Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
Bonjour et bienvenue dans notre sixième leçon sur ce merveilleux livre des Nombres.
Très bien, je vais vous présenter très brièvement le thème du livre des Nombres, puis nous reprendrons là où nous nous sommes arrêtés lors à la fin de notre précédente leçon. Le livre des Nombres ne traite pas seulement des voies des hommes à travers le désert, mais aussi des voies de Dieu à travers les voies des hommes dans le désert. Étudier le livre des Nombres, c'est étudier les voies de Dieu, mais cela va encore plus loin. Exode 33:13 dit:« Fais-moi connaître tes voies; alors je te connaîtrai. » Le but de notre étude de ce livre des Nombres est de voir les voies des hommes afin de discerner les voies de Dieu, afin de voir le Dieu dont elles sont les voies, et afin de finir par voir le Seigneur Lui-même.
RÉSUMÉ
Nous avons commencé à étudier les dix premiers chapitres du livre des Nombres qui relatent les trois dernières semaines au mont Sinaï. Il s'agit de la partie positive du livre des Nombres, qui relate les vingt-et-un derniers jours avant le début de leur voyage à travers le désert. Nous essayons de trouver progressivement les grands principes qui illustrent les voies de Dieu.
À la fin de notre précédente étude nous venions d'entamer le chapitre six. Si vous le voulez bien, ouvrez votre Bible au chapitre six du livre des Nombres, je vais vous en présenter les grandes lignes avant de poursuivre notre discussion. Nous avons intitulé ce chapitre « la loi du naziréat » et « la bénédiction sacerdotale. »
La loi du naziréat se trouve dans les versets 6:1-21, puis la bénédiction sacerdotale se trouve aux versets 6:22-27. Nous discutons maintenant de la loi du naziréat. Nous avons déjà défini qu'est un naziréen et appelé chacun d'entre nous à devenir un naziréen de cœur. Un naziréen est une personne mise à part.
Pour finir, nous avons parlé de l'accent mis sur la séparation dans le chapitre six du livre des Nombres. Dieu répète cette phrase à neuf reprises: « À l'Éternel », « À l'Éternel », « À l'Éternel », « À l'Éternel », « À l'Éternel. » L'accent principal n'est pas mis sur la séparation « d'avec », mais sur la séparation « pour. » Remarquez bien ce que je ne dis pas. Je ne dis pas qu'il faut rejeter la séparation. Ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est que vous commencez par la séparation pour, et que celle-ci conduit à la séparation d'avec. Si elle ne conduit pas à la séparation d'avec, c'est que vous n'êtes pas entré dans la séparation pour Dieu. L'accent principal n'est pas la séparation d'avec, mais la séparation pour Dieu. Nous parlons d'être un peuple séparé, des pèlerins séparés pour le Seigneur. L'essentiel est d'être séparé pour Lui. J'ai découvert dans ma vie que plus je me tourne vers le Seigneur — c'est-à-dire que je me sépare pour Lui — plus mes problèmes se résolvent. Plus vous vous tournez vers Lui, plus les autres choses s'arrangent.
Dans les premiers versets du chapitre six du livre des Nombres, Dieu impose trois conditions fondamentales au naziréen. Nous voulons maintenant examiner les faits, mais nous ne voulons pas nous arrêter là. Nous voulons comprendre les principes qui sous-tendent ces faits. Je vais donc vous présenter les trois conditions fondamentales, les faits historiques, puis j'essaierai d'illustrer le grand principe qui sous-tend chaque fait.
Nombres 6:1-4 dit: « L'Éternel parla à Moïse, et dit: Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras: Lorsqu'un homme ou une femme se séparera des autres en faisant vœu de naziréat, pour se consacrer à l'Éternel, il s'abstiendra de vin et de boisson enivrante; il ne boira ni vinaigre fait avec du vin, ni vinaigre fait avec une boisson enivrante; il ne boira d'aucune liqueur tirée des raisins, et il ne mangera point de raisins frais ni de raisins secs. Pendant tout le temps de son naziréat, il ne mangera rien de ce qui provient de la vigne, depuis les pépins jusqu'à la peau du raisin. »
LE NAZIRÉEN DOIT RENONCER À LA JOIE NATURELLE AU PROFIT DU SEIGNEUR
Voici donc la première exigence pour le naziréen. Il ne pouvait manger aucun produit de la vigne, qu'il soit fermenté ou non. Un naziréen ne pouvait même pas manger un raisin sec, un raisin séché. Un naziréen ne pouvait manger aucun de ces fruits. Je vais vous expliquer le principe, puis je vais essayer de vous l'illustrer. Le naziréen doit renoncer à ses joies naturelles au profit du Seigneur. Pas une ou deux fois, mais à de nombreuses reprises dans la Bible, le vin est utilisé comme image de la joie, de la joie naturelle. C'est pourquoi le Seigneur dit en Ésaïe 55:1: « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n'a pas d'argent! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer! » Le vin est une image de la joie. Le vin sur terre est une image, c'est un symbole de la joie terrestre. Le vin que Jésus produit est une image de la joie céleste, le vin que le Seigneur donne.
