EXODE PARTIE 9 - LA CIRCONCISION DE LA CHAIR

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre neuvième leçon sur ce merveilleux livre de l'Exode.

Alors que nous en venons à regarder dans la parole de Dieu, il y a un principe d'étude de la Bible qui est absolument indispensable, et c'est la dépendance totale envers le Saint-Esprit de Dieu. 1 Thessaloniciens 2:13 dit: « C'est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu'en recevant la parole de Dieu, que nous vous avons fait entendre, vous l'avez reçue, non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu'elle l'est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez. » Notre prière est que si ce que nous partageons vient du Seigneur vous le preniez du Seigneur, et que s'il arrive que je dise quelque chose qui ne soit pas du Seigneur, alors que Dieu vous protège de cela. Il a fait la promesse que tout ce qu'Il n'a pas planté sera déraciné, et j'en tire un grand réconfort.

Prions:

Notre Père céleste, nous Te remercions de nous permettre de nous retrouver au nom de notre Seigneur Jésus. Nous nous attendons à ce que le Saint-Esprit qui habite en nous tourne le projecteur vers le Seigneur Jésus. Nous voulons voir Jésus, et c'est pour quoi nous Te demandons de nous servir et d'ouvrir les yeux de notre coeur pour que nous puissions voir le Christ, puis de nous faire la grâce de nous L'approprier, alors que Tu nous Le révèles. Nous le demandons dans le nom incomparable de Jésus. Amen



RÉSUMÉ

Nous faisons confiance au Seigneur pour qu'Il se dévoile à nos coeurs alors que nous méditons sur ce merveilleux livre de l'Exode. Le livre de l'Exode présente le Seigneur Jésus comme notre salut. L'Exode dans l'Ancien Testament est comme l'épître aux Romains dans le Nouveau Testament. C'est la révélation du Christ en tant que notre salut. J'aimerais vous rappeler que, quoi que vous ayez entendu ou dit, le salut n'est pas un plan. Le salut n'est pas une doctrine. Le salut n'est pas un credo. Le salut est une personne, et son nom est Jésus. À ce propos, j'aime ce que Siméon a dit lorsque Jésus n'était qu'un petit bébé. Luc 2:29-30 dit: « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur S'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut. » Siméon, en regardant dans les yeux de ce petit enfant Jésus, a dit: « Mes yeux ont vu ton salut. » Le salut est une Personne, et chaque fois que nous Le voyons, Il va nous sauver, et nous libérer d'une certaine manière.

Dans notre méditation, nous en sommes toujours au buisson ardent. Dans cette étude nous allons quitter le buisson. Lors de notre précédente leçon nous avons examiné trois des quatre signes de confirmation que sont le double miracle de la verge changé en serpent, puis du serpent transformé à nouveau en verge. Nous avons examiné le double miracle de la main qui est devenue lépreuse, puis qui est redevenue saine. Ces deux miracles vont ensemble parce que le premier touchait quelque chose que Moïse avait dans sa main, la verge, cela correspond à ce que je possède. Le second est sa main, cela correspond à ce que je suis. Tout ce que j'ai et tout ce que je suis appartient au Seigneur. Le troisième double miracle que nous n'avons pas encore développé, c'est la transformation de l'eau en sang. Une des raisons pour lesquelles il n'a pas été appliqué au buisson est qu'il n'y avait pas d'eau au buisson, nous devons donc attendre d'arriver en Égypte. Ce signe est aussi un double miracle: il y a un miracle de jugement et un miracle de miséricorde. Nous y reviendrons lorsque nous examinerons la première plaie.

Il y a deux autres événements qui se sont déroulés au buisson. Puis après cela, Moïse et sa famille ont débuté leur voyage pour aller en Égypte. Les deux événements finaux au buisson se trouvent dans Exode 4:13-14 qui dit: « Moïse dit: Ah! Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer. Alors la colère de l'Éternel s'enflamma contre Moïse, et il dit: N'y a-t-il pas ton frère Aaron, le Lévite? Je sais qu'il parlera facilement. Le voici lui-même, qui vient au-devant de toi; et, quand il te verra, il se réjouira dans son coeur. » On peut comprendre pourquoi, c'est parce qu'ils ne s'étaient pas vus depuis quarante ans, et cela allait être de grandes retrouvailles.

J'aimerais prendre ces deux derniers événements un par un, d'abord à partir d'Exode 4:13, puis à partir d'Exode 4:14. Exode 4:13 dit: « Moïse dit: Ah! Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer. » La grande majorité des commentateurs lisent ce verset 4:13 comme s'il était négatif. En d'autres termes, ils y voient le dernier acte de résistance de Moïse. Il semble se tortiller depuis qu'il est arrivé au buisson, trouvant des excuses et essayant de s'en sortir, et ils disent qu'il s'agit de sa résistance finale. Ils se basent sur ce qui précède ce verset, et ce qui suit ce verset. C'est l'argument qu'ils utilisent. Qu'est-ce qui précède le verset? Comme je vous l'ai montré lors de notre précédente leçon, Moïse est un croyant, mais c'est un croyant incroyant. Dieu a une façon spéciale de traiter les croyants incroyants. Lorsqu'il s'agit de l'appel de Dieu sur sa vie, lorsque Dieu le choisit comme instrument de rédemption, Moïse est résistant. Il est possible que Moïse se sente disqualifié pour être utilisé par le Seigneur parce que quarante ans auparavant, il avait tout gâché. Vous vous souvenez qu'il a tué un Égyptien. À cette époque, il était tellement convaincu de connaître la volonté de Dieu, qu'il pensait que tout le monde devait savoir que Dieu l'avait appelé pour être le libérateur. Étienne mentionne cela en Actes 7:23-25 qui dit: « Il avait quarante ans, lorsqu'il lui vint dans le coeur de visiter ses frères, les fils d'Israël. Il en vit un qu'on outrageait, et, prenant sa défense, il vengea celui qui était maltraité, et frappa l'Égyptien. Il pensait que ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par sa main; mais ils ne comprirent pas. »

