes de gagner des d'âmes parce que cela vous aidera à comprendre le passage. Éliézer est sur le point de sortir et d'amener une épouse à Jésus. L'idée ici c'est que nous sommes envoyés. Mais avant de partir, avant de faire un pas, Dieu dit: « Je veux que tu me promettes trois choses. Ne commence pas à parler du Seigneur aux autres avant de me promettre trois choses. »



GAGNEUR D'ÂMES NE FAIT PAS D'UNION ENTRE LE SAINT ET L'IMPIE

La premier principe de cette alliance peut être exprimé par « Lorsque tu enlèveras ta main de dessous ma cuisse dans le cadre de l'alliance, tu dois promettre de ne jamais unir le saint avec l'impie. Je ne veux pas de femme de Canaan. » C'est l'illustration qui est utilisée ici. Le verset 24:3 dit: « Je te ferai jurer par l'Éternel, le Dieu du ciel et le Dieu de la terre, de ne pas prendre pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels j'habite. » Avant que le serviteur ne commence son service, il a dû faire un serment. Il a dû promettre au père Abraham qu'il n'essaierait pas de faire une union avec une Cananéenne. Le pays de Canaan illustre l'idolâtrie, l'impénitence, ceux qui sont sous la malédiction et loin de Dieu. Dieu ne dit pas que si un Cananéen se repent, Il le rejettera. Ce n'est pas la question. Le point important est que lorsqu'Éliézer sort, il ne doit pas être un gagneur d'âmes qui fait des compromis. Il ne doit pas sortir et donner une fausse image du Salut en disant: « Tout le monde est un chrétien, et Jésus acceptera n'importe quel Cananéen. » Le vrai gagneur d'âmes de la nouvelle alliance qui a sa main sous l'alliance ne donnera jamais à un Cananéen l'assurance qu'il peut être uni au Fils de Dieu, avant qu'il ne soit sauvé. C'est impossible.



LE GAGNEUR D'ÂMES NE FAIT PAS DE COMPROMIS

La second principe derrière cette alliance se trouve dans les versets 24:4-7. Le serviteur de la nouvelle alliance promet également qu'il ne fera pas de compromis. Il ne fera pas de compromis sur le message. Christ est disponible et Il attend dans le pays de la promesse. C'est là qu'Isaac attend, dans la terre de la promesse, dans la terre de l'alliance. Et la mariée doit être prête à sortir et à rencontrer le Christ sur Son terrain. Si la mariée ne veut pas rencontrer le Christ sur Son terrain, il ne peut y avoir de mariage. Le gagneur d'âme de la nouvelle alliance doit avoir clairement à l'esprit que le Christ ne s'unira pas à quiconque n'est pas prêt à tout quitter pour venir Le rencontrer sur Son terrain. Éliézer a dû faire ce voeu avant même de sortir.

Par exemple je ne peux pas dire au pécheur: « Je sais que tu as des problèmes dans ta vie, et que tu ne peux pas abandonner ce péché, mais ne t'inquiète pas, Jésus te veut de toute façon. » Nous ne pouvons pas dire cela. Nous ne pouvons pas promettre à l'idolâtre que s'il veut continuer dans l'idolâtrie, Jésus peut tout de même avoir une union avec lui. Nous ne nous pouvons pas promettre à celui qui a une habitude mauvaise dans sa vie ou un style de vie étrange qu'il peut accepter le Christ et continuer dans ce style de vie. Non, nous ne le pouvons pas. Ce n'est pas possible.

Vous pouvez faire semblant de jouer au chrétien, vous pouvez dire toutes sortes de paroles pieuses, mais si vous n'êtes pas prêt à sortir de ce style de vie, il n'y aura pas de relation avec Dieu, peu importe ce que vous dites. Dans cette alliance, Dieu a fait promettre à Éliézer avant qu'il ne commence pas par donner de fausse assurance aux Cananéens. S'ils ne sont pas sauvés, ils ne pourront pas avoir Son Fils. Nous ne devons pas faire de compromis. Nous ne devons pas essayer d'amener Jésus dans leur monde. Ils doivent sortir de leur monde et venir sur le sol de l'alliance où Jésus les attend. S'ils ne sont pas prêts à le faire, il ne peut y avoir de mariage.

Il y avait environ 240 kilomètres entre Canaan et la Mésopotamie où le serviteur allait. Isaac attendait sur le terrain de l'alliance. Dieu dit simplement ici: « Si vous me voulez, si vous voulez vous marier avec mon Fils, vous devez quitter votre pays et venir à moi. Vous devez faire un voyage de 240 kilomètres ou il ne peut y avoir de mariage. »



LE GAGNEUR D'ÂMES NE FORCE PAS LA VOLONTÉ

La troisième principe derrière l'alliance se trouve dans le verset 24:8 qui dit: « Si la femme ne veut pas te suivre, tu seras dégagé de ce serment que je te fais faire. Seulement, tu n'y mèneras pas mon fils. » Le serviteur de la nouvelle alliance doit faire un serment devant Dieu avant même de commencer. Il doit promettre de ne pas faire de mélange entre le saint et l'impie. Il doit également promettre de ne pas entraîner Jésus dans leur monde. Puis il doit finalement promettre qu'il ne forcera pas la volonté des gens. Il n'exercera pas de pression, il ne donnera pas d'ultimatum, il ne forcera pas le pécheur à venir au Seigneur. Il n'utilisera pas d'artifices, il n'y aura pas de contrainte. Le serviteur de la nouvelle alliance présentera ce qu'il y a sur le coeur du Père, il exposera la gloire du Fils, puis il laissera l'épouse choisir et dire oui ou non. Elle n'est pas obligée de venir. C'est à elle de décider, c'est le libre arbitre. Jésus est un pèlerin et Il ne prendra qu'une épouse qui est également en pèlerinage. Il faut qu'elle soit une épouse en pèlerinage et qu'elle soit prête à sortir de son monde.

