ROMAINS #21

(Romains 12:1-2)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre vingt et unième leçon sur cette merveilleuse épître aux Romains.

Prions:

Père, alors que nous en arrivons à l'étude de Ta parole, nous souhaitons à nouveau nous rappeler du principe indispensable qui est une dépendance totale envers le Saint-Esprit. Nous savons qu'il n'y a aucune possibilité de saisir ne serait-ce qu'un seul mot de ce livre, sans Ta bonté et Ta grâce. Nous Te demandons donc des yeux pour que nous puissions voir le Seigneur au-delà des pages sacrées. Nous nous attendons à Toi Seigneur et nous Te remercions au nom de Jésus. Amen.



RESUME

Nous aimerions commencer une nouvelle section qui couvre les chapitres 12 à 16. Mais avant cela, j'aimerais donner un petit rappel sur les chapitres 9 à 11. Jusque là, l'accent a été mis sur le Seigneur Jésus en tant que Sauveur complet. Dans les chapitres 1 à 5, Il a été présenté en tant que notre justification. Dans les chapitres 6 à 8, Il a été présenté en tant que notre sanctification. Dans les chapitres 9 à 11, Il a été présenté en tant que notre glorification. Nombreux sont les chrétiens qui ratent les bénédictions des 11 premiers chapitres parce qu'ils recherchent ce que Dieu donne plutôt que Jésus Lui-même. Tant que nous ne voyions pas le Salut comme Dieu le voit, à savoir non pas une chose mais une Personne, car le Salut est le Seigneur Jésus, nous ne serons pas capables de saisir le Salut en trois volets. C'est le point que Romains souligne. Romains nous enseigne comment être complets en embrassant un Sauveur complet. Jésus est un Sauveur complet. Tout ce que Dieu a déjà fait pour nous, tout ce que Dieu est en train de faire pour nous dans ce moment présent, et tout ce que Dieu fera pour nous aux siècles des siècles et dans l'éternité, nous est rendu accessible à travers la connaissance du Seigneur Jésus, par une simple foi en Lui.

Dans la mesure où vous embrassez un Christ complet, vous rentrerez dans un Salut complet et vous serez complets. Voilà le sujet des onze premiers chapitres. Lorsque nous avons considéré les chapitres 9 à 11 dans notre dernière leçon, chapitres dans lesquels le Saint-Esprit nous emmène dans le futur, où Il nous montre comment Il va apporter une pleine bénédiction dans le monde entier, nous avons vu que le fondement de cette bénédiction universelle est la souveraineté de Dieu. Comme nous l'avons vu, le canal pour apporter cette bénédiction universelle est le peuple de Dieu, l'Eglise d'un coté et Israël, lorsqu'ils seront finalement greffés avec nous dans la personne du Seigneur Jésus-Christ, duquel nous tirerons ensemble de Sa vie et que nous produirons du fruit pour Dieu en faveur de l'humanité entière. Ensuite l'apôtre laisse cette vérité, la gloire de Dieu, qui sera développée dans le reste du Nouveau Testament et tout spécialement dans le livre de l'Apocalypse. Dans le chapitre 11, Paul ne nous donne qu'une image de ce qui arrivera et il ne peut le décrire qu'avec ces mots: « une vie d'entre les morts », voilà ce que sera l'apogée, la gloire de Dieu.

Avant que nous quittions cette section, j'aimerais que nous regardions de nouveau les versets 11:33-36, et comment Paul termine cette section. De nombreuses personnes étudient ces versets comme s'ils étaient la conclusion des chapitres 9 à 11. C'est surement cela, mais c'est plus que cela. Paul n'est pas seulement en train de résumer les chapitres 9 à 11, il résume également les chapitres 1 à 11, toute la première section de son livre. Par conséquent les versets 11:33-36 ne sont pas seulement la conclusion de tout le livre jusqu'à ce point. Christ nous a été présenté en tant que notre justification, notre sanctification et notre glorification. Ces vérités sont si merveilleuses et majestueuses que l'apôtre Paul tombe sur sa face devant Dieu. Il a exposé la beauté de notre rédemption en Christ et maintenant il est réduit au silence, il ne peut pas trouver d'autres mots pour nous emmener plus loin. Considérons donc ces versets en tant que conclusion des onze premiers chapitres. Lisons les versets 11:33-36: « O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles! Car Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller? Qui lui a donné le premier, pour qu'il ait à recevoir en retour? C'est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles! Amen! »

Je n'ai pas l'habitude de citer des philosophes païens mais je pense que cette citation de Socrate en vaut la peine: « Je ne sais qu'une seule chose c'est que je ne sais rien. » Voilà ce que Socrate a dit, il disait qu'il n'y avait rien de tel que la sagesse humaine et rien de tel que la vérité. Ce raisonnement est bien entendu fait en dehors de toute considération de Dieu. Cela montre la futilité des hommes recherchant la vérité en dehors de Jésus-Christ. Mais il a marqué un point. Les hommes ne savent rien. Nos yeux ont été bénis, Dieu dans Sa grâce nous a donné la vue pour voir la vérité incarnée dans le Seigneur Jésus-Christ. Même avec nos yeux ouverts, même avec la lumière qu'Il nous a donnée, même avec le peu que nous avons, c'est trop profond pour que nous puissions même commencer à comprendre. Dieu est si incroyable, nos yeux sont éblouis par la clarté de la vérité, il faut que Dieu nous accorde encore de la lumière. Même avec le Saint-Esprit et avec les instructions célestes, nous devons incliner notre tête avec Paul et juste dire « O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! »

Un érudit grec nous dit que le grec que Paul utilise ici est très visuel, parce que ce mot comprend une image. Lorsque Paul dit: « O la profondeur » il décrit une personne debout sur le sommet d'une haute montagne, elle regarde au-dessus du bord vers le précipice. C'est là qu'il s'écrit: « O la profondeur! » Vous pouvez presque voir Paul faisant cela. Parce qu'il regarde à Jésus, il est sur cette immense sommet, et en regardant à Jésus, il est abasourdi par la profondeur du Seigneur et il dit: « O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles! O comme Christ est merveilleux. » Tout ce que Paul pouvait dire était: « O comme c'est profond, comme c'est insondable, comme c'est incompréhensible. » C'est comme si Paul n'avait plus de mots, alors qu'il commence à dévoiler Christ et maintenant il en reste tout silencieux. Réalisez-vous que le silence est la plus grande forme d'adoration? Pourquoi? Simplement parce que Dieu est plus grand que tous nos superlatifs. Quelle que soit la louange que vous puissiez Lui apporter, Il est infiniment au-dessus de tout cela. En fait, quel que soit le superlatif que vous employez, vous pouvez toujours le faire précéder d'infiniment. Il transcende tous ces superlatifs de façon infinie. Par conséquent la plus grande forme d'adoration est simplement le silence. Vous pouvez juste fermer votre bouche et ne rien dire. Paul tombe sur sa face en voyant toutes ces merveilles et son coeur est rempli d'adoration. Il a vu le Seigneur et il a exposé ce qu'il en a vu dans ces onze chapitres, et maintenant il en arrive à cette incroyable bénédiction, nous rappelant que Dieu n'est pas dépendant de nous, que Dieu ne nous doit rien. La dette est entièrement de notre côté. C'est nous qui sommes dépendants de Lui et qui avons des obligations envers Lui.