Moïse a reçu une parole, et il connaissait la volonté de Dieu, c'est pourquoi il s'est dit: « Je serai Son canal de délivrance. » Il y est allé et il a essayé d'accomplir cela par ses propres forces, et de les faire sortir en tuant un Égyptien à la fois, et vous savez comment cela s'est terminé. Actes 7:29 dit: « À cette parole, Moïse prit la fuite, et il alla séjourner dans le pays de Madian, où il engendra deux fils. Quarante ans plus tard, un ange lui apparut, au désert de la montagne de Sinaï, dans la flamme d'un buisson en feu. » Il est possible que Moïse se soit senti disqualifié pour être le canal de rédemption de Dieu à cause de ce qui s'était passé quarante ans auparavant. Certaines personnes sont prêtes à dire qu'il a réellement abandonné et jeté l'éponge. Il s'est marié, a eu deux enfants, a pris un emploi chez son beau-père, est devenu berger, et pendant quarante ans, il a chassé de son esprit cette idée en se disant: « Je ne suis pas l'instrument de Dieu. J'ai dû mal comprendre l'appel de Dieu. » Nous sommes maintenant quarante ans plus tard, au moment du buisson d'épines, au buisson ardent, il a quatre-vingts ans et il entend des choses qui lui semblent presque impossibles. Dieu répète l'appel et la commission: « Je veux t'utiliser comme Mon instrument de rédemption, pour libérer Mon peuple de son esclavage et le conduire à la liberté. » C'est si bon, et presque trop bon pour être vrai, qu'il se tortille.

Je vais juste aborder un peu sa résistance. En Exode 3:10 Dieu parle et dit: « Maintenant, va, je t'enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les enfants d'Israël. » Mais Moïse répond en Exode 3:11: « Qui suis-je, pour aller vers Pharaon, et pour faire sortir d'Égypte les enfants d'Israël? » Moïse dit quelque chose comme: « Est-ce que tu plaisantes? C'est de moi que tu parles? Qui suis-je pour faire cela? » Et alors Dieu dit dans Exode 3:12: « Je serai avec toi... » Cela aurait dû régler la question, mais ensuite, dans Exode 3:13 Moïse dit: « J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? » Puis Dieu répond en Exode 3:14: « Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle 'je suis' m'a envoyé vers vous. » Et Moïse répond alors: « Et s'ils ne me croient pas? » Est-ce que vous vous souvenez de la raison pour laquelle Moïse a obtenu les trois signes de confirmation - les miracles? Dieu a dit: « Tu vas y aller, et ils te croiront. Ils écouteront. » Mais Moïse a répondu: « Et s'ils ne le font pas? » C'est après que Dieu a dit qu'ils le feront.

En Exode 4:10, Moïse soulève une autre objection, il dit: « Ah! Seigneur, je ne suis pas un homme qui ait la parole facile, et ce n'est ni d'hier ni d'avant-hier, ni même depuis que tu parles à ton serviteur; car j'ai la bouche et la langue embarrassées. » Et puis il semble que Dieu se soit un peu énervé parce qu'Il dit en Exode 4:11-12: « Qui a fait la bouche de l'homme? et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle? N'est-ce pas moi, l'Éternel? Va donc, je serai avec ta bouche, et je t'enseignerai ce que tu auras à dire. »

Le Seigneur nous a bénis, mon épouse Lillian et moi, en nous donnant un fils sourd. C'est ce verset qui a tout réglé dans le coeur de notre fils: « Qui a fait la bouche de l'homme? et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle? N'est-ce pas moi, l'Éternel? » Lorsqu'il a vu cela, il a pu entrer dans le repos, et il profite maintenant de la vie échangée en marchant en union avec le Seigneur.

De nombreuses personnes croient que Moïse a finalement avoué qu'il ne voulait pas le faire. Elles disent qu'il avait donné des excuses et des excuses, et qu'il était juste en train de tout rationaliser, mais qu'il avait fini par enfin tout avouer en disant: « Je ne veux pas le faire. Envoie quelqu'un d'autre. Je ne veux pas de ce grand privilège que tu m'offres. » J'ai lu un commentaire qui disait: « Moïse a enfin dit la vérité. » Je pense que c'est aller plus loin que ce que le texte dit. Certaines personnes pensent donc que Moïse a dit quelque chose comme: « Si possible, envoie quelqu'un d'autre. Je ne veux pas faire cela. »

Moïse a attiré l'attention sur le fait qu'il n'était pas éloquent, puis il a ajouté: « j'ai la bouche et la langue embarrassées. » La majorité des linguistes de la Bible qui ont étudié l'hébreu suggèrent qu'il avait en fait un défaut d'élocution. Un commentateur a dit que c'était un bégaiement. Un autre a suggéré qu'il s'agissait d'un zézaiement, ou quelque chose de ce genre. L'hébreu nous apprend donc que Moïse croyait qu'il n'était pas capable de parler et il croyait que ce serait une entrave pour lui. Nous savons pourtant d'un autre passage que Moïse était très intelligent. Il avait été formé dans toute la sagesse des Égyptiens, et nous lisons ces paroles d'Étienne dans Actes 7:22 qui dit: « Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en oeuvres. » N'est-ce pas étonnant? Moïse dit: « Je ne suis pas éloquent. » Mais Dieu dit: « Tu es un homme puissant en paroles et en oeuvres. » Son problème n'était pas en lien avec ce qu'il disait, c'est-à-dire le contenu. Il était puissant dans son message; puissant dans ce qu'il disait. Le problème était de savoir comment le dire, et c'est pourquoi il a dit: « Je ne suis pas éloquent. Je ne peux pas persuader, je n'ai pas la grâce, et je n'ai pas la capacité de remuer, ou de motiver les gens. » C'est son dernier commentaire ici et certaines personnes disent donc que cela a été sa dernière excuse et qu'il a par conséquent dit à Dieu qu'il n'était pas éloquent et qu'Il devait envoyer quelqu'un d'autre.

La question qui se pose est: « Est-ce qu'il disait vraiment cela? » A-t-il dit: « Je suis disqualifié à cause de ma parole, parce que j'ai une gêne, parce que j'ai un bégaiement? » Pensait-il comme beaucoup au niveau terrestre: « Je ne peux pas aller devant Pharaon, le roi de toute la terre. Pendant quatre cents ans, ils ont tenu notre peuple en esclavage. Que vais-je faire, aller là-bas et dire en bégayant, « D-d-ieu a-a-dit lai-lai-sse al-al-ler mon-mon peu-peu-ple? » Quelle autorité est-ce là? Comment pensez-vous que le Pharaon réagirait à cela ? » Moïse aurait pu penser comme cela.

