CHAPITRE 5 - CHRIST SINON RIEN
Par Watchman Nee

« Jésus donc leur dit: Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous connaîtrez ce que Je suis, et que Je ne fais rien de moi-même, mais que Je parle selon ce que le Père m'a enseigné. » (Jean 8:28)

« Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec Lui dans la gloire. » (Colossiens 3:3,4)

« Car en Lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par Lui et pour Lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui. Il est la Tête du corps de l'Eglise; Il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier. Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en Lui; Il a voulu par Lui réconcilier tout avec Lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par Lui, par le sang de sa croix. » (Colossiens 1:16-20)



Les requêtes et le concept de l'homme

Le don que nous recevons de la main de Dieu, c'est Son Fils, Jésus-Christ. Cependant, combien variée est la compréhension de beaucoup à l'égard du Seigneur Jésus. Si vous me le permettez, je dirais que beaucoup d'enfants de Dieu considèrent le Seigneur Jésus comme l'un des nombreux dons de Dieu, alors que d'autres pensent qu'Il est le don unique de Dieu. Plusieurs reçoivent le Seigneur Jésus comme leur premier don, car ils croient qu'il y a de nombreux autres dons après Lui, alors que d'autres déclarent que le Seigneur Jésus est le don de Dieu, c'est-à-dire, qu'il est le seul don de Dieu.

Beaucoup, après avoir été sauvés en recevant le Seigneur Jésus, découvrent plus tard qu'il y a encore beaucoup de besoins et de déficiences en eux. Quelques-uns ont découvert que leur tempérament emporté persistait même après avoir été sauvés; d'autres ont vu que leur orgueil les suivait et d'autres encore ont pu constater que leur lâcheté subsistait en eux. Dans l'expérience des enfants de Dieu, on remarque que très souvent, après avoir été sauvés, beaucoup s'attendent, croient et prient Dieu pour obtenir de nombreux dons. Ils mettent Christ au nombre de ces dons, tout en admettant qu'Il est le premier et le plus important des dons de Dieu.

Cela peut nous étonner de voir nos besoins se manifester lorsque nous commençons à suivre le Seigneur. Mais ne sommes-nous pas déjà chrétiens? Pourquoi devons-nous être encore dans le besoin? Pourtant, c'est ce que nous ressentons réellement. Nous sommes depuis peu devenus chrétiens, mais avec des déficiences. De quelque ordre qu'elles soient, ces déficiences nous dérangent, c'est pourquoi nous luttons pour nous en défaire.

Nous prions et nous espérons, nous croyons tout en désirant, et nous obtenons ce dont nous avions besoin. Certainement, lorsque nous avons surmonté une certaine déficience, cela nous semble bon. Nos coeurs se réjouissent parce que nous avons obtenu un don.

Devant de telles situations, beaucoup d'enfants de Dieu considèrent le don et la grâce de Dieu comme quelque chose qui comble nos désirs. Bien sûr, certains pourront dire: « Qu'est-ce que la grâce de Dieu si ce n'est le fait de pallier nos déficiences? » J'ai dans ma main une Bible qui a mille pages. Il me manque la page qui demande à Dieu de me remplir de Sa grâce (comme si une telle page pouvait exister). En d'autres termes, ce qu'il me manque, c'est seulement des fragments et des portions en sorte que je serai satisfait lorsque tout sera complété. Certaines personnes ont besoin de cinq portions, car c'est ce qui leur manque. D'autres ont besoin de dix portions, parce que c'est ce qui leur fait défaut. Mon amour est presque parfait quoiqu'il serait meilleur si un peu d'humilité et de patience pouvaient lui être ajouté. Je puis encore avoir besoin de ces choses, et je serai parvenu à un plus grand degré de perfection lorsque ces choses auront été ajoutées. Dans le concept de l'homme, cette question est toujours en rapport avec ce qui lui manque ou avec ce qu'il veut. C'est pourquoi, habituellement, il s'adresse à Dieu pour combler un besoin particulier.

La situation, en fait, est donc la suivante: ce qui, nous semble-t-il, nous fait défaut, et ce que nous demandons, ce sont des choses, des objets que nous pouvons dénombrer. Nous déclarons vouloir ceci ou cela et si seulement Dieu nous l'accorde, alors tout ira très bien. Supposons qu'il nous manque la patience. Quelle sorte de patience espérons-nous recevoir? Nos yeux regardent rarement vers le ciel pour voir notre Modèle. Bien au contraire, d'habitude, nous regardons autour de nous: « Quel dommage, je ne suis pas aussi bon que Monsieur Untel ou Untel! Il est si patient alors que je suis si emporté. Il est tellement aimable tandis que je suis si orgueilleux. Se pourrait-il que je puisse être aussi patient et aimable que lui? »

Il y a déjà bien longtemps, et c'était ma première prière après ma nouvelle naissance, je demandais à Dieu de me donner une Bible identique à celle d'un certain frère. Souvent, toutes nos prières ne consistent qu'à demander ce que nous avons vu chez les autres. Nous sommes incapables de prier pour quelque chose de céleste que nous n'avons jamais vu. C'est pourquoi nous prions pour avoir la patience et l'humilité que possède telle ou telle personne.

