EXODE PARTIE 18 - LA DIXIÈME PLAIE - LA PÂQUE INTRODUCTION

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre dix-huitième leçon sur ce merveilleux livre de l'Exode.

Lorsque nous en venons à l'étude de la Parole, il y a un principe indispensable à l'étude de la Bible, et c'est la dépendance totale envers le Saint-Esprit de Dieu. Dieu ne nous a pas laissés seuls. Nous sommes habités par le Saint-Esprit, nous voulons dire la vérité, nous voulons être simples, et seul Dieu peut révéler le Seigneur. Sans l'assistance de l'Esprit la précieuse vérité que nous touchons ne restera que de la théorie, et la théorie est terrible lorsque vous n'avez pas la réalité. Laissez-moi vous partager un verset et ensuite nous prierons. 2 Corinthiens 3:6 dit: « La lettre tue, mais l'esprit vivifie. » La théorie, les règles, les recettes ne sont pas la vie. La lettre tue, et si vous ne touchez que la surface, c'est synonyme de mort. Il faut saisir l'Esprit de la parole. Prions ensemble et regardons ensuite dans la Parole.

Prions:

Père céleste, merci de pouvoir nous réunir à nouveau, et merci pour le Saint-Esprit qui habite en nous et dont le plaisir, le ministère et la joie est de toujours à nouveau nous dévoiler le Seigneur Jésus d'une manière nouvelle. Nous Te remercions pour toute la Bible, mais plus particulièrement pour ce merveilleux livre de l'Exode. Nous Te prions de nous dévoiler le Seigneur Jésus et de nous donner la grâce de recevoir cette révélation. Nous Te confions notre temps ensemble. Au nom de Jésus. Amen.



RÉSUMÉ

Nous sommes dans l'Exode et nous n'allons pas passer beaucoup de choses en revue. Nous avons terminé notre discussion sur les neuf premiers fléaux. Lors de notre dernière étude, nous nous sommes arrêtés sur les neuvième et dixième fléaux, et nous avons examiné la dureté du coeur de Pharaon. Dans cette leçon j'aimerais vous présenter la dixième plaie. Ce sera en fait la première leçon sur la dixième plaie: la mort des premiers-nés, qui est également appelée la Pâque et la fête des pains sans levain.

Contrairement aux neuf autres, cette plaie est très complète. Certains des autres fléaux ne remplissent que quelques versets, une petite section ou un paragraphe. Pour ce fléau, Dieu consacre beaucoup d'espace inspiré pour en parler. Vous savez que le message de tout le livre de l'Exode est le Seigneur Jésus, notre libérateur, Celui qui nous libère, qui nous délivre de l'Égypte, et tout ce que cela illustre. En d'autres termes, Il nous délivre du péché. L'esclavage du peuple de Dieu pendant plus de quatre cents ans en Égypte n'était qu'une puissante illustration de notre esclavage avant que le Seigneur ne nous accepte comme Ses propres enfants. C'est là notre délivrance.

Ce passage sur la dixième plaie est une unité en soi. L'Exode est un grand livre, mais il y a des unités spéciales qui sont en quelque sorte de petits livres. Cette dernière plaie est comme une illustration de l'ensemble du livre de l'Exode. Elle commence en Exode 12 et se poursuit jusqu'en Exode 14. Après cela, le peuple d'Israël chante le chant de la rédemption. Cette section contient 103 versets inspirés. Cela fait beaucoup d'espace inspiré. La raison pour laquelle j'en parle ici au début, c'est pour vous demander d'être patient avec moi pendant que nous regardons ceci parce qu'il y a tellement de vérités spirituelles glorieuses concentrées dans cet événement historique, et nous ne désirons pas nous précipiter et risquer de rater certains de ces joyaux. Il n'est pas possible de couvrir ce petit livre dans le livre en une seule leçon, parce qu'il est si grand, si complet et si précieux!

Vous connaissez la façon dont j'approche l'étude d'un livre de la Bible. Vous savez qu'au début d'une nouvelle étude d'un livre je commence tout le temps par des leçons d'introduction. Eh bien c'est également ce que j'aimerais faire avec ces chapitres d'Exode 12-14, l'histoire de la pâque, comme si c'était un petit livre à part dans le livre.

Je vais donc examiner cette dixième plaie, l'histoire de la Pâque, comme s'il s'agissait d'un petit livre à part entière. Si vous désirez un titre pour ce livre, on peut l'appeler « La Pâque », ou « La délivrance du Dieu de l'Égypte », ou « la traversée de la mer Rouge », ou « le salut de Dieu. » Dans cette leçon, j'aimerais présenter la dixième plaie, puis, si Dieu le veut, dans notre prochaine étude, nous commencerons à examiner les détails, la Pâque, et ensuite nous ferons le petit voyage qu'ils ont fait depuis l'Égypte en montant jusqu'à la mer Rouge, et enfin nous ferons la traversée de la mer Rouge. Cela représente beaucoup de passages inspirés et significatifs. Nous aurons donc quatre leçons sur ce sujet mais cela dépendra également de la lumière que le Seigneur me donnera. Mais pour l'instant nous allons faire une introduction, et dans une leçon d'introduction, nous survolons en quelque sorte tout le passage. Nous ne commençons pas par le premier verset, et poursuivons jusqu'à la fin. Ce n'est pas ce que nous faisons dans un survol. Nous désirons avoir une vue d'ensemble. J'aimerais que vous voyiez la grande section, et ce que j'espère être sur le coeur de Dieu; ce qu'Il désire nous communiquer.