Voici ma question, au lieu de donner une excuse en disant qu'il n'était pas éloquent, Moïse aurait-il pu suggérer au Seigneur: « Je vais y aller si tu me rends éloquent? » Aurait-il pu dire: « Tu as transformé un bâton mort en serpent, et un serpent en bâton mort. Tu as transformé une main parfaitement saine en main de lépreux, puis tu l'as rendue saine à nouveau. Tu as dit que Tu pouvais transformer l'eau en sang. Ce n'est certainement pas une grosse affaire pour Toi d'enlever ma langue qui bégaie. Tu peux réparer ma bouche. Tu peux me rendre éloquent. »



DIEU NE NOUS REND PAS ADÉQUATS IL EST NOTRE ADÉQUATION

J'aimerais vous donner un grand principe en rapport avec cela, il est tiré de 2 Corinthiens 3:5 qui dit: « Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. » N'est-ce pas un merveilleux verset? En d'autres termes, Dieu ne rendra pas Moïse éloquent. Dieu ne vous rendra pas adéquat. Pourquoi? Parce qu'Il est notre suffisance. Il ne veut pas que nous soyons adéquats. À la place Il veut que nous Lui fassions confiance pour que Lui soit adéquat. Les chrétiens prient toujours à nouveau de la mauvaise façon. Ils disent: « Seigneur, aide-moi. » Mais Dieu ne veut pas vous aider. Il veut être votre aide. Ou bien les gens disent: « Seigneur, rends-moi fort. » Il ne veut pas vous rendre fort. Paul nous dit en 2 Corinthiens 12:10: « car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort. » Il ne veut pas nous rendre fort. Il veut que nous sachions qu'Il est notre force, qu'Il est notre adéquation, et qu'Il est notre tout. Certaines personnes pensent: « J'ai une personnalité et un tempérament terribles. J'espère que Dieu changera ma personnalité et mon tempérament. » Je vais vous dire d'après la parole de Dieu qu'Il ne va pas changer votre personnalité ou votre tempérament; pas du tout. Il va le libérer pour que d'autres personnes qui ont votre tempérament et votre personnalité puissent voir ce que Dieu peut faire si vous embrassez Son adéquation. Ce n'est pas la même chose. C'est une direction tout à fait différente.

Je sais que Moïse a fini par apprendre cela. C'est parce qu'il a écrit le Deutéronome, et cela couvre le dernier mois de sa vie; trente jours plus tard il va mourir. C'est cela le Deutéronome. Voici quelques-unes de ses dernières paroles. Deutéronome 32:1-3 dit: « Cieux! prêtez l'oreille, et je parlerai; Terre! écoute les paroles de ma bouche. Que mes instructions se répandent comme la pluie, Que ma parole tombe comme la rosée, Comme des ondées sur la verdure, Comme des gouttes d'eau sur l'herbe! Car je proclamerai le nom de l'Éternel. Rendez gloire à notre Dieu! » Est-ce le même Moïse? Qu'est-il arrivé à sa bouche « Que ma parole tombe comme la rosée... » Il semble assez éloquent dans ce passage, mais c'était en dépit de son insuffisance. Il a finalement appris cette vérité.

Les échanges que je viens de citer interviennent avant le verset 4:13 qui dit: « Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer. » En d'autres termes les paroles de Moïse comme: « Qui suis-je pour y aller? Et s'ils ne croient pas? Je ne peux pas parler », viennent avant le verset 4:13. C'est à cause de cela que certaines personnes disent qu'il était un serviteur du Seigneur réticent. Encore une fois, le verset 4:13 dit: « Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer. » Certaines personnes disent que cela signifie envoyer quelqu'un d'autre.

Dans leur esprit cette interprétation semble être justifiée non seulement par les excuses qui l'ont précédée, mais aussi par ce qui suit. Exode 4:14 dit: « Alors la colère de l'Éternel s'enflamma contre Moïse, et il dit: N'y a-t-il pas ton frère Aaron, le Lévite? Je sais qu'il parlera facilement. Le voici lui-même, qui vient au-devant de toi; et, quand il te verra, il se réjouira dans son coeur. » Non seulement Sa colère s'est enflammée, mais ce verset dit: « Voici Aaron », ce qui ajoute quelque chose à leur argument. Pour ces personnes Moïse a dû dire: « Envoie quelqu'un d'autre », puis Dieu s'est mis en colère et a répondu: « D'accord, je vais envoyer Aaron à ta place. » Ils utilisent tout cela, c'est-à-dire les excuses avant, la colère et la mention d'Aaron après, et ils disent que Moïse a demandé à Dieu d'envoyer quelqu'un d'autre.

Voici la question que j'aimerais vous soumettre: y a-t-il une autre façon de considérer toute cette histoire? Je suggère qu'il y en a une. Personnellement je lis tout cela différemment. Je ne le vois pas comme quelque chose de très négatif et je ne vois pas Moïse demander d'envoyer quelqu'un d'autre, en utilisant la recommandation de Dieu à son égard. En fait, je pense que si vous lisez attentivement ce passage, vous verrez que c'est exactement le contraire qui est vrai. Je pense qu'après cette longue lutte, Moïse a fini par acquiescer, comme s'il disait: « D'accord, Seigneur. Tu m'as beaucoup appris. Je sais que je ne suis qu'un vieux buisson d'épines mort, mais Ta présence peut faire la différence. Je sais que je ne suis qu'une verge morte, mais Tu peux me rendre vivant. Je sais, Seigneur, qu'à Tes yeux je ne suis qu'un lépreux, mais je sais que Tu peux me purifier. Je sais que j'ai des infirmités et que je bégaie, mais Tu es ma suffisance. Je me sens très disqualifié en moi-même, mais Tu as dit qu'ils écouteraient, Tu as dit que Tu serais avec moi, et Tu as dit que Tu serais ma bouche. Je vais enfin te croire. Très bien, envoie qui Tu voudras. » Je ne pense pas que Moïse a demandé à Dieu d'envoyer quelqu'un d'autre. Je pense qu'il s'est enfin soumis et dit: « D'accord, d'accord, à la lumière de tout cela, je me rends. Envoie celui que tu choisiras. Si c'est moi, avec toutes mes infirmités, je me rends. J'irai. » C'est ainsi que je comprends le verset 4:13; Moïse a fini par dire: « D'accord, d'accord, d'accord; envoie-moi; je suis prêt à y aller. »