Déjà, en pensée, nous nous sommes fait une idée de ce qu'est l'humilité ou la patience.

Puis-je vous poser une question? Seriez-vous heureux si, aussitôt après avoir cru au Seigneur, Dieu avait prélevé la patience d'une certaine personne et l'avait mise en vous? Pourriez-vous vous considérer comme pleinement satisfaits et parfaits s'il en était ainsi? Nous regardons la patience comme une chose que les autres possèdent. Puisqu'il y a ce trait de caractère appelé patience, nous désirons aussi posséder ce trait particulier. Souvent, nous éprouvons de la haine à cause de ce que nous sommes, parce que nous avons une conception erronée à l'égard de ce mauvais tempérament. Ce serait tellement bien, pensons-nous, si seulement nous avions cette chose que possède cette autre personne. C'est ainsi que beaucoup d'enfants de Dieu considèrent la patience comme une chose. En fait, ils soupirent après quelque chose qui leur permettrait le moyen d'avoir un caractère modéré. Pour eux, la patience est une chose que Dieu possède, ainsi que d'autres sur la terre, mais qu'eux n'ont pas. Leur pressant besoin, leur semble-t-il, c'est d'avoir de la patience, ajoutée à ce qu'ils ont déjà pour pouvoir faire d'eux aussi des gens patients. Exprimé en termes simples, c'est en cela que réside la différence fondamentale entre le véritable et le faux christianisme. Beaucoup, parmi le peuple de Dieu, recherchent quelque chose qui leur semble être ailleurs que dans leur propre vie. Ils remarquent qu'un tel et un tel ici, qu'un tel et un tel autre là-bas et qu'un tel autre quelque part ailleurs, le possèdent mais pas eux. En conséquence, ils cherchent une chose, quelque chose qui existerait sur terre. Telle est l'opinion générale parmi la chrétienté. Les gens recherchent et possèdent des choses. Ils s'en réjouissent et sont remplis de reconnaissance à cause de la chose qu'ils ont obtenue.



Christ seul

Bien peu nombreux sont ceux qui reconnaissent que dans le domaine spirituel, il n'y a rien en dehors Christ. Il n'y a pas de patience, ni d'humilité ni de lumière dans le monde spirituel; ces choses n'existent pas. Il y a Christ et Christ seul. Pour nous faire parvenir à ce but, Dieu doit nécessairement accomplir une oeuvre profonde dans nos vies. Lorsque tout d'abord nous avons été sauvés, il nous a été montré que ce qu'il nous fallait, C'était Christ, et non pas des oeuvres. Nous avons été sauvés par Christ et non en raison de nos efforts. De même, c'est aussi par une révélation que nous pourrons voir que ce dont nous avons besoin, c'est de Christ Lui-même et non pas de certaines choses. Alors que beaucoup de choses ont été illuminées lorsque nous avons cru initialement, de même, beaucoup d'autres choses encore devront être complètement brisées aujourd'hui. La seule différence c'est que, ce qui tout d'abord a été détruit, ce sont des péchés, alors que ce qui devra l'être ensuite, ce sont des choses spirituelles. Tout d'abord, c'est l'orgueil, la jalousie, la vaine gloire, le tempérament mauvais ou quelque autre péché qui ont été détruits. Aujourd'hui, notre patience, notre humilité, et notre prétendue sainteté, doivent aussi être détruits pour pouvoir comprendre que Christ est notre Vie et notre Tout. Combien grande est la différence entre ce christianisme et celui que les croyants conçoivent habituellement!

Bon nombre de frères et de soeurs viennent souvent me parler et me questionner. Vous pouvez faire partie de ceux qui s'estiment meilleurs que les autres, mais j'ai bien peur que vous ne restiez toujours le même tout au long de votre vie, parce que c'est "uniquement des choses" que vous avez en vous. Eu égard à la patience, vous êtes vraiment très patients, et en considérant l'humilité, vous êtes sûrement très humbles; vous êtes très brillants pour accomplir des tâches et presque bons dans votre conduite. Vous avez de l'amour et êtes toujours désireux d'aider et de pardonner. Selon le standard humain, où pourrait-on trouver un aussi bon chrétien? Même ainsi, je dois vous dire sans détours, que ce que vous avez en vous, ce ne sont que de simples choses. Vous devez réaliser devant Dieu, que ce qui est spirituel, ce n'est pas une chose, mais c'est le Seigneur Jésus-Christ: non pas ce que vous avez, ni ce que vous pouvez faire, ni ce que vous pouvez obtenir, mais seulement ce qu'est Christ. A moins qu'Il ne devienne cela dans votre vie, rien d'autre ne peut avoir de valeur spirituelle. Dans le monde spirituel, il n'y a rien d'autre que Christ, puisqu'Il est le Tout de Dieu.