Dans les versets 6:1-3, deux types de joies naturelles sont mentionnés. La première est celle qui est mauvaise en soi. La seconde est celle qui n'est pas mauvaise en soi. Le naziréen devait renoncer aux deux: celle qui est mauvaise en soi et celle qui ne l'est pas. Par exemple, le verset 6:3 dit: « Il s'abstiendra de vin et de boisson enivrante. » Il est clair que le contexte parle ici de vin fermenté qui rend ivre. Or, cela est mauvais en soi. Je ne veux pas entrer dans le débat à ce sujet, mais il y a un commandement dans Proverbes 23:31-32 qui dit que c'est mauvais en soi. C'est un péché. Tout le monde est censé s'en abstenir. Le naziréen devait s'abstenir et renoncer aux joies naturelles et mauvaises en elles-mêmes, mais également aux joies naturelles qui n'étaient pas mauvaises en elles-mêmes. Par exemple, est-ce mal, est-ce un péché, de manger des raisins secs? Vous répondrez sûrement que ce n'est pas un péché de manger des raisins secs. Pourtant les naziréens devaient renoncer non seulement aux joies qui étaient mauvaises en soi, mais également aux joies qui n'étaient pas mauvaises en elles-mêmes. Ils devaient renoncer au vinaigre. Ils ne pouvaient pas boire de vinaigre. Ce n'est pas que vous ayez envie d'un verre de vinaigre, mais ils devaient y renoncer.
La joie du Seigneur s'exprime à travers des choses naturelles, mais elle ne provient pas de ces choses naturelles. Il y a une grande différence. Je me souviens avoir entendu le Walter Wilson au Moody Bible Institute lorsque j'étais étudiant là-bas. Certains d'entre vous ont-ils déjà entendu parler du Walter Wilson? Oh, c'est un grand évangéliste, et Dieu l'a utilisé d'une manière extraordinaire. Il nous captivait avec certains de ses témoignages. Dans un de ses livres Walter Wilson a écrit ceci: « Les choses qui, lorsqu'elles vous sont enlevées, détruisent votre joie sont précisément celles qui, auparavant, vous procuraient de la joie. » Je vais le répéter pour voir si vous comprenez bien. « Les choses qui, lorsqu'elles vous sont enlevées, détruisent votre joie sont précisément celles qui, auparavant, vous procuraient de la joie. » Je crois que ce qu'il veut dire est simplement ceci: il existe de nombreuses expressions de la joie, mais il n'y a qu'une seule source de joie. Le Seigneur Jésus Lui-même est la source de la joie. Il s'agit là d'un test très pratique pour savoir si Christ est ou non la source et le fondement de votre joie.
Je vais essayer d'appliquer cela à nouveau. Je tire ces exemples de ma propre vie, car je pense être quelqu'un d'assez moyen, et si cela me touche, cela peut aussi toucher quelqu'un d'autre. Voici quelques exemples tirés de ma propre vie. Suis-je un naziréen du cœur? Ai-je renoncé à mes principes? Vous voyez, Dieu ne m'a pas appelé à arrêter de manger des raisins secs, mais à renoncer à mes joies naturelles, car c'est le principe qui sous-tend cette pratique.
Chaque fois que j'attends avec impatience quelque chose qui est annulé ou reporté, si cela perturbe ma joie dans le Seigneur, alors ma source de joie est cette chose que j'attendais, cette chose que j'espérais. Par exemple, si je m'intéresse à un certain sport, que ce soit en tant que spectateur ou participant, et que cette activité est annulée pour une raison quelconque et que cela perturbe ma joie, alors ce sport est devenu la source de ma joie.