Éliézer a dû accepter ces choses par une alliance sacrée. C'est ce que cela signifie quand nous disons: « Notre main est sous la cuisse de Dieu et sous l'alliance. » Cela signifie précisément que nous ne mélangerons pas le saint avec l'impie, que nous ne ferons pas de compromis et que nous ne mettrons pas de pression. Je pense que c'est une chose merveilleuse que de réaliser que Dieu ne tient pas Ses serviteurs responsables pour une personne qui ne veut pas venir! S'ils ne sont pas disposés à le faire, la responsabilité leur incombe entièrement, nous ne sommes pas responsables de cela.

C'est ainsi que commence ce merveilleux chapitre. Le père charge son fidèle serviteur, l'aîné, de l'intendance de toute sa maison. Il l'envoie avec cette grande mission par un voeu sacré, et Éliézer fait ce voeu. Souvenez-vous, le chapitre raconte comment Éliézer a été finalement guidé vers Rebecca et comment Isaac a obtenu son épouse.

Avant d'examiner les principes par lesquels le Saint-Esprit guide le gagneur d'âmes, laissez-moi dire un mot sur la fin du verset 24:27 qui dit: « L'Éternel m'a conduit à la maison des frères de mon seigneur. » Cette version n'exprime pas réellementt ce qu'il y a sur le coeur de Dieu. En fait, je préfère la version Darby qui dit: « Lorsque j'étais en chemin, l'Éternel m'a conduit à la maison des frères de mon seigneur. » « Lorsque j'étais en chemin, l'Éternel m'a conduit. » Je pense que c'est plus proche de l'original. La façon dont Dieu dirige et sur laquelle nous allons méditer, a eu lieu parce qu'Éliézer était sur le chemin. Son coeur était un coeur de serviteur, et parce qu'il était en chemin il a ainsi pu être guidé.

Parfois, nous prions: « Seigneur, je veux être sur le chemin (dans le sens d'être en chemin), mais je ne veux pas être sur Ton chemin (dans le sens d'être un obstacle). » Il y a un jeu de mots ici. Nous pouvons être sur le chemin de Dieu et ainsi être un obstacle. Nous ne voulons pas être sur le chemin de Dieu, mais nous avons toujours besoin d'être en chemin avec Dieu, cela signifie être ouvert de tout coeur à la volonté du Seigneur. La raison pour laquelle Éliézer a été guidé est qu'il était sur le chemin avec Dieu.

Ceci étant dit: « Est-ce que je suis train de dire que si nous ne sommes pas dans Sa Voie, nous ne serons pas guidés? » Je ne suis pas stupide au point de dire une chose pareille. Ce que je dis, c'est ceci: « Si nous ne sommes pas disposés à marcher dans la voie du Seigneur, nous n'avons aucun droit de demander Sa conduite. » Cela ne veut pas dire qu'Il ne nous guidera pas. Il peut encore nous guider parce qu'Il est un Dieu qui est bon, et que Ses miséricordes sont plus grandes que ce que nous demandons, et très souvent nous n'avons aucun droit sur Lui, mais Il nous bénira quand même parce qu'Il est un Dieu qui est bon.

Il est possible que Dieu vous guide sur le chemin selon le Psaume 32:9. Voici d'abord Psaume 32:8 qui dit: « Je t'instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre; Je te conseillerai, j'aurai le regard sur toi. » Comme c'est précieux. Mais voici maintenant le Psaume 32:9 qui dit: « Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence; On les bride avec un frein et un mors, dont on les pare. » Dieu vous guidera d'une manière ou d'une autre, mais il se peut que ce soit avec un mors, une bride et un fouet. Je pense que cela ne sera pas le cas pour vous.

Je ne peux pas prétendre, je ne peux pas attendre du Seigneur qu'Il me guide si je ne suis pas disposé à marcher dans Ses voies. « Lorsque j'étais en chemin, l'Éternel m'a conduit à la maison des frères de mon seigneur. » Avant de parler de mettre une main sous la cuisse de Dieu, sous Son alliance, et si nous sommes sérieux au sujet d'être des canaux de rédemption et d'aider les autres à venir à Jésus, alors nous devons être en chemin avec le Seigneur.



LE GAGNEUR D'ÂMES EST GUIDÉ PAR LA FOI

En guise d'analyse, permettez-moi d'isoler quatre principes simples au sujet du gagneur des âmes comme illustrés par cette histoire, et par Éliézer. Le premier principe peut être énoncé en ces termes: le gagneur d'âmes est conduit par la foi. Comme c'est simple! C'est par la foi que l'on est guidé. Abraham, le père, a reçu cette promesse au verset 24:7 qui dit: « Il enverra son ange devant toi. » C'est tout ce qu'il avait, cette parole: « Il enverra son ange devant toi. » C'est un chapitre étonnant sur la conduite parce que la question dans ce chapitre est si importante et si urgente! En d'autres termes, Isaac doit trouver une femme pour perpétuer la postérité promise. Si Isaac ne trouve pas de femme, il n'y a pas de nativité, il n'y a pas de Bethléem. C'est une décision importante. La semence doit venir de cette lignée. Et pourtant, face à une décision aussi importante, tout semble si naturel dans cette histoire! Il n'y a pas de « miracle puissant » de Dieu.