Mais alors vous devez répondre à la question suivante: pourquoi Dieu s'est-Il mis en colère et pourquoi a-t-Il mentionné Aaron? Je vais essayer de répondre à cette question. Si Moïse n'a pas demandé à Dieu d'envoyer quelqu'un d'autre, pourquoi Dieu s'est-Il mis en colère? Si ce quelqu'un d'autre n'était pas Aaron, alors pourquoi est-il mentionné? Je vais essayer de répondre à cela avec ma lumière actuelle. Je dois dire que vous pouvez voir les choses un peu différemment de moi. Je pense que les faits, tels que je vais les présenter, illustrent le principe que j'essaie de souligner. Mais même si ce n'est pas le cas, et qu'il est possible que j'aie tort, les principes restent les mêmes. Je pense que ceci illustre le principe, mais si vous n'aimez pas l'illustration, alors laissez tomber mon illustration, mais ne laissez pas tomber le principe. Le principe est vrai dans l'ensemble des Écritures.

Je crois qu'à la fin de l'histoire de la commission de Dieu à Moïse à la fin du buisson ardent, Moïse se soumet finalement, puis je pense que Dieu regarde en arrière à tout ce temps où il a été devant le buisson ardent. Il se remémore de tout, il se rappelle comment Moïse a été un croyant incroyant, et c'est pourquoi Dieu est en colère. Moïse a parlementé avec le Seigneur, il a discuté avec le Seigneur. Dieu a dit: « Ils vont écouter », mais Moïse a répondu: « Et s'ils ne le font pas? » En d'autres termes Moïse a dit: « Tu pourrais avoir tort, Seigneur. » Moïse a refusé de croire Dieu à moins de voir des miracles. Nous avons examiné cela lors de notre précédente leçon. Même si Dieu avait promis sa présence dans le verset 4:12 qui dit: « Va donc, je serai avec ta bouche, et je t'enseignerai ce que tu auras à dire. » Je pense que Dieu était en colère parce que Moïse ne L'a pas cru dès le début, dès le départ. Il a fait appel au raisonnement humain, il a exprimé ses doutes, il s'est disputé avec le Seigneur, et il a même tenu en haute suspicion certaines des choses que Dieu a dites.

En lien avec cela j'aimerais vous dire quelque chose à propos de la parole: « la colère de l'Éternel s'enflamma contre Moïse. » Nous l'aborderons un peu dans cette étude mais nous verrons cela davantage au fur et à mesure que nous avancerons. Le verset 4:24 dit: « Pendant le voyage, en un lieu où Moïse passa la nuit, l'Éternel l'attaqua et voulut le faire mourir. » Moïse est sur le point d'être tué par le Seigneur. Il y a une chose comme la « colère judiciaire » dans la Bible, il s'agit de la colère d'un juge. Mais il y a aussi une chose telle que « la colère parentale », et c'est la colère d'un père aimant.

Je ne désire pas vous donner d'excuse pour pécher mais en tant que chrétien j'espère que vous savez, que quoi que vous fassiez, Dieu ne vous punira pas. Dieu ne punira jamais un chrétien. Ce n'est pas possible. Pourquoi? Parce qu'Il vous a déjà puni pour votre péché en la personne de Jésus-Christ, votre substitut. S'Il vous punissait à nouveau, Il recouvrerait deux fois la même dette. Mais Il ne le fera pas parce qu'Il est juste. Mais est-ce qu'Il peut vous châtier en tant que père? En effet, Il le fera! Vous disciplinera-t-Il comme un père? En effet, Il le fera! Lorsque Dieu s'occupe d'un chrétien, c'est toujours dans un but de rédemption, c'est toujours pour éduquer, et c'est toujours pour corriger. Un parent ne punit pas un enfant parce qu'il a peint sur le mur ou cassé une fenêtre. Un parent s'occupe d'un enfant, afin qu'il ne peigne plus sur les murs et ne casse plus de fenêtres à l'avenir. Il y a toujours cet élément d'éducation.

En lien avec cela j'aime beaucoup une expression du prophète Habacuc. Habacuc 3:2 dit: « Dans ta colère souviens-toi de tes compassions! » En tant que notre Père céleste, il va arriver que Dieu soit en colère, qu'Il châtie, discipline, et corrige, mais Il y aura tout le temps la dimension de la miséricorde. J'aimerais maintenant prendre ce récit de l'Exode et je voudrais vous le dépeindre en lien avec la colère. Dans notre prochaine leçon, si le Seigneur le veut, nous le verrons en lien avec la miséricorde. Il s'agit du même événement, mais je veux vous montrer les deux aspects. Dans cette étude, nous allons considérer la colère de Dieu. Comment Dieu a-t-Il corrigé Moïse et qu'a perdu Moïse en ne faisant pas confiance au Seigneur au début et en étant un croyant incrédule?



LE COÛT DE L'INCRÉDULITÉ EST DE PERDRE DES PRIVILÈGES

J'appelle cela le coût de l'incrédulité. Quel est le coût de l'incrédulité? Je vais vous le donner d'emblée, et essayer de le développer. C'est la perte d'un privilège, un privilège que vous pourriez avoir si vous étiez un croyant. Comme Dieu transforme la malédiction en bénédiction, il arrive bien souvent, si vous vous repentez, que ce privilège vous soit rendu au centuple. Laissez-moi vous montrer les choses que Dieu a menacé de faire perdre à Moïse, c'est-à-dire les privilèges que Moïse aurait perdus s'il n'avait pas été un croyant incroyant dès le départ. Je vais en mentionner trois, et peut-être en verrez-vous plus que cela. Voici donc ce que Moïse a temporairement perdu.

Le premier privilège était celui de permettre au Seigneur d'accomplir Ses miracles à travers son insuffisance, à travers son entrave, à travers des problèmes pour parler. Si Moïse avait fait confiance à Dieu, il aurait vu comment Dieu pouvait utiliser son manque d'éloquence, même avec puissance, pour convaincre le Pharaon, les anciens et tout Israël. Exode 4:14 dit: « Alors la colère de l'Éternel s'enflamma contre Moïse, et il dit: N'y a-t-il pas ton frère Aaron, le Lévite? Je sais qu'il parlera facilement. » Le Seigneur dit qu'Aaron allait être la bouche de Moïse.