Permettez-moi de commencer l'introduction de ce livre en abordant le thème. D'une manière générale, lorsque nous survolons les chapitres douze à quatorze, nous pourrions dire que le thème de ce livre est le salut, la délivrance, et que Dieu va nous libérer; quatre cent trente ans de captivité, et enfin l'émancipation. Si nous disons que le salut de Dieu, c'est juste la Pâque, et il est vrai que beaucoup d'espace est donné à cette Pâque, nous risquons de passer à côté de l'idée principale en nous focalisons sur une fête ou une cérémonie. Je commencerai donc là où tout livre inspiré commence, afin que nous puissions continuer là où tout livre inspiré continue, et finir là où tout livre inspiré finit.

Nous avons une explication complète dans le Nouveau Testament, c'est un simple verset qui nous donne le thème de ce petit livre. 1 Corinthiens 5:7 dit: « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. » Veuillez noter cette expression: « car Christ, notre Pâque, a été immolé. » Quel que soit le contenu de ce livre appelé Pâque, l'essentiel est que le Christ, notre Pâque, a été sacrifié pour nous. Il est le thème de ce livre. Il est Notre Pâque. Il est l'agneau de substitution. Il est celui qui a versé Son sang. Lorsque nous arrivons au festin, nous verrons qu'Il est le festin. Il est l'agneau dont nous nous nourrissons, et ainsi de suite. J'aimerais commencer là où le Nouveau Testament nous emmène. Nous sommes sur le point d'étudier, sous forme d'image, le Christ, notre Pâque. C'est le thème de ce livre. Du début à la fin, Jésus est mis en scène dans ces merveilleux chapitres. Tout ce que nous pouvons apprendre sur le salut est enveloppé en Jésus. C'est ce que l'ange a dit à Marie. Matthieu 1:21 dit: « elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » C'est sa mission, Il sauvera son peuple. Dans la langue originale il n'est pas uniquement précisé « de ses péchés », mais il est ajouté « loin, loin, loin, loin, loin de ses péchés. » C'est ce que Christ est venu faire.

La dixième plaie est importante parce qu'elle met en lumière notre Seigneur Jésus. Du point de vue de Pharaon, il ne voit pas Jésus. Pour lui, ce n'est qu'un fléau de plus. Il en a subi neuf, et celui-ci n'en est qu'un de plus. Mais dans le plan rédempteur de Dieu, ce n'est pas un fléau de plus. Les neuf premières plaies étaient des avertissements. Ce fléau est un jugement. C'est différent. Pharaon aurait dû être averti. Il aurait dû savoir qu'un jour viendrait où la patience de Dieu prendrait fin. En fait, il aurait dû le savoir dès le début. Revenons au buisson ardent. Moïse est devant le buisson ardent et Dieu lui parle. C'est avant qu'Il ne transforme l'eau en sang, qu'Il ne multiplie les grenouilles et qu'Il n'envoie des insectes piqueurs. Avant tout fléau, voici ce que Dieu a dit à Moïse. Exode 4:22-23 dit: « Tu diras à Pharaon: Ainsi parle l'Éternel: Israël est mon fils, mon premier-né. Je te dis: Laisse aller mon fils, pour qu'il me serve; si tu refuses de le laisser aller, voici, je ferai périr ton fils, ton premier-né. » C'était au buisson ardent, Dieu avait dit à Moïse: « Quand tu verras Pharaon, parle-lui de la dixième plaie, avant qu'il y en ait une première, et avant qu'il y en ait une deuxième ou une troisième. Parle-lui de la dixième plaie. »

Lorsque Moïse est arrivé chez Pharaon, nous n'avons aucune trace du fait que Moïse et Aaron aient réellement dit cela à Pharaon, mais nous supposons qu'ils l'ont fait à cause d'Exode 7:6-7 qui dit: « Moïse et Aaron firent ce que l'Éternel leur avait ordonné. C'est ce qu'ils firent. Moïse était âgé de quatre-vingts ans, et Aaron de quatre-vingt-trois ans, lorsqu'ils parlèrent à Pharaon. » Il semble qu'ils l'aient fait et qu'ils aient transmis ce message. Pharaon était au courant de la dixième plaie avant même d'avoir eu connaissance de la première plaie. C'est la méthode de Dieu. Il avertit le pécheur dès le départ. Il lui a dit: « Si tu meurs sans Christ, tu iras en enfer. » Maintenant, Pharaon sait; il est averti dès le départ. Ensuite, Dieu l'avertit encore et encore en lui disant: « Tu ferais mieux de donner ta vie au Seigneur. »

Je vous ai déjà dit que sur les neuf fléaux, trois sont arrivés sans prévenir. Parfois, Dieu dit: « Demain, à telle heure, je vais faire telle chose », et ainsi Pharaon était prévenu. Mais, par exemple, le fléau des poux n'a fait l'objet d'aucun avertissement. Dieu l'a simplement envoyé. C'était la troisième plaie, et ensuite la cinquième plaie, la plaie des ulcères, n'a pas été précédée d'un avertissement. Dieu l'a simplement fait. La neuvième plaie, celle des ténèbres, n'a pas été annoncée non plus. Mais cette plaie a été précédée d'un avertissement, car il s'agit d'un jugement. Juste après la plaie des ténèbres en Exode 10:28 Pharaon dit à Moïse: « Sors de chez moi! Garde-toi de paraître encore en ma présence, car le jour où tu paraîtras en ma présence, tu mourras. » Moïse a répondu en Exode 10:29: « Tu l'as dit! répliqua Moïse, je ne paraîtrai plus en ta présence. »