Comme Isaac avait besoin d'une femme, ne vous attendriez-vous pas à ce qu'un nuage de gloire soit apparu et que Dieu ait dit: « Suis le nuage, il ira droit à la femme. » Ou une colonne de feu la nuit? Il n'y a rien eu de tel. Pour une chose aussi importante, ne vous attendriez-vous pas à une voix venant du ciel, un rêve, une vision, une prophétie, ou un oracle de Dieu? Éliézer devait surement se demander: « À quoi ressemblera-t-elle? Comment la reconnaîtrai-je quand je la verrai? » Ne vous attendriez-vous pas à un disque autour de la tête de Rebecca? On voit beaucoup de cela dans l'art religieux. Quand ils voulaient montrer que quelqu'un était une divinité, ils dessinaient comme une disque lumineux derrière la tête. Cela symbolisait soit la sainteté, soit la déité. Ce serait bien, n'est-ce pas? Si vous voulez savoir comment conduire quelqu'un au Seigneur, avancez jusqu'à ce que vous voyiez quelqu'un avec un nimbe. Et quand vous le verrez, vous saurez qui c'est! Mais ce n'est pas comme cela que les choses fonctionnent.

Nous ne voyons rien de tel ici, tout est si naturel ici! Tout est si simple! Cela semble si peu important. Il a cette parole au verset 24:7: « Il enverra son ange devant toi », et ensuite il semble qu'il soit laissé à son propre bon sens, à son propre jugement.

Dans le verset 24:10 on voit que le serviteur n'a pas reçu l'ordre de Dieu ou d'Abraham de charger dix chameaux avec diverses richesses de la maison d'Abraham. C'était sa propre idée. Il s'est dit: « Ce serait une bonne idée de prendre des provisions. » Et puis, au verset 24:11, il s'arrête au puits. On ne lui a pas dit d'aller au puits. C'était sa propre idée. Et ensuite, il prie au verset 24:12: « Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi, je te prie, rencontrer aujourd'hui ce que je désire, et use de bonté envers mon seigneur Abraham! » Il fait constamment confiance au Seigneur. Dieu ne lui a pas dit de sortir une toison.

Les versets 24:13-14 disent: « Voici, je me tiens près de la source d'eau, et les filles des gens de la ville vont sortir pour puiser l'eau. Que la jeune fille à laquelle je dirai: Penche ta cruche, je te prie, pour que je boive, et qui répondra: Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac! Et par là je connaîtrai que tu uses de bonté envers mon seigneur. » Toute cette idée d'abreuver les chameaux - si elle répond: « Oui, alors je vais abreuver les chameaux alors ce sera la volonté de Dieu » était sa propre idée.

Ce n'était pas exactement comme la toison de Gédéon. Avec la toison, en Juges 6:37, Gédéon demandait en fait à Dieu de faire une chose surnaturelle. Il n'y a rien de surnaturel dans le fait d'obtenir de l'eau pour abreuver des chameaux. Et ce n'est certainement pas comme la toison charnelle que les Philistins ont sortie pour savoir quoi faire de l'Arche de Dieu. Dans un certain sens, c'est un signe, et pourtant Éliézer ne s'attend pas à un miracle de la part de Dieu, même après que Rebecca ait fait ce qu'il a dit c'est-à-dire: « Si elle dit que je vais abreuver tes chameaux, alors je le saurai. » Eh bien, elle l'a fait; elle a abreuvé les chameaux. Est-ce qu'il l'a su? Et la réponse est non, pas du tout. Les versets 24:19-21 disent: « Quand elle eut achevé de lui donner à boire, elle dit: Je puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu'à ce qu'ils aient assez bu. Et elle s'empressa de vider sa cruche dans l'abreuvoir, et courut encore au puits pour puiser; et elle puisa pour tous les chameaux. L'homme la regardait avec étonnement et sans rien dire, pour voir si l'Éternel faisait réussir son voyage, ou non. »

Il ne le sait toujours pas. Même après que la toison ait été posée. Il doit faire confiance à Dieu jusqu'au bout. Ce que j'essaie de vous montrer, c'est que nous parlons tellement de conduite mais lorsque Dieu guide, Il nous laisse prendre nos propres décisions. Il les contrôle, bien sûr. Ne pensez pas que parce que Dieu vous conduit à travers votre bon sens, vous êtes abandonnés. Vous n'êtes pas seuls. Proverbes 3:6 dit: « Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers. » La conduite se fait par la foi. Et ainsi, nous prenons des décisions ordinaires de tous les jours sans signe, sans lumière particulière de la part de Dieu, sans secousse, sans hérissement et sans émotion. Vous pouvez confier votre chemin au Seigneur sans vous inquiéter, sans vous tourmenter et sans avoir besoin de signe surnaturel.

Tout au long du récit Éliézer ne fait qu'avancer en utilisant son bon sens. Il ne sait pas quoi faire, et Dieu ne lui a rien dit. Mais pourtant Dieu le guide. Il fait des choix et ensuite il prie: « Seigneur, aide-moi, je ne sais pas quoi faire. » Ensuite il se dit: « Très bien, je vais faire ça, et si ça arrive, alors je saurai. Mais je ne suis toujours pas sûr, je ne sais pas. » Tout au long de son parcours, il ne fait que prendre des décisions de bon sens. Il décide, et il prie. Il fait confiance au Seigneur. Il prend une autre décision. Puis il s'écroule et se prosterne. Il ne connaît pas le résultat à long terme. Il agit par la foi. Il sait que c'est un pas après l'autre. Plus tard il demande à Rebecca au verset 24:23: « Y a-t-il dans la maison de ton père de la place pour passer la nuit? » Et elle répond: « Oui, il en a. » Très bien, ce sera donc la prochaine étape et il va chez elle. Le serviteur fait simplement une étape à la fois, et c'est ainsi que le Seigneur guide. Il est étonnant de lire ce chapitre et de voir tous les détails se mettre en place les uns après les autres. C'est presque comme si on lisait le livre d'Esther et qu'on voyait la grande providence de Dieu mettre tout en place de la manière la plus naturelle qui soit.