DIEU EST LE COMMENCEMENT, LE MILIEU ET LA FIN

Je ne sais pas comment il est possible d'avoir un verset qui soit davantage centré sur Dieu que le verset 11:36: « C'est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles! Amen! » Vous ne pouvez pas ajouter quelque chose et être davantage centré sur Dieu. Vous voyez, en matière de Salut, Paul dit que Christ est le commencement, tout vient de Lui, Il est au milieu, tout est par Lui, et Il est la fin, tout est pour Lui. Ces vérités sont vraies de toutes les parties des onze premiers chapitres. Dieu pourvoit au Salut pour les pécheurs perdus en Jésus. Oh, comme c'est profond! Il est le commencement, le milieu et la fin de la justification. Dieu pourvoit au Salut pour les pécheurs sauvés en Jésus. Oh, comme c'est profond! Il est le commencement, le milieu et la fin de la sanctification. Dieu pourvoit au Salut pour le monde entier en Jésus. Oh, comme c'est profond! Il est le commencement, le milieu et la fin de la glorification. C'est ainsi que Paul

termine cette section, et c'est également ainsi que nous devrions terminer et comprendre ces onze chapitres. Si Dieu a réellement travaillé dans notre coeur, nous devrions avoir un sens de tout cela, nous devrions avoir de l'adoration dans notre coeur, ce qui nous préparera pour ce qui est à venir. Je pense qu'avant qu'un homme ne soit suffisamment touché, il ne peut pas être prêt pour le chapitre 12.

Tout cela nous amène à une nouvelle section qui est formée par les chapitres 12 à 16. J'aimerais d'abord que l'on voie de quelle manière cette section est reliée aux chapitres 1 à 11. Ensuite j'aimerais faire un commentaire au sujet des sections pratiques en général. Ensuite j'aimerais faire le lien entre les chapitres 12 à 16 avec les deux premiers versets du chapitre 12. Puis nous verrons plus précisément ces deux premiers versets.

Laissez-moi faire le lien entre les chapitres 12 à 16 et les chapitres 1 à 11. De nombreux commentateurs les divisent de la façon suivante. Les chapitres 1 à 11 forment la partie doctrinale. Les chapitres 12 à 16 forment la section pratique. Un de mes commentateurs les divise de cette façon: « Chapitres 1 à 11, crois l'Evangile, chapitres 12 à 16 vis l'Evangile. » L'idée est que la première partie est la doctrine et la deuxième la pratique. Cela peut être juste d'une manière générale, mais cela peut amener à une mauvaise compréhension. Premièrement en appelant les chapitres 1 à 11 la partie doctrinale et les chapitres 12 à 16 la partie pratique, certaines personnes peuvent être amenées à penser qu'il n'y avait rien de pratique dans les chapitres 1 à 11 ou qu'il n'y a rien de doctrinal dans les chapitres 12 à 16. Ce n'est tout simplement pas vrai. Il y a de nombreuses choses qui sont pratiques dans les 11 premiers chapitres, et il y a de nombreuses choses doctrinales dans les chapitres 12 à 16. Il n'y a rien de plus pratique que la doctrine. En fait la doctrine est la chose la plus pratique du monde. Si vous comprenez cela, cela peut-être une bonne façon de considérer ces chapitres. Soyez certains de ne peut pas tracer une ligne de démarcation marquée entre les deux en disant: « Cela c'est de la doctrine et cela c'est de la pratique, et il n'y a pas de superposition. » Je pense qu'il est mieux de dire que l'accent principal de 1 à 11 est la doctrine et l'accent principal du reste est l'application de la doctrine.

Un deuxième danger qui existe en divisant les chapitres de cette façon, est que personnellement je trouve que c'est trop froid, trop abstrait, cela sonne plutôt comme de la philosophie. Cela ressemble trop aux cours de mathématiques qu'ont mes enfants, où les premiers chapitres sont les formules et les suivants les problèmes sur lesquels appliquer les formules. Quoi que soit Romains, ce n'est pas cela. Romains 1 à 11 n'est pas une suite de formules, et Romains 12 à 16 n'est pas une suite de problèmes sur lesquels vous pouvez tester ces formules. Vous voyez, nous parlons de relation avec le Seigneur. Nous parlons de vie et d'intimité, pas uniquement de l'application d'une philosophie sur le christianisme ou quelque chose comme cela. C'est pourquoi, voilà ma suggestion sur la façon dont j'aimerais que nous considérions cela. J'aimerais appeler les chapitres 1 à 11, ce que Christ a fait pour nous, et les chapitres 12 à 16, ce que Christ fait à travers nous. Vous voyez c'est la même idée, mais c'est plus correct parce que c'est le message de Christ. Nous voyons dans les chapitres 1 à 11 tout ce qu'Il a fait pour nous, et maintenant tout ce qu'Il veut faire à travers nous.



DE BONNES RACINES POUR DE BONS FRUITS

Nous pouvons utiliser différentes expressions pour exprimer cette relation. J'aime l'expression « racine et fruit. » L'idée est que les chapitres 1 à 11 forment les racines, c'est la fondation de toutes les choses, et cela vous emmène dans une relation intime avec Christ. Ensuite les chapitres 12 à 16 décrivent les résultats de cette relation, les sous produits, les fruits. Vous voyez de cette manière qu'il ne s'agit pas d'oeuvres, il s'agit de vie. Si je suis enraciné dans les chapitres 1 à 11, je pourrai expérimenter les chapitres 12 à 16. C'est intuitif, c'est automatique. C'est ce qui rend le tout si merveilleux. C'est le résultat d'une relation. Les chapitres 1 à 11 sont la relation, et maintenant dans les chapitres 12 à 16, vous avez le résultat de cette relation. Lorsque nous verrons les chapitres 12 à 16 en détails, vous verrez à quel point c'est intensément pratique, cela touche toutes les parties de notre vie. Toutes les relations terrestres auxquelles vous pouvez penser sont mentionnées de façon directe ou indirecte dans ces chapitres. L'idée est la suivante. Si vous embrassez le Christ, les chapitres 1 à 11, alors vous pourrez expérimenter les fruits, le caractère des chapitres 12 à 16. Parfois nous appelons cela la fondation et la superstructure. C'est la même idée que tout ce qui suit maintenant est édifié sur tout ce qui a été vu avant. Je pense que rien ne peut davantage frustrer le chrétien que de simplement commencer dans Romains 12. Je suis si reconnaissant que Dieu nous ait donné les chapitres 1 à 11 avant. Si tout le livre était simplement les chapitres 12 à 16, vous finiriez par vous frapper la tête contre le mur, parce que vous arrivez à certaines de ces choses pratiques mais sans fondation. Ensuite vous essayez de les mettre dans votre vie, et vous essayez d'y travailler mais cela vous épuise. Romains 1 à 11 vous donne le comment, et maintenant vous verrez ce qui sera produit. Voilà la relation entre ces chapitres.