Imaginons que des êtres chers doivent venir vous rendre visite et qu'ils ne peuvent finalement pas venir. Cela perturbe-t-il votre joie? Imaginons que vous attendiez un courrier et que ce courrier n'arrive pas. Cela perturbe-t-il votre joie? Vous voyez, si c'est le cas, alors Jésus n'est pas la source de votre joie. Votre joie doit venir du Seigneur, et non de ces autres choses.
Voici un autre exemple. Vous êtes en train de faire quelque chose et vous êtes interrompu. Est-ce que cette activité est source de joie pour vous? Est-ce que cela perturbe votre joie? Par exemple, imaginons que vous passez une soirée en famille et que quelqu'un arrive à l'improviste. Votre joie est-elle gâchée? Si oui, alors votre joie réside dans votre famille plutôt que dans le Seigneur. Le Seigneur doit être la source de la joie. Supposons que vous travaillez sur un projet et que quelqu'un vous interrompt. Votre joie est-elle perturbée? Supposons que vous êtes en compagnie d'autres chrétiens et que cette communion est interrompue ou, dans mon cas, que je suis en train d'étudier la Parole et que je suis interrompu. Combien de fois nos yeux se sont-ils détournés du Seigneur? Où se trouve la source de notre joie?
Voici un autre exemple tiré de ma propre vie. Une situation confortable devient soudainement inconfortable. Votre joie réside-t-elle dans cette situation confortable ou dans le Seigneur? Par exemple, lorsque la pluie gâche une journée ensoleillée et que vous devez annuler votre pique-nique, cela perturbe-t-il votre joie? Si oui, votre joie réside dans le soleil et non dans le Seigneur. Le Seigneur est notre source de votre joie. D'autres choses expriment votre joie, mais seul le Christ est la source de votre joie. Imaginons que vous roulez en voiture et que vous crevez un pneu. Cela perturbe-t-il votre joie? Si oui, alors votre joie réside dans le confort de la voiture.
Voici un autre exemple tiré de ma propre expérience. Imaginons que les choses ne se passent pas comme prévu. Vous vous attendez à quelque chose et cela n'a pas été annulé, mais cela s'est simplement passé autrement. Par exemple, des dépenses imprévues surviennent ou vous arrivez trop tard pour profiter d'une promotion exceptionnelle ou quelque chose comme cela. Où se trouve votre source de joie? Ce sont peut-être des exemples un peu ridicules, mais vous seriez surpris de voir combien de chrétiens instruits considèrent les choses comme la source de leur joie plutôt que comme l'expression de leur joie.
CHRIST SEUL EST LA SOURCE DE LA JOIE ET LES AUTRES CHOSES DES EXPRESSIONS DE LA JOIE
Seul le Christ est la source de la joie, et non ces autres choses. Il est la source, et il n'y en a pas d'autre. Lorsque vous vous tournez vers le Christ seul, vous pouvez avoir la joie, quelles que soient les annulations qui surviennent, quelles que soient les interruptions qui surviennent et quel que soit le nombre de situations confortables qui se transforment en situations inconfortables, quel que soit le nombre de déceptions auxquelles vous êtes confronté. La joie du Seigneur ne sera pas troublée. C'est pourquoi vous devez vous tourner vers le Christ. Comme il est merveilleux de voir une personne simplement heureuse en Jésus, peu importe ce qui arrive, puisant simplement sa joie dans le Seigneur. C'est ce qu'illustrait le naziréen en Nombres 6. Le naziréen devait renoncer aux joies naturelles, à ce qui était mauvais en soi et à ce qui n'était pas mauvais en soi. Toutes ces autres choses sont des expressions de la joie. Au cas où je vous aurais manqué avec cette autre liste d'applications, permettez-moi d'en donner quelques-unes sans les développer. Je vais simplement les énumérer. Encore une fois, beaucoup d'entre elles proviennent de ma propre vie, mais je pense qu'elles sont plus courantes que celles que j'ai déjà mentionnées.
Où se trouve votre source de joie? Permettez-moi d'énumérer six possibilités. Est-ce dans votre famille? Des milliers de chrétiens font de leur famille leur source de joie plutôt que du Seigneur. La famille est une merveilleuse expression de la joie, mais elle n'en est pas la source. Votre source de joie se trouve-t-elle dans la communion fraternelle chrétienne? La communion fraternelle chrétienne est une merveilleuse expression de la joie, mais elle n'est pas la source de votre joie. Seul le Seigneur peut être cette source. Est-ce votre communion dans un service chrétien légitime? Je ne parle pas du genre de service qui est motivé par l'énergie de la chair. Je parle de ce qui est initié et contrôlé par le Saint-Esprit: le service chrétien légitime. Votre joie se trouve-t-elle là? Vous voyez, si c'est le cas, alors vous n'êtes pas centré; vous êtes décentré. La seule source de joie est Christ, la Personne du Seigneur Lui-même. Ces autres choses expriment votre joie.