Voici donc le premier principe. La conduite se fait par la foi. Au début Il nous donne une parole: « Mon ange ira devant toi » et c'est tout ce que vous savez. Dieu a promis qu'Il allait vous guider. C'est tout ce que vous devez savoir, et le reste, Il le laisse à votre propre bon sens. Il n'y a pas de conclusions hâtives ici. Même quand il semble que c'est la voie de Dieu, le serviteur reste là et se dit : « Oh, je ne sais pas ; je ferais mieux d'attendre et de m'en assurer. » Cela me rappelle Josué 3:4 alors que le peuple était en train de traverser le Jourdain, Dieu dit : Assurez-vous qu'il y a une distance d'au moins 2000 coudées entre vous et l'Arche. Josué 3:4 dit: « Mais il y aura entre vous et elle une distance d'environ deux mille coudées: n'en approchez pas. Elle vous montrera le chemin que vous devez suivre, car vous n'avez point encore passé par ce chemin. » Je pense que le principe ici est simplement de donner de l'espace à Dieu, de donner à Dieu de la place pour travailler, et de ne pas Le bousculer. Dans le cas où Il voudrait prendre un virage à droite, vous n'allez pas Lui rentrer dedans ou perdre votre chemin.



LE GAGNEUR D'ÂMES RECHERCHE UNE PERSONNE AVEC UN ESPRIT VOLONTAIRE

Le deuxième principe est lié à cette future épouse d'Isaac. Dieu ne se contente pas de nous guider par la foi d'une manière ordinaire et quotidienne, alors que nous prenons des décisions intelligentes et que nous utilisons notre bon sens, mais Éliézer est à la recherche d'une personne qui cherche. Éliézer est à la recherche d'une « vraie Rebecca », de quelqu'un qui est prêt à tout quitter. Rebecca est une merveilleuse image du pécheur qui se prépare à venir à Jésus pour s'unir avec l'héritier de toutes choses lors des noces. Rebecca apparaît, dans ce chapitre, comme une jeune femme à l'esprit volontaire. C'est le genre de fille que l'on aimerait connaître. Rebecca est très, très vive d'esprit. Sa personnalité montre clairement qu'elle avait un esprit volontaire. Elle est enthousiaste, elle est active, elle est énergique, elle est pleine d'entrain, nous avons là une Rebecca pétillante. Dès qu'Élièzer la voit, ell est la première à attirer son regard. Non pas parce qu'elle était belle, mais parce qu'elle était la première au puits. Elle est très impatiente d'être là.

Le verset 24:18 dit: « Elle s'empressa d'abaisser sa cruche sur sa main, et de lui donner à boire. » Et puis elle ne s'est pas contentée de remplir l'auge pour les chameaux. Le verset 24:20 dit: « Elle s'empressa de vider sa cruche dans l'abreuvoir. » Elle fait tout avec empressement. Et puis, encore au verset 24:20, nous ne lisons pas qu'elle est retournée au puits pour puiser de l'eau mais « qu'elle courut encore au puits pour puiser; et elle puisa pour tous les chameaux. » Et le verset 24:28 ne dit pas qu'elle est allée parler à sa famille et à ses amis des visiteurs. Elle a couru et a raconté ces choses à sa mère et à la famille de sa mère. Et puis, lorsque la famille de la jeune fille, c'est-à-dire sa mère et son frère, a voulu qu'elle reste encore dix jours au verset 24:57 nous lisons: « Appelons la jeune fille et consultons-la. » Puis ils appelèrent Rebecca et lui dirent: « Veux-tu aller avec cet homme? » Et elle répondit sans aucune hésitation: « J'irai. » Voici comment est Rebecca. Lorsqu'elle a vu son époux au verset 24:64 il est écrit: « Rebecca leva aussi les yeux, vit Isaac, et descendit de son chameau. » D'autres versions disent : « Elle sauta à bas du chameau. » Elle a juste sauté à terre. Cette fille est pleine d'entrain. Elle l'est vraiment. J'aurais aimé connaître Rebecca. Elle est rapide, presque impatiente de servir. Elle est simplement là.

Veuillez aussi remarquer que son esprit volontaire est illustré par sa volonté d'aller au-delà de la lettre de la loi et de saisir l'esprit de la loi. Vous voyez, Éliézer n'a pas vraiment soif. Je sais qu'en Jean 4, notre Seigneur Jésus avait vraiment soif. Mais la raison pour laquelle Il a dit à la femme du puits: « Donne-moi à boire », c'est parce qu'Il voulait que la femme au puits Lui dise: « Toi, donne-moi à boire. »

La lettre de la loi à laquelle je fais mention se trouve au verset 24:17: « Laisse-moi boire, je te prie, un peu d'eau de ta cruche. » Si elle n'avait obéi qu'à la lettre, elle lui aurait donné un peu d'eau de la jarre, mais cela se serait arrêté à cette tasse d'eau. Elle n'avait pas besoin d'être aussi amicale que cela. Si Rebecca avait répondu ce que la femme au puits a dit: « Comment se fait-il que toi, qui es juif, tu me demandes quelque chose? » Je pense que si elle avait dit quelque chose comme cela, tout aurait été fini. Dieu soit loué, la femme au puits a rencontré Jésus et non Éliézer car je pense qu'elle n'aurait pas eu une deuxième occasion.