DONNER CHRIST ET PAS UNIQUEMENT LES CHOSES PRATIQUES

Comme c'est la section pratique, laissez-moi vous suggérer des principes qui peuvent ne pas s'appliquer seulement à ces chapitres, mais à toutes les sections pratiques de la Bible que vous pouvez être amenés à étudier. Ma première suggestion est la suivante. Lorsque vous vous occupez d'une section pratique de la Bible, et je prie que cela soit vrai pour cette section, soyez centrés sur Christ. Je ne peux pas vous dire à quel point c'est important. C'est parce que les sections pratiques de la Bible s'occupent des relations horizontales de la vie, c'est à dire comment vivre avec son prochain, comment vivre avec les autres chrétiens, comment gérer ses relations avec les chrétiens plus faibles, comment gérer les relations avec son patron, comment vivre dans la société. Comme cela concerne les relations terrestres, si vous n'êtes pas attentifs, il se peut que vous transformiez cela en un système d'oeuvres lorsque vous le présentez.

Vous savez, l'idée: « soyez sages, soyez gentils, soyez hospitaliers, soyez fervents, soyez aimant, pardonnez », c'est toute une liste de règles que vous pouvez être tentés de mettre en pratique. Mais ce n'est pas le message de la Bible. Tant de chrétiens n'ont même pas encore commencé à comprendre que ce caractère découle d'une communion avec Dieu, d'une intimité avec le Seigneur. Tant de chrétiens n'en sont pas encore arrivés là. Leurs vies ne sont que des formes vides, une succession de cérémonies, de routines et de mécaniques. Ils passent par toutes les étapes de la religion, et toute leur vie n'est qu'une succession d'obligations chrétiennes. Ils disent: « Je le fais parce que je suis supposé le faire, et les chrétiens sont supposés le faire. C'est pour cela que je me lève tôt. C'est pour cela que je lis la Bible. C'est pour cela que je mémorise des versets. C'est pour cela que je distribue des tracs. C'est pour cela que je témoigne. C'est pour cela que je vais à l'église. Et ainsi de suite. »

C'est si triste parce qu'il n'y a pas de vie, c'est mort. Il n'y a aucune dynamique. Il n'y a aucune relation avec Dieu, il n'y a pas de puissance, il n'y a pas de fruit. C'est juste comme suspendre des décorations sur un sapin de Noël. C'est mort, cela semble joli, mais ce n'est pas le cas parce que cela ne vient pas de la Vie. Il n'est pas suffisant de décrire le fruit d'un chrétien. Lorsque vous partagez au sujet des choses pratiques, il faut expliquer comment vient le fruit, il faut donner Christ, il faut ramener les gens à Christ. Il faut dire que c'est par Son Esprit, que c'est par Sa vie, que c'est par le Seigneur que nous sommes capables de vivre correctement toutes ces relations sur la terre.

N'ayez pas peur d'être pratiques, mais soyez pratiques d'une façon centrée sur Christ. Donnez le Sauveur aux gens. Peu importe l'état d'avancement des chrétiens que vous rencontrez, ne considérez pas pour acquis que tous regardent à Christ. Ne prenez jamais cela comme allant de soi. Le chrétien le plus instruit a besoin qu'on lui rappelle de regarder à Christ. Le chrétien le plus instruit à besoin qu'on lui rappelle de faire confiance à Christ, de dépendre du Seigneur, de se reposer dans le Seigneur, de s'approprier le Seigneur. Ne pensez pas que tous les chrétiens vivent déjà cela. Les gens ne repartiront jamais avec ce que vous pensez qu'ils savent, ils repartiront uniquement avec ce que vous leur donnerez. Soyez donc certain que vous leur donnez Jésus. Soyez certain que vous leur donnez Christ. Voilà ma première suggestion.



S'APPLIQUER LA VERITE A SOI-MÊME

Ma seconde suggestion est la suivante: lorsque vous vous occupez d'une section pratique de la Bible, soyez spécifiques dans vos applications. Soyez aussi spécifiques que la Bible est spécifique. Je ne dis pas de mettre en avant les points qui vous semblent importants à vous. Soyez aussi spécifiques que la Bible est spécifique. Vous voyez, la Bible n'est pas seulement pratique, elle est très, très pratique. De la même manière que notre Seigneur Jésus est illimité, l'application de la vie de notre Seigneur Jésus-Christ est absolument illimitée. Cela touche toutes les parties de la vie. J'avais l'habitude de dire quelque chose comme cela: « Je vais simplement présenter Christ et faire confiance au Saint-Esprit pour l'appliquer dans leur vie. » Je fais attention de ne plus dire cela. Car si Dieu va enseigner à travers moi, son instrument, alors il est également possible qu'Il veuille appliquer les choses à travers moi son instrument. Si Dieu va enseigner à travers vous en tant qu'instrument, il est possible que Dieu veuille l'appliquer à travers vous en tant qu'instrument. Un des plus grands dangers dans l'étude de la Bible, est une vérité non appliquée. C'est très subtil. Certaines personnes pensent que les choses les plus difficiles qui puissent arriver à un chrétien c'est qu'il tombe dans l'erreur. Je pense qu'il y a quelque chose de plus dangereux que l'erreur, et c'est une vérité non appliquée. Une vérité non appliquée est bien plus dangereuse qu'une erreur parce que c'est encore plus subtil.

Rappelez-vous du grand péché de David contre Dieu, Urie et Batchéba, tout le pays et lui-même. Je pense que vous savez à quel péché je fais référence. En 2 Samuel 12, Dieu a attendu un an avant d'envoyer le prophète Samuel avec une petite parabole, la parabole de la brebis. Il a raconté cette histoire à David. Il y avait un homme riche et un homme pauvre. L'homme pauvre n'avait qu'une seule brebis, et l'homme riche avait tout un troupeau. Un invité arriva dans la maison de l'homme riche, mais il ne voulait pas tuer ses propres brebis. Il alla vers l'homme pauvre, vola sa brebis et l'utilisa pour le repas. Voici ce que David dit en 2 Samuel 12:5 lorsqu'il entendit cela: « La colère de David s'enflamma violemment contre cet homme, et il dit à Nathan: L'Éternel est vivant! L'homme qui a fait cela mérite la mort. » David avait saisi la vérité, mais est-ce que David se l'est appliquée à lui-même? Non, il ne l'a pas fait. Il l'a appliquée à l'autre personne. Il a entendu l'histoire de la brebis et il a appliqué la vérité à cette autre personne. Il ne se l'est pas appliquée à lui-même. Ensuite la Bible dit que Nathan regarda David, et lui dit: « Tu es cet homme-là! » Nathan a dû appliquer la vérité. La Bible dit ensuite que David a reconnu: « J'ai péché contre l'Éternel! »