Ce qui touche Christ, touche la Vie

Cela pourrait sans doute nous aider, afin de mieux saisir la pensée, si nous l'illustrons par quelques expériences pratiques. Permettez-moi de vous faire part de ma propre expérience. IL y a plusieurs jours, quelque chose s'est passé chez un frère. Mon devoir me poussait à le visiter, à moins de vouloir aller à l'encontre de ce que doit être un chrétien, car il doit y avoir en nous le désir d'être compatissants. Si j'allais le voir, je pourrais d'une part l'aider en lui exprimant mes bons sentiments à son égard, et d'autre part le préserver de certaines difficultés dans le futur. C'est ainsi que je me mis en route pour aller visiter ce frère. Cependant, plus j'avançais et plus je me refroidissais intérieurement, jusqu'à ce qu'en moi, l'esprit soit tout engourdi. Aussitôt, je réalisais que c'était encore moi qui voulais faire quelque chose avec compassion. J'essayais d'accomplir une action aimable à l'égard de ce frère, et cependant, j'avais déjà touché la mort. L'intention était à la fois louable et juste, mais elle ne procédait pas de Christ parce que c'était moi qui agissais. Quelle en serait la conséquence si j'entreprenais cette chose? Réponse: un sentiment intérieur de mort et de froid. J'aurais pu accomplir une oeuvre digne de louange, mais je n'aurais pas rencontré la Vie. C'était, sans aucun doute, un acte de compassion et pourtant, je ne pouvais pas, dans cette ligne, trouver le Seigneur. Tout ce que l'on pouvait dire, c'est que j'étais compatissant. Permettez-moi de le redire: chaque fois que vous touchez Christ, et non pas un comportement, vous touchez la Vie. Là où vous ne rencontrez qu'une manière de se conduire, vous touchez sûrement la mort car c'est vous qui agissez.

Nous devons comprendre que le christianisme, c'est Christ et que la vie du chrétien c'est aussi Christ. N'amassez pas un millier de bonnes choses, les unes sur les autres, en considérant que cet amoncellement, c'est la vie chrétienne. Quand bien même vous rassembleriez toute l'humilité de la terre et des dizaines de milliers d'autres bonnes manières d'être, vous ne pourriez toujours pas créer un chrétien. Si tout ce qui se voit n'est qu'un assemblage de choses, on ne pourra pas voir Christ.

Il y a quelques années de cela, les frères avec lesquels je travaillais me taquinaient au sujet de mon souci de sauver la face. Je souhaitais le faire pour les autres aussi bien que pour moi-même. Je n'aimais pas exposer au grand jour les affaires des autres; je ne voulais pas confier aux autres que mes sentiments étaient blessés et j'avais de la répugnance à la pensée d'embarrasser quelqu'un. Si quelqu'un s'est senti très mal à l'aise, ce fut bien mon cas pendant longtemps. Je voulais être une personne aimable. Néanmoins, dans mes contacts avec tel ou tel frère, j'éprouvais un sentiment de mort lorsque j'essayais d'être aimable et bon envers lui. Il ne pouvait y avoir qu'une seule explication à cela; cette douceur n'était qu'une chose et le résultat de mes propres efforts. Ce n'était pas Christ, c'est pourquoi je ressentais instantanément la mort. J'avais touché le corps de mort et j'étais affaibli intérieurement. Cela ne me laissait aucune force et m'amenuisait intérieurement. C'est le point crucial de toute cette question. Si nous marchons avec Dieu, nous ressentons les effets de la mort lorsque nous ne voyons qu'une chose. Si ce que nous avons n'est qu'une simple chose, nous touchons immédiatement la mort, parce que Christ ne s'y trouve pas. Avons-nous touché Christ? Alors, aussitôt nous rencontrons la Vie, car Il est Lui-même la Vie.



L'arbre de Vie est vivant

Nous sommes souvent repris dans notre travail. Je pense que vous savez que, tous ceux qui servent Dieu, ont le désir de toujours mieux faire pour Lui. Servir Dieu est une bonne et excellente entreprise. Assez souvent, cela requiert de notre part la souffrance, le sacrifice, se dépenser et être dépensé. Cependant, bien souvent, dans notre service, nous ne parvenons pas à toucher la Vie. Au lieu de cela, nous avons le sentiment d'avoir été en contact avec la mort. Nous sommes affaiblis intérieurement et nous sommes intérieurement désapprouvés. A quel moment avons-nous mal agi?

C'est lorsque nous avons conçu l'idée de travailler d'une certaine façon pour Dieu, que nous avons été affaiblis intérieurement et que nous avons été repris. Il est tout à fait possible d'être réprimandé aussi sévèrement lorsque nous « faisons le bien » que lorsque nous « faisons le mal! »

Beaucoup pensent que le Seigneur ne nous corrige que lorsque nous péchons. Permettez-moi de dire que Celui qui demeure en nous, bien souvent, nous réprimande aussi lorsque nous faisons de bonnes choses. Car le principe pour Dieu, ce n'est pas l'arbre de la connaissance du bien et du mal, mais celui de l'arbre de Vie. La connaissance du bien et du mal est inadéquate puisque la finalité est une question de Vie. Le jour où quelqu'un mange le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, il meurt. Seul l'arbre de Vie est vivant.