Votre source de joie réside-t-elle dans votre santé? Beaucoup en font leur source de joie. S'ils se sentent bien, ils sont heureux et s'ils ne se sentent pas bien, eh bien, tant pis. Quel que soit votre état de santé, si vous vous tournez vers le Christ, vous pouvez connaître la joie. Certaines personnes utilisent la sécurité de l'emploi comme source de joie. C'est une merveilleuse expression de joie, mais ce n'est pas la source de la joie. Seul le Christ est la source de la joie! L'acceptation de votre ministère particulier par les autres est-elle votre source de joie? C'est une merveilleuse expression de joie, mais ce n'est pas la source. Êtes-vous heureux en Jésus maintenant? Cherchez-vous vraiment le Christ seul? Si ce n'est pas le cas, vous n'êtes pas un naziréen de cœur. C'est cela que signifie être séparé pour Dieu.
Dieu a appelé ces naziréens à suivre ces règles étranges, afin qu'ils respectent ces principes devant les yeux du peuple. C'est pourquoi ils ne pouvaient même pas manger un raisin sec. Il n'y a rien de péché en soi à manger un raisin sec ou à boire du vinaigre, si vous avez tendance à boire du vinaigre, mais ils n'avaient pas le droit de le faire, parce que Dieu désirait illustrer dans l'esprit du peuple ce grand principe de séparation. Lorsque vous êtes heureux en Jésus, vous vous réjouissez lorsque tout va bien, lorsque tout va mal, lorsque tout est clair, lorsque tout est sombre, lorsqu'il y a des pâturages verdoyants, lorsqu'il y a un désert, lorsqu'il y a des montagnes, lorsqu'il y a des vallées, lorsque vous êtes entouré de gens et lorsque vous êtes seul. Cela n'a pas d'importance, lorsque vous regardez vers Christ Lui-même. Votre bonheur dépend de Jésus et non de toutes ces autres choses. Ainsi, le verset 6:1-3 était la première exigence pour le naziréen. Il devait renoncer aux joies naturelles au profit du Seigneur.
LE NAZIRÉEN DEVAIT VIVRE UNE VIE CONSACRÉE À DIEU EN PUBLIC
La deuxième exigence pour le naziréen se trouve au verset 6:5: « Pendant tout le temps de son naziréat, le rasoir ne passera point sur sa tête; jusqu'à l'accomplissement des jours pour lesquels il s'est consacré à l'Éternel, il sera saint; il laissera croître librement ses cheveux. » Il est indéniable qu'il devait avoir les cheveux longs. Mais quel est le principe qui sous-tend ce fait? Je pense que si vous lisez le contexte et que vous comparez ce que nous apprenons au sujet des naziréens dans d'autres passages des Écritures, vous arriverez à cette conclusion. Le naziréen était tenu de mener une vie publique consacrée à Dieu. Ses cheveux longs lui rappelaient qu'il était naziréen, et ce n'était pas uniquement un rappel pour lui, mais également pour tout le peuple.
On ne pouvait pas savoir en regardant un homme s'il mangeait des raisins secs ou non, et on ne pouvait pas savoir d'un seul coup d'œil si quelqu'un était tombé raide mort à côté de soi. Nous y reviendrons dans un instant. Mais on pouvait voir d'un seul coup d'œil si un naziréen passait. La raison pour laquelle vous pouviez le savoir était à cause de ses longs cheveux. Les cheveux longs étaient la caractéristique d'une personne menant une vie publique séparée et consacrée.
Lorsque vous pensez à un naziréen et à ses longs cheveux, est-ce qu'un personnage de l'Ancien Testament vous vient à l'esprit? À qui pensez-vous lorsque vous pensez à un naziréen aux cheveux longs? À Samson, Samson était un naziréen, et Samson, avait les cheveux longs. Les chapitres 13 à 16 du livre des Juges en sont le grand récit. Lorsque nous pensons à Samson (du moins, c'est ainsi que je le voyais pendant des années), nous l'imaginions souvent en M. Univers. Cela vous est-il déjà venu à l'esprit? Un Atlas. Un culturiste. Une sorte de grand gaillard musclé. C'est l'image que j'avais de Samson.