Si vous vous arrêtez là, on dirait que Moïse s'en va. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé. Moïse et Aaron ne sont pas partis tout de suite après qu'il a dit: « Je ne paraîtrai plus en ta présence. » Moïse a entendu Pharaon dire « Garde-toi de paraître encore en ma présence », mais son oreille interne était aussi à l'écoute du Seigneur. Il écoute Pharaon, mais en même temps Dieu lui parle. Voici ce qui s'est passé. Il est toujours en présence de Pharaon. Exode 11:1 dit: « L'Éternel dit à Moïse: Je ferai venir encore une plaie sur Pharaon et sur l'Égypte. Après cela, il vous laissera partir d'ici. Lorsqu'il vous laissera tout à fait aller, il vous chassera même d'ici. » Au moment où Dieu lui dit cela, il se tourne vers Pharaon et lui dit, verset 11:4-6 dit: « Moïse dit: Ainsi parle l'Éternel: Vers le milieu de la nuit, je passerai au travers de l'Égypte; et tous les premiers-nés mourront dans le pays d'Égypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu'au premier-né de la servante qui est derrière la meule, et jusqu'à tous les premiers-nés des animaux. Il y aura dans tout le pays d'Égypte de grands cris, tels qu'il n'y en a point eu et qu'il n'y en aura plus de semblables. » Le verset 11:8 dit: « Alors tous tes serviteurs que voici descendront vers moi et se prosterneront devant moi, en disant: Sors, toi et tout le peuple qui s'attache à tes pas! Après cela, je sortirai. Moïse sortit de chez Pharaon, dans une ardente colère. » C'est à ce moment-là qu'il est parti. Dieu lui a parlé, il l'a dit à Pharaon, et il est parti dans une grande colère.

J'ai lu récemment la suggestion d'un commentateur selon laquelle cette vive colère ne signifiait pas qu'il avait perdu son sang-froid et qu'il était parti en trombe, mais qu'il s'agissait plutôt d'une exaspération. Il venait de dire: « Le premier-né de ton fils, tous les habitants du royaume, jusqu'à l'esclave, et tous les animaux vont mourir », et Pharaon a endurci son coeur. Le commentateur a suggéré qu'il s'agissait peut-être d'une marque de compassion envers Moïse. Il pense qu'il est sorti en pensant: « Imbécile! Comment as-tu pu être aussi dur et laisser mourir tous ces gens ? Je viens de te dire qu'ils allaient mourir, et tu résistes encore. » Certains pensent que lorsqu'il est parti en colère, il est parti exaspéré que Pharaon puisse faire une telle chose. Moïse n'a pas toujours été comme cela, rappelez-vous d'Exode 6:30 qui dit: « Et Moïse répondit en présence de l'Éternel: Voici, je n'ai pas la parole facile; comment Pharaon m'écouterait-il? » C'est un autre Moïse maintenant, n'est-ce pas? Il est audacieux et il marche droit devant lui.

Je pense qu'il y a trois thèmes importants récurrents que le Saint-Esprit semble souligner ici afin d'attirer notre attention. On parle beaucoup du premier-né et j'aimerais m'attarder sur ce point. On parle beaucoup de la Pâque, je ne parle pas de la cérémonie. Nous y reviendrons. Je parle simplement du mot « Pâque. » Que signifie ce mot? On parle aussi beaucoup du salut de Dieu. Je pense que le Seigneur a mis sur mon coeur de dire un mot sur le premier-né, un mot sur la « Pâque », et un mot sur l'aspect divin du salut qu'Il est sur le point d'apporter.

Le mot « premier-né » est l'image de Dieu. L'image du premier-né dans la Bible a au moins trois significations différentes. Lorsque nous avons examiné le sacerdoce, nous avons examiné le premier-né, et cela signifiait quelque chose en termes de sacerdoce. Lorsque nous examinerons la Pâque, nous regarderons à nouveau le premier-né, et cela signifiera quelque chose de différent. Lorsque nous étudierons la fête des pains sans levain, nous considérerons à nouveau les premiers-nés, et cela signifiera quelque chose d'autre. Dans cette leçon nous allons examiner les premiers-nés dans le contexte de la Pâque. Laissez-moi maintenant passer quelques instants à considérer l'aspect de la Pâque en lien avec le premier-né.

Exode 11:4-7 dit: « Moïse dit: Ainsi parle l'Éternel: Vers le milieu de la nuit, je passerai au travers de l'Égypte et tous les premiers-nés mourront dans le pays d'Égypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu'au premier-né de la servante qui est derrière la meule, et jusqu'à tous les premiers-nés des animaux. Il y aura dans tout le pays d'Égypte de grands cris, tels qu'il n'y en a point eu et qu'il n'y en aura plus de semblables. Mais parmi tous les enfants d'Israël, depuis les hommes jusqu'aux animaux, pas même un chien ne remuera sa langue, afin que vous sachiez quelle différence l'Éternel fait entre l'Égypte et Israël. » Nous verrons plus tard comment Dieu a fait cette distinction, c'est par le sang de l'Agneau de substitution.