Ce que je veux illustrer avec cela c'est qu'il faut donner la vérité, mais qu'il faut également l'appliquer. Ne prenez pas comme allant de soi que votre coeur naturel va appliquer la vérité, ce n'est pas le cas. Votre coeur naturel va l'appliquer aux autres personnes mais pas à vous-mêmes. Dans les jours où nous vivons, il y a plein d'orthodoxies non appliquées. Il y a des personnes qui ont les bons mots, ils parlent du Seigneur et disent de regarder au Seigneur, mais ensuite lorsque vous regardez leur vie, vous devez vous gratter la tête et dire: « Mais est-ce qu'ils n'appliquent jamais rien? Est-ce que ces vérités sont démontrées parfois dans leur vie? Ils appliquent les vérités, mais à tous les autres et pas à eux-mêmes. » Par conséquent une des grandes contributions de ces sections pratiques de la Bible, est comme Nathan disant: « Tu es cet homme là! » Ce que je suggère donc lorsque vous êtes dans une section pratique, soyez centrés sur Christ, mais soyez également spécifiques et laissez le Seigneur vous l'appliquer également.



DONNER LE COTE POSITIF ET NEGATIF

Une troisième et dernière suggestion avant d'attaquer le texte. Vous avez peut-être remarqué que les applications dans la Bible sont positives et négatives. Je réalise que nous vivons dans un monde où tout le monde désire être positif, on nous dit de ne pas dire « non », de ne pas dire « je ne peux pas. » On nous dit que le négatif est mauvais, qu'il faut toujours être positif et qu'il faut édifier et ainsi de suite. Ils disent que la vie chrétienne est facile et légère. Cela sonne bien mais ce n'est pas le cas. Vous verrez dans cette section pratique, qu'il y a des choses négatives et positives. Est-ce que vous réalisez que vous n'avez pas donné à une personne quelque chose à accepter à moins que vous lui donniez quelque chose à rejeter? Vous ne pouvez accepter quelque chose à moins que vous ne rejetiez quelque chose. Si vous ne donnez que le positif, tout le monde sera d'accord avec vous, tout le monde sera satisfait.

Par exemple si je dis comme je l'ai fait dans différents endroits: « Regardez à Jésus, mettez votre confiance dans le Seigneur, Il est suffisant. » Je peux aller dans les milieux les plus légalistes et ils seront tous d'accord. Ils serreront ma main à la sortie et diront combien cela a été encouragement et rafraichissant. Ils me taperont dans le dos et diront: « Amen, frère, regardons à Jésus. » C'est parce que je ne prêche que le positif. Mais allez dans le même cercle et dîtes: « Regardez à Jésus et pas à l'église locale. Regardez à Jésus et pas à la mission. Regardez à Jésus et pas aux doctrines. Regardez à Jésus et pas à la communion avec les autres chrétiens. Regardez à Jésus et pas aux dons spirituels. Regardez à Jésus et pas au Saint -Esprit. » Et ensuite regardez ce qui se passera. Vous voyez, vous leur avez donné quelque chose à rejeter, et c'est ce que Dieu fait dans cette section pratique. Il donne le Christ complet mais il montre également l'autre côté. Une fois que vous avez vu l'autre côté, vous avez quelque chose à accepter et quelque chose à rejeter. Je prie que Dieu m'aide à prendre cette approche alors que nous considérerons cette section. J'aimerais être centré sur Christ dans mon approche, j'aimerais être intensément pratique, et je pense que nous devons souligner autant les choses positives que négatives. Que Dieu nous fasse grâce.

Laissez-moi maintenant faire le lien entre Romains 12:1-2 avec toute cette section que forment les chapitres 12 à 16. « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte spirituel. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Les versets 12:1-2 parlent clairement d'une relation avec Dieu. Le verset 12:3 parle d'une sorte de relation à soi-même. Les versets 12:4-8 parlent de la relation avec l'église. Les versets 12:9-21 nous parlent de notre relation avec la société. Les versets 13:1-7 parlent des relations avec le gouvernement, avec César. Les versets 13:8-14 parlent de notre relation avec notre prochain. Les versets 13:14-15:13 forment la partie la plus importante, ils parlent de notre relation avec notre frère plus faible. C'est une section très importante. Les versets 15:14-29 parlent de notre relation avec le monde entier. Paul conclut avec les versets 15:30-16:27. Vous voyez, cette section pratique parle de nos relations dans tous les domaines de notre vie.

Je dois admettre que je suis un peu surpris et je ne sais pas pourquoi, que dans ces différentes relations, les relations dans la famille ne soient pas mentionnées. A moins que cela ne soit inclus dans la famille plus large que constitue le Corps de Christ. En tout cas on trouve les relations à soi-même, à l'église, à la société, aux ennemis, aux amis, au gouvernement, aux prochains, aux frères les plus faibles et au monde entier. Et où est-ce que tout cela commence? Cela commence avec Romains 12:1-2! Cela commence avec des relations avec Dieu, avec une relation personnelle avec Dieu. J'aime appeler cela une relation verticale, parce que c'est lié à mes relations avec Dieu. Nous verrons de nombreuses choses au sujet des autres chrétiens, de notre prochain, des concitoyens, qui forment les relations horizontales. Mais tout commence avec une relation verticale. Tout commence avec notre relation avec Dieu. Le point de départ de tout résultat, de tout ce qui est pratique, de tout fruit est notre relation verticale avec le Seigneur.



LA SOURCE DE NOS PROBLEMES HORIZONTAUX EST SPIRITUELLE

Réalisez-vous que ce n'est pas seulement l'enseignement de Romains mais également de toute la Bible? Si je suis en règle avec Dieu, je suis partout en règle. Si je ne suis pas en règle avec Dieu, je ne suis nulle part en règle. Voilà le message que ces chapitres enseignent. Toutes les relations de la vie sont testées par nos relations avec le Seigneur. Pourquoi est-ce si sérieux d'avoir des problèmes à la maison, d'avoir des problèmes dans le voisinage, dans l'église, dans notre emploi ou à l'école? C'est parce que cela indique un problème spirituel. La semaine dernière j'ai été arrêté parce que j'ai dépassé la limitation de vitesse. Le policier a été très gentil avec moi, j'ai eu une amende de 41 dollars, mais j'aurai dû avoir une amende de 400 dollars. J'ai roulé trop vite dans une zone proche d'une école. Pourquoi est-ce si grave? Parce que ma relation envers les lois de la société est le test de ma relation avec Dieu. Si j'ai une relation claire avec le Seigneur, j'aurai une relation correcte avec les lois de la société. Vous êtes-vous déjà repentis d'avoir dépassé la vitesse autorisée? C'est de cela dont il s'agit ici! Dieu utilise toutes les relations de la vie pour nous aider à tester notre relation avec Dieu. Si à ce moment donné, j'avais été correctement relié au Seigneur, j'aurai été correctement relié à toutes les lois de la société et j'aurais respecté les limitations de vitesse. Lorsqu'un homme a des problèmes avec son épouse ou une épouse avec son mari, les enfants avec leurs parents ou l'inverse, et qu'il y ait désaccord, fierté, et désharmonie, amertume et colère, quel est le vrai problème? Quelqu'un dira peut-être: « Ils ont un problème de communication, ils ont besoin de parler davantage. » Non, ce n'est pas cela le problème. Le problème est spirituel, c'est toujours un problème spirituel. Il n'y a aucune exception. C'est toujours lié au Seigneur. Toutes nos relations de la vie découlent de notre relation avec Dieu. Si nous avons des problèmes au niveau terrestre, c'est parce que nous avons des problèmes avec le Seigneur.