Rien dans la Bible ne prouve qu'il ait jamais eu des muscles. Je suis convaincu qu'il était un homme tout à fait normal et je pense pouvoir prouver, à partir des Écritures, qu'il était naturellement faible. En tout cas, je sais qu'il n'a pas toujours été fort. Si vous lisez les chapitres 13 à 16 du livre des Juges, vous verrez que Samson était fort par intermittence. Il n'était pas toujours fort. Je crois que le verset le plus triste du livre est Juges 16:20: « Il ne savait pas que l'Éternel s'était retiré de lui. » S'il avait perdu sa force physique, il aurait su que ses muscles s'affaiblissaient. Demandez à quelqu'un qui a perdu sa force s'il sait qu'il l'a perdue. Cela ne vous surprend pas. Il était physiquement comme il avait toujours été, mais il ne savait pas que le Seigneur l'avait quitté. Vous voyez, c'est là que résidait sa force. Samson n'était donc qu'une personne ordinaire, voire moins, mais il était l'image — l'image de Dieu — de ce qui est accessible à tout cœur naziréen en tant que personne séparée, et beaucoup se trompent à ce sujet.
Quelle était la source de la force de Samson? Certains diront que c'était ses longs cheveux, car lorsqu'ils ont été coupés, il a perdu sa force. Mais ce n'est pas cela. Le fait est que ses longs cheveux étaient une exigence de son vœu de naziréat. Il devait être une personne à part et mener une vie publique séparée. C'était son engagement. Cela m'intriguait de penser que la force de Samson venait de ses longs cheveux, et je n'arrivais pas à comprendre, vous voyez. Comment la force pouvait-elle résider dans les cheveux? La force de Samson ne venait pas de ses cheveux. Elle venait de son vœu de naziréat, qui le consacrait publiquement au Seigneur.
Voici ce qui m'a intrigué à propos de Samson. Quand on lit le récit, on voit que Samson fréquentait sans cesse ces femmes philistines impies. En d'autres termes, Samson enfreignait constamment le sens profond du vœu de naziréat. Il l'enfreignait constamment dans son cœur, et bien qu'il enfreignait constamment le sens profond dans son cœur, sa force ne l'a pas quitté jusqu'à ce que ses cheveux soient coupés. Cela m'a intrigué. Je crois que la raison en est la suivante. Dieu a attendu qu'il renonce publiquement à son vœu de séparation, et cette dénonciation publique était ses cheveux coupés. Vous voyez, il devait être publiquement séparé et maintenant que cela était rompu, Dieu lui a retiré sa force. Aux yeux des hommes, il était toujours un naziréen jusqu'à ce que ses cheveux soient coupés, et dès que ses cheveux ont été coupés, Dieu l'a quitté, la force l'a quitté.
Je ne suis pas dans le livre des Juges pour le moment, mais si vous voulez une étude sérieuse qui stimulera votre âme, je vous encourage à étudier Samson et à vous poser cette question: « Que fera Dieu à travers un cœur de naziréen si je me consacre vraiment au Seigneur? » Oh, il y a là de grands principes. Vous souvenez- vous comment il a brisé ses chaînes? Dieu vous libérera de ce qui vous lie. Vous souvenez-vous comment il a soulevé cette porte et l'a transportée sur des dizaines de kilomètres? Dieu vous délivrera de la forteresse de l'ennemi.
D'un autre côté, posez-vous cette question: que fera Dieu si je romps mon vœu de séparation? Oh, étudiez la vie de Samson. Il a perdu sa force, et il n'a pas seulement perdu sa force, il a perdu sa liberté. Et il n'a pas seulement perdu sa liberté, il a perdu son honneur et sa dignité, et il a dû aller dans ce pressoir à vin, ce qui était à l'époque un travail de femme. Puis il a perdu la vue, puis il a perdu son témoignage et Dagon a reçu tout le mérite. Et finalement, il a perdu la vie. Je crois qu'une des raisons pour lesquelles l'Église est de nos jours dans un état si anémique est qu'elle est restée trop longtemps dans le giron de Dalila; elle a rompu son vœu public de séparation; elle n'a plus un cœur naziréen. Très bien, revenons au livre des Nombres.