Elle aurait pu dire: « Je suis désolée, je ne parle pas aux inconnus. » Elle aurait pu dire: « Ne me dérangez pas. » Elle aurait pu dire: « Je vous laisse utiliser ma cruche, puisez votre eau vous-même. » Elle aurait pu dire: « Je remarque que vous avez un groupe de serviteurs avec vous - des serviteurs hommes. Ils sont les bienvenus pour utiliser le puits; ils peuvent puiser leur propre eau. » Elle aurait pu rester silencieuse et ne rien dire, - respecter la lettre - et simplement lui tendre un verre d'eau. Mais elle est allée au-delà de la lettre. Le verset 24:19 dit: « Quand elle eut achevé de lui donner à boire, elle dit: Je puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu'à ce qu'ils aient assez bu. »

Ne lisez pas cela à la légère comme je l'ai fait pendant des années. C'est ce que Jésus voulait dire dans Matthieu 5:38-42 lorsqu'il parlait de l'autre joue, du manteau, de la tunique, du deuxième mille ou lorsqu'Il parlait de prier pour vos ennemis. Lorsque j'ai lu cela pour la première fois, je me suis demandé quel genre de signe est-ce là? Éliézer joue vraiment un jeu ici. Cela n'avait aucun sens pour moi, car l'hospitalité orientale aurait automatiquement dit: « Puis-je aussi puiser pour vos chameaux? » Je ne penais pas que c'était un très bon signe. Pour moi c'était comme aller dans la rue et dire: « La première fille que je rencontre, je vais lui demander quel bus je dois prendre pour aller en ville, et si elle me dit aussi à quelle heure passe le bus, alors je sais que c'est la bonne, et je vais épouser cette fille. » Pour moi cela n'avait pas l'air d'être un signe; il me semblait qu'elle allait le faire de toute façon.

Mais lorsqu'on étudie l'arrière-plan, on s'aperçoit que l'hospitalité orientale s'étendait aux moutons et aux ânes, mais pas aux chameaux. Comprenez-vous pourquoi? Parce qu'un chameau n'a pas besoin de beaucoup d'eau pendant son voyage. Mais quand il s'arrête pour boire, il boit pendant longtemps. Un chameau boit des litres et des litres d'eau. Est-ce que vous vous rendez compte? Elle a dix chameaux qui ont maintenant soif après au moins 3 jours de voyage sans eau. Savez-vous combien de fois Rebecca a dû aller au puits pour déposer sa jarre afin de satisfaire la soif d'Éliézer, de son serviteur personnel, des hommes qui étaient là, puis des 10 chameaux ? C'est une chose incroyable qu'elle a faite là!

Comment vous sentiriez-vous si vous étiez Rebecca et que vous voyiez Éliézer et son serviteur et, selon le verset 24:59, tous ses hommes? Le verset 24:59 dit: « Et ils laissèrent partir Rebecca, leur soeur, et sa nourrice, avec le serviteur d'Abraham et ses gens. » Il y avait des hommes avec lui. Ceci dit la Bible ne nous dit pas combien d'hommes étaient là. Ne pensez-vous pas que si vous étiez là et que vous aviez des hommes, vous ne diriez pas: « Allez, les gars, donnez-lui un coup de main. Aidez-la avec ça. » Mais, au lieu de cela, ils sont tous restés là et l'ont regardée descendre au puits, puiser l'eau, la remonter, descendre au puits, puiser l'eau, la remonter, et elle a fait cela jusqu'à ce que les dix chameaux aient été désaltérés. C'est une sacrée fille!

Elle est allée au-delà de la lettre de la loi. Tout ce que le serviteur demandait, c'était de boire de l'eau. Elle a dépassé la lettre pour entrer dans l'esprit de la loi, et Éliézer a pu alors regarder dans son coeur et voir quel genre de femme elle était. Elle n'a pas abandonné et ne s'est pas mise en colère parce que tous les autres étaient là à la regarder travailler. C'était un trait de son caractère, et il a vu ce trait de caractère. Elle avait un esprit volontaire, et elle avait un coeur, un esprit, plein de désir. Lorsqu'elle a dit: « Je vais aussi abreuver vos chameaux », elle n'avait aucune idée à quel point cela allait changer sa vie. Cette petite décision allait changer sa vie pour toujours et la faire entrer dans les desseins rédempteurs de Dieu. C'est étonnant quand quelqu'un est prêt à aller au-delà de la lettre et à voir l'esprit derrière la lettre. C'est ce que le serviteur recherchait. Éliézer cherchait quelqu'un de disposé. En tant que gagneur d'âmes, nous devons sortir par la foi en sachant que Dieu va nous guider vers celui ou celle qu'Il désire que nous trouvions. Et nous Lui faisons confiance pour cela. Mais nous devons aussi aller à la recherche de ceux qui sont prêts, de ceux qui veulent ce que nous avons à offrir. Et c'est ce que le serviteur a fait.