Deux sortes de vies chrétiennes

Il existe deux sortes de vies parmi les enfants de Dieu: l'une est remplie de choses tandis que l'autre c'est Christ. En apparence, elles semblent identiques. C'est pourquoi il est extrêmement difficile de percevoir ce qui les différencie. Les deux parlent de l'humilité, de l'amabilité, de l'amour et du pardon. Elles se distinguent avec peine. Mais en fait, extérieurement, l'une n'est qu'une sorte de chaîne formée de choses, tandis que l'autre c'est Christ Lui-même. Combien elles peuvent être dissemblables intérieurement!



La Croix pour Christ

Laissez-moi le déclarer franchement: si vous possédez des choses, vous n'avez pas besoin de la Croix; mais si vous avez Christ, vous apprenez la signification de la Croix. La Croix, non seulement interdit notre péché, mais elle paralyse notre activité. Elle réprime nos actes tout comme elle règle notre péché. Beaucoup de difficultés surgissent alors: l'enfant de Dieu peut penser que c'est bien s'il fait ce qui est bon, mais sans réaliser que ce qu'il fait de bon demeure une simple chose. Dans la présence de Dieu, la seule issue c'est Christ. Il est cette Bonne Chose car Christ est la Vie. S'Il demeure silencieux, comment pouvons-nous agir? Nous pouvons facilement apporter des paroles de réconfort, mais s'Il ne parle pas, nous n'osons pas parler. Car, si nous le faisons, nous toucherons la mort, et nous serons intérieurement faibles et défaits. Nous pouvons, sans aucun effort, aider les autres pour beaucoup de choses et obtenir la louange des hommes comme si nous avions un coeur sensible. Mais, lorsque nous avons accompli toutes ces choses, nous nous sentons intérieurement déprimés.

Pouvons-nous voir la Croix? Tout ce que nous pouvons accomplir avec notre bon vouloir ne nécessite pas la Croix. Ce n'est que lorsque nous laissons le Seigneur vivre en nous, pour qu'Il devienne notre Tout, que nous avons besoin de la Croix. S'Il n'agit pas, comment pouvons-nous agir? Nous avons besoin de demander à Dieu qu'Il nous délivre de nos bonnes oeuvres, comme nous le Lui demandons aussi pour nos péchés. Souvent, il est relativement plus facile d'être délivré du péché (puisque le péché est condamné), que d'être délivré de la vie naturelle (puisque pour beaucoup, elle n'est ni condamnée, ni rejetée).



Christ est la guérison

Que signifie réellement pour nous le fait de dire que Christ est notre Tout? Que signifie vraiment pour nous une telle déclaration? Je crois que nous pouvons apprendre une bonne leçon par le moyen de notre corps physique. Beaucoup de personnes, physiquement faibles, prient pour leur guérison. A ce sujet, nous pouvons distinguer trois concepts bien distincts de la foi. Certains croient que Dieu est leur médecin; d'autres croient que Dieu peut leur accorder la guérison et la santé; tandis que d'autres encore croient que Dieu est leur guérison.

Lorsque les gens sont atteints de quelque trouble ou maladie physiques, que recherchent-ils? Ils s'attendent à ce que Dieu soit leur médecin. Puisque Dieu est un Dieu vivant, Il peut toucher leur corps par Sa puissance et les guérir. Si tel est le cas, permettez-moi de dire que leur Dieu est aussi distant d'eux que peut l'être leur propre médecin. Je me demande si vous avez réellement saisi ce que je viens de dire. Plusieurs s'attendent à ce que Dieu soit leur médecin; cependant, ils semblent ignorer la chose suivante: autant un médecin peut être distant de ses malades, autant Dieu peut aussi l'être d'eux. D'autres peut-être, ont une meilleure compréhension car ils regardent vers Dieu pour recevoir la guérison et la santé. Un jour, Dieu leur accorde la guérison et ils sont rétablis. Beaucoup prient et recherchent la guérison. Cependant, nombreux sont ceux qui ont encore un corps faible autour de nous. Pourquoi en est-il ainsi? Parce que dans leur attente que Dieu soit leur médecin ou qu'Il leur accorde la guérison, les croyants recherchent encore quelque chose d'extérieur.