J'aimerais faire un petit saut en avant dans l'histoire et attirer votre attention sur ce qui va se passer. Lorsqu'ils sont arrivés chez les anciens, nous lisons en Exode 4:30: « Aaron rapporta toutes les paroles que l'Éternel avait dites à Moïse... » Aaron est celui qui a eu le privilège. Il a eu le droit de prononcer les paroles de Dieu. Lorsqu'ils se sont présentés devant Pharaon pour faire des signes, Exode 7:10 dit: « Moïse et Aaron allèrent auprès de Pharaon, et ils firent ce que l'Éternel avait ordonné. Aaron jeta sa verge devant Pharaon et devant ses serviteurs; et elle devint un serpent. » Aaron est celui qui a le privilège. Au buisson ardent, c'est Moïse qui a jeté son bâton, mais devant Pharaon ce n'est pas lui qui l'a fait, c'est Aaron!

Lors de la première plaie, la transformation de l'eau en sang, Exode 7:19 dit: « L'Éternel dit à Moïse: Dis à Aaron: Prends ta verge, et étends ta main sur les eaux des Égyptiens, sur leurs rivières, sur leurs ruisseaux, sur leurs étangs, et sur tous leurs amas d'eaux. Elles deviendront du sang... » Une fois de plus, Moïse est écarté. Lors de la deuxième plaie, celle des grenouilles, Exode 8:5 dit: « L'Éternel dit à Moïse: Dis à Aaron: Étends ta main avec ta verge sur les rivières, sur les ruisseaux et sur les étangs, et fais monter les grenouilles sur le pays d'Égypte. » Moïse a été écarté, c'est Aaron qui a agi. Lors de la troisième plaie, celle des poux, Exode 8:16 dit: « L'Éternel dit à Moïse: Dis à Aaron: Étends ta verge, et frappe la poussière de la terre... » Il est intéressant de savoir que lorsqu'ils sont arrivés là, Moïse s'est mis à l'écart et c'est Aaron qui a agi. Première plaie, Aaron; deuxième plaie, Aaron; troisième plaie, Aaron - et c'est la fin de tout cela. À partir de ce moment-là, Moïse s'est avancé et il n'a plus été question d'Aaron. À partir de la troisième plaie, nous lisons par exemple au verset 8:26: « Moïse répondit » et au verset 8:29: « Moïse répondit. » Ici c'est Moïse qui a parlé au Pharaon. Il avait toujours son entrave, mais il a appris maintenant à connaître le Seigneur. Pour un temps, il a perdu ce grand privilège de voir le Seigneur accomplir ce miracle dans son insuffisance.

J'aimerais revoir le principe que j'ai mentionné plus tôt, nous savons que Moïse était puissant en paroles. Il avait des choses à dire, mais il n'avait pas une bonne éloquence. Il ne pensait pas être capable de communiquer, de persuader et d'argumenter logiquement. Je suis heureux de lire ceci, en Exode 4:27 qui dit: « L'Éternel dit à Aaron: Va dans le désert au-devant de Moïse. » Je suis heureux de lire cela parce que nous n'allons pas relire à nouveau « L'Éternel dit à Aaron. » Je suis content qu'au moins une fois, Aaron ait eu une oreille attentive pour le Seigneur. Après cela, tout change avec Aaron. Mais même là, je ne suis pas sûr qu'Aaron avait une oreille attentive parce qu'il est dit que le Seigneur a dit à Aaron d'aller à la rencontre de Moïse. Cela pourrait n'avoir été qu'une influence.

MoÏses avait des choses à dire, il avait du contenu, mais il n'avait pas d'éloquence. Dieu dit dans Exode 4:16: « Il parlera pour toi au peuple; il te servira de bouche, et tu tiendras pour lui la place de Dieu. » Qu'est-ce que cela signifie que Moïse sera comme un dieu pour Aaron? Vous voyez, Moïse n'avait rien jusqu'à ce qu'il vienne devant Dieu pour recevoir. Dieu a donné les paroles directement à Moïse, donc Moïse a tout obtenu de la part de Dieu. Mais Aaron n'obtiendra pas les paroles de Dieu. Moïse est comme Dieu pour Aaron. Ainsi, de la même façon que Moïse a reçu de Dieu, Aaron doit maintenant recevoir de Moïse. Moïse a perdu ce grand privilège de pouvoir communiquer à travers son handicap grâce à un puissant miracle de Dieu, et pour un temps, il a dû dépendre de son frère qui n'avait pas la moindre idée de la façon de recevoir un message de la part du Seigneur.

Aux yeux de Dieu, le contenu est tout et l'éloquence n'est pas grand-chose c'est-à-dire la capacité à communiquer. Ce principe est repris en Jérémie 23:18 qui dit: « Qui donc a assisté au conseil de l'Éternel Pour voir, pour écouter sa parole? Qui a prêté l'oreille à sa parole, qui l'a entendue? » Il est rare qu'un homme ou une femme de Dieu se présente réellement devant le Seigneur, et attende que Dieu parle. Jérémie 23:30 dit: « C'est pourquoi voici, dit l'Éternel, j'en veux aux prophètes Qui se dérobent mes paroles l'un à l'autre. » Nous avons là une grande parole contre le plagiat: « j'en veux aux prophètes Qui se dérobent mes paroles l'un à l'autre. » C'est malheureux mais je crois que beaucoup d'enseignants de la Bible sont comme Aaron. Ils n'obtiennent pas directement les paroles de la part du Seigneur. Ils dépendent des livres, des cassettes, des écoles, des sites web, et ainsi de suite. Ils volent les paroles de Dieu à d'autres qui eux les obtiennent du Seigneur.