Puis-je être un citoyen patriote, et ne pas être soumis à Jésus-Christ? D'une façon superficielle, oui, mais pas en réalité. Personne n'est vraiment patriote à moins d'être soumis à Jésus-Christ. C'est l'enseignement de Romains. Vous ne pouvez pas rendre à César ce qui est à César, si vous ne rendez pas à Dieu ce qui est à Dieu. C'est le point qu'il souligne ici. C'est avec cela que Paul commence dans les versets 12:1-2. Frères et soeurs en Christ, il est vital que nous comprenions cela, et cela simplifiera grandement votre vie. Je vous promets que cela le fera. Cela vous ramènera constamment au Seigneur. Lorsque vous regardez certaines des descriptions dans Romains 12, 3 ou 14, votre tête et votre coeur chavirent et vous pouvez vous dire: « Si cela est appelé à être dans ma vie, alors je ne serai jamais un bon chrétien. »

Laissez-moi juste vous lire quelques exemples, commençons en Romains 12:9-16: « Que l'amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien. Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques. Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d'esprit. Servez le Seigneur. Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l'affliction. Persévérez dans la prière. Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l'hospitalité. Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent; pleurez avec ceux qui pleurent. Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres. N'aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux. Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s'il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. » Paul n'arrête pas, il empile et empile les impératifs. Lorsque vous lisez de telles choses, et que vous ne voyez pas cela dans votre coeur, et que vous vous dîtes: « Oh là, là si Dieu s'attend à ce que je sois comme cela, cela devrait être dans ma vie », alors n'essayez surtout pas de le mettre dans votre vie. L'objectif de tout cela est de tester votre relation avec Dieu, ces choses ont pour objectif de vous ramener aux onze premiers chapitres. Si vous embrassez un Christ complet, cela sera dans votre vie. Si ce n'est pas vrai, alors c'est que vous ne regardez pas au Seigneur, vous devez donc courir à nouveau vers le Seigneur et ces choses apparaîtront en tant que fruits. Ainsi toutes ces sections pratiques sont des sections de test. Elles permettent de tester la réalité de votre relation avec Dieu et vous ramènent continuellement vers le Seigneur.

Dans le verset 15:16, Paul se nomme lui-même un prêtre, il écrit qu'il est « ministre de Jésus-Christ parmi les païens. » Ce n'est pas dans le chapitre 15 qu'il a commencé à mettre en avant cette idée de prêtre. C'est également l'idée que l'on trouve dans les versets 12:1-2, lorsqu'il parle de sacrifice vivant pour le Seigneur. Qui apportait le sacrifice au Seigneur? C'est le prêtre qui le faisait, c'était le ministère du prêtre. C'est lui qui apportait le sacrifice au Seigneur. Hébreux 5 citant Lévitique 9 décrit le ministère du prêtre. Avant qu'il ne puisse servir les autres, il devait se consacrer lui-même. C'est cela la prêtrise de l'Ancien Testament, et c'est pour cela que c'est une si merveilleuse illustration pour Paul. L'apôtre dit: « Chaque chrétien est un prêtre qui est envoyé avec un ministère pour servir le monde, dans la maison, dans l'école, dans la rue, dans le travail, dans le voisinage et dans l'église. » Le chrétien est un prêtre. Mais avant qu'il ne puisse servir qui que ce soit, il doit se consacrer au Seigneur. Voilà ce que sont les versets 12:1-2. Le chrétien est avant tout appelé à servir le Seigneur, et bien entendu il consacre son corps comme un sacrifice vivant.



MA THEOLOGIE EST CHRIST ET MA RESPONSABILITE EST L'ADORATION

Dans le verset 12:1 il est question d'un « culte spirituel. » Certaines versions parlent de culte raisonnable, mais il est plus juste de parler de « culte spirituel. » Nous verrons cela un peu plus en détail alors que nous avancerons mais voici le coeur de tout cela. Il dit que la somme de toute théologie est Christ, et la somme de tout service est l'adoration. N'est-ce pas une façon simple de considérer la vie chrétienne? Ma théologie est Christ et ma responsabilité est l'adoration. C'est ce que l'apôtre dit ici, cela correspond à toute la vie chrétienne. Nous serons prêtres mais nous devons d'abord servir le Seigneur.

Regardons maintenant ces deux versets plus en détail. Lisons à nouveau les versets 12:1-2: « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte spirituel. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Une des contributions principales de ces deux versets est qu'ils vont au coeur de ce que cela signifie de se soumettre au Seigneur. Ce mot soumission a été traduit par toutes sortes d'expressions que vous avez peut être adoptées selon le milieu d'où vous êtes issus ou les livres que vous avez lus. Voici quelques unes de ces expressions:

• Capituler devant le Seigneur
• Se consacrer soi-même au Seigneur
• Se consacrer à nouveau au Seigneur
• S'abandonner au Seigneur
• Se dédicacer au Seigneur
• Se redédicacer au Seigneur
• Se dévouer au Seigneur
• Se sanctifier pour le Seigneur
• S'engager pour le Seigneur
• Se donner au Seigneur
• Se soumettre soi-même au Seigneur

Le chrétien est encouragé à se soumettre entièrement, à s'offrir en sacrifice total à Dieu. Cela porte de nombreux noms. Notre coeur crie: « Si seulement je pouvais le faire. Je le désire tellement. J'en ai si souvent entendu parler. J'ai essayé cela, mais comment se fait-il que cela n'a jamais marché pour moi? Comment se fait-il que cela marche tout le temps pour les autres personnes? Je me suis soumis moi-même jusqu'à la mort, mais rien ne semble arriver dans ma vie. »