En réalité, Dieu guérit quelquefois, car c'est Sa manière de traiter les petits enfants. Pour quelqu'un qui a cru récemment, Dieu peut devenir Son médecin et lui accorder la guérison. Mais après s'être confié dans le Seigneur, passé un certain temps, ce croyant sera formé par Dieu et discipliné par Sa main. Dieu ne voudra plus n'être pour lui que son médecin ou Celui qui le guérit, car Il a en réserve ce qu'il y a de meilleur pour les siens. Dieu veut être notre guérison. Il veut, non pas accorder la guérison, mais ETRE la guérison. Dieu ne veut pas être simplement le Dieu qui guérit, mais bien plus encore, Il veut être la guérison. Dieu est ma guérison. Ne disposant pas d'une expression mieux appropriée, je puis seulement dire, avec respect devant Dieu, que Christ est notre guérison.

Des multitudes voient la guérison comme un objet, comme quelque chose d'extérieur à Christ. Tant qu'Il guérit, tout va bien. Souvenons-nous de la femme qui avait une perte de sang (Luc 8:43). C'est vrai qu'elle toucha Christ; mais que nous rapporte la Bible? Christ fut conscient qu'une force était sortie de Lui. C'est Christ Lui-même qui s'était manifesté. Il n'avait pas accompli une oeuvre pour guérir, mais Il s'était manifesté comme étant la guérison. Lorsqu'Il se manifeste comme étant la guérison, les gens sont guéris.

Combien de fois pouvons-nous lever les yeux, malgré la faiblesse continuelle et la souffrance physique et dire: « Seigneur, je ne m'attends pas à ce que Tu sois mon médecin, pour Te quitter après avoir reçu la guérison. Je ne regarde pas à Toi pour obtenir la guérison, comme une chose qui me serait accordée pour ma propre satisfaction mais sans Ta présence. Seigneur, je veux que Tu sois ma guérison. Si docteur il y a, sois ce Docteur qui demeure en moi; s'il y a une guérison, qu'elle soit Ta Personne. » C'est une Personne qui est devenue ma guérison. Dieu est ma santé, Christ est ma santé. Voyons-nous toute la différence? Oui, combien cela est différent. Un jour, lorsque nous apprenons cette leçon, nous obtenons beaucoup plus que la guérison, comme si elle n'était qu'une chose, car nous avons une Personne qui devient la Vie de notre corps. Aussitôt, tous les autres problèmes sont résolus. Car il y a maintenant une relation entre notre corps et le Seigneur. Quoi qu'il survienne entre nous et le Seigneur, notre corps en souffrira les conséquences. Notre Tout est dans le Seigneur. Nous ne pouvons rien faire d'autre, sinon nous attendre à Lui. Il en est tout autrement que de considérer la guérison comme une simple chose. Grâce à Dieu, j'ai été rétabli dans ma santé bien des fois. Je puis vous dire qu'à une certaine date, j'étais malade, qu'à une autre date, j'étais malade et qu'à une autre date, bien définie, j'ai été guéri par Dieu. Je pourrais vous citer de nombreux exemples au sujet de la guérison. Plus j'essaie de m'en souvenir et plus grand en est le nombre. Cependant, ce ne sont que des exemples de "petites" guérisons, des. récits de maladies pouvant être énumérées. Pourtant, je puis aussi vous faire part d'une expérience qui s'est passée un jour bien précis, un mois bien précis et une année bien précise où Dieu a ouvert mes yeux et m'a fait voir que Christ est ma guérison. C'est une chose qui se produit une fois pour toutes. Il ne s'agit pas d'une expérience particulière, mais d'une Personne.

Ma guérison maintenant, c'est une Personne. Christ est ma guérison pour toujours. Loué soit le Seigneur, c'est une réalité. Que le Seigneur me guérisse ou que Lui soit ma guérison ce sont là deux chemins totalement différents. L'un est une chose alors que l'autre est une Personne.

Puis-je vous rappeler que, bien que Paul n'ait pas obtenu la guérison, il fut cependant guéri? Pouvons-nous faire la distinction? Dans 2 Corinthiens 12, Paul dit qu'il n'a pas obtenu la guérison comme étant une chose, cependant, dans sa vie, Quelqu'un n'a pas cessé d'être sa guérison. Alors que sa faiblesse persistait, sa guérison aussi se manifestait. Sa faiblesse était prolongée mais sa guérison l'était également. Quelle est notre conception de la guérison après tout? La guérison, pour la plupart d'entre nous, est une question d'élimination. Mais Il n'en est pas ainsi. La guérison n'est pas du tout une élimination; la guérison, c'est avoir Quelqu'un. Ce n'est pas l'absence de la faiblesse, mais la présence de la Puissance.

Je me souviens, lorsque je vis cela pour la première fois, comment tout doucement la lumière descendit en moi. A cette époque, ce que je pouvais saisir de manière intelligente, ce n'était seulement que des choses, et autour de moi, je ne voyais aussi que des choses. Je ne savais pas que le Seigneur voulait être toutes choses pour moi. Je n'avais pas compris que la guérison n'était pas une chose. Je savais seulement que le Seigneur m'avait donné une promesse. Je ne savais pas qu'Il pouvait être ma guérison. Un jour, je lisais le récit de Paul dans 2 Corinthiens. Je pensais qu'il aurait été très facile pour le Seigneur de lui accorder la guérison. Car pour Lui, ôter l'écharde de Paul était une chose très simple. Il est étrange de constater que Dieu ne le fit pas. C'est pourquoi je me mis à prier.