LE PREMIER-NÉ REPRÉSENTE TOUTE LA NATION

Permettez-moi de mettre cela devant votre coeur en revenant à Exode 4:22-23 qui dit: « Tu diras à Pharaon: Ainsi parle l'Éternel: Israël est mon fils, mon premier-né. Je te dis: Laisse aller mon fils, pour qu'il me serve; si tu refuses de le laisser aller, voici, je ferai périr ton fils, ton premier-né. » Le point essentiel concernant le premier-né dans le cadre de l'histoire de la Pâque est que le premier-né représente tout le monde, et pas seulement un individu. Israël est le premier-né de Dieu, toute la nation est Son premier-né. C'est littéral, c'est le premier-né d'une famille. C'est simplement une image, ce premier-né représente toute la famille, et tous les premiers-nés représentent toute la nation. Le premier-né, en ce qui concerne la Pâque, représente tout le monde. Nous trouvons la même vérité, derrière l'image du premier fruit, qui représente toute la récolte, ou derrière le premier-né du troupeau qui représente tout le troupeau, et ainsi de suite.

Habituellement, lorsque le chrétien moyen se représente la Pâque, il imagine un premier-né, qui est celui qui va mourir. Pour une raison quelconque, nous pensons généralement qu'il s'agit du plus jeune. Ce qui nous vient habituellement à l'esprit; est que quelqu'un de jeune va mourir. Mais il était possible que dans une maison, il y ait plus d'un décès à la fois; parce qu'il pouvait y avoir plus d'un premier-né sous ce toit, peut-être deux ou même trois. Il peut s'agir du fils aîné et de son père, qui était peut-être le premier-né, et du grand-père qui vit là et qui était peut-être également le premier-né, et peut-être de l'arrière-grand-père ou de l'arrière-arrière-grand-père. Il a pu y avoir cinq ou six morts dans chaque maison. Nous ne savons pas combien, mais Exode 11:6 dit: « Il y aura dans tout le pays d'Égypte de grands cris, tels qu'il n'y en a point eu et qu'il n'y en aura plus de semblables. »

Ce jugement des premiers-nés n'est qu'une image, et ce cri n'est qu'une image. Quelle est la réalité derrière ce jugement? La réponse est l'enfer éternel. C'est une image terrible de cris et de pleurs. Je me souviens si bien de la douleur poignante de mon fils et son épouse, lorsqu'ils ont perdu leur petit bébé à cause de la mort subite du nourrisson. Quelle agonie d'avoir un enfant qui disparaît soudainement! Imaginez dans tout le pays d'Égypte, dans chaque maison, des jeunes hommes, des petits bébés, des grands-pères, des pères, des arrière-grands-pères qui meurent. Cela a été une nuit terrible de choc, de chagrin, d'angoisse, et de grands cris. Un enfant pouvait alors dire: « Comme je suis heureux de ne pas être le premier-né. Je me sens en sécurité. J'ai été jaloux de mon frère, le premier-né, parce qu'il a toute l'attention. Mais je suis heureux ce soir de ne pas être un premier-né. » Cela étant dit vous êtes représenté par le premier-né. Vous êtes le premier-né. Tout le monde dans la famille est représenté par lui; pas dans l'image, mais dans la réalité, tout le monde est inclus. Ce jugement était un jugement représentatif et il s'applique à tout le monde. Exode 12:12 dit: « Cette nuit-là, je passerai dans le pays d'Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d'Égypte... »

Ne pensez pas que ce fléau s'abattait sur les Égyptiens parce qu'ils étaient des idolâtres pécheurs. L'étaient-ils? Oui, ils étaient des idolâtres pécheurs, mais vous ne pouvez pas dire qu'Israël a été épargné parce qu'il n'était pas idolâtre, car lorsque vous lisez le récit biblique, vous voyez qu'ils étaient tout aussi coupables que l'Égypte pour le même péché. Israël était idolâtre, et le peuple d'Israël a été inculturé dans cette idolâtrie pendant quatre cents ans. C'était dans leur sang. Lorsque Josué revient sur l'histoire d'Israël, il dit en Josué 24:2: « : Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël: Vos pères, Térach, père d'Abraham et père de Nachor, habitaient anciennement de l'autre côté du fleuve, et ils servaient d'autres dieux. » N'oubliez pas qu'ils avaient traversé le pays, que c'était la deuxième génération et qu'ils étaient dans le pays de Canaan. Josué 24:14 dit: « Maintenant, craignez l'Éternel, et servez-le avec intégrité et fidélité. Faites disparaître les dieux qu'ont servis vos pères de l'autre côté du fleuve et en Égypte, et servez l'Éternel. » Ils avaient encore de faux dieux, même dans le pays de Canaan.

Ils adoraient de faux dieux. Lévitique 17:7 dit: « Ils n'offriront plus leurs sacrifices aux boucs, avec lesquels ils se prostituent. » Israël était coupable. Ézéchiel revient sur l'histoire et souligne non seulement leur idolâtrie, mais aussi la merveilleuse grâce de Dieu. Ézéchiel 20:5-9 dit: « Tu leur diras: Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Le jour où j'ai choisi Israël, j'ai levé ma main vers la postérité de la maison de Jacob, et je me suis fait connaître à eux dans le pays d'Égypte; j'ai levé ma main vers eux, en disant: Je suis l'Éternel, votre Dieu. En ce jour-là, j'ai levé ma main vers eux, pour les faire passer du pays d'Égypte dans un pays que j'avais cherché pour eux, pays où coulent le lait et le miel, le plus beau de tous les pays. Je leur dis: Rejetez chacun les abominations qui attirent ses regards, et ne vous souillez pas par les idoles de l'Égypte! Je suis l'Éternel, votre Dieu. Et ils se révoltèrent contre moi, et ils ne voulurent pas m'écouter. Aucun ne rejeta les abominations qui attiraient ses regards, et ils n'abandonnèrent point les idoles de l'Égypte. J'eus la pensée de répandre ma fureur sur eux, d'épuiser contre eux ma colère, au milieu du pays d'Égypte. Néanmoins j'ai agi par égard pour mon nom, afin qu'il ne soit pas profané aux yeux des nations parmi lesquelles ils se trouvaient, et aux yeux desquelles je m'étais fait connaître à eux, pour les faire sortir du pays d'Égypte. »