La première condition pour devenir naziréen était de soumettre ses joies naturelles au Seigneur, puis, deuxièmement, d'être publiquement consacré. Je sais que beaucoup de jeunes suivent cette série sur cassette, c'est pour cela que je voudrais faire une petite remarque au sujet des cheveux longs. Permettez-moi de mentionner un principe concernant les cheveux longs dans notre société et notre culture. Comme vous le savez, il existe des mouvements associés au Seigneur qui ont pour signe distinctif les cheveux longs. On leur donne toutes sortes de noms, et je ne vise aucun groupe en particulier, mais j'ai entendu parler des hippies, des amis de Jésus, des fanatiques de Jésus et de tout un tas d'autres personnes qui ont les cheveux longs et se réclament du Seigneur.
L'ERREUR D'AVOIR LE BON NOM MAIS LE MAUVAIS DIEU
Je pense que cela est à mille lieues du naziréat de l'Ancien Testament. Je ne pense pas que cela s'en rapproche, pour la raison suivante. Le principe qui sous-tendait les cheveux longs des naziréens était la séparation pour le Seigneur, et cela n'existe plus aujourd'hui. Ce n'est pas leur principe. Si vous demandez à quelqu'un pourquoi il a les cheveux longs, il ne vous répondra pas que c'est pour que tout le monde le reconnaisse comme étant séparé pour le Seigneur. Vous voyez, le principe est complètement différent. J'ai une idée, et je me trompe peut-être car c'est ma propre observation et cela ne vient pas de la Bible, mais je pense que le mouvement actuel est une séparation « d'avec » plutôt qu'une séparation « pour. » C'est un mouvement antisystème.
Ce que j'essaie de dire, c'est que le mouvement de Jésus(1) de nos jours n'est pas religieux, il est politique. J'en suis convaincu. Ces personnes ne cherchent pas à être séparés pour le Seigneur, mais ils ont simplement étudié la vie de Jésus et conclu qu'il était un radical. Ils se sont rangés du côté du politicien Jésus. Le nom est le même, mais c'est le mauvais Dieu. Ce n'est pas le même Jésus que nous connaissons, même s'il porte le même nom. Je m'intéresse au veau d'or qu'Aaron a fabriqué. Vous souvenez-vous comment ils ont nommé le veau d'or? Ils l'ont appelé Jéhovah. Ils avaient le bon nom, mais le mauvais Dieu. Ce n'est pas parce que les gens disent « Jésus » qu'ils sont nés de nouveau, cela ne signifie pas qu'ils sont sauvés.
Je sais qu'il y a des exceptions à cette règle et je ne veux en aucun cas dire que Dieu m'a désigné comme seul opposant à cette pratique, mais en tant que mouvement actuel, je suis contre le mouvement Jésus. Je ne pense pas qu'il aille dans la bonne direction. Ce n'est pas un symbole de séparation d'avec le Seigneur, mais de rébellion, de rejet de l'autorité, d'antisystème. Cette idée de se libérer des contraintes, de vivre en communauté, d'amour libre, de pacifisme, ne se trouve pas dans la Bible. Il ne s'agit pas de la séparation pour le Seigneur. Vous voyez, le problème vient du fait que nous avons les faits, mais quel est le principe derrière les faits? Dans l'Ancien Testament, le principe était la séparation, la séparation publique pour le Seigneur. Je crois que le principe derrière les cheveux longs, dans de nombreux cas aujourd'hui, est la rébellion contre l'ordre établi et donc la séparation d'avec celui-ci.
Bien sûr, ce que je viens de dire est une règle générale, et je ferai souvent des exceptions à cette règle. Dieu, dans sa miséricorde, utilise souvent des instruments indignes. Moi qui me tiens devant vous, j'en suis la preuve. Dieu utilise des instruments indignes, et Il utilise des motivations indignes. Je serais le dernier au monde à dire que Dieu n'a jamais utilisé le mouvement de Jésus. Je crois que beaucoup de gens seront au ciel grâce au mouvement de Jésus, mais malgré lui et non à cause de lui. Bien entendu, cela vaut pour tout ce que Dieu utilise. Ce sera toujours malgré et non à cause.