Tout en priant, je me souvins d'une expérience vieille de quelques années. C'était en 1923. Je fus invité à prêcher dans une certaine ville. Je pris une petite embarcation qui remontait le fleuve Ming. Je remarquai que l'embarcation frottait, de temps à autre, sur le lit de la rivière, car le niveau d'eau était bas et le lit du fleuve était irrégulier. Quelquefois, le batelier devait tirer la barque hors de l'eau avec des cordes. Dans ma prière, je me souvins soudainement de cet incident. Je dis alors: « 0 Dieu, il est facile pour Toi d'ôter ces écueils. Ce serait si bien pour la barque de naviguer avec assez de tirant d'eau si Tu enlevais simplement ces écueils. »

Je relus de nouveau 2 Corinthiens 12, et je découvris que ce fut précisément la prière de Paul. L'eau était basse et les rochers aux arêtes vives se dressaient au milieu du lit de la rivière. C'est pourquoi Paul priait ainsi: « Oh! Dieu, puisses-Tu ôter ces écueils afin que ma barque puisse voguer sur l'eau. » A cela Dieu répondit: « Je n'ôterai pas ces rochers, mais j'élèverai le niveau de l'eau: lorsque l'eau montera, la barque pourra naviguer aisément. » C'est ainsi que Dieu fait. Nous demandons la guérison comme si c'était un objet que l'on peut obtenir, mais Dieu désire être Lui-même notre guérison. Il nous portera à travers les situations. Paul demeura avec cette faiblesse; il n'essaya pas de se défaire de sa faiblesse par ses propres efforts. S'il en avait été ainsi, il aurait dû se garder lui-même avec ses propres forces. Mais c'est la puissance de Christ qui le protégea, c'est Dieu Lui-même qui agissait. Nous voyons une nouvelle fois cette distinction fondamentale: d'un côté c'est Dieu qui accorde une certaine chose, et de l'autre, C'est Dieu Lui-même qui est cette chose.



Ce qui peut se dénombrer ne dure pas

Que cherchent la plupart des personnes? Avec beaucoup de sérieux, elles sont en quête d'une chose. Bien des soeurs sont venues me faire part d'un problème: combien elles aspiraient après la patience! C'est pourquoi, je me suis souvent fait la réflexion que leur patience devait être vraiment réduite à un simple fil. Voila leur manière de penser: « Si seulement je pouvais être patiente, si Dieu voulait seulement m'accorder une « dose » de patience à avaler, alors je pourrais être mieux. » Elles recherchent la patience comme si c'était une potion médicinale. Elles peuvent être patientes deux ou trois jours, mais cette patience à une durée limitée. Après avoir été patientes quelque temps, cette « patience » se réduit jusqu'à ce qu'un jour, elle disparaisse complètement. Si c'est seulement une chose, elle s'estompera certainement. Et bien qu'elle puisse être obtenue par le moyen de la prière, elle s'épuisera. A cause des besoins temporaires de Ses enfants, et afin de faire face à leur manque de sagesse, Dieu quelquefois entend leurs prières et leur accorde ce qu'ils demandent. Cependant, Il ne les exaucera pas dans toutes les occasions car une telle situation ne doit jamais se perpétuer.

Puisque, dans Sa Parole, il n'y a pas une chose mais Christ, (Christ étant Tout en tous), Dieu ne permet pas que la patience, l'humilité ou même l'amour, comme s'ils n'étaient qu'une chose, soient indéfiniment prolongés sur la terre. En réalité, Dieu nous fera voir que Christ est la patience, que Christ est l'humilité ou que Christ est l'amour. C'est Christ et non un « détail » particulier que Dieu nous accorde. Le jour où notre relation avec le Seigneur devient vraiment vivante, nous voyons, tout naturellement, comment tous nos problèmes sont résolus. Ce n'est vraiment pas une question de patience ou de quelque autre chose, car la réponse, c'est Christ. Dès que notre relation avec Christ est pleinement rétablie, selon la pensée de Dieu, nos mille et un problèmes sont tous pleinement résolus. Car toute question trouve sa réponse en Christ, et non pas dans une chose ou dans des choses.



Nous devons connaître Christ

Aux yeux de Dieu, tout est lié et tout découle de la connaissance de Christ. Que signifie connaître Christ? Quelques-uns Le connaissent comme leur amour, d'autres encore comme leur humilité. Les uns connaissent plus de choses que d'autres à l'égard de Christ. La mesure de notre connaissance de Christ, comme étant toutes choses pour nous, est la mesure de la connaissance que nous avons de Sa Personne. C'est ce qui résulte d'une connaissance personnelle. Connaître Christ, ce n'est pas un terme abstrait s'appliquant seulement à une vérité objective. Connaître Christ est à la fois actif et réel. C'est saisir qu'Il est toutes choses pour nous. Il est nôtre dans cette chose-ci et Il est nôtre dans cette autre chose-là.