Israël méritait le jugement au même titre que l'Égypte, et pour la même raison; ils étaient tout autant idolâtres. Vous connaissez l'histoire, peu de temps après, dans le désert, ils ont fabriqué le veau d'or. Ils se sont adonnés à l'idolâtrie. Dieu était déterminé à juger tous les pécheurs représentés par le premier-né. Le premier-né représentait tout le monde. Quelle nuit de tragédie et de terreur cela a été!

La nuit de la dixième plaie, la Bible dit qu'il y eut la mort dans toutes les maisons. Certains lisent cela comme s'il n'y avait des morts que dans la maison des Égyptiens. Ce n'est pas le cas. La mort était présente dans toutes les maisons. C'était soit la mort du premier-né, soit la mort de l'agneau de substitution, mais il devait y avoir la mort dans chaque maison. Personne n'a échappé au jugement de Dieu. Exode 12:12-13 dit: « Cette nuit-là, je passerai dans le pays d'Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux, et j'exercerai des jugements contre tous les dieux de l'Égypte. Je suis l'Éternel. Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte. » Le verset 12:30 dit: « ...il n'y avait point de maison où il n'y eût un mort. » Dans chaque maison, il y avait soit la mort du premier-né, soit la mort d'un agneau. Il fallait qu'il y ait un mort. Nous reviendrons sur ce fait, mais pour l'instant, tout ce que je veux que vous sachiez, c'est que le premier-né représente tout le monde. Il s'agit d'une introduction, et nous reviendrons sur les détails, qui sont si précieux, mais passons maintenant à la suite.

J'aimerais dire un mot sur le mot « Pâque. » La plupart des chrétiens, lorsqu'ils pensent à la Pâque, en retirent deux mots qui sont: « passer » et « par-dessus. » Le Seigneur est passé par-dessus. Exode 12:13 dit: « Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte. » Exode 12:23 dit: « Quand l'Éternel passera pour frapper l'Égypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l'Éternel passera par-dessus la porte, et il ne permettra pas au destructeur d'entrer dans vos maisons pour frapper. »



LE DESTRUCTEUR EST ÉGALEMENT LE DIEU QUI SAUVE

Deux personnes sont mentionnées ici. L'une est le Seigneur et l'autre est appelée le destructeur. Certains disent qu'il s'agit de l'ange de la mort, ou d'un autre ange. Mais voici ma question: si vous lisez le texte, le destructeur et le Seigneur sont-ils la même personne? Exode 11:4-5 dit: « Moïse dit: Ainsi parle l'Éternel: Vers le milieu de la nuit, je passerai au travers de l'Égypte; et tous les premiers-nés mourront dans le pays d'Égypte... » Exode 12:12 dit: « Cette nuit-là, je passerai dans le pays d'Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux, et j'exercerai des jugements contre tous les dieux de l'Égypte. Je suis l'Éternel. » Le verset 12:27 dit: « Vous répondrez: C'est le sacrifice de Pâque en l'honneur de l'Éternel, qui a passé par-dessus les maisons des enfants d'Israël en Égypte, lorsqu'il frappa l'Égypte et qu'il sauva nos maisons. » Le verset 12:29 dit: « Au milieu de la nuit, l'Éternel frappa tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte... » Le destructeur n'est pas un autre ange. C'est le Seigneur Lui-même.

L'idée que beaucoup de personnes ont est que Dieu a survolé les maisons à la recherche du sang, et quand Il a vu le sang, les habitants étaient sauvés, puis il passait à la maison suivante. Elles pensent qu'Il a continué de survoler les maisons à la recherche du sang en passant au-dessus du peuple. Je comprends pourquoi les gens se représentent les choses de cette manière, et cela contient une vérité, mais la vérité est bien plus merveilleuse que le fait que Dieu passe au-dessus parce-qu'Il voit le sang. Considérez à nouveau Exode 12:13 qui dit: « Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte. » Dieu n'est pas passé par de-dessus les maisons, puis s'en est allé, puis est passé à la maison suivante, puis s'en est allé, et ainsi de suite. Il est passé, a vu le sang et Il est resté là pour s'assurer que le destructeur n'y entrera jamais. Il n'est pas parti, c'était une protection. C'est Dieu qui garde, et qui garde? Le Dieu même qui a promis le jugement aux pécheurs vous protège de Lui-même!

C'est la troisième fois que nous voyons cette double image de Jésus. Rappelez-vous que le nom Josué signifie Jésus. Josué qui les a conduit en Canaan, représentait Jésus. Seul Jésus peut nous conduire à Jésus. Nous avons à nouveau vu cette double image lorsque nous avons étudié la ville de refuge. Qui était le vengeur du sang? C'était Jésus. Où nous poursuit-Il? Vers la ville de refuge qui représente Jésus. Jésus nous poursuit vers Jésus, et maintenant, ici, à la Pâque, Jésus le destructeur, le juge, est aussi l'agneau, celui qui nous protège de Lui-même. Sa grâce nous préserve de Son jugement. La vision, je le sais, est trop vaste pour que l'on puisse l'interpréter autrement que par la foi, mais c'est une image du Sauveur omniprésent planant au-dessus de chaque maison dont la porte a été couverte de sang et qui a été protégée. C'est bien plus que le fait qu'Il passe au-dessus de vous et vous laisse tranquille. Le Dieu omniprésent a protégé de Lui-même et de Son propre jugement ceux qui étaient protégés par le sang. C'est une chose très précieuse.