L'esprit volontaire de Rebecca se manifeste à nouveau lorsqu'elle est appelée à devenir pèlerin - à faire ce qu'Abraham lui-même avait fait soixante-cinq ans auparavant. Il a été appelé à quitter Ur en Chaldée et à se rendre dans la terre promise. Rebecca a dû tourner le dos à sa maison, à sa famille, à sa terre, au lieu de sa naissance et, selon le récit à jamais. Elle n'est jamais revenue en arrière, elle l'a fait pour toujours. Ainsi, le gagneur d'âmes part à la recherche de quelqu'un qui a un esprit volontaire. Sa volonté, bien sûr, atteint son paroxysme parce qu'elle était également prête à tout quitter, à tout risquer, à épouser une personne qu'elle n'avait jamais vu et tout cela sur la base du témoignage, tout cela sur la base d'un avant-goût représenté par l'échantillon de bonté et d'opulence qui a été apporté avec Éliézer. Et ainsi, elle est partie par la foi pour se soumettre à cet époux invisible. Éliézer, le gagneur d'âmes, était là pour aider sa foi.



LE GAGNEUR D'ÂMES EST CHARGÉ DES BÉNÉDICTIONS DE CHRIST

Je vous ai dit qu'il y a quatre principes associés au gagneur d'âmes qui sont ici illustrés par Éliézer. Premièrement, le gagneur d'âmes est guidé par la foi. Deuxièmement, il recherche des personnes qui ont un esprit volontaire. Le troisième principe peut être énoncé en ces termes, le vrai gagneur d'âmes vient chargé de l'Évangile, de bonnes nouvelles. Est-ce que vous avez vu à quel point ce serviteur avait de bonnes nouvelles? Qu'est-ce que le verset 24:10 désire souligner? Il est écrit que le serviteur a chargé dix chameaux d'une variété de bonnes choses de la part de son maître. Le verset 24:22 dit: « Quand les chameaux eurent fini de boire, l'homme prit un anneau d'or pesant un demi-shekel et deux bracelets pour ses poignets pesant dix sicles d'or. » Le serviteur prend certaines des bénédictions de la maison d'Abraham et les utilise pour embellir Rebecca.

Ceci étant dit cela dépend de la traduction que vous avez. Vous pourriez dire: « De quelle façon est-ce que cela l'embellit? » Le mot anneau dans le verset 24:22 est en fait le mot pour anneau de nez, et vous direz peut-être: « Je ne suis pas sûr que ce soit très beau. » Il y a trois possibilités concernant l'anneau de nez. Peut-être que c'était un anneau de nez qui passait à travers la membrane médiane qui sépare vos narines, comme pour un taureau. Dans ce cas l'anneau que le serviteur lui a donné passait à travers son nez et au-dessus de sa lèvre inférieure. D'autres personnes pensent que c'était peut-être un anneau qui passait simplement par la narine gauche. Enfin Ézéchiel 16 parle d'un anneau de nez, mais dans ce cas c'est une ceinture que les gens portaient sur leur tête, le bijou descendait sur l'arête du nez et c'était censé embellir.

Quelle que soit l'interprétation que l'on donne à cet anneau de nez, le verset 24:53 dit: « Et le serviteur sortit des objets d'argent, des objets d'or, et des vêtements, qu'il donna à Rebecca; il fit aussi de riches présents à son frère et à sa mère. » Quelles sont toutes ces richesses? Dix chameaux chargés de toutes sortes de choses! Des bracelets, des anneaux de nez, de l'argent et de l'or, des vêtements et des objets précieux! Le verset 24:34 dit: « Alors il dit: Je suis serviteur d'Abraham. L'Éternel a comblé de bénédictions mon seigneur, qui est devenu puissant. Il lui a donné des brebis et des boeufs, de l'argent et de l'or, des serviteurs et des servantes, des chameaux et des ânes. Sara, la femme de mon seigneur, a enfanté dans sa vieillesse un fils à mon seigneur; et il lui a donné tout ce qu'il possède. »

Le gagneur d'âmes ne se contente pas de parler, il montre les bénédictions de Dieu. Il est lesté des bénédictions de Dieu, et son message est que Christ est l'héritier de toutes choses et le Seigneur de toutes choses. Éliézer est parti avec ce grand message qui est: « Regardez comme il est merveilleux d'être uni à lui! Entrez dans les bénédictions d'Abraham! Entrez dans les bénédictions de Dieu! Venez participer aux bénédictions d'Isaac! Venez partager. Goûtez-y maintenant, recevez un avant-goût. Et ce n'est pas tout! Il est maintenant l'héritier de toutes choses, le Seigneur de toutes choses. » Éliézer présente la richesse et la seigneurie d'Isaac, l'époux qui attend, et l'invite à partager les privilèges de l'union avec lui. Il montre combien l'héritier est riche et comment il est destiné à embellir. Le serviteur ne vient pas uniquement parler, le serviteur vient parler et montrer.

Si vous voulez être un gagneur d'âmes, il ne suffit pas de parler. Vous devez avoir les bénédictions de Dieu avec vous afin qu'ils puissent les voir et y goûter. À cet égard, je vous encourage à lire le Psaume 45. Le Psaume 45 parle du mariage du fils du roi, et dans ce merveilleux chapitre, il est question de la fille du roi, qui est toute glorieuse à l'intérieur. Tous ces bijoux extérieurs devaient illustrer la gloire intérieure. Elle sera conduite au roi dans un ouvrage brodé; les vierges, ses compagnes qui la suivent, seront conduites avec joie et allégresse. Psaume 45:10-11 dit: « Écoute, ma fille, vois, et prête l'oreille; Oublie ton peuple et la maison de ton père. Le roi porte ses désirs sur ta beauté; Puisqu'il est ton seigneur, rends-lui tes hommages. » Ce que le psalmiste a dit dans le Psaume 45, est exactement ce qu'Éliézer a dit à cette femme, « Oublie ton peuple et la maison de ton père. Le roi porte ses désirs sur ta beauté. » Éliézer est donc chargé de bonnes nouvelles.