Quelqu'un a pu se lever et témoigner qu'il ne savait rien au sujet de la purification, car son coeur, ses pensées et tout le reste étaient souillés. Mais maintenant, loué soit Dieu, Christ est devenu sa purification parce que Dieu a fait qu'il le soit. Aussitôt, vous réalisez que ce n'est pas une chose que vous possédez mais Christ. Puisque Christ demeure en vous, Il vous accorde aussi cette chose. Le christianisme, ce n'est pas ce que nous apportons de nous-mêmes, mais ce que Christ manifeste de Sa Personne. En raison de tout ce que nous avons dit, permettez-moi de déclarer franchement, qu'à moins que les yeux d'un enfant de Dieu ne soient ouverts par Lui pour voir que Christ est toutes ces choses, cette personne est de bien peu d'utilité pour Dieu. Car ce qu'elle a, ce sont simplement ses oeuvres, ce qu'elle accomplit par elle-même. Même si elle prie et reçoit de Dieu, ce qu'elle a n'est que temporaire, n'ayant que peu de valeur spirituelle pour Dieu.

Hélas! Pour beaucoup de personnes, les grâces qu'elles reçoivent de Dieu ne sont rien d'autre que des choses. Certains, cependant, reçoivent la grâce comme une Personne; leur grâce est le Fils de Dieu. Patientez, jusqu'au jour où vous pourrez dire à Dieu: « Je Te remercie et je Te loue, parce que la grâce que j'ai reçue, c'est Christ. Ma grâce est une Personne ayant une personnalité. » Oh! Permettez-moi de vous dire que dès que vous voyez une telle différence, vous pouvez immédiatement distinguer la Vie de la mort. Beaucoup de frères peuvent seulement distinguer entre le bien et le mal; ils ne peuvent différencier la Vie et la mort. La raison en est simplement qu'ils ne voient pas que toutes choses sont en Christ. Il est à la fois la chose et les effets qu'elle produit. Dans le domaine spirituel, il n'y a ni une chose ni ses effets, mais seulement Christ.

Si Dieu a vraiment ouvert vos yeux, vous reconnaîtrez instantanément les choses quand vous les rencontrerez. Cela peut sembler étrange, mais cependant c'est un fait. Une personne peut sembler patiente, aimable, humble, fidèle, sachant aimer, pardonner et être miséricordieuse, mais pour ceux qui ont leurs yeux ouverts, elle est simplement pleine de choses. De même que chacun peut distinguer entre une bague et un doigt, un chapeau et une tête, des lunettes et des yeux, et les vêtements du corps, ces personnes peuvent faire la distinction entre les choses et Christ. Pour ceux qui n'ont pas été enseignés par le Saint-Esprit, cela peut paraître étonnant, mais pour ceux qui ont acquis du discernement, c'est très simple. Tout ce qui fait partie d'une chose est mort intérieurement, et manifeste cette mort extérieurement. Si quelqu'un a de la sensibilité spirituelle, il enregistrera la mort lorsque cette chose agira. Le résultat d'une telle oeuvre ne peut être que la mort et non pas la Vie. Quelqu'un pourra être très bien, cependant, son influence sera limitée au domaine du bien et du mal, et n'aura aucun effet spirituel.

Un frère ayant une bonne nature, patient, endurant, sachant se sacrifier et aimable, pourra peut-être vous plaire, mais si ce ne sont que des traits de son propre caractère, ils produiront en vous un sentiment de mort. Vous ne pourrez pas les accueillir; au contraire une certaine résistance se manifestera en vous. Personne ne peut calculer la puissance de résistance de cette Vie. Quelquefois, une personne peut dire une parole qui semble bonne mais qui cependant est inappropriée, et cela fait apparaître en vous une terrible résistance. Des paroles dites par exemple dans une réunion de prière. Pourquoi quelquefois, répondez-vous par un amen? Parce que vous avez été touché par la Vie. En priant, ce frère a touché votre vie, c'est pourquoi, spontanément, vous avez dit amen. Mais les prières de certaines autres personnes, bien qu'elles puissent être sérieuses et attrayantes, produisent une sensation de froid intérieurement. Il vous tarde qu'elles aient fini de prier, car leur prière n'est pas différente de ce qu'elles sont. Il y a quelque chose qui se dégage; ce quelque chose est semblable au toucher de la mort. Une chose ne manifeste pas seulement la mort dans la personne elle-même, mais également chez les autres. Elle n'a absolument aucune valeur spirituelle car elle est faite par l'homme.