LA PÂQUE EST D'ABORD QUELQUE CHOSE QUE DIEU A FAIT POUR LUI

Nous avons vu les premiers-nés, et nous avons regardé le mot Pâque qui est plus grand que ce que beaucoup de gens pensent, mais maintenant j'aimerais vous montrer l'aspect divin de la Pâque. Parfois, nous sommes tellement concentrés sur nous-mêmes et nous disons: « Il m'a sauvé de l'Égypte. » C'est vrai mais nous désirons voir comment cela se rapporte à Dieu, et ce sera, je pense, une bonne préparation, de sorte que lorsque nous arriverons aux détails, nous saurons que tout le monde est impliqué, et nous saurons que le Seigneur veut nous garder et nous protéger de Sa colère. Nous allons maintenant considérer cet aspect de Dieu. Dieu a dit: « Lorsque je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous. » Remarquez que c'est lorsqu'Il verra le sang qu'Il passera outre. Il s'agit de ce qui Le satisfait. Exode 12:42 dit: « Cette nuit sera célébrée en l'honneur de l'Éternel. » C'est pour le Seigneur. Exode 12:26-27 dit: « Et lorsque vos enfants vous diront: Que signifie pour vous cet usage? vous répondrez: C'est le sacrifice de Pâque en l'honneur de l'Éternel. » Il s'agit de Lui. Exode 12:11 dit: « C'est la Pâque de l'Éternel. » C'est pour le Seigneur. Oui, nous en profitons, mais c'est davantage pour Lui que pour nous!

Il y a un passage intéressant dans Ézéchiel que j'ai déjà cité, où ils adoraient les idoles. C'est une image en forme de graine de la loi et de la grâce. Ézéchiel 20:7 dit: « Je leur dis: Rejetez chacun les abominations qui attirent ses regards, et ne vous souillez pas par les idoles de l'Égypte! Je suis l'Éternel, votre Dieu. » Non seulement ils n'ont pas chassé les idoles, mais ils n'ont pas pu les chasser. Puis en Ézéchiel 20:8-9 nous lisons: « Et ils se révoltèrent contre moi, et ils ne voulurent pas m'écouter. Aucun ne rejeta les abominations qui attiraient ses regards, et ils n'abandonnèrent point les idoles de l'Égypte. J'eus la pensée de répandre ma fureur sur eux, d'épuiser contre eux ma colère, au milieu du pays d'Égypte. Néanmoins j'ai agi par égard pour mon nom, afin qu'il ne soit pas profané aux yeux des nations parmi lesquelles ils se trouvaient, et aux yeux desquelles je m'étais fait connaître à eux, pour les faire sortir du pays d'Égypte. » C'est une chose étonnante. Dieu agit pour Son nom, pour Son honneur, pour Sa gloire, pour Sa renommée et pour Sa réputation! Il a dit quelque chose comme: « Ils ne peuvent pas chasser l'Égypte d'eux, alors Je les ferai sortir d'Égypte. » C'est le message qu'Il rapporte ici; c'est toute la grâce de Dieu, et c'est tout ce qu'Il fait.

Veuillez prier pour moi alors que j'essaie de vous présenter ceci; il s'agit de la Pâque du Seigneur, c'est pour Lui, c'est à propos de Lui, et cela Le satisfait Lui lorsqu'Il voit le sang. Il va sans dire que cette section traite du salut, mais d'habitude nous commençons par, « Étudions la délivrance d'Égypte. » Pourtant nous voyons que Dieu ne commence pas par la délivrance d'Égypte. Les théologiens divisent le salut en trois parties: le salut passé, la justification, le salut présent, la sanctification, et le salut futur, la glorification. Lorsque vous étudierez cette section, vous verrez cela. Lorsque vous voyez le sang de la Pâque sur la porte, il s'agit du salut passé. Lorsque vous voyez la fête des pains sans levain, où l'on se nourrit de l'agneau, il s'agit du salut présent. Lorsque vous voyez comment Dieu intercale les promesses, « Je vais vous emmener dans le pays », c'est le salut futur. C'est la glorification. Le triple salut est donc présent dans tout ce récit, mais nous n'avons pas seulement la délivrance de l'Égypte, il y a une autre délivrance dans le déroulement de la rédemption de Dieu. Jérémie 16:14-15 dit: « C'est pourquoi voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où l'on ne dira plus: L'Éternel est vivant, Lui qui a fait monter du pays d'Égypte les enfants d'Israël! Mais on dira: L'Éternel est vivant, Lui qui a fait monter les enfants d'Israël du pays du septentrion Et de tous les pays où il les avait chassés! Je les ramènerai dans leur pays, Que j'avais donné à leurs pères. » C'est-à-dire de Babylone, du pays d'où il les avait bannis.