Ceci étant dit, cela peut être mal compris. En effet nous savons que Dieu a donné des enseignants à l'église. Éphésiens 4:11-12 dit: « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'oeuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ. » Louons Dieu pour les livres, les cassettes, les enseignants et les hommes et femmes de Dieu qui ont attendu devant le Seigneur! Ils sont un don de la part du Seigneur. Je remercie beaucoup le Seigneur pour la bibliothèque qu'Il m'a donnée. Mais j'ai beaucoup dépendu de la lumière qu'Il a donnée aux autres. Le danger dont je parle est celui de la substitution. La question est: est-ce que j'utilise ces outils à la place du Seigneur, ou est-ce que je fais confiance à Dieu pour me donner Ses paroles soit directement, soit indirectement par un instrument humain? Nous devons les obtenir du Seigneur, ce qui n'exclut pas de l'obtenir à travers des instruments. Louons Dieu pour eux! La dépendance par rapport aux autres fait également partie de la dépendance complète envers le Seigneur. Nous avons besoin de dépendre du Seigneur, et nous avons besoin de dépendre des autres chrétiens. Nous avons besoin de dépendre les uns des autres. Par conséquent que ce soit directement ou indirectement, c'est du Seigneur que nous dépendons. Il va toujours nous rendre utiles. Chaque pas en avant dans l'impuissance est un pas en avant dans la connaissance du coeur du Seigneur. Ne méprisez pas le fait que Dieu vous rende dépendant de quelqu'un d'autre. Mais assurez-vous que vous regardez le Seigneur à travers eux.



LES CROYANTS INCROYANTS PASSENT À CÔTÉ DE PRIVILÈGES

Je vais passer assez rapidement sur ce qui suit car il n'y a pas assez d'informations pour être dogmatique. Exode 4:14 dit: « N'y a-t-il pas ton frère Aaron, le Lévite? » Pourquoi Dieu dit-Il, « Aaron, le Lévite? » Il était de la tribu de Lévi, mais Moïse l'était aussi. Cela ne semble pas avoir beaucoup de sens que d'ajouter, « le Lévite. » Certaines personnes suggèrent que Dieu fait référence à la prêtrise, car c'est à partir des Lévites qu'est née la prêtrise. Voici donc une suggestion: est-il possible que Moïse ait perdu le privilège de devenir le premier grand prêtre? Certains diraient que c'est le sens de tout cela; Moïse aurait mis cela de côté. Lorsque nous en viendrons au côté miséricordieux, Dieu transformant la malédiction en bénédiction, je vais vous montrer que Moïse a peut-être perdu le sacerdoce, mais qu'il est devenu un prêtre du coeur. Vous auriez du mal à trouver un plus grand médiateur dans l'Ancien Testament que Moïse. Moïse est donc devenu un prêtre du coeur.

Il est clair que nous serons perdants si nous nous comportons en tant que des croyants incroyants. Nous allons passer à côté de privilèges. Laissez-moi illustrer cela à partir des trois hommes dans la fournaise, le commandement. À cause de l'influence de la pression des pairs, de l'influence de la musique et de la peur des hommes, Schadrac, Méschac et Abed Nego auraient-ils pu se prosterner devant la statue de Nebucadnetsar, puis se repentir? Dieu les aurait-il accueillis à nouveau? Oui, en effet! Mais qu'auraient-ils raté? Ils seraient passés à côté d'une rencontre avec le quatrième homme dans la fournaise ardente où leurs liens ont été brûlés et ils ont ainsi été libérés. Ils auraient raté le grand témoignage. Ainsi, nous sommes toujours perdants lorsque nous ne croyons pas au Seigneur.

J'en viens enfin au dernier privilège, et c'est ce que j'appelle le quatrième signe de confirmation. C'est la plus grande perte de toutes. Si vous perdez ce privilège, vous serez défaits. Je vais me plonger dans une histoire très intéressante et quelque peu déroutante. Cela s'est passé lorsque Moïse a quitté le buisson ardent et qu'il était en route avec sa famille pour sa grande commission: l'Égypte. Il avait avec lui sa femme Séphora, son fils aîné Guerschon et son fils cadet Éliézer. Quelque chose s'est produit en chemin, au verset 4:24 qui dit: « Pendant le voyage, en un lieu où Moïse passa la nuit, l'Éternel l'attaqua et voulut le faire mourir. » Le Seigneur est venu à leur rencontre et était sur le point de tuer Moïse. N'est-ce pas frappant? Il avait appris de nombreuses vérités au buisson ardent, il était en route, et Dieu s'est interposé sur la route étant prêt à tuer Moïse.

J'aimerais vous présenter le principe, puis nous reprendrons ce récit lors de notre prochaine étude, il s'agit de l'histoire de Séphora. Quel est le quatrième signe de confirmation? Pourquoi Moïse a-t-il été épargné? Dieu allait le tuer, mais Il ne l'a pas fait. Pourquoi? Exode 4:25-26 dit: « Séphora prit une pierre aiguë, coupa le prépuce de son fils, et le jeta aux pieds de Moïse, en disant: Tu es pour moi un époux de sang! Et l'Éternel le laissa. C'est alors qu'elle dit: Époux de sang! à cause de la circoncision. » Nous traiterons de cela dans un autre contexte. Moïse avait négligé de circoncire son plus jeune fils. Il avait déjà circoncis Guerschon, mais il n'avait pas circoncis Éliézer. Nous nous pencherons sur cette histoire intéressante, mais l'image derrière cela, le signe de confirmation est la circoncision, donc nous devons en saisir le principe.

Rappelez-vous que c'est le signe que Dieu a donné à Abraham, Genèse 17:10 dit: « C'est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous, et ta postérité après toi: tout mâle parmi vous sera circoncis. Vous vous circoncirez; et ce sera un signe d'alliance entre moi et vous. » Cette loi est entrée en vigueur immédiatement. Cela a été immédiatement appliqué. En effet Genèse 17:24-25 dit: « Abraham était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, lorsqu'il fut circoncis. Ismaël, son fils, était âgé de treize ans lorsqu'il fut circoncis. » La règle se trouve en Genèse 17:12 qui dit: « À l'âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis, selon vos générations, qu'il soit né dans la maison, ou qu'il soit acquis à prix d'argent de tout fils d'étranger, sans appartenir à ta race. »

La circoncision est une image extérieure. Mais même dans l'Ancien Testament, nous avons la réalité. En effet Deutéronome 10:16 dit: « Vous circoncirez donc votre coeur, et vous ne roidirez plus votre cou. » Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet, mais laissez-moi vous donner le principe. Au-delà de toute question et au-delà de toute dispute, il s'agit du principe de la séparation de la chair. C'est le principe et l'image est très parlante. Dans l'image, il s'agit d'un petit morceau de prépuce séparé de la personne; c'est la séparation de la chair. Mais la réalité est plus grande que cela. Beaucoup plus grande! Vous n'allez pas croire à quel point cela est plus grand! Colossiens 2:11 dit: « Et c'est en lui que vous avez été circoncis d'une circoncision que la main n'a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair. »

Permettez-moi de souligner le contraste. Dans l'image d'Abraham, un petit morceau de peau a été séparé de la personne. Dans la réalité, le corps entier de la chair, pas uniquement un petit morceau de peau, le corps entier doit être séparé. C'est cela la réalité. Si Dieu avait dit à Abraham d'utiliser la réalité, ils auraient dû écorcher le bébé qui avait huit jours. Mais il a juste enlevé un petit prépuce. Ils auraient dû l'écorcher vifs afin de montrer la réalité! Tout le corps de chair doit être séparé de la personne. Dans notre texte nous voyons que Moïse a négligé ce signe, cette alliance. De toute évidence, il ne pensait pas que la séparation de la chair était si importante s'il devait être un instrument de rédemption, et il n'en a pas tenu compte. Il n'a pas pris cela au sérieux.