Une des choses qui est si incroyable au sujet de Romains 12:1-2, est que cela permet de faire du ménage dans beaucoup d'idées reçues. Avant que nous regardions plusieurs principes que l'on peut tirer de ces versets, laissez-moi vous parler de deux grands problèmes que ces versets permettent d'éclaircir concernant la soumission. Il y a quelque chose qui s'appelle la soumission selon l'Ancien Testament. La soumission selon L'Ancien Testament est simplement le légalisme. La soumission selon l'Ancien Testament est une soumission que vous faites pour être spirituel. Certaines personnes se soumettent pour devenir spirituelles. Elles abandonnent certaines choses parce qu'elles pensent ainsi pouvoir être plus proches de Dieu. Cela fait de la soumission l'objectif, plutôt que de faire de Dieu l'objectif. Laissez-moi vous lire deux passages à ce sujet. L'un de l'Ancien Testament et l'un du Nouveau Testament pour vous montrer jusqu'où la soumission selon l'Ancien Testament peut mener quelqu'un. Le passage de l'Ancien Testament est Michée 6:6-7: « Avec quoi me présenterai-je devant l'Éternel, Pour m'humilier devant le Dieu Très Haut? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d'un an? L'Éternel agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d'huile? Donnerai-je pour les transgressions mon premier-né, Pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles? » Pensez à cela quelques instants. Voyez-vous de quelle soumission il s'agit? L'adorateur a proposé d'apporter des holocaustes, de jeunes veaux, des milliers de béliers, des myriades de torrents d'huile et ensuite il est prêt à donner son propre fils, son premier né pour être sacrifié. Est-ce que vous pensez que si quelqu'un fait tout cela, il sera soumis au Seigneur? Pensez un instant à cela. Le prophète Michée, dit que Dieu rejettera cette soumission. Ce n'est pas du tout une soumission. Ce ne sont que des « oeuvres qui ont été baptisées. » Dieu ne peut pas accepter cela.

Voilà la même idée dans le Nouveau Testament. 1 Corinthiens 13:3: « Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert de rien. » C'est vraiment quelque chose d'incroyable. Une personne peut tout donner, sa maison, sa voiture, ses meubles, les habits qu'elle porte, tout son argent et toutes ses possessions, et Dieu dit que ce n'est pas de la soumission. Pouvez-vous imaginer cela? Vous donnez tout ce que vous avez aux pauvres, et Dieu dira ce n'est pas la soumission. Ensuite vous pouvez vous donner vous-mêmes en sacrifice, vous pouvez mourir en martyr sur un champ missionnaire, ou dans un autre service, ou même être brûlés à cause du nom de Christ, et Dieu dira encore cela ne sert à rien. Ce n'est pas la soumission.

Mais qu'est-ce que la soumission? Vous voyez, tout cela n'est que la soumission selon l'Ancien Testament. Cela peut vous emmener très loin, mais ne rend personne spirituel. Cela sonne spirituel, cela sonne juste que de dire: « Je donne tout mon argent, je donne toute mon énergie, je donne tout mon temps, je donne toute ma vie et je mourrai. » Comment peut-on faire plus que cela? Selon la Bible, ce n'est pas une soumission biblique, c'est la soumission selon l'Islam. Dans l'Islam ils ont une doctrine appelée « soumission. » Personne n'est plus soumis que quelqu'un qui suit l'Islam. Mais c'est une soumission fataliste, où la soumission est le but et pas Dieu. C'est la soumission qui est l'objectif. Si c'est la soumission qui était l'objectif alors les personnes les plus spirituelles sur terre seraient les musulmans. Nous allons considérer la soumission, mais le genre de soumission qui nous relie à Dieu et qui permet à la vie de Dieu de passer à travers nous. Il ne s'agit pas de la soumission de l'Ancien Testament.

Le second problème concernant la soumission dont il est question ici, est le problème de l'incrédulité. Parfois lorsque nous avons une humeur subjective, nous disons: « Je ne me sens pas comme si j'étais soumis. » Nous faisons de la soumission quelque chose de dépendant de nos émotions plutôt que de la volonté. D'autres fois nous refusons simplement de croire que Dieu a accepté notre soumission. Dans l'église chrétienne, il y a des milliers de « croyants incroyants », ils ont de mal à croire à l'acceptation de Dieu. Nous regarderons la soumission et je prie que Dieu puisse nous délivrer de la soumission selon l'Ancien Testament, et de l'incrédulité dans toutes ses formes subtiles.

Je n'ai aucun doute que ces deux versets enseignent bien plus de choses que ce que nous verrons. Mais pour garder les choses simples, laissez-moi vous donner trois principes simples que nous trouvons dans ces versets et j'espère que cela mettra un peu en lumière ce qu'est la soumission. J'espère que vous n'êtes pas comme moi. Pendant des années et des années dans ma vie chrétienne, j'ai lutté avec cela parce que je désirais être au Seigneur et je désirais être soumis. Que Dieu nous délivre de cela. Si vous passez par ces luttes, je prie que Dieu vous en délivre, parce que ce n'est pas un objectif, c'est un point de départ. Combien le diable aime transformer les points de départ en objectif. La soumission n'est pas l'objectif vers lequel nous allons, c'est là où nous commençons. Nous avons donc besoin de commencer avec la soumission selon la Bible. Laissez-moi donc vous donner quelques principes.



LA SOUMISSION EST UNE REPONSE DU COEUR A LA COMPASSION DE DIEU

Voici le premier principe. Selon ce passage, la soumission est une réponse du coeur à la miséricorde et à la compassion de Dieu. Paul dit: « Je vous exhorte donc par les compassions de Dieu. » La raison qui doit nous pousser à la soumission est clairement les compassions de Dieu. Ce n'est pas le motif que de nombreux chrétiens utilisent pour la soumission. Ils se mettent sous un « terrible appel » et ils disent être appelés à se soumettre eux-mêmes mais pas au Seigneur, à un « service à plein-temps », à « un ministère », ou « à un besoin. » Et ensuite ils vous montrent des images d'enfants qui souffrent de la faim, ou des statistiques sur les âmes qui se perdent, ou sur les besoins du monde et ils disent: « Oh, les besoins sont grands! Il faut se soumettre. » Mais les besoins ne sont jamais le motif pour la soumission. Cela ne l'a jamais été. C'est pour cela que les chrétiens luttent, c'est parce qu'ils se soumettent en se basant sur les besoins. Parfois ils font des responsabilités et des obligations chrétiennes le motif. Ils disent: « C'est votre responsabilité, c'est votre obligation en tant que chrétien. Vous êtes le seul espoir. Si vous ne donnez pas, si vous n'allez pas, si vous ne sous soumettez pas... Vous aurez une dette à payer, vous avez une responsabilité. Soumettez-vous en vous basant sur vos obligations. » Mais vous avez une soumission qui n'est pas réelle si vous faites cela. Certaines personnes utilisent leur propre bénédiction en tant qu'appel à la soumission. C'est très égoïste. Ils disent: « Soumettez-vous au Seigneur et vous trouverez la joie, la paix et le repos. » Mais cela n'est pas la raison pour laquelle nous devons nous soumettre. Cela peut arriver, mais ce n'est pas la raison pour laquelle nous devons nous soumettre. Il n'y a qu'un seul motif pour se soumettre et c'est la réponse de notre coeur à la compassion de Dieu.