Nous trouvons la même chose dans Jérémie 23:3&7 qui dit: « Et je rassemblerai le reste de mes brebis De tous les pays où je les ai chassées; Je les ramènerai dans leur pâturage; Elles seront fécondes et multiplieront » et « C'est pourquoi voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où l'on ne dira plus: L'Éternel est vivant, Lui qui a fait monter du pays d'Égypte les enfants d'Israël! » Votre témoignage est peut-être que Dieu vous a délivré de l'Égypte, et que vous avez été sauvé. Mais un jour, vous témoignerez que Dieu vous a délivré de Babylone, pas seulement de l'Égypte, mais aussi de Babylone. C'est-à-dire qu'Il vous a non seulement délivré de quelque chose c'est-à-dire du péché, mais également pour quelque chose, c'est-à-dire pour venir à Lui. Voilà ce qu'est le vrai salut; c'est Dieu qui nous ramène à Lui. Personnellement j'ai été délivré de l'Égypte sept ans avant que Dieu ne commence à me délivrer de Babylone. C'est un peu comme Lazare sortant de la tombe. Il est sorti de la tombe, mais il était encore dans ses vêtements mortuaires. Il lui a fallu une autre délivrance pour le sortir de ses vêtements mortuaires.

Si je dois passer au message de la Pâque, je ne peux pas commencer avec l'Egypte, et je ne peux pas commencer avec Babylone. Nous verrons tout cela au final, mais le salut, la partie la plus importante du salut, avant que je puisse être délivré de l'Egypte est que je dois être délivré de Dieu, de Dieu lui-même, de la colère de Dieu. La dixième plaie est une image de la sainte colère de Dieu contre le monde entier, parce que Dieu est déterminé à juger. Permettez-moi d'énoncer cette vérité devant vous, puis d'essayer de la développer. Les théologiens parlent de la liberté de Dieu; Dieu est libre. Il peut faire tout ce qu'Il veut. Par exemple, Il a créé cet univers, et Il l'a fait comme Il l'a fait. C'était Son désir. Il a décidé de le faire ainsi, Il a donc créé des galaxies, des étoiles et des planètes innombrables. Il n'était pas obligé de procéder ainsi. Il aurait pu faire de l'ensemble une galaxie, ou aucune galaxie, ou Il aurait pu avoir un ensemble de lois, de formes, de couleurs et de sons tout à fait différents dont personne n'a jamais entendu parler. Il aurait pu donner naissance à n'importe quoi. Pourquoi? Parce qu'Il est libre, Il peut faire tout ce qu'Il désire.

Lorsque Dieu a créé les chérubins, Il a décidé de leur donner quatre faces et quatre ailes. Il n'était pas obligé de faire cela. Il a mis des mains humaines sous leurs ailes. Il n'était pas obligé de le faire. Il les a fait se déplacer à la vitesse de la lumière. C'était son choix. Il n'était pas obligé de le faire. Il les a fait ressembler à des roues dans des roues avec des yeux sur les jantes des roues. Il n'était pas obligé de le faire. Il est libre. Il aurait pu faire tout ce qu'il voulait. Il aurait pu leur donner une douzaine de visages et une grande corne. Il aurait pu faire tout ce qu'Il voulait. Il aurait pu les faire avancer à la vitesse de l'escargot, au lieu de les faire avancer à la vitesse de l'éclair. Il est libre, Dieu est libre. Lorsqu'Il a créé les séraphins, Il n'était pas obligé de leur donner six ailes, mais Il a décidé de le faire. Ils auraient pu avoir une moustache et dix pattes, ou un millier de pattes. Il aurait pu le faire comme Il l'entendait.

Ceci étant dit, voici maintenant ce que j'appelle du miel chrétien: c'est quelque chose de doux, mais qui est également un peu collant. Dieu n'est pas complètement libre! En effet Il est limité dans Sa liberté! Est-ce un peu risqué de dire que Dieu n'est pas complètement libre? Ce serait le cas s'Il ne le disait pas Lui-même. Hébreux 6:18 dit: « il est impossible que Dieu mente. » Dieu n'est pas libre, Il ne peut pas mentir! Cela va à l'encontre de Sa nature. Il est la vérité et le mensonge est contraire à la vérité. Malachie 3:6 dit: « Car je suis l'Éternel, je ne change pas. » Dieu ne peut pas changer! S'Il changeait, Il ne serait plus Dieu. Il doit toujours agir comme Lui-même. 2 Timothée 2:13 dit: « Si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. » Dieu n'est pas libre de se renier, cela est impossible pour Dieu! Qu'est-ce que je veux dire par là? Dieu est saint, Dieu est juste. Il n'est pas libre de tolérer le péché. Il n'est pas libre, Il ne peut pas le faire. Il est libre dans d'autres domaines mais Dieu n'était pas libre, une fois qu'Il m'a créé, de me laisser m'en tirer avec le péché. Il n'est pas libre. Il est saint et Il ne peut pas ignorer le péché. Il doit punir le péché. Est-ce que vous voyez que le peuple d'Israël doit être délivré de Dieu avant de pouvoir être délivré de l'Égypte? C'est là tout l'enjeu de la Pâque. Même si Dieu voulait pardonner le pécheur et lui dire: « D'accord, laissons le passé au passé; oublions-le », Il ne pourrait pas le faire. Ce serait une violation de Sa justice. Le jugement est une nécessité absolue pour Dieu. Il est impossible pour Dieu d'ignorer le péché.