Nous savons qu'il a circoncis son premier-né, mais il n'a pas circoncis Éliézer. Pour être honnête avec vous, la Bible n'en donne pas la raison. Il y a beaucoup d'histoires et de suppositions, donc je pense que nous sommes libres de deviner à notre tour. Le fait important est que Dieu n'est pas content de Moïse, et ce n'est pas une figure de style. Dieu a l'intention de tuer Moïse parce qu'il a négligé le principe de la séparation de la chair. À ce stade, je dois vous donner une petite leçon de théologie. N'oubliez pas que si vous regardez au Christ, vous aurez une bonne théologie, mais si vous regardez à la théologie, vous risquez de manquer le Christ. Nous parlons tellement de la séparation de la chair, cela fait partie de notre langage chrétien. Nous parlons de ne pas vivre dans la chair, de ne pas céder à la chair et que nous devons mourir à la chair. Nous disons que nous ne devons pas marcher dans la chair, mais que nous devons marcher dans l'Esprit. Le Nouveau Testament donne de nombreuses illustrations comme: le vieil Adam, le vieil homme, la vieille nature du péché, le chrétien charnel et la vie personnelle. Il y a de nombreuses façons de l'exprimer. N'est-ce pas là un fait: si je veux sérieusement être séparé de la chair, je dois être parfaitement clair sur ce que l'on entend par la chair? Cela semble tout simplement logique. Je désire donc vous donner la définition et la description de Dieu.

Laissez-moi vous dire ce que ce n'est pas. Ce n'est pas quelque chose que vous avez à l'intérieur de vous, qui se lève parfois et avec lequel vous devez composer; lorsque vous regardez vers le Christ, tout va bien, mais tout à coup si vous quittez le Seigneur des yeux cette vieille nature de péché revient, et alors vous avez des problèmes. Il y a ceux qui soutiennent cette vérité, qu'il y a quelque chose en moi appelé « une vieille nature de péché » et qu'elle se manifestera. Pour arriver à cette conclusion ils doivent croire ces deux choses, mais aucune d'entre elles n'est scripturaire, bien qu'ils pensent qu'elles le sont. La première chose est que si c'est vrai, alors la vie chrétienne est une vie de combat spirituel continuel. Tout est affaire de combat, et nous devons nous battre, lutter, résister, persévérer, et chaque jour, nous devons mourir de plus en plus à la chair. Alors nous devons vivre par la croix, et tout ce genre de discours. C'est la première chose, ils pensent que la vie est une vie de combat.

La deuxième chose, c'est que ceux qui ont cette conviction croient qu'ils s'améliorent avec le temps et qu'ils deviennent de meilleurs chrétiens. Ils pensent qu'ils seront davantage patients qu'ils ne l'ont été, qu'ils seront plus aimants qu'ils ne l'ont été, qu'ils seront plus généreux qu'ils ne l'ont été, qu'ils seront moins amers qu'ils ne l'ont été, moins coléreux qu'ils ne l'ont été, moins anxieux, moins orgueilleux, moins incrédules, et au fur et à mesure que le temps passe, ils deviendront de meilleurs chrétiens aujourd'hui que la semaine dernière, et à coup sûr que l'année dernière, et ainsi de suite.

Ces deux choses, bien que crues par un grand nombre de chrétiens, ne sont pas conformes à la Bible. La vie chrétienne n'est pas une vie de guerre continuelle, ce qui est chair est chair, ce sera toujours chair, on ne peut pas du tout l'améliorer. La vie chrétienne n'est pas une vie de guerre continuelle. Frères et soeurs en Christ, c'est avec joie que je vous annonce que la guerre est terminée. Elle est terminée. Jésus l'a terminée sur la croix. Si vous passez tout votre temps à combattre dans une guerre qui est déjà terminée, vous allez être très frustrés. La deuxième chose est que vous ne vous améliorez pas. Ce qui est chair est chair.

J'ai été sauvé en 1958, pas dans le dessein de Dieu car c'était dans l'éternité passée, et nous sommes maintenant en 2020, si mes calculs sont bons, c'est-à-dire il y a 62 ans. Je suis le même Ed Miller aujourd'hui qu'il y a 62 ans. J'étais un misérable à l'époque et je suis assis devant vous comme un misérable racheté. Je suis toujours un misérable. Voici comment Paul décrit sa vie avant qu'il ne devienne chrétien en 1 Timothée 1:13: « un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent, un ignorant et incrédule. » Personne ne doute que Paul était l'ennemi numéro un du Christ avant d'être sauvé. Puis, sur le chemin de Damas, l'ennemi numéro un du Christ est devenu le défenseur numéro un du Christ. Il a été sauvé vers 37 après J.-C., et c'est vers 62-64 après J.-C. qu'en 1 Timothée 1:15 il a écrit: « C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que Jésus Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. » Je veux que vous sachiez quand il a écrit cela. Nous sommes vingt-cinq ans plus tard et il est maintenant chrétien. Il n'a pas écrit: « Les pécheurs, dont j'étais le premier avant d'être sauvé. » Il n'a pas dit qu'il était le premier. Il a dit: « Je suis le premier. » Vingt-cinq ans plus tard, il est toujours le même vieux renégat pourri et bon à rien qu'il a toujours été.