Si telle est la situation, nous ne pouvons rien faire d'autre que de nous attendre à Lui. Alors, nous verrons de mieux en mieux que nos propres oeuvres sont mauvaises. Car si Dieu nous conduit plus loin, nous découvrirons qu'Il hait nos oeuvres autant que nos fautes. Ceux qui pèchent périront avec leurs péchés, et ceux qui dépendent de leurs propres oeuvres ne pourront être sauvés par elles. Dieu rejette nos oeuvres aussi bien que nos péchés. Il n'accepte qu'une seule chose, c'est Son Fils Jésus-Christ. C'est Christ qui devient toutes choses pour nous. Grâce à Dieu, c'est le Seigneur et non pas moi. Non pas moi, essayant d'être humble, mais Lui-même, étant l'humilité. Non pas moi, me démenant pour aimer, mais au lieu de cela, Lui qui aime. Il ne me donne pas la puissance car Lui-même est ma puissance.

Oh! Frères et soeurs, je ne sais pas comment je pourrais mieux exprimer cela; je désirerais spécialement, que ceux qui sont nés de nouveau récemment, soient attentifs. Lorsque vous serez délivrés des choses spirituelles, vous toucherez le Seigneur. Il vaut mieux que vous saisissiez cela le plus tôt possible autrement, cela deviendra de plus en plus difficile avec le temps. Plus il y aura dans votre vie de choses amassées, et plus il vous sera dur d'y voir clair à travers. Combien Dieu se verrait contraint de nous discipliner pour enlever toutes ces choses qui sont en nous, afin que nous puissions recevoir uniquement Christ. C'est ce que Dieu ferait sûrement.

J'attends le jour où toutes choses, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre, seront rassemblées en Christ. En ce jour-là, cette parole de Dieu qui déclare que « Christ est Tout », s'accomplira. Laissez-moi vous poser cette question: Comment pouvez-vous supposer que Christ soit Tout un jour, si aujourd'hui, vous ne Le connaissez pas Lui, comme étant votre Tout? Maintenant même, Christ veut devenir toutes vos choses. Dieu nous a donné Son propre Fils; Dieu s'est Lui-même donné à nous. Ainsi donc, que Christ soit Tout pour nous aujourd'hui. Il ne devrait pas y avoir de distinction entre Christ et les choses. Rien n'est spirituel, seul Christ L'est. Il est Tout et en tous. Cette réalité doit devenir évidente, maintenant, dans l'Eglise et en nous. Puissions-nous déclarer aujourd'hui que Christ est Tout et qu'Il l'est en tous. Il est dans ma patience, Il est dans ma gentillesse, Il est dans mon amour. Car Il est Tout. Regardons plus loin, vers ce jour où le Fils de Dieu sera manifesté pour être Tout et en tous. Il a vraiment la prééminence sur toutes choses. C'est pourquoi nous savons que les leçons que nous apprenons aujourd'hui sont en vue de ce jour-là. Que Dieu nous bénisse!



Prière

Seigneur, nous sommes devant Toi pour réclamer Ta grâce. Seigneur, nous confessons que nos yeux sont si aveugles qu'ils ne peuvent pas voir distinctement. Nous connaissons les choses et nous ne connaissons pas Christ. Toi, Seigneur, Tu sembles être si éloigné de nous. Les choses paraissent être si réelles pour nous, alors que Christ Lui-même n'est pas cette réalité. Seigneur, nous demandons vraiment que Tu ouvres nos yeux , de sorte que Christ devienne une réalité pour nous. Que les choses s'en aillent et que la Vie nous remplisse. Seigneur, nous demandons sincèrement que Tu nous délivres des choses qui peuvent être dénombrées afin de pouvoir connaître la Personne du Seigneur. Que le Seigneur, dans ce qu'Il est, soit toutes les choses qui peuvent être comptées. Que tout en nous soit vivant et rempli de Ta vie pour que tous puissent voir Christ lorsqu'ils verront ces choses. Seigneur, fais-nous comprendre combien ces deux voies sont complètement différentes. De même que la voie du juste est différente de celle du pécheur, de la même manière, combien est différente la voie du chrétien spirituel de celle du chrétien charnel. Nous avons grandement besoin d'être humiliés. Brise-nous, Seigneur. Nous ne voulons pas nous tromper nous-mêmes, en nous persuadant que nous avons vu, quoique nous n'ayons rien vu, croyant marcher dans cette voie, alors que nous en serions éloignés, pensant être pleins de Vie alors que nous sommes remplis de choses. Seigneur, touche-nous. Etablis-Toi fermement en nous, afin que ce que nous sommes intérieurement et extérieurement puisse être Christ et Christ Lui-même. Seigneur, béni ces paroles afin qu'elles portent du fruit en ramenant beaucoup de personnes vers Toi. Ce que ne peut dire l'homme, dis-le Toi-même. Couvre la faiblesse de l'homme et pardonne sa folie. Obtiens quelque chose pour Toi au milieu de nous. Nous avons besoin d'être mis à nu. Que ce jour soit pour beaucoup l'occasion de se voir comme Tu nous vois. Qu'un trait de lumière nous éclaire et mette à jour toute contrefaçon pour que Tu sois différencié de tous les substituts. Bénis Ta propre Parole et glorifie Ton Nom. Dans le Nom du Seigneur Jésus. Amen.