Adam a commis un seul péché et regardez notre monde. Combien de tombes dans ce monde, combien de péchés et de corruption, un seul péché a fait tout cela! Lorsqu'ils ont péché à l'époque de Noé, qu'est-ce que Dieu a fait? Il a envoyé un déluge et les a rayés de la planète. C'est un Dieu saint. Lorsque le peuple d'Israël arrivera au Mont Sinaï, Il sera en train d'entrer en éruption. Dieu est comme un volcan, c'est un feu, il est redoutable et impressionnant. Dieu est un Dieu saint. Quand l'iniquité des Cananéens a été complète, Il a envoyé l'armée d'Israël en disant: « Tuez-les tous, hommes, femmes, enfants, bébés, animaux, et tout le monde. » Pourquoi? Parce qu'Il n'est pas libre. Si Dieu avait pu négliger le péché ne serait-ce qu'un jour alors cela aurait été lorsque Son Fils bien-aimé était attaché à la croix. Mais Dieu ne pouvait pas ignorer le péché et le Seigneur Jésus a dû payer pour le péché.

Je vous ai dit que Pâque signifiait protection. Il est intéressant de noter que le même mot, Pâque, a été utilisé à Gethsémané. Jésus l'a prié. Matthieu 26:39 dit: « Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » À Gethsémané, Jésus a prié pour une Pâque, et Il n'a pas pu l'obtenir. Son Père lui a dit qu'Il n'y avait pas d'autre solution: « Je ne peux pas passer au-dessus de toi. Tu dois mourir. » Ainsi lorsque Jésus a prié pour que Dieu passe, il n'a pas pu avoir cette Pâque. Ésaïe 53:4 dit qu'Il a été « frappé de Dieu, et humilié. » Ésaïe 53:10 dit: « Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... » Zacharie 13:7 dit: « Épée, lève-toi sur mon pasteur. » Jean 18:11 dit: « Ne boirai-je pas la coupe que le Père m'a donnée à boire? » Tout tourne autour de Dieu; le salut est le salut du Seigneur, et Dieu n'avait pas le choix. Il n'était pas libre d'ignorer le péché. Cela nous ramène à ce récit. Nous avons dit qu'il devait y avoir une mort dans chaque maison, soit la mort du premier-né, soit la mort d'un substitut. Le péché a été transféré du pécheur à la tête de l'agneau, et l'agneau est devenu le substitut. Dieu a fait à cet agneau ce qui aurait dû être fait à tous les habitants de la maison.

Permettez-moi de poser quelques questions. Combien de péchés faut-il à un pécheur pour le condamner à l'enfer pour toujours ? Un seul péché, et c'est tout. Le péché est grand en proportion de Celui contre lequel nous péchons. Nous sommes finis et nous avons péché contre un Dieu infini. Tout péché contre un Dieu infini mérite un salaire infini. Combien de temps faudra-t-il à une personne finie, comme vous et moi pour payer une dette infinie? C'est pour toujours, et c'est pourquoi l'enfer est éternel, parce qu'on ne peut jamais payer la dette. J'ai 78 ans et j'ai fait le calcul. Si je n'ai péché qu'une fois par jour, j'ai déjà péché 27 470 fois. C'est une fois par jour. Qu'est-ce que je mérite? Qu'est-ce que nous méritons? Et ce n'est qu'une fois par jour. Je vous promets que mon bilan est bien pire que cela. J'ai fait beaucoup plus que cela; j'ai fait des millions et des millions et des millions de péchés, et Il n'est pas mort seulement pour moi. Il est mort pour vous, pour votre voisin, pour la nation, pour le monde et pour les générations futures. Tout ce qu'ils auraient souffert en tant qu'êtres finis, s'ils étaient allés en enfer pour toujours, Lui, en tant que Dieu, l'a compressé en trois heures sur la croix. Il est mort et a pris mon enfer sur la croix, et il également pris le vôtre.

C'est pourquoi je veux insister, avant d'étudier la Pâque, sur les premiers-nés, c'est-à-dire tout le monde. Je veux que vous voyiez la protection que vous avez si vous avez appliqué le sang de l'Agneau. Je veux que vous voyiez que, même si vous dites que vous avez été sauvé de « l'Égypte. » Vous avez été par-dessus tout sauvé de Dieu, de la colère du Seigneur et de Son jugement. Romains 5:8-9 dit: « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. » Nous ne sommes pas sauvés de l'Égypte, mais de la colère de Dieu. Dieu est saint, et Il doit juger le péché. Tout cela est illustré par ces merveilleuses images. L'agneau n'est qu'une image, la réalité est plus grande que l'image. Dans l'Ancien Testament, le feu consumait l'agneau. Dans le Nouveau Testament, l'agneau a consumé le feu. Ce n'est qu'une image.

Dans l'Ancien Testament, nous trouvons cette mort du premier-né. Quelle tragédie cela a été, tout le monde a crié! Mais quelle est la réalité derrière cela? C'est l'enfer éternel et nous pouvons voir à quoi ressemble cette souffrance! Mais nous trouvons également un miracle de délivrance. C'est Dieu qui nous délivre. Tout cela n'est qu'une image, parce que la réalité est bien plus grande.

Il y a deux façons d'aller en enfer pour toujours. L'une est dans notre propre personne, et l'autre est dans la personne de Notre substitut. Je suis assis devant vous et je peux déclarer que je n'irai pas en enfer lorsque je mourrai. Savez-vous pourquoi? J'y suis déjà allé il y a deux mille ans en la personne de Jésus, mon substitut. J'y suis déjà allé et je n'y retournerai pas à ma mort. Il y a deux façons d'aller en enfer: soit personnellement, soit par l'intermédiaire d'un substitut.

Permettez-moi de conclure avec ces trois versets, qui concernent tous le précieux sang de Jésus. 1 Pierre 1:18-19 dit: « sachant que ce n'est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache. » 1 Jean 1:7 dit: « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » Apocalypse 1:5-6 dit: « Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre! À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! Amen! »

Exode #19