Alors, c'est quoi la chair? Je dois être séparé de la chair. Si ce n'est pas quelque chose qui s'élève en moi et contre lequel je dois résister et me battre, alors qu'est-ce que c'est? Je vais vous donner la description la plus succincte de la chair dans la Bible que j'ai trouvée dans mon étude. Romains 7:18 dit: « Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair... » La partie la plus cruciale de ce verset est vraiment: « je le sais... », parce que la plupart des chrétiens ne le savent pas. Ils doivent le savoir, et c'est par le Seigneur qu'ils doivent le savoir. Mais voici la deuxième partie: « Je sais que rien de bon n'habite en moi, c'est-à-dire dans ma chair. » Qu'est-ce que la chair? C'est moi. Rien de bon n'habite en moi, c'est ma chair. La chair n'est pas quelque chose qui est en moi et qui se manifeste de temps en temps. La chair c'est moi, ce sera toujours moi, et elle ne sera jamais améliorée. Rien de bon n'habite en moi. Il faut que je sois séparé de moi. C'est ce que signifie la circoncision, le quatrième signe. C'est un signe de confirmation.



JE DOIS ÊTRE DÉLIVRÉ DE MOI

J'entends parfois des témoignages du genre: « J'ai été sauvé d'une vie de crime. » « J'ai été sauvé de la mort d'un ivrogne. » « J'ai été sauvé de la dépendance à cette drogue. » « J'ai été sauvé d'une vie de perversion. » Louez Dieu parce que potentiellement tout cela est en moi, et c'est en vous! Je vais vous raconter mon témoignage. Je n'ai jamais consommé de drogue, je n'ai jamais consommé d'alcool, mais j'ai un témoignage. J'ai été sauvé de moi! C'est-à-dire de la chair! De moi-même! Je sais que rien de bon n'habite en moi, c'est-à-dire dans ma chair.

Revenons à Moïse. L'expérience de Moïse avec le Seigneur au buisson ardent a pris fin, et il était en route pour devenir l'instrument de rédemption de Dieu, pour libérer le peuple de Dieu. Il va devenir le canal de la rédemption, mais il a presque perdu le privilège de devenir l'instrument de Dieu. Dieu a dit quelque chose comme: « Moïse, Je veux t'utiliser, et Je désire que tu sois mon canal de rédemption, mais Je ne peux pas. Je risque de te tuer. Je ne peux pas t'utiliser si tu ne comprends pas que tu dois être séparé de Moïse, séparé de toi-même, tu dois être circoncis dans le coeur. » La chair ne peut pas être améliorée. Elle doit être crucifiée.

Dieu est sur le point de faire une chose merveilleuse lorsqu'ils arrivent en Égypte. Nous allons étudier le Pharaon, la délivrance, et ainsi de suite, mais Dieu n'utilisera Moïse que si ce dernier accepte l'alliance de la circoncision. C'est en cours. Tout doit être fait par le Seigneur, et nous devons Le laisser faire. Cette idée que la vie chrétienne est: « Je meurs chaque jour, je meurs à moi-même chaque jour » est fausse. Je vous le dis, votre vieil homme et votre vieux moi sont allés à la croix il y a deux mille ans. Croyez-vous que c'est une histoire révolue que Jésus soit mort il y a deux mille ans? Est-ce la vraie histoire? Le fait que vous êtes morts avec Lui est tout aussi historique que le fait qu'Il est mort. Mais certains chrétiens ne croient pas à ce récit.

Si quelqu'un cherchait le Seigneur, voulait être sauvé, qu'il venait vous voir, et que vous voyiez dans son coeur qu'il est sérieux, qu'il veut se repentir de ses péchés, et qu'il désire Jésus, diriez-vous: « Si vous êtes vraiment sincère, je vais vous donner cette parole; Christ va mourir pour vous. » Diriez-vous au pécheur: « Christ va mourir pour toi? » Nous connaissons tous la réponse. Nous n'allons pas dire au pécheur: « Le Christ va mourir pour toi. » Non, nous allons dire: « Le Christ est mort pour toi. » Si un chrétien accablé vient vous voir, qu'il est esclave de sa corruption intérieure, de la pornographie ou d'autre chose, est-il juste de lui dire: « Si tu fais confiance au Seigneur, le Seigneur te donnera le pouvoir de mourir à toi-même? » Non, c'est déjà fait. Ils ont besoin d'entendre qu'ils sont déjà morts. Ils sont morts au Calvaire. Il est tout aussi faux de dire à un chrétien accablé qu'il doit mourir à lui-même que de dire à un pécheur accablé que le Christ va mourir pour lui, parce que c'est déjà fait!

Lorsque Moïse a quitté le buisson ardent, il s'est dirigé vers la rédemption, pour être un canal de rédemption. Par cette histoire Dieu nous montre que la séparation du moi et la vie échangée n'est pas un but. Moïse devait être circoncis avant d'aller en Égypte. Mais cela n'était pas un but, c'était un point de départ. Tant de chrétiens ne croient pas qu'en nous n'habite rien de bon, c'est-à-dire notre chair. J'ai besoin d'être délivré de la chair. Il n'y a rien de bon en moi. La circoncision n'est pas le fait que je me coupe de ma chair; ce n'est pas que je ne bois pas, que je ne vapote pas, que je ne vais pas voir des films classés adulte, que je ne gaspille pas d'argent ou que je ne joue pas aux jeux d'argent. Non cela n'est pas une séparation du moi, c'est plutôt moi qui me sépare des choses. C'est donc un salut par les oeuvres.

Permettez-moi de conclure avec ce verset. Voici la description complète par Dieu de la circoncision. Philippiens 3:3 dit: « Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. » N'est-ce pas une merveilleuse description de la circoncision du coeur ? Je vais la relire et nous prierons: « Nous sommes les vrais circoncis, nous qui adorons par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions dans le Christ Jésus, qui ne mettons pas notre confiance dans la chair. »

Prions:

Père céleste, nous Te demandons de manifester dans nos coeurs ce que Tu sais que tout cela signifie et non pas ce que nous pensons que cela pourrait signifier. Merci de l'avoir inspiré, de l'avoir mis dans la Bible et de nous avoir donné ces histoires bibliques. Seigneur, c'est ce que nous voulons de Toi. Nous voulons T'entendre dire à nos âmes: « Je suis Ton salut. » Le feras-Tu pour nous? Fais-nous la grâce de sortir, que nous puissions connaître la joie, l'excitation de la vie échangée, pas moi, mais que Christ vit en moi. Nous le demandons au nom de Jésus. Amen.

Exode #10