Voici comment sont les gagneurs d'âmes. Ils sortent dans le cadre d'une alliance. Ils ont promis à Dieu de ne faire aucun mélange et aucun compromis et de ne pas utiliser la pression. Ils ont fait ce pacte. Puis ils sortent par la foi, guidés par la foi, guidés vers ceux qui cherchent, et ils viennent présenter un Christ complet, chargé des bénédictions de Dieu et du message qu'Il est le Seigneur de tous.

Enfin, et c'est le point culminant, si nous sommes comme Éliézer, il doit y avoir aussi l'urgence d'amener l'épouse à Jésus. C'est ainsi que cela se termine. Éliézer a amené l'épouse au Seigneur Jésus. Cette formidable urgence vous la remarquerez au verset 24:33 qui dit: « Puis, il lui servit à manger. Mais il dit: Je ne mangerai point, avant d'avoir dit ce que j'ai à dire. Parle! dit Laban. » Je vais le formuler avec des termes du Nouveau Testament. Voici ce que dit Jésus en Jean 4:34: « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son oeuvre. » Ils ont proposé au serviteur de s'asseoir et de prendre un repas. Mais il a répondu: « Pas encore. Il y a quelque chose de plus important dont nous devons discuter. » Éliézer a une urgence c'est pourquoi il dit: « Je ne mangerai pas tant que nous n'aurons pas réglé cette question. Oui ou non au sujet du Christ. » Et puis plus loin, aux verset 24:55-56, nous lisons: « Le frère et la mère dirent: Que la jeune fille reste avec nous quelque temps encore, une dizaine de jours; ensuite, tu partiras. Il leur répondit: Ne me retardez pas, puisque l'Éternel a fait réussir mon voyage; laissez-moi partir, et que j'aille vers mon seigneur. » Le vrai serviteur de Dieu a une urgence. Rien d'autre ne compte que le fait que cette personne vienne vivre en union avec le Seigneur Jésus.

es versets 24:63-67 disent: « Un soir qu'Isaac était sorti pour méditer dans les champs, il leva les yeux, et regarda; et voici, des chameaux arrivaient. Rebecca leva aussi les yeux, vit Isaac, et descendit de son chameau. Elle dit au serviteur: Qui est cet homme, qui vient dans les champs à notre rencontre? Et le serviteur répondit: C'est mon seigneur. Alors elle prit son voile, et se couvrit. Le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu'il avait faites. Isaac conduisit Rebecca dans la tente de Sara, sa mère; il prit Rebecca, qui devint sa femme, et il l'aima. Ainsi fut consolé Isaac, après avoir perdu sa mère. »

Lorsque j'ai lu ces versets pour la première fois je me suis dit que, dans cette histoire, Rebecca était un peu plus volontaire qu'Isaac. Elle semble vraiment anxieuse. Elle descend de son chameau. Elle est pleine d'anxiété et d'empressement. Mais Isaac semblait être l'opposé. Il est calme. Il est là, dans le champ, à méditer, à se reposer, à être patient et presque rêveur. Il est en pleine méditation. Mais n'allez pas croire que Rebecca était plus volontaire qu'Isaac. Ce n'est pas le cas. Nous ne devons pas imaginer Isaac dans le champ en train de méditer et puis, soudainement, à cause de l'arrivée de Rebecca, ses méditations ont été interrompues. Non, sa méditation n'a pas été rudement interrompue mais sa prière a été gracieusement exaucée. C'est une toute autre histoire.

Isaac est une image du Seigneur Jésus, et Il attend dans le pays de l'alliance ceux que le Père lui donnera. Tous ceux que le Père Lui donne viendront à Lui, et personne ne sera repoussé. C'est une belle image. Isaac, une fois la journée terminée et le travail achevé, l'héritier de toutes choses attend la venue de son épouse. C'est une si belle image. Rebecca va à l'encontre de ce qui semble être sa nature et met un voile sur son visage. Isaac va à l'encontre de ce qui semble être sa nature, il lève les yeux, regarde, ils se rencontrent, et ils sont unis. Nous parlerons de vivre heureux pour toujours dans les leçons suivantes.

Je ne vais pas le développer maintenant, mais la Bible enseigne qu'il y a deux présentations. La première est lorsqu'une personne vient à Christ pour la première fois c'est Rebecca qui est présentée à Isaac. Mais un autre jour viendra, après que l'épouse aura été rendue parfaite, lorsque nous serons sans tache, sans ride, et que nous serons présentés à nouveau au Seigneur. La Bible parle au moins à quatre endroits dans le Nouveau Testament du jour de la présentation qui est le jour où nous serons présentés au Seigneur Jésus. Voilà donc qui est le véritable serviteur de Dieu. Il est guidé par la foi. Il cherche des volontaires, ceux qui ont faim et qui sont prêts à partir. Il est rempli de la Bonne Nouvelle et ne se contente pas de parler, mais il apporte les bénédictions du Christ et annonce que le Seigneur est l'héritier de toutes choses. Et enfin, il tire le filet, prend Rebecca et l'amène à Isaac pour qu'ils ne fassent qu'un.

Ceci dit je suis certain qu'il y a beaucoup d'autres choses à dire sur les détails de ce chapitre. Isaac, l'époux, amène Rebecca, l'épouse, dans la tente de Sara pour consommer le mariage. Tout au long des Écritures, Sara est une image de la nouvelle alliance, et je ne suis pas du tout surpris que l'union d'Isaac et de Rebecca soit consommée dans la tente de Sara, car c'est là que tout se passe dans la nouvelle alliance.