Laissez-moi vous poser une autre question. Les jeunes d'aujourd'hui ne savent pas très bien quelle longueur de cheveux les hommes chrétiens doivent adopter. Je vais vous donner un principe. Ce principe se trouve dans 1 Corinthiens 11. Je ne vais pas l'appliquer, je vais simplement vous donner le principe. Le principe dans 1 Corinthiens 11 est le suivant. Dieu a fait les hommes pour être des hommes; Dieu a fait les femmes pour être des femmes. À tout moment, lorsque mon apparence, que ce soit mes vêtements, mes cheveux ou quoi que ce soit d'autre, sème la confusion dans l'esprit des gens quant au sexe que Dieu m'a donné, alors je suis dans l'erreur. C'est ce qu'enseigne la Bible. La Bible enseigne que les hommes doivent ressembler à des hommes et les femmes à des femmes.
Lorsque vous êtes un naziréen de cœur, c'est-à-dire lorsque vous souhaitez vraiment vous consacrer au Seigneur, vous n'aurez aucun problème quant à la longueur de vos cheveux. Vous voyez, le Seigneur vous guidera à ce sujet, votre conscience deviendra sensible et Dieu pourra vous montrer ces choses. Permettez-moi de vous mettre en garde ici. Puisque nous avons affaire à des naziréens de cœur et que seul Dieu peut voir le cœur, soyez très prudent lorsque vous jugez le cœur de quelqu'un en fonction de la longueur de ses cheveux. Nous n'avons pas le droit de le faire. Dieu ne nous a pas appelés à scruter le cœur des gens. Laissez cela à Dieu. Laissez le Seigneur en être le juge. Assurez-vous simplement d'être un naziréen de cœur, et je m'assurerai d'être un naziréen de cœur, et alors nous nous tiendrons tous un jour devant le tribunal de Christ. Personnellement, cela me suffit amplement.
LE NAZIRÉEN DEVAIT RENONCER À SES LIENS FAMILIAUX POUR LE SEIGNEUR
La troisième exigence pour un naziréen se trouve dans les versets 6:6-7: « Pendant tout le temps qu'il a voué à l'Éternel, il ne s'approchera point d'une personne morte; il ne se souillera point à la mort de son père, de sa mère, de son frère ou de sa sœur, car il porte sur sa tête la consécration de son Dieu. »
Nous avons vu que les trois premiers versets stipulent qu'un naziréen doit se séparer des joies naturelles pour le Seigneur, qu'elles soient mauvaises en elles-mêmes ou non. Le deuxième principe est qu'un naziréen doit mener une vie séparée publiquement. Nous pouvons résumer le troisième principe ainsi: un naziréen doit renoncer à tous ses liens familiaux pour le Seigneur. Il doit renoncer à ses proches pour le Seigneur.
Concrètement, cela signifie que lorsqu'un Naziréen perdait son père, il ne pouvait pas assister à ses funérailles, et lorsqu'il perdait sa mère, il ne pouvait pas non plus assister à ses funérailles. De même, lorsqu'il perdait un frère ou une sœur, il ne pouvait pas assister aux funérailles de ses proches. Cela signifiait-il pour autant que le naziréen n'aimait pas sa mère, son père, ses frères et ses sœurs? Non, cela ne signifie pas cela. Cela signifie-t-il qu'il est mal d'assister aux funérailles d'un être cher? Non, cela ne signifie pas cela. Je ne vais pas développer ce sujet maintenant, mais je pense que l'approche moderne des funérailles est tellement contraire aux Écritures. Elle est anti-chrétienne à tous les égards. Peut-être qu'un jour, si le Seigneur me conduit dans cette direction, j'aimerais bien faire une étude biblique sur les funérailles chrétiennes, car toute cette idée de veillée funèbre et de présentation du corps n'est tout simplement pas biblique. Mais bon, le naziréen n'avait pas à faire face à tout cela. Cela signifiait que c'était mal pour lui; cela ne signifie pas que c'est mal pour tout le monde, mais c'était mal pour lui.
Cela n'est pas très éloigné de notre propre vie. Pouvez-vous imaginer une situation dans laquelle certains chrétiens seraient tenus par Dieu de ne pas assister aux funérailles d'un être cher? Je pense aux missionnaires. Parfois, Dieu les appelle à l'autre bout du monde. Je pense qu'il est presque probable que si quelqu'un reçoit l'appel d'aller en mission quelque part, il ne pourra pas assister aux funérailles de ses proches. Dans de nombreux cas, je suis sûr que c'est vrai. Le principe qui sous-tend ce fait est toujours valable aujourd'hui.