Qu'est-ce que la compassion de Dieu? Peut-être que vous direz: « Les compassions de Dieu sont simplement les miséricordes journalières que Dieu répand sur nous. Elles se renouvellent chaque jour. Ce sont notre nourriture, notre santé, nos habits, nos amis, notre famille et ainsi de suite. » Cela fait partie des compassions de Dieu. Cela est inclus dans Romains 8:32. Mais veuillez noter que ce chapitre commence avec « donc », c'est lié avec ce qui vient avant, les onze premiers chapitres. Tout ce que Dieu a fait pour vous dans la justification, tout ce que Christ est pour vous dans la sanctification, tout ce que Dieu fera dans la glorification, est un appel à la soumission. Les onze premiers chapitres sont les compassions de Dieu. Nous avons étudié les compassions de Dieu, tout ce qu'est Christ. Paul dit: « Soumettez-vous en vous basant sur tout ce qu'est Christ et tout ce qu'Il a fait. » C'est cela l'appel à se soumettre. Est-ce que vous réalisez que Dieu n'a jamais attendu de vous que vous fassiez une seule chose pour Lui, avant qu'Il ait tout fait pour vous? Il ne vous demande pas de laver Ses pieds avant qu'Il n'ait lavé les vôtres. Il vous rafraîchit toujours en premier. Ce que Dieu attend de nous est en proportion de ce que Dieu a fait pour nous. Il a tout fait, c'est cela les compassions de Dieu.

Vous savez, tout le sacrifice qui est mentionné ici est l'exact opposé des sacrifices des païens. Vous voyez eux, ils sacrifient pour obtenir les compassions, c'est pour cela qu'Ils offrent des sacrifices. Nous, nous offrons des sacrifices parce que nous avons reçu les compassions. Nous n'essayons pas de recevoir quelque chose, nous l'avons déjà reçu. Eux, ils offrent des sacrifices pour apaiser leurs dieux et les rendre propices. Mais notre Dieu est déjà apaisé en Christ, Il est déjà satisfait à cause de l'oeuvre de notre Sauveur. Nous, nous regardons à notre Seigneur Jésus et a tout ce qu'Il a fait, qu'Il fait et qu'Il fera, et nous courbons nos coeurs et nous disons: « Quel grâce! C'est immérité et gratuit. » A cause de toute cette grâce qui est répandue sur nous, nous désirons, pas nous devons, nous désirons donner nos vies, en signe de gratitude à cause de toute cette grâce. Sa grâce a touché nos coeurs, et nous sommes remplis de remerciements et de louanges et c'est pour cette raison que nous nous soumettons. Ce n'est pas pour recevoir quoi que ce soit mais parce nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin dans notre Seigneur Jésus-Christ. Si une personne n'a pas une révélation de Christ, et de toutes Ses grâces, elle continuera toujours à lutter avec la soumission. Vous ne commencez pas avec la soumission, vous commencez en voyant Jésus. Et ensuite vous vous soumettez en vous basant sur cette grâce.



NOUS NOUS SOUMETTONS POUR QUE CHRIST PUISSE VIVRE LA VIE CHRETIENNE

Le second principe est assez proche de cela, mais il est un peu différent. Selon ce verset, l'objectif est un sacrifice fait librement, une offrande de remerciement, ce n'est pas un sacrifice d'expiation. C'est un sacrifice de remerciement fait librement de ma vie pour qu'elle soit un véhicule de Sa vie! L'adorateur ne se soumet pas pour l'expiation de ses péchés, Christ a déjà fait l'expiation. Il n'essaie pas de recevoir quoi que ce soit de Dieu, comme des bénédictions, de la lumière, de l'aide, de la communion ou du repos. Il a déjà tout reçu. Il est simplement reconnaissant. Son coeur a été touché par tout ce que Dieu a fait. Voici un petit poème que j'ai lu dans un livre.

Je ne travaillerai pas dur pour ce que mon Seigneur a fait.
Mais je travaillerai comme un esclave à cause de l'amour de son cher Fils.

C'est le point souligné dans ce passage. C'est le résultat d'un coeur qui a été libéré. En tant qu'apôtre, Paul aurait pu donner un commandement. Mais c'est une offrande libre, par conséquent il nous pousse à la faire. Il dit: « Je vous exhorte à présenter vos corps. » Veuillez noter le verset 12:1, c'est appelé un sacrifice vivant, et c'est saint. Cela peut vous mettre quelque peu sur une mauvaise piste. Lorsque vous pensez à un sacrifice vivant, ne pensez pas qu'à partir de maintenant je dois vivre pour le Seigneur. Il est intéressant de voir que cette expression « vivre pour le Seigneur », n'est pas dans la Bible, c'est une idée des hommes, ce sont les hommes qui ont fait cela. Non seulement ce n'est pas dans la Bible, mais la Bible n'enseigne pas cela. Paul ne dit pas: « Avant vous avez vécu pour vous-mêmes et maintenant vous devez vivre pour Jésus. » C'est rater le sujet que de dire cela. Ce n'est pas du tout ce qu'il dit.

S'il parle d'un sacrifice vivant, c'est pour l'opposer à un sacrifice mort, c'est un sacrifice qui n'a pas de volonté. Vous savez, les animaux dans l'Ancien Testament n'avaient pas le choix, pas de volonté. Ils étaient menés aux sacrificateurs, mais nous, nous pouvons dire oui ou non. Lorsque Paul parle de sacrifice vivant, c'est la volonté qui dit: « oui. » Mais oui à quoi? Il ne dit pas « Oui, à partir de maintenant je vais vivre pour toi. » Non, il dit: « A partir de maintenant, je vais Te laisser vivre à travers moi. C'est cela le point. Nous ne nous soumettons pour pouvoir vivre la vie chrétienne, nous nous soumettons pour que Christ puisse vivre la vie chrétienne en nous et à travers nous. C'est pour cela que c'est si important. C'est exactement la même chose que ce que l'on trouve dans Romains 6:13: « Donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. » Vous êtes un instrument, par lequel Il vit. C'est pour cela que cette soumission est si pratique, c'est pour cela que cela affecte tout le monde. Si Christ vit par moi, est-ce que cela ne va pas affecter mon mariage? Est-ce que cela ne va pas affecter mon emploi? Est-ce que cela ne va pas affecter mes relations au travail, au bureau ou dans la rue? Oui, cela va sûrement affecter tout cela. Parce que Christ vit maintenant par moi.