Avant de terminer, j'aimerais encore jeter un autre regard sur ce chapitre. Je vous ai dit que ce chapitre est (tel que je le comprends) ce que Dieu voulait communiquer sur la mission et le fait gagner des âmes. Mais si l'on se place du point de vue d'Abraham, comment tout cela a-t-il affecté Abraham? Je ne pense pas que nous puissions considérer ce chapitre et dire qu'Abraham avait une foi missionnaire. Je pense que ce n'est pas ce qui se passait dans son coeur. Je pense que ce qui se passait dans son coeur, nous pouvons l'appeler la foi familiale. Qu'est-ce que je veux dire par là? Je veux dire qu'il arrive un moment dans la vie d'un parent où il doit remettre ses enfants au Seigneur et se reposer sur la providence de Dieu concernant ses enfants.

Vous voyez, jusqu'à présent, lorsque nous avons étudié la foi d'Abraham, cela le concernait directement, mais maintenant il doit faire confiance à Dieu pour ses enfants, pour le mariage de son fils. Je suis de tout coeur avec les jeunes gens non mariés. Ma prière est de les voir se marier de manière rédemptrice. Vous savez ce que je veux dire par là. C'est trouver des partenaires de vie qui soient pieux. Nous pouvons parler à nos enfants, nous pouvons les avertir, nous pouvons les aimer et les embrasser. Mais il arrive un moment, comme l'illustre ici Abraham, où une partie de l'obéissance parentale consiste à les laisser partir. Il y aura un jour où nous devrons nous jeter aux pieds du Seigneur et dire: « Ils sont hors de mes mains. Maintenant, Seigneur, Tu vas subvenir à leurs besoins et prendre soin d'eux. » Un jour nous serons hors d'atteinte en ce qui concerne nos enfants.

C'est pourquoi j'aime ce chapitre, parce que c'est un grand chapitre sur la providence de Dieu. Nous voyons Dieu qui guide, Dieu qui conçoit, Dieu qui contrôle, Dieu qui gouverne, Dieu qui domine, qui amène les choses à se réaliser et qui lie les détails entre eux. Il y aura un moment dans votre vie, si ce n'est pas déjà fait, où vos enfants quitteront la maison pour aller à l'université ou à l'armée, ou bien ils déménageront à cause d'un travail ou quelque chose comme ça. Le coeur d'un père et le coeur d'une mère - le coeur d'un parent - ne cesseront jamais de battre d'amour pour l'avenir de leur enfant. Cela ne peut pas arriver; cela n'arrivera pas.

Nous voyons donc ici Abraham qui illustre ce qu'est avoir la foi pour sa famille. Il ne s'agit pas d'une foi pour la famille alors que nous pouvons encore faire quelque chose, mais d'une foi pour la famille quand elle est complètement en dehors de notre portée. Je pense que ce test est plus grand que celui du Mont Morija parce qu'au moins au Mont Morija, Abraham participait à ce que Dieu faisait. C'est vrai qu'il savait ce qui se passait. Mais quand vous devez relâcher vos enfants dans le monde, vous ne savez pas ce qui se passe, vous ne savez pas ce qui va se passer, et vous devez vous jeter aux pieds du Seigneur. C'est ce qu'Abraham a fait. Abraham n'est pas parti de lui-même. Il a simplement fait confiance à Dieu pour subvenir aux besoins de ses enfants, c'est ce que nous devrons faire de nombreuses fois, et je pense que c'est réellement l'apogée de la foi. C'est le moment où nous viendrons vers Jésus et où nous Lui ferons confiance pour laisser toutes choses entre Ses mains.

Je vous encourage à faire confiance à Jésus, c'est de cela qu'il s'agit, de s'appuyer sur le Seigneur. Si vous êtes dans la situation d'Abraham et que vous devez laisser partir vos enfants, faites confiance à Jésus. Si vous êtes dans la situation d'Éliézer et que vous désirez ardemment conduire les gens au Seigneur, faites confiance à Jésus. Si vous êtes dans la situation d'Isaac et que vous méditez dans les champs en attendant que le chameau arrive, faites confiance à Jésus. Nous devons tout le temps faire confiance au Seigneur. Voilà ce que je désirais partager avec vous au sujet du chapitre 24.

Prions:

Père céleste, nous Te remercions pour ce chapitre. Pas pour ce que nous pensons qu'il signifie, mais ce que Tu as inspiré et qu'il signifie. Nous Te demandons d'agir dans nos vies. Nous Te remercions, Seigneur, de nous avoir appelés à être Tes canaux de rédemption, et parce que ton Saint-Esprit est entré dans nos vies afin que, par notre intermédiaire, Tu puisses convaincre le monde de péché, de justice et de jugement. Nous prions pour que nous soyons en chemin et que nous soyons guidés par Toi. Nous prions pour que notre main soit sous l'alliance, que nous n'unissions pas ce qui est saint et impie, que nous ne fassions pas de compromis et ne t'amenions pas dans un lieu qui te déshonore, que nous ne mettions pas de pression sur les personnes, mais que nous Te fassions confiance pour nous guider vers ceux qui sont désireux de Te connaître afin que nous puissions leur présenter un Christ complet pour qu'ensuite nous les présentions à Jésus. Merci de manifester tout cela dans nos coeurs. Nous Te prions au nom de Jésus, amen.

Genèse 41