Permettez-moi de le dire avec les mots du Seigneur Jésus. Vous vous souvenez quand Il envoie ses douze disciples dans Matthieu 10? Il fait une déclaration merveilleuse en Matthieu 10:37-39: « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n'est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. » N'est-ce pas une déclaration pénétrante? « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. » Comme ce verset est important! Je me demande si vous vous êtes tous présentés devant le Seigneur en ces termes et si vous avez définitivement remis vos proches au Seigneur. Lui avez-vous remis votre mère, votre père, vos frères et sœurs, vos enfants, votre conjoint, toute autre personne? Avez-vous simplement remis vos proches entre les mains du Seigneur? Le naziréen avait fait un vœu spécial. Il ne pouvait même pas assister aux funérailles d'un être cher. Il avait fait ce vœu spécial afin de respecter ce principe aux yeux du peuple. Dieu essayait d'inculquer ces principes immuables, et je pense que c'est ce que nous devons souligner.
Maintenant que nous arrivons à la fin de cette section sur la séparation, permettez-moi de répéter que Satan adore pousser le peuple de Dieu à fuir la séparation à cause des abus qui en sont faits. Vous savez, la séparation est aujourd'hui une vérité dont on abuse. Mais ne fuyez pas la vérité simplement parce qu'on en abuse. J'aime l'exprimer ainsi: lorsque vous êtes troublé par la séparation, courez vers le Dieu qui sépare. Courez vers le Seigneur Lui-même. Lorsque vous courez vers le Dieu qui vous sépare, vous pouvez lui faire confiance pour vous protéger de tous les abus.
Très bien, permettez-moi de rappeler les trois exigences que Dieu a imposées aux naziréens dans les six premiers versets. Premièrement, ils devaient renoncer à toute joie naturelle, qu'elle soit mauvaise en soi ou non. Deuxièmement, leurs cheveux longs symbolisaient leur engagement à mener une vie exemplaire devant le Seigneur. Enfin, ils devaient remettre leurs proches au Seigneur; ils ne pouvaient même pas assister aux funérailles d'un être cher.
Après avoir lu les versets 6:1-21, quelle réponse donneriez-vous à la question suivante: « Comment puis-je être un vrai naziréen? » Vous savez, parfois, nous comprenons certains de ces principes et nous nous disons: « C'est très bien, mais comment puis-je les appliquer à ma vie? C'est bien de les lire dans la Bible et d'entendre parler de ces principes, mais comment puis-je les intégrer dans ma vie? Comment puis-je être un naziréen de cœur? » Je vais vous lire quelques versets, puis je vous donnerai un principe à ce sujet.
Avez-vous remarqué au verset 6:10 qu'ils devaient sacrifier deux tourterelles ou deux jeunes pigeon? Puis, au verset 6:14, un agneau, une brebis et un bélier. N'est-il pas intéressant de constater que dans ce chapitre, quatre des cinq offrandes mentionnées au début du Lévitique sont maintenant mentionnées en rapport avec ce naziréen? En d'autres termes, ce que Dieu dit, c'est qu'ils avaient besoin du sang. Lorsque vous lisez le chapitre 6 du livre des Nombres, tout ce que vous voyez, c'est du sang. Le sang de la tourterelle, le sang du pigeon, le sang de l'agneau, le sang de la brebis, le sang du bélier; le sang est omniprésent dans ce chapitre. J'aime le formuler ainsi et dire que ce n'est qu'en comptant sur le sang de Jésus que l'on peut être un naziréen de cœur!
Nombres 6:18 dit: « Le naziréen rasera, à l'entrée de la tente d'assignation, sa tête consacrée; il prendra les cheveux de sa tête consacrée, et il les mettra sur le feu qui est sous le sacrifice d'actions de grâces. » Les cheveux pouvaient être coupés, soit parce qu'ils avaient été souillés, soit parce qu'il y avait des naziréens à temps partiel qui avaient fait un vœu temporaire alors que d'autres étaient naziréens toute leur vie. Lorsque les cheveux étaient finalement coupés, que leur demandait Dieu de faire avec ces cheveux? Ils devaient les brûler; ils devaient brûler leurs cheveux. Est-ce que vous voyez où je veux en venir? Pourquoi un naziréen devait-il brûler ses cheveux? Je crois que Dieu dit ceci: « vous ne devez pas mettre votre confiance dans votre séparation (vous voyez, c'était le signe de leur séparation publique), ni dans votre propre sainteté envers le Seigneur, mais uniquement dans le sang précieux. » Ainsi ils devaient mettre leurs cheveux sur le même autel que le sang. Oh, j'adore ça! Ensuite, ils devaient brûler leurs cheveux.
Ce que Dieu disait à