J'aimerai vraiment que vous puissiez saisir ce que Dieu dit ici. Peut-être que si j'utilise les mots de Robert Candlish, ce sera plus clair. Je le cite: « Lorsque vous vous présentez vous-mêmes en tant que sacrifice vivant, n'est-ce pas Lui que vous présentez? De la même façon que lorsqu'Il s'est présenté Lui-même en tant que sacrifice, ne vous a-t-Il pas présentés vous? C'est Christ en vous que vous présentez, c'est pour cela que c'est appelé vivant et saint, parce que par Sa sanctification, Il vous a rendus saints et vivants, et maintenant vous Lui rendez ce sacrifice. Nous disons: Oui, au message du Salut. »



LA SOUMISSION PERMET LA TRANSFORMATION EXTERIEURE PAR UN RENOUVELLEMENT INTERIEUR

Un dernier principe avant de terminer. La soumission est la conformité progressive au Seigneur Jésus. Regardez ces trois merveilleux verbes du verset 12:2: « Conformer, transformer, renouveler. » « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence. » Commençons par le mot du milieu, transformer. Qu'est-ce que Dieu a en pensée lorsqu'Il utilise ce mot? Vous voyez, ce mot n'est utilisé que trois fois dans le Nouveau Testament. Une fois ici, une fois dans Matthieu 17 et Marc 9 lors de la transfiguration de notre Seigneur Jésus. C'est lorsque la beauté intérieure du Seigneur est apparue et est devenue visible pour que les autres la voient. Le mot grec est « metamorphoo. » C'est de ce mot que nous obtenons notre mot métamorphose. C'est le processus par lequel une chenille devint un papillon. C'est cette incroyable transformation qui peut le faire voler. Quel merveilleux moment cela a été pour Pierre, Jacques et Jean de voir tout d'un coup sortir du Seigneur cette incroyable radiance, qui était plus brillante que le soleil à son midi. Il a toujours été merveilleux à l'intérieur mais c'est apparu lors de la transfiguration. Il a été métamorphosé. Ils ont regardé mais ne pouvaient pas croire ce qu'ils voyaient parce que ce qui était à l'intérieur est apparu, et c'est devenu public. C'est cela la transformation. La seule autre fois où ce mot est utilisé est dans 2 Corinthiens 3:18: « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés, métamorphosés, en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit. »

Dieu dit que c'est ce qui nous arrivera si nous nous soumettons à Lui. Nous serons métamorphosés, nous serons transfigurés. Voici la question, est-ce une soumission qui se fait une seule fois, et qui ne se reproduit jamais plus ensuite? Romains 12:1 utilise le mot grec « une fois pour toutes. » Je n'ai pas à la faire deux fois. « Offrez vos corps comme un sacrifice vivant une seule fois. » Mais le verset 12:2 parle de renouvellement de l'intelligence. Cela ne se fait pas qu'une seule fois. Cela se répète toujours à nouveau. Voici l'enseignement, il ne peut pas y avoir de transformation extérieure, sans un renouvellement intérieur. C'est cela qu'il dit et c'est ce que fait la soumission. Alors que vous vous donnez au Seigneur, la vie intérieure modèle le caractère et la conduite de la vie extérieure. Alors que je suis renouvelé à l'intérieur, cela sort comme un miracle. Cela ressort en transfiguration et en métamorphose. Quand mon intelligence est-elle renouvelée? C'est lorsque je vois Jésus dans la Bible que je suis changé. C'est cela le renouvellement de l'intelligence, c'est prendre tout ce que Dieu nous a montré en Christ, et le rendre à nouveau réel. Lorsque vous voyez Christ, lorsqu'Il se révèle à vous, vous êtes renouvelés à l'intérieur et transformés à l'extérieur. Maintenant vous pouvez toucher la société. C'est un miracle.

Vous n'allez pas simplement en vous disant: « Je vais être sympa avec mon prochain, je vais être hospitalier, et je vais faire ceci et cela. » Ce n'est pas cela la vie chrétienne. La vie chrétienne se n'est pas votre habileté à imiter Christ, c'est Son habileté à se reproduire Lui-même en vous. Ce n'est pas votre vie vécue pour Lui, c'est Sa vie vécue en vous, à travers vous et par vous. C'est un renouvellement intérieur et une transformation extérieure. Et cela vient en voyant Jésus dans la Bible. Si vous désirez réellement toucher toutes les relations de la vie, vous devez constamment revenir à la Bible, voir Christ et être transformés, connaître Christ et être transformés.

Paul dit également: « Ne vous conformez pas au siècle présent », d'autres traductions parlent du monde. Qu'est-ce que le monde? Quelqu'un dira peut-être c'est le péché. Mais c'est plus large que cela. Quelqu'un d'autre dira, c'est la pensée du système mondial, ses actions, ses valeurs et ainsi de suite. Mais c'est plus large que cela. Dieu inclut toujours davantage dans la mondanité que ce que l'homme y met. Dieu donne une description du monde en 1 Jean 2:16-17: « Tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. » Le « monde » va clairement à l'encontre de la volonté de Dieu. Qu'est-ce que la mondanité? Certains diront c'est aller au cinéma, c'est avoir de longs cheveux, c'est allé boire un coup. Non cela n'est pas le monde. Qu'est-ce que le monde? Le monde est tout ce qui n'est pas la volonté de Dieu. C'est pour cela que le « monde » va clairement à l'encontre de la volonté de Dieu. Ce que Paul dit ici est qu'en voyant Christ à l'intérieur, je serai transformé à l'extérieur. Alors que je suis progressivement conformé à Jésus, je ne serais pas conformé au monde. Alors que je suis modelé à l'image de Jésus, je serais délivré de tout ce que Jésus n'est pas.

Qu'est-ce que la soumission? C'est la réponse de votre coeur aux compassions de Dieu. C'est une offrande libre pour Le laisser vivre à travers vous. Qu'est-ce que la soumission? C'est voir Jésus dans la Bible, par vos yeux intérieurs, c'est un renouvellement intérieur et une transformation extérieure. C'est le point de départ. Maintenant Paul va nous dire que nous devons payer nos impôts et il va nous parler de toutes les autres relations de la vie. Mais vous devez commencer ici. Je prie que Dieu puisse réellement imprimer cela en nous, car toutes nos relations horizontales sont un sous-produit de notre relation verticale avec Dieu. Si nous sommes en règle avec Lui, nous serons en règle partout ailleurs. Si nous ratons cela nous raterons également toutes les autres relations de la vie chrétienne. Que Dieu puisse vous libérer, que Dieu puisse vous montrer ce que cela implique. C'est la vie. C'est la réalité. Il faut que vous voyez tout ce qu'Il est et ensuite répondre à cela. C'est cela la vie.

Prions:

Père nous Te remercions infiniment pour ces merveilleux chapitres, et les choses que nous verrons dans les prochaines leçons et qui sont si pratiques et terre à terre. Seigneur enseigne-nous ce que cela signifie que d'embrasser Christ, et d'avoir une vie qui découle de Lui. Nous désirons avoir un impact dans la société, mais nous désirons être vrais, réels. Nous Te prions donc de nous montrer comment nous soumettre, comment soumettre notre vie, notre corps comme un sacrifice vivant, qui Te soit saint et acceptable. Nous savons que c'est là notre culte spirituel et raisonnable. Nous Te prions de manifester cela dans notre coeur. Au nom de Jésus. Amen.

Romains #22