PHILLIPPIENS #3

(Philippiens 1:19-30)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre troisième leçon sur cette merveilleuse épître aux Philippiens.

Prions:

Père nous Te remercions pour ce merveilleux livre de Philippiens. Nous Te demandons de nous guider alors que nous sondons Ta Parole et que nous considérons certaines des précieuses vérités qui sont dans ce chapitre. Nous Te demandons Seigneur de nous accorder une grâce spéciale, pour tourner nos yeux vers Christ seul, et nous détacher de toute autre chose. Combien nous Te louons Seigneur de ce que nous ne sommes pas livrés à nous-mêmes pour comprendre ces choses. Nous Te prions de nous instruire. Nous nous attendons à Toi, au nom de Jésus, Amen.



RESUME

Permettez-moi de vous donner un petit résumé de ce que nous avons déjà vu ensemble avant de continuer. Pourquoi le Saint-Esprit nous a-t-Il donné le livre de Philippiens? La réponse est: pour nous montrer ce qu'est la vie chrétienne normale. Qu'est-ce que la vie chrétienne normale? Le verset 1:21 dit: « Pour moi vivre c'est Christ, et mourir est un gain. » Nous avons décrit le thème par ces mots: « La vie chrétienne normale est une vie qui est remplie de Christ, et parce qu'elle est remplie de Christ, elle déborde de la joie du Seigneur. » Lorsque Paul a écrit cette lettre, il avait toutes les raisons, sur un plan naturel, de ne pas être dans la joie. Il avait toutes les raisons d'être triste et découragé parce qu'il était en prison à Rome et s'attendait à être exécuté. Mais lorsque vous lisez cette lettre, vous voyez qu'il n'était pas triste, qu'il n'était pas découragé et qu'il n'était pas amer. C'est l'opposé qui est vrai. Il se réjouissait, il était rempli de la joie du Seigneur. Comment est-ce possible? Quel était son secret? Comment pouvait-il faire face à ces circonstances adverses? Comment pouvait-il avoir cette joie profonde? La réponse qu'il nous donne est Christ. Christ était sa vie, Christ était la vie de sa vie.



LA NORME POUR TOUS LES CHRETIENS EST CHRIST

Paul présente Christ comme la norme pour tous les chrétiens. Selon ce livre, tout chrétien qui n'a pas vu Christ comme « TOUTES CHOSES » est anormal. Il n'y a aucun livre de la Bible qui vous apprendra comment être heureux. Parce que c'est excentré par rapport à Christ. Mais il y a des livres qui vous apprendront comment connaître Dieu. Philippiens est un de ces livres. Il ne vous enseigne pas comment être heureux, il vous enseigne comment connaître Dieu, parce que c'est connaître Dieu qui apporte la joie et le bonheur dans votre coeur. Le thème de Philippiens étant Christ, la prière se trouve au verset 3:10: « Afin de connaître Christ. » Pour bien mesurer l'impact de cette prière, j'aimerais vous rappeler comment la Bible emploie ce mot « connaître. » Habituellement lorsque nous pensons à connaître, nous pensons à la pensée et à la connaissance intellectuelle. Mais Genèse 4:1 dit: « Adam connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn. » 1 Samuel 1:19 parle des parents de Samuel: « Elkana connut Anne, sa femme, et l'Éternel se souvint d'elle. » C'est pour cela que Marie, la mère de Christ, parlant à l'ange lui dit en Luc 1:44: « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme? » Vous voyez donc comment le mot connaître est utilisé. Certaines version pour rendre cela plus clair utilise « avoir des relations avec » au lieu de connaître. Cela devient: « Adam eut des relations avec Eve », « Abraham eut des relations avec Sara » et « Elkana eut des relation avec Anne. » Dans le livre d'Osée, la femme du prophète fut infidèle, elle connut plusieurs hommes. Dans ce livre, Dieu se présente comme le mari, au coeur brisé, de son peuple. En Osée 6:3 nous lisons ces mots: « Connaissons, cherchons à connaître l'Éternel. » Le contexte souligne clairement qu'il s'agit de chercher à connaître le Seigneur dans l'intimité du mariage. C'est comme cela que le mot connaître est utilisé, « cherchons à connaître le Seigneur de façon intime et personnelle dans les liens bénis du mariage. » C'est cette même idée que l'on retrouve dans Philippiens,lorsque Paul dit au verset 3:10: « Afin de le connaître. » Il fait référence au mariage, il parle de Le connaître en ayant des relations avec Lui. C'est la vie chrétienne normale, et c'est cette vie qu'il nous exhorte tous à avoir.

Laissez-moi à nouveau vous présenter le plan de ce livre avant de reprendre où nous nous sommes arrêtés. Chaque chapitre présente Christ comme la source de la joie. Mais chaque chapitre présente également une manifestation différente de cette joie.

• Chapitre 1: Christ la source d'une joyeuse confiance
• Chapitre 2: Christ la source d'une joyeuse humilité
• Chapitre 3: Christ la source d'un joyeux objectif
• Chapitre 4: Christ la source d'une joyeuse force

La dernière fois nous avons commencé à voir le chapitre 1, Christ la source d'une joyeuse confiance. Voilà comment nous avons divisé le chapitre 1:

• Versets 1:1-11: Paul avait une joyeuse confiance dans la prière
• Versets 1:12-18: Il avait une joyeuse confiance au sujet des progrès de l'Evangile
• Versets 1:19-26: Il avait une joyeuse confiance au sujet de la mort
• Versets 1:27-30: Il avait une joyeuse confiance dans la souffrance

Dans notre dernière leçon, nous avons vu les dix-huit premiers versets, la joyeuse confiance de Paul dans la prière et dans les progrès de l'Evangile. Dans cette leçon, nous verrons donc sa joyeuse confiance au sujet de la mort et de la souffrance.

Considérons les versets 1:19-30: « Car je sais que cela tournera à mon salut, grâce à vos prières et à l'assistance de l'Esprit de Jésus-Christ, selon ma ferme attente et mon espérance que je n'aurai honte de rien, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort; car pour moi vivre c'est Christ, et mourir est un gain. Mais s'il est utile pour mon oeuvre que je vive dans la chair, je ne saurais dire ce que je dois préférer. Je suis pressé des deux côtés: j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur; mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair. Et je suis persuadé, je sais que je demeurerai et que je resterai avec vous tous, pour votre avancement et pour votre joie dans la foi, afin que, par mon retour auprès de vous, vous ayez en moi un abondant sujet de vous glorifier en Jésus-Christ. Seulement, conduisez-vous d'une manière digne de l'Évangile de Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, soit que je reste absent, j'entende dire de vous que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant d'une même âme pour la foi de l'Évangile, sans vous laisser aucunement effrayer par les adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut; et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, en soutenant le même combat que vous m'avez vu soutenir, et que vous apprenez maintenant que je soutiens. »

Nous voyons dans les versets 1:19-26 que Paul avait une joyeuse confiance au sujet de la mort. Je pense que la meilleure façon d'examiner cela est de voir les grands principes concernant la vie, qui sont contenus dans ces merveilleux versets. Il est clair que Christ est la réponse à toutes choses. Vous pouvez me poser n'importe quelle question au sujet de la vie chrétienne, je répondrai chaque fois: Christ! Cela rend les conseils très simples. Je n'ai qu'à dire: « Regardez à Jésus, regardez à Jésus, regardez à Jésus. » C'est réellement la seule réponse honnête et valable. Mais dans ce passage, quelles caractéristiques de Christ permettent à Paul d'avoir une joyeuse confiance au sujet de la mort? C'est certainement Christ, mais quoi au sujet de Christ? J'aimerais vous montrer trois choses à partir de ces versets qui révèlent la principale source de confiance de Paul en rapport avec la mort. Laissez-moi vous les donner en tant que principe.



PAUL S'ATTENDAIT A CE QUE CHRIST SOIT PLEINEMENT SUFFISANT FACE A LA MORT

La première chose qui donnait confiance à Paul face à la mort était la toute-suffisance de Christ. Il est facile de lire un verset comme le verset 1:21 à la légère: « Pour moi vivre c'est Christ, et mourir est un gain. » Mais qu'est-ce que Paul veut dire par là? Que dit-il réellement? Christ était la vie de la vie de Paul. Veuillez noter cette petite expression au verset 1:20: « ferme attente. » Paul avait une ferme attente. Qu'est-ce qu'une attente? D'après le dictionnaire c'est: « L'acte de se réjouir d'un évènement futur. » Lorsqu'une femme porte un enfant dans son ventre, on dit qu'elle attend. Elle attend quoi? Elle attend un enfant, elle s'attend à devenir mère. Elle attend quelque chose qui est futur. D'après le verset 1:20, à quoi Paul s'attendait-il? Il s'attendait à l'assurance de vivre ou mourir de telle manière que Christ soit manifesté dans son corps. Quel que puisse être le verdict de César, il s'attendait à ne pas avoir honte, à avoir de l'assurance, à se comporter honorablement, soit en tant que martyr, soit en ayant la grâce de vivre. Je vous rends attentifs à ce mot attente car il renferme un principe important. Essayez de suivre cela. Paul appelle cette assurance une attente parce qu'il ne l'avait pas encore, il ne l'avait pas dans son coeur. Mon fils Daniel s'attend à être diplômé en juin, je m'y attends aussi. Il s'y attend parce que ce n'est pas encore là, c'est le futur. C'est quelque chose qu'il n'a pas encore.

En lisant Paul, qui était un chrétien normal, on peut avoir la tentation d'en faire un super saint. Paul n'était pas un super saint. Il était tout simplement un chrétien normal comme vous et moi. Job 18:14 utilise le titre « le roi des épouvantements » pour parler de la mort. Voilà ce qu'est la mort, c'est « le roi des épouvantements. » Naturellement Paul était effrayé par « le roi des épouvantements. » Pensez-vous que Paul était le genre de chrétien qui pouvait regarder l'empereur dans les yeux, et lui dire: « Je n'ai pas peur de votre verdict. Si vous décidez que je dois être brûlé ou ébouillanté comme l'apôtre Jean, je l'accepterai. Ou alors si vous décidez que je dois être crucifié comme Simon Pierre ou son frère André, il n'y a pas de problème. Ou même si j'étais condamné à être attaché à deux chariots tirés par des chevaux allant dans des directions opposées, comme Jean-Marc, eh! bien je l'accepterai parce que je n'ai pas peur. » Non! Paul n'aurait pas dit cela. L'apôtre Paul avait peur, il avait la chair de poule, il était effrayé. L'apôtre Paul était un chrétien ordinaire fait de la même matière que nous. Il était tout aussi effrayé, tout aussi timide, et nerveux que n'importe quel chrétien. Et alors que sa fin s'approchait, il savait qu'il ne possédait pas ce qui était nécessaire pour faire face à la mort d'un martyr.



CHRIST PRODUIT EN NOUS CE DONT NOUS AVONS BESOIN LORSQUE NOUS EN AVONS BESOIN

Vous voyez, c'est cela le génie de la vie normale. Alors que Paul faisait face à la mort, il manquait d'assurance. Mais Christ était sa vie, et parce que Christ était sa vie, il savait que Christ serait tout-suffisant pour pourvoir à ses besoins au moment voulu. C'est pourquoi il s'attendait à avoir de l'assurance. Il ne l'avait pas encore réellement, mais Il avait de l'assurance en espérance. Il savait qu'il allait avoir de l'assurance le jour de son martyr, quand l'heure viendrait. Vous me direz: « Mais comment le savait-il? » La réponse est la toute-suffisance de Christ. Christ était sa vie, Christ avait toujours été fidèle à l'apôtre Paul, répondant à ses besoins là où il était. C'est pourquoi il dit au verset 1:20: « Maintenant comme toujours. » N'est-ce pas incroyable? « Maintenant comme toujours. » Christ était suffisant pour Paul. Paul avait appris à vivre par la vie de Christ. Voici ce que dit le verset 1:20: « Selon ma ferme attente et mon espérance que je n'aurai honte de rien, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort. » Qu'est-ce que Paul voulait dire par: « Christ sera glorifié dans mon corps? » Quand Christ est-Il glorifié dans votre corps? Ne pensez pas à quelque chose de profond. C'est quelque chose de simple. Christ est glorifié dans mon corps lorsqu'Il produit en moi ce que je n'ai pas de façon naturelle. Voilà ce que veut dire: « Christ sera glorifié dans mon corps. » C'est lorsque Christ produit en moi ce qui est absent de façon naturelle. Paul avait peur, mais Christ était sa vie et il dit: « Je m'attends à avoir de l'assurance lorsque j'en aurai besoin. » Parce que Christ est tout-suffisant. Voilà ce qu'est la vie chrétienne normale. C'est Christ produisant en nous ce dont nous avons besoin lorsque nous en avons besoin. Pas avant que cela ne soit nécessaire et pas plus qu'il n'est nécessaire. Mais toujours ce dont nous avons besoin, lorsque nous en avons besoin et dans la mesure où nous en avons besoin.

Christ ne peut être que suffisant là où il y a insuffisance, et c'était là toute l'approche de Paul par rapport à la vie chrétienne. Si vous avez une patience naturelle, Christ ne peut pas être glorifié dans votre corps. Christ ne peut être glorifié dans votre corps que lorsqu'il produit une patience que vous n'avez pas naturellement. C'est alors qu'il est magnifié et exalté dans votre corps. Christ est exalté dans mon corps lorsqu'Il produit une force que je n'ai pas naturellement. Christ est glorifié dans mon corps lorsqu'Il produit une foi que je n'ai pas naturellement. Tant de personnes se méprennent sur le christianisme. Tant de personnes pensent qu'être chrétien, c'est moi qui dans ma faiblesse essaie d'être fort. Ce n'est pas cela le christianisme. Ce n'est pas moi dans ma peur essayant d'être courageux. Le christianisme, ce n'est pas moi dans mon anxiété essayant d'être confiant. Le christianisme ce n'est pas moi avec mon vide essayant d'être plein. Le christianisme ce n'est pas moi, qui ne suis rien, essayant d'être quelqu'un. Le christianisme c'est reconnaître ce que je suis et ensuite m'attendre avec assurance à ce que Christ soit ce que je ne suis pas. Vous voyez, voilà la vie normale. C'est pour cela que Paul dit: « Pour moi vivre, c'est Christ. » Il dit: « Je suis sur le point de faire face à la mort et j'ai peur, mais je m'attends à quelque chose. J'attends avec assurance cette heure qui va venir parce que Christ est tout-suffisant. Christ est ma vie, Il se glorifie dans mon corps lorsqu'Il se manifeste Lui-même, lorsqu'Il pourvoit à mes défaillances et répond à mes faiblesses. » Voilà le secret de la vie de Paul.



SEUL CHRIST PEUT VIVRE LA VIE CHRETIENNE

Vous voyez, pendant trente ans, Paul a expérimenté cette toute-suffisance de Christ. Il a cessé d'essayer de vivre la vie chrétienne avec ses propres forces. Une seule personne a vécu la vie chrétienne, c'est Christ, et une seule personne peut à nouveau la vivre, c'est Christ. Et Paul a appris cela, et pendant trente ans, il a juste laissé Christ être Christ. Il a laissé Dieu être Dieu. Il nous faut Dieu pour être le genre de chrétiens que Dieu nous a appelés à être. Il vous faut Dieu pour être le genre d'époux, le genre d'épouse, le genre d'employé, le genre d'étudiant que Dieu vous a appelés à être. Seul Dieu peut devenir l'homme et la femme qu'Il veut que nous soyons. Laissez-moi vous donner des exemples de la vie de Paul où il a expérimenté cela. Je pense à Actes 14 à Lystre. Vous rappelez-vous lorsque l'Apôtre Paul est allé à Lystre? De nos jours, la pire critique que nous puissions subir est une critique faite dans notre dos. A l'époque de Paul, ils ne le critiquaient pas derrière son dos, ils le lapidaient en face! Ainsi Paul savait si on l'aimait ou pas, car il a été lapidé en face. C'est en Actes 14 que nous lisons comment ils ont lapidé Paul. Certains commentateurs pensent qu'il est réellement mort. Ce que nous savons, c'est qu'ils l'ont traîné hors de la cité et l'ont laissé pour mort. Mais ensuite la Bible dit qu'il s'est relevé et qu'il est allé, devinez où? Directement dans la ville où il a été lapidé. Il est retourné au même endroit et vous savez pourquoi? Son sermon n'était pas fini! Ils ont interrompu son sermon! Mais d'où l'apôtre pouvait-il bien avoir ce genre de courage? Certains diront: « Oh, c'était naturel, il était simplement un apôtre très brave! » Non il n'était pas brave, mais Christ était sa toute-suffisance et lorsqu'il en avait besoin, Il était là.

En Actes 26, il avait besoin de confiance alors qu'il était debout devant le roi Agrippa. Il n'avait pas les ressources en lui-même. Et lorsque vous lisez ce passage, le roi qui au début était ouvert à ce que disait Paul, a fini par manifester beaucoup de doutes. Et Paul a terminé son discours avec beaucoup de confiance en disant à Agrippa qu'il avait besoin d'être sauvé. D'où venait tout cela? Christ était sa toute-suffisance. Si vous voulez lire un chapitre excitant, lisez Actes 27. C'est l'histoire de ce grand naufrage. Il y avait deux cent soixante-seize personnes à bord du bateau. Ils ont été confrontés à une tempête qui a duré deux semaines, quatorze jours. La Bible dit qu'ils n'eurent plus rien à manger et à boire et que le vent devint si violent qu'ils jetèrent toutes leurs affaires par-dessus bord. Bientôt un groupe d'hommes commença à se mutiner, ils essayèrent de quitter le navire, mais les soldats les en empêchèrent, c'était le chaos. Pourtant l'apôtre Paul resta sur le pont et devinez quels furent ses premiers mots: « Rassurez-vous. » Mais qui est prêt à entendre un tel message? Voici ce que dit Actes 27:23-25: « Un ange du Dieu à qui j'appartiens et que je sers m'est apparu cette nuit, et m'a dit: Paul, ne crains point; il faut que tu comparaisses devant César, et voici, Dieu t'a donné tous ceux qui naviguent avec toi. C'est pourquoi, ô hommes, rassurez-vous, car j'ai cette confiance en Dieu qu'il en sera comme il m'a été dit. » N'est-ce pas incroyable? Juste lorsqu'il en a eu besoin, Christ était là.

Durant toute sa vie, Christ a été suffisant, et maintenant qu'il est sur le point de faire face à la mort, il a confiance. Il dit: « J'ai peur mais je sais que j'aurai l'assurance nécessaire le moment venu. Il se peut que maintenant j'ai la chair de poule, mais je sais que le jour « J », je n'aurai pas honte parce que je crois en la toute-suffisance de Jésus-Christ. » En Actes 16, dix années auparavant, Paul et Silas furent jetés en prison à Philippes parce qu'ils avaient libéré une servante de son esprit de divination et ainsi fait perdre une rentrée d'argent à ses maîtres. La Bible dit: « Ayant fait arracher leurs vêtements, ils ordonnèrent qu'on les battît de verges » puis « on les jeta dans la prison intérieure, et on leur mit les ceps aux pieds. » Vous savez ce qui est arrivé ensuite; vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu. Voilà ce qui arriva dans la prison de Philippes, ils commencèrent à chanter au milieu de la nuit. Ce sont de vrais coups qu'ils ont reçu, ce sont de vraies chaînes qu'ils ont dû porter, c'était de vrais ceps qu'ils avaient aux pieds. Mais où l'apôtre a-t-il trouvé le courage de chanter un chant? Je vais vous dire d'où il l'a reçu, c'est du même endroit que David l'a reçu aux Psaumes 40:3 dit: « Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, Une louange à notre Dieu; Beaucoup l'ont vu, et ont eu de la crainte, Et ils se sont confiés en l'Éternel. » Voilà ce que Paul voulait dire lorsqu'il disait: « Pour moi vivre c'est Christ. » Il voulait dire que Christ produirait en lui exactement ce qui est nécessaire pour le faire avancer.

Si vous vous demandiez maintenant si j'ai ce dont j'ai besoin au cas où je serais maltraité, au cas où l'on mentirait à mon sujet, au cas où je perdrais tous mes biens matériels, au cas où je perdrais un être cher, au cas où il me faudrait mourir en tant que martyr, je devrais répondre: « Non, je ne n'ai pas ce dont j'aurais besoin, mais j'ai Celui qui peut créer ce dont j'ai besoin. J'ai le Seigneur, je n'ai pas ces choses maintenant, parce que je n'en ai pas besoin en ce moment. En ce moment, j'ai une ferme attente. » Voilà ce que Paul avait, c'est tout ce que vous aurez, une ferme attente. Dieu donne la grâce pour mourir aux hommes qui meurent. Dieu donne la grâce pour souffrir aux hommes qui souffrent. Dieu donne la grâce pour résister à ceux qui sont tentés. Il donne la grâce pour tenir à ceux qui défaillent.



LA SIMPLE PHILOSOPHIE DE VIE DE PAUL

L'apôtre Paul connaissait la toute-suffisance de Christ, c'était un « philosophe » et sa « philosophie » était Philippiens 1:21 qui dit: « Pour moi vivre c'est Christ, et mourir est un gain. » Voilà la « philosophie chrétienne normale! » En tant que chrétien normal, il ne pouvait pas perdre. A travers toute sa vie, sa vie chrétienne, depuis qu'il était devenu normal, il n'y avait que deux possibilités pour Paul. Il pouvait vivre ou mourir. Il avait tout réduit à cette simplicité. Il disait: « Je peux mourir ou je peux vivre. Si je vis, Christ est ma vie, si je meurs, la mort est un gain. » Que pouvez-vous faire avec une personne comme cela?! Quelle « philosophie de vie! » « Vivre c'est Christ, et mourir est un gain. » C'était sa simple façon de vivre partout où il allait. Je peux l'entendre raisonner alors qu'il retournait à Lystre: « Ils peuvent me lapider ou ne pas me lapider. S'ils me lapident, je meurs, s'ils ne me lapident pas, je vivrai. Si je meurs, c'est un gain, si je vis, Christ est ma vie. Allez-y les gars, faites ce que vous voulez. » Et partout où il allait, sa vie était tout aussi simple. « Pour moi vivre c'est Christ, et mourir est un gain. » Et chaque moment où il restait en vie, il en connaissait davantage sur la toute-suffisance de la vie de Christ. Par conséquent il ne s'inquiétait pas, peu importait qu'il vive ou qu'il meure. C'est une merveilleuse philosophie. Et c'est ce que l'apôtre Paul appelle la vie chrétienne normale.

Vous voyez, c'est cela qui a rendu le monde fou depuis plus de 2000 ans. Les gens ne savent pas quoi faire avec les chrétiens, avec ceux qui sont normaux! Le monde ne sait pas quoi faire avec un chrétien normal, parce qu'il aime la vie car Christ est sa toute-suffisance, et il n'est pas effrayé de mourir. Paul n'était pas un fataliste, il n'était pas non plus un idéaliste, il n'était même pas un réaliste. Il était tout simplement un chrétien normal et il nous appelle également à être des chrétiens normaux. Vous voyez, dans le contexte de Philippiens, l'apôtre Paul faisait face à une mort violente, mais il était rempli d'une joyeuse confiance. Et pourquoi était-il rempli d'une joyeuse confiance, parce qu'il était brave? Parce qu'il connaissait un peu de théologie? Parce qu'il était allé au séminaire? Parce qu'il connaissait le grec? Non, il avait une joyeuse confiance, parce Christ était sa toute-suffisance. Il savait que lorsqu'il aurait besoin de quelque chose, cela serait disponible et pas avant. Voilà la première chose qui procurait à Paul une joyeuse confiance.



PAUL SE REPOSAIT SUR LA SOUVERAINETE DE DIEU

Une deuxième chose donnait une joyeuse confiance à Paul. Il se reposait sur la souveraineté de Dieu. J'ai lu un commentateur qui dit que les versets 1:22-26 parlent de Paul envisageant le suicide. Je pense qu'il a vraiment mal compris ces versets! Paul ne pensait pas au suicide, il n'avait pas de désirs impurs au sujet de la mort. Il ne désirait pas être délivré d'un mauvais péché, il n'en avait pas assez de vivre ici pour aller au ciel. Paul aimait et profitait de la vie avec toutes ses souffrances, parce qu'il avait goûté à Christ. Au verset 1:23 Paul dit: « Je suis pressé des deux côtés: j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur. » Il voulait mourir et il voulait vivre! C'est une « philosophie intéressante. » que de vouloir mourir et de vouloir vivre en même temps. L'expression grecque est très visuelle car elle présente deux forces opposées, poussant chacune d'un côté mais laissant la personne au milieu absolument rigide, sans possibilité de bouger. Il dit: « Je suis pressé, mais je ne sais pas par quel chemin aller! » Lorsque vous lisez ces versets pour la première fois, il semblerait que Paul avait un choix. Il semblerait qu'il pouvait décider. « Est-que je dois vivre ou est-ce que je dois mourir? » En réalité, il ne fait que méditer sur ce sujet, il n'est pas en train de faire un choix.

Je me rappelle aussi avoir déjà fait cette gymnastique mentale, comme je pense de nombreux chrétiens, à essayer d'imaginer ce qui se passera lorsque je mourrai. Vous êtes-vous déjà posé cette question: « Préféreriez-vous mourir ou être enlevé au retour de Jésus? Préféreriez-vous mourir ou être vivant au retour de Jésus pour aller Le rejoindre dans le ciel? » Après réflexion, j'ai pensé que je préférerais mourir que d'être enlevé. Vous êtes peut-être surpris de ma réponse. Je base ma réponse sur 1 Thessaloniciens 4:16-17: « Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » Vous voyez, quoi qu'il arrive, je serai enlevé. Si je meurs, je ressusciterai d'abord et ensuite je serai enlevé, il n'y a donc aucune raison que je puisse ne pas être enlevé. Mais il y a des chances que je puisse rater ma mort et je ne veux rien rater! Vous voyez, ma mère est décédée en août dernier, elle est allée rejoindre Jésus. Elle ne va pas rater l'enlèvement. Si Jésus venait dès maintenant, nous tous qui sommes vivants dans cette pièce devrions attendre ma mère. En réalité tout le monde chrétien vivant doit attendre ma mère, parce que les morts en Christ ressusciteront d'abord. Ma mère ne risque donc pas de rater l'enlèvement.

Depuis le mois d'août, j'ai beaucoup pensé au ciel et à ce que ma mère doit être en train d'expérimenter dans la gloire du Seigneur et dans sa présence. En ce moment, elle est dans un état intermédiaire, nous ne savons pas grand-chose à ce sujet, mais ce que nous en savons est merveilleux. Et quoi que cela soit, je n'ai pas envie de le rater. Il y a quelque chose entre la mort et l'enlèvement et je veux simplement tout ce que le Seigneur aimerait que j'ai. Mais si vous me demandiez: « Ed, donne-moi une réponse sérieuse, est-ce que tu choisis la mort? » Alors je réponds: « Non!» Vous me direz alors: « Donc tu choisis l'enlèvement? » Je répondrais: « Non! » Vous me direz alors: « Tu choisis La vie? » Je répondrais: « Non! » Alors vous me demanderiez: « Mais qu'est-ce que tu choisis? » Et je répondrais ce que Paul dit dans ce chapitre: « Je choisis la volonté de Dieu. » Si c'est Son bon plaisir que je meurs alors je veux mourir, si c'est Son bon plaisir que je vive alors je veux vivre, si c'est Son bon plaisir que je sois enlevé alors je veux être enlevé. Voilà ce qu'il y avait sur le coeur de Paul. Il n'était pas en train de choisir, il essayait de discerner la volonté de Dieu. Il n'était pas en train de choisir, il se demandait dans quel sens sa vie allait aller. Et lorsqu'il eut tout mis ensemble, il se dit: « Le mieux c'est que je reste ici. Je ne sais pas, et de toute façon cela ne fait rien, parce que je sais que je désire la volonté de Dieu. »

Il arrive à une conclusion au verset 1:24-25: « Mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair. Et je suis persuadé, je sais que je demeurerai et que je resterai avec vous tous, pour votre avancement et pour votre joie dans la foi. » La question qui se pose est: Paul a-t-il été acquitté? Est-ce que son raisonnement était juste? Eh! bien personne ne le sait avec certitude. Nous savons qu'il a été acquitté, nous savons qu'il est sorti de prison. Mais il n'y a pas de trace de ce qu'il a fait lorsqu'il est sorti de prison. Certaines personnes disent qu'il est sorti de prison mais qu'il y a été remis six mois plus tard. D'autres disent qu'il a été libre pendant trois ans. Nous savons qu'il est retourné en prison. Mais pendant ce temps hors de la prison, nous ne savons pas s'il a visité ou non les Philippiens. La Bible ne nous en parle pas, et nous n'en avons aucune trace dans l'histoire. Plus tard il fut à nouveau enfermé en prison à Rome, et cela fut bien sûr pour la dernière fois. Cette fois-ci, cela ne fut pas dans une chambre qu'il louait mais dans un donjon de Rome. C'est de là qu'il a écrit 2 Timothée. Ecoutez ses paroles lors de son second emprisonnement à Rome. 2 Timothée 4:6-8 dit: « Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée; le Seigneur, le juste juge, me le donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. »



LES CHRETIENS N'ONT LE CHOIX QU'ENTRE LE BIEN ET LE BIEN

Vous voyez, l'apôtre Paul se reposait sur la souveraineté de Dieu. Laissez-moi vous poser cette question. Est-il plus spirituel de vouloir vivre, ou de vouloir mourir et d'être avec le Seigneur? La réponse est: « Ni l'un ni l'autre. » Ce qui est plus spirituel, c'est de vouloir la volonté de Dieu. Voilà ce que disait l'apôtre Paul. Vous voyez, Paul n'était pas indifférent, j'ai longtemps pensé qu'il était simplement indifférent au fait de vivre ou de mourir. Non, il était attiré par la vie, et il était attiré par la mort. Il n'était pas indifférent, il était soumis à la volonté de Dieu. Paul était tiraillé car il ne savait pas quoi faire, mais il n'était pas tiraillé entre le bien et le mal. Il était tiraillé entre les deux bénédictions. Devait-il prendre cette bénédiction ou cette autre bénédiction. Pour lui la vie était une bénédiction et la mort était une bénédiction, tout était une bénédiction. Les chrétiens n'ont le choix qu'entre le bien et le bien! Et c'était cela la raison de la lutte de l'apôtre Paul.

L'apôtre ne se torturait pas lui-même avec des espoirs et des craintes parce que cela vous rend esclave. L'apôtre faisait simplement confiance à Dieu, c'est pourquoi il avait une joyeuse confiance au sujet de la mort. Il était dans les mains de Dieu, Dieu était souverain, et sa joie était d'accepter tout ce que Dieu avait prévu pour lui. Veuillez remarquer le verset 1:22: « Mais s'il est utile pour mon oeuvre que je vive dans la chair. » Quelle est cette oeuvre dont il parle? Avez-vous déjà entendu cette phrase: « Je suis immortel jusqu'à ce que mon travail soit terminé. » Est-ce une vérité biblique? C'est-à-dire que je ne peux pas mourir tant que mon travail sur terre n'est pas terminé. Cela contient un élément de vérité mais ce n'est pas une vérité de la Bible. Laissez-moi vous présenter la vérité de la Bible. Je suis immortel jusqu'à ce que le travail de Dieu soit fait. Cela n'est pas la même chose. Ce n'est pas: je suis immortel jusqu'à ce que mon travail soit fait, c'est: je suis immortel jusqu'à ce que le travail de Dieu soit fait. C'est une toute autre direction et c'est ce qui donnait à Paul une joyeuse confiance face à la mort. Il se disait: « Rome ne peut pas lever le plus petit doigt contre moi jusqu'à ce que l'oeuvre de Dieu soit faite, si je vis c'est parce qu'il y a encore un travail fructueux à faire, Dieu va encore m'utiliser, Dieu va encore faire une oeuvre. »



IL N'Y A PAS DE MORT PREMATUREE EN CHRIST

Il y a une incroyable vérité liée à ce principe. Réalisez-vous qu'il n'existe pas de mort prématurée en Christ? Il n'y a pas de vie incomplète en Christ. Nous, nous mesurons si une chose est complète selon la durée, selon le temps. Mais Dieu n'est pas assujetti à la loi de l'espace et du temps. Nous pensons qu'une personne qui n'a pas vécu jusqu'à quatre-vingt-treize ans n'a pas eu une vie complète. Mais c'est un non-sens. La complétude est mesurée selon le dessein de Dieu. La souveraineté de Dieu fait qu'un enfant peut mourir. La souveraineté de Dieu fait qu'un jeune homme ou une jeune fille peut mourir, quelqu'un qui est en pleine forme et dans sa jeunesse. Nous nous disons: « Oh, ils sont morts jeunes, ils sont morts trop tôt, ils sont morts de façon prématurée, ils sont morts avant leur temps. » Non ce n'est pas vrai. Nous sommes tous immortels jusqu'à ce que les desseins de Dieu soient accomplis. Paul était plein d'une joyeuse confiance parce qu'il était en sécurité, il était invincible jusqu'à ce que le dessein de Dieu soit accompli. Peu importe l'armée romaine, peu importe César, peu importe Néron, peu importe toutes les tortures. Personnes ne pouvait toucher Paul, ils pouvaient le lapider, le frapper, l'enchaîner, ils ne pouvaient pas le blesser jusqu'à ce que le dessein de Dieu soit accompli. Paul était soumis à la volonté du Seigneur. Il n'avait pas à choisir entre la vie et la mort. Il vivait simplement en attendant l'une ou l'autre. Il voulait ce que Dieu choisissait. Ainsi il faisait face à la mort.



POUR PAUL, MOURIR C'EST ETRE ENTIEREMENT AVEC CHRIST

Paul avait une joyeuse confiance au sujet de la mort pour une troisième raison. Ce n'était pas seulement à cause de la toute-suffisance de Christ et pas seulement à cause de la souveraineté de Dieu. J'appelle ce dernier point l'espérance de Paul dans la consommation du salut, ou pour le rendre simple comme dans le verset 1:21 qui dit: « Mourir est un gain. » Il n'est pas étonnant qu'il vivait avec une espérance. Il n'est pas étonnant qu'il était heureux. Paul croyait de tout son coeur que la mort était un gain, pas une perte. Ce n'était que profit. La mort ne pouvait pas l'appauvrir mais seulement l'enrichir. Voilà l'approche de Paul par rapport à la mort. Sa vie en Christ était une vie de grâce, mais sa mort en Christ allait être une vie dans la gloire. Il était excité à ce sujet, ce ne pouvait être qu'un avantage.

Au verset 1:23 nous lisons: « J'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur. » L'expression grecque « ce qui de beaucoup est le meilleur » est difficile à retranscrire. J'ai un merveilleux livre sur Philippiens de Robert Johnstones, un théologien Presbytérien. Il a retranscris cette expression par « le meilleur et de très loin. » Il dit que c'est le plus proche que vous pouvez être. Charles J. Ellicott appelle cela un triple comparatif emphatique. Il y a trois comparatifs. Lorsque nous, nous comparons, nous en utilisons deux, par exemple cela est mieux que cela. Mais en grec ils peuvent en utiliser trois, cela donne « meilleur, meilleur, meilleur. » Dans sa traduction B.C. Caphin dit: « C'est beaucoup de très loin le meilleur. » Il essaie de le traduire ainsi. Matthew Henry dit: « Bien plus excessivement préférable. » Voici encore la traduction de R.P. Martin: « Bien mieux, de loin le meilleur. » Cela vous donne un peu une idée de la façon dont les commentateurs essaient de trouver les bons mots. C'est pour cela que Dieu l'a écrit en grec, car le grec est si complet et riche. J'ai entendu l'histoire d'un homme qui donna un témoignage, et lorsqu'il eut fini, il dit: « Et maintenant j'espère que vous aurez le plus meilleur été que vous ayez jamais eu. » C'est proche de ce que Paul veut dire ici. « Le plus meilleur » c'est du très mauvais français mais du merveilleux grec! Paul dit: « Vivre c'est Christ, et mourir c'est le plus meilleur. » Vous ne pouvez pas avoir mieux que cela. Simplement lui, il l'a dit dans un grec correct.

L'apôtre Paul avait une joyeuse confiance parce qu'il savait que la mort allait être la consommation de son salut. Il savait que cela allait être la chose la plus glorieuse. C'est pour cela qu'il vivait. C'est pour cela qu'il avait été sauvé! Vous remarquez et je dis cela en passant, l'apôtre Paul ne croyait pas dans « le sommeil des morts. » Il y a une doctrine qui enseigne que l'âme est inconsciente entre le moment de la mort et celui de la résurrection. En d'autres termes, elle dit que si vous mourez maintenant, vous serez simplement inconscient jusqu'à ce que Christ revienne. Ma maman n'est pas inconsciente actuellement. Lorsque vous mourez, il n'y a pas d'interruption dans votre être. Lorsque vous mourez, vous passez immédiatement comme le brigand sur la croix, dans la présence du Seigneur. L'apôtre Paul ne se réjouissait pas d'aller hiberner pendant plus de deux-mille ans. Ce n'est pas cela qui aurait été « le plus meilleur » pour lui. Il s'attendait à être avec Christ, qui est « de beaucoup le meilleur », c'est cela qu'il dit. Et c'est ce qui le remplissait d'une joyeuse confiance, parce que la mort allait l'emmener immédiatement dans la présence de Celui qu'il connaissait en tant que sa vie. Vivre c'est Christ et mourir c'est gagner encore plus de Christ. C'est exactement son point. Par conséquent il était très excité par cette perspective.

Le monde voit la mort comme une perte. Pour lui, tout au sujet de la mort est une perte. Le monde dit que lorsque vous mourez, vous perdez vos amis, vous perdez votre emploi, vous perdez vos possessions, vous perdez vos centres d'intérêt, vous perdez tout lorsque vous mourez. Il dit: « Mais la mort peut-elle être un gain, alors qu'elle est associée à l'infirmité, la faiblesse, l'âge avancé, la souffrance. Tout au sujet de la mort n'est qu'humiliation. Comment cela peut il être un gain? Comment une chose que la Bible appelle « le roi de l'épouvante » peut-elle être un gain? Quelque chose qui arrête le coeur et le pouls, qui empêche votre cerveau de penser et ferme vos yeux et vos oreilles, qui vous empêche de bouger, qui refroidit tout votre corps, qui fait pleurer ceux que vous aimez, comment cela peut-il être un gain? » Paul répond: « Je vais vous dire pourquoi c'est un gain: parce que le Roi de la grâce a vaincu le roi de l'épouvante. » Le Seigneur Jésus a vaincu la mort, c'est un gain parce que c'est la fin de toutes les souffrances. Dans la deuxième épitre aux Corinthiens, vous pouvez lire au sujet des souffrances de Paul, au sujet des veilles, des naufrages, de la faim, de la soif, de la faiblesse, de la nudité, des afflictions, des détresses, des emprisonnements, des tourments, il a été frappé cinq fois de quarante coups moins un par les juifs et trois fois battu de verge. Il a été lapidé, il a passé un jour et une nuit dans l'abîme, et il était assiégé chaque jour par les soucis que lui donnaient les Églises. Pour Paul, même cette vie était merveilleuse. Cette vie de souffrance était incroyable parce qu'il la vivait avec Christ, et lorsqu'il regardait à la mort, il voyait Christ sans la souffrance. Et il pouvait dire: « Ca, c'est un gain. Si Christ est si grand ici et maintenant, avec les souffrances, qu'est-ce que cela va être que de traverser la rivière et de Le voir face à face. Plus d'anxiété, plus d'erreur, plus de déception, plus de mauvaise compréhension ou de jalousie, plus de tristesse à l'intérieur, plus de tristesse à l'extérieur, plus de tourments, plus de fatigues, plus de larmes, le péché qui s'enfuit. Le chrétien normal devrait avoir une joyeuse confiance au sujet de la mort.

Ecoutons maintenant l'évêque Butler qui dit: « Si un état de parfaite sainteté et pureté est meilleur qu'un état de corruption et de tentation, si un état de repos et de paix est meilleur qu'un état de chagrin, s'il est mieux d'être triomphant en-haut que de gémir ici-bas alors les saints qui sont morts sont mieux là où ils sont que là où ils étaient, et la mort est un gain et un avantage infini. » C'est tout à fait vrai. Mais Paul avait davantage à l'esprit qu'uniquement la délivrance de quelque chose. C'est vrai qu'il se disait: « La mort est un gain car je serai délivré de plein de choses. » Mais il se disait aussi: « La mort est un gain car c'est une délivrance pour aller vers quelque chose. » Au verset 1:23, il dit c'est une délivrance pour aller vers Christ, pour être avec Christ! C'était cela le ciel de Paul, c'est ce qui lui donnait une joyeuse confiance. Finalement à la consommation de sa rédemption, il sera comme Jésus, il sera conformé à l'image de Jésus-Christ. Il est certain que les gloires du Ciel étaient pour lui très attractives. Les joies qu'il aurait avec ses nouvelles capacités et compréhensions allaient être merveilleuses. Voilà ce qu'était sa joyeuse confiance, de mourir, d'être avec Christ, c'est cela qui est de loin le meilleur. Paul a anticipé ce moment où il allait être dans la présence du Seigneur, où il n'y aurait plus de distance entre lui et Dieu. Quel jour glorieux ce serait. Il y aurait une communion parfaite, toute la froideur de son coeur naturel disparaîtrait, toutes les ombres se dissiperaient, et il serait finalement avec Christ. Il serait finalement avec Lui, voilà ce qu'était la vie de Paul. C'est ce qui a fait dire à Luther: « Je préfèrerais être avec Christ en enfer, que sans lui au ciel. » Christ est Tout, Christ est ma vie, Christ est ma mort, Christ est mon gain. De ce côté-ci nous ne pouvons que voir l'ombre de Sa gloire, nous n'avons fait que de commencer à entrevoir le Seigneur Jésus. Comment apparaîtra-t-Il lorsque tous les voiles seront ôtés? Lorsque nous Le verrons tel qu'Il est.

Paul vivait pour être avec Lui, il allait mourir pour être avec Lui. « Pour moi vivre c'est Christ » et c'est cela la vie chrétienne normale. Il avait une joyeuse confiance au sujet la mort parce qu'il croyait dans la toute-suffisance de Jésus, croyant que Christ allait lui donner ce dont il avait besoin lorsqu'il en aurait besoin. Il avait une joyeuse confiance au sujet de la mort parce qu'il croyait dans la souveraineté de Dieu. Il était absolument invincible et immortel jusqu'à ce que le dessein de Dieu pour lui soit accompli. Il avait une joyeuse confiance au sujet de la mort parce qu'il croyait que la mort était la consommation, la mort était un gain, un gain infini. C'est pour ces raisons qu'il pouvait vivre dans une joyeuse confiance. Si nous n'avons pas une joyeuse confiance au sujet de la mort à la lumière de ces principes alors nous sommes « anormaux. »

Considérons maintenant les versets 1:27-30. Paul avait aussi une joyeuse confiance au sujet de la souffrance. L'apôtre Paul savait que Christ était la source de toute sa vie, cela lui apportait de la joie dans tous les domaines. Mais dans ces versets, il nous rend tout particulièrement attentifs à la joie dans la souffrance. Paul pouvait parler de la joie et de la souffrance parce qu'il était un expert, un vétéran dans ce domaine. Si je vous disais que Christ est tout-suffisant dans la souffrance, vous seriez en droit de me regarder et de vous dire: « Mais comment le sait-il, en est-il sûr? » Si je vous disais: « Christ est suffisant si votre maison est détruite par le feu. Christ est suffisant si vous avez le cancer. Christ est suffisant si vous perdez votre conjoint ou un enfant. Christ est suffisant si vous faites faillite. » Vous seriez en droit de me demander: « Est-ce que ta maison a déjà brûlé? As-tu déjà eu le cancer? As-tu déjà perdu un conjoint ou un enfant? As-tu déjà fait faillite? » Vous voyez, je devrais répondre non à tout cela, et donc toutes mes paroles perdraient du poids. Mais si vous demandiez à l'apôtre Paul: « De quel droit peux-tu dire qu'il y a une joyeuse confiance dans la souffrance? » Parce que chaque jointure dans son corps lui faisait mal à cause de Christ. Il ne pouvait certainement pas se tenir droit, car il avait des marques sur tout le corps. Il avait des bleus, des cicatrices, des blessures. Ce qui est sûr, c'est qu'il se lèverait en souriant et vous dirait: « Vous pouvez faire confiance à Christ dans la souffrance et vous pouvez vous réjouir dans la souffrance. Je le sais, je suis un vétéran et j'ai vu que la toute-suffisance de Christ est aussi suffisante dans la souffrance. »



LE CHRETIEN NORMAL EST UN SIGNE POUR LES INCROYANTS

Laissez-moi mentionner deux choses au sujet de la souffrance qui apportaient une joie spéciale dans le coeur de Paul. La première se trouve dans les versets 1:27-28. Je vais vous le montrer en tant que principe puis en dire quelques mots. Paul avait confiance dans la souffrance parce que la vie de Christ était une illustration pour le monde entier et elle est manifestée dans la souffrance. Les versets 1:27-28 disent: « Seulement, conduisez-vous d'une manière digne de l'Évangile de Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, soit que je reste absent, j'entende dire de vous que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant d'une même âme pour la foi de l'Évangile, sans vous laisser aucunement effrayer par les adversaires, ce qui est pour eux un signe de perdition, mais pour vous de salut. » Avant je pensais que le signe dont il est question dans ce passage était faire preuve de courage et de bravoure parce qu'il est écrit « sans vous laisser aucunement effrayer par les adversaires. » Mais dans le verset 1:27 il parle également de toute la conduite et du caractère du chrétien. Ce qu'il est en train de dire c'est: « Soyez vrais, ne changez pas juste parce que je viens. Que je vienne ou que je ne vienne pas, n'essayez de vous faire beaux juste parce que vous pensez qu'un chrétien va venir vous visiter. » Il dit: « Soyez réels, vrais, saints, fidèles, consistants, unis en tant que Corps de Christ, braves, sans peur. » En d'autres termes il dit: « Soyez normaux et alors... vous deviendrez un signe. » Le chrétien normal est un signe pour les incroyants. Il y a deux façons de comprendre l'expression « le signe de perdition pour eux » que l'on trouve au verset 1:28. Une façon c'est qu'ils vous regardent, vous, le chrétien souffrant, et ils vont penser que vous êtes maudits. Ils diront: « Regardez comment il souffre, si Dieu l'aime, pourquoi permet-il cette souffrance dans sa vie? » Mais je pense que cela signifie plutôt que notre témoignage dans la tempête, notre témoignage dans l'affliction convainc les perdus. Ils nous voient nous réjouir en Christ dans la souffrance et ensuite ils savent qu'ils ne sont pas sauvés. C'est la façon que Dieu utilise pour leur montrer qu'ils ne connaissent pas Christ. Nos vies deviennent alors un signe. Lorsqu'ils nous voient nous réjouir dans la tribulation, ils reçoivent une conviction.

Paul n'était pas anormal, il était normal, et il est normal d'avoir cette attitude au sujet de la souffrance parce que le Seigneur peut vous utiliser de cette façon. Avez-vous déjà expérimenté cela? Vous passez par des difficultés dans la vie, et les gens inconvertis vous regardent. Ils savent que dans leur vie, il n'y a rien pour compenser cela. Habituellement, ils pensent que vous êtes un peu vieux jeu, et que vous avez des loisirs un peu particuliers, comme lire la Bible, chanter et prier. Ils pensent que vous n'êtes qu'une personne anormale avec des passe-temps religieux. Mais dans la tempête, Dieu est le seul moyen d'expliquer votre vie. Ils considéreront votre vie et ils n'auront aucune autre explication si ce n'est Dieu! Ils diront: « Mais comment peut-il louer Dieu au milieu de tout cela? Comment peut-il se réjouir dans cette situation? Comment peut-il remercier Dieu? » C'est pour cela que Paul dit que Dieu utilise cela comme une illustration. Je peux donc me réjouir car Dieu va m'utiliser comme une illustration, comme un signe, pour ceux qui sont sauvés et pour ceux qui ne le sont pas, pour convaincre et pour bénir. Ainsi il se réjouissait dans la souffrance.

A propos du mot grec utilisé dans le verset 1:28, pour « signe de perdition », la version King James utilise l'expression « un indice évident de perdition. » Cela vient des anciens jeux romains. A l'époque il y avait des gladiateurs qui combattaient jusqu'à la mort au milieu de l'arène. Lorsque finalement, un des gladiateurs chutait sur son dos et que l'autre se tenait au-dessus de lui prêt à lui enfoncer son épée dans le corps, tous les yeux se tournaient vers César. César décidait alors s'il avait combattu vaillamment ou pas, et il tournait le pouce soit vers le haut soit vers le bas. S'il levait le pouce, le gladiateur à terre pouvait continuer de vivre mais s'il tournait le pouce vers le bas, le gladiateur devait mourir. Dieu dit à travers l'apôtre Paul que lorsque nous vivons par la vie de Christ, nous devenons l' « indice évident », le pouce vers le haut et vers le bas, voilà le signe.

Alors que nous vivons devant les hommes, ils regardent à nos vies. S'ils ne sont pas sauvés alors c'est pour eux comme « un pouce vers le bas » ils savent qu'ils sont perdus, ils le savent par le contraste entre leur vie et notre vie. Mais s'ils sont sauvés, c'est pour eux comme « un pouce vers le haut », ils se réjouissent et disent: « Loué soit Dieu pour une telle personne sur la terre. Mais les incroyants disent: « Enlevez une telle personne de la terre! » Partout où vous allez, chaque fois que vous allez en ville, chaque fois que vous allez dans un magasin, chaque fois vous allez au travail, chaque fois vous allez à l'école, partout où vous êtes, vous êtes un « pouce vers le haut », et un « pouce vers le bas », si vous vivez par la vie de Christ. Voilà ce que l'apôtre Paul veut dire ici(1).



SOUFFRIR POUR CHRIST EST UN DON TOUT AUSSI GRAND QUE DE CROIRE EN CHRIST

Il avait une joyeuse confiance dans la souffrance pour une deuxième raison. Pas seulement parce qu'il savait que cela faisait de lui une illustration du salut pour le monde entier, mais au verset 1:29 on voit qu'il savait que toute souffrance était de Dieu et pour Dieu. C'est un don dans l'intérêt de Dieu, c'est de Dieu et pour Dieu! Et cela lui procurait de la joie. Il disait: « Je ne comprends pas pourquoi il y a ces souffrances dans ma vie, mais c'est de Dieu et c'est pour Dieu. » Vous voyez, l'apôtre Paul ne croyait pas dans « la seconde cause. » Il ne croyait pas que les choses arrivaient dans sa vie à cause de la tempête, à cause d'accident, à cause de la maladie. Il ne blâmait pas le temps, il ne blâmait pas Satan. Il ne se disait pas: « Oh, c'est Satan qui a fait tomber cette maladie sur moi! » Il écrit au verset 1:29: « Car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. »

Laissez-moi vous poser cette question. Considérez-vous la grâce de croire en Dieu comme un don? Est-ce un grand don? Aimez-vous ce don? Oui c'est un don merveilleux que de croire en Christ, mais selon le verset 1:29, il y a deux dons: « Il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. » La souffrance est un don tout aussi grand que de croire en Jésus-Christ! Si vous considérez comme un grand privilège le fait de croire en Christ, de faire partie des sauvés, de savoir que vous connaissez Dieu et que vous irez au ciel, et bien il vous a aussi été donné le don de souffrir. Souffrir pour Christ est un don aussi grand que de croire en Christ. C'est ce qui donnait à Paul une joyeuse confiance. Parce qu'il n'était pas comme de si nombreux chrétiens qui se plaignent en disant: « Mais pourquoi est-ce que cela m'arrive? Pourquoi y-a-t-il cela dans ma vie? Pauvre de moi! » Paul savait pourquoi tout cela était arrivé dans sa vie. Dieu a une raison et c'est suffisant. C'est de Dieu, c'est de la part du Seigneur et au moment où la souffrance vient dans le cercle de votre expérience alors cela devient la volonté de Dieu pour vous. C'est pour cela qu'en regard de l'ensemble des Ecritures, nous pouvons lire dans 1 Thessaloniciens 5:18: « Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. » Vous me direz peut être: « C'est écrit en toutes choses mais pas pour toutes choses. » Mais ça c'est dans Ephésiens 5:20: « Rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. » Nous remercions Dieu en toutes choses et pour toutes choses.



LA TERRE, LE SEUL ENDROIT OU L'ON PEUT CONNAITRE CHRIST DANS LA SOUFFRANCE

Vous voyez l'apôtre Paul savait qu'il pouvait connaître Christ à travers la souffrance. Il savait que la terre était le seul endroit où il pouvait connaître Christ dans la souffrance, parce que s'il mourait et allait au ciel, il n'y aurait plus de souffrance. S'il ne pouvait pas connaître Christ à travers les souffrances ici-bas, il le raterait pour toujours. Vous voyez, Christ vous porte dans la souffrance, Christ vous donne de la force dans la souffrance, Christ vous montre Sa toute-suffisance lorsque vous souffrez. Si vous ratez cela ici, vous ne l'aurez jamais plus, même aux siècles des siècles dans l'éternité. La terre nous révèle Christ selon des façons que le ciel ne peut pas révéler. Et la souffrance est l'une d'elles. C'est pour cela que Paul dit que c'est un grand privilège pour moi, de souffrir pour Lui, tout aussi grand que de croire en Christ.



SI JE CONNAIS DIEU, JE N'AI PAS BESOIN DE SAVOIR POURQUOI

Si Paul pouvait se réjouir et souffrir, c'est aussi parce qu'il savait que tout venait de Dieu et que si Dieu allait le toucher, Il ne lui ferait jamais de tort. Vous me direz peut-être: « Mais qu'est-ce que tu veux dire par cela? » Je veux dire que vous aurez mal mais vous ne serez jamais blessés. Vous ne serez jamais blessés en Christ. Paul savait que tout ce qui lui arrivait avait un objectif, avait un but, que cela venait de Dieu. Il ne pouvait être blessé par aucune des souffrances. Quelle vie glorieuse Paul a vécue, elle était si pleine d'une joyeuse confiance. Il pouvait faire face à la mort et dire: « Dieu est suffisant, Dieu est souverain, la mort est un gain. » Il pouvait faire face à la souffrance et dire: « Dieu veut m'utiliser en tant qu'illustration, cela vient de la main de Dieu et c'est un don précieux. Il est suffisant pour moi de juste voir Sa main. Si je connais Dieu, je n'ai pas besoin de savoir pourquoi, j'ai simplement besoin de connaître Dieu. C'est de Dieu et je Le remercie pour cela. C'est pour son intérêt et notre bénédiction. » Ainsi ce chapitre se termine avec une glorieuse confiance. Partout dans ce chapitre, on voit la confiance. On voit la confiance dans la prière, la confiance au sujet des progrès de l'Evangile, la confiance au sujet de la mort et la confiance dans la souffrance. Il avait confiance parce que sa source était Christ Lui-même. « Pour moi vivre c'est Christ », c'est cela la vie normale. Tout ce qui est moins que cela est anormal. Vous pouvez étudier les doctrines et les crédos jusqu'à épuisement, si vous n'avez pas Christ en tant que votre vie, vous êtes anormaux. Voilà le message de Philippiens.

Prions:

Père nous Te louons tellement pour Ta parole, pas pour ce que nous en comprenons mais pour tout ce que Tu sais qu'elle signifie. Tu as inspiré ces paroles il y a tant d'années, Tu les as mis dans nos Bibles, de telle sorte que nos Bibles ne seraient pas complètes sans ces paroles. Nous Te demandons maintenant de souffler à nouveau sur ces mots, et de les mettre dans nos vies car nos vies ne sont pas complètes sans ces paroles, pour que nous puissions être des chrétiens normaux. Nous Te le demandons au nom de Jésus.

Philippiens #4

(1)voir aussi en 2 Cor 2:15-16: « Pour les uns une odeur de vie, pour les autres une odeur de mort. » (NdT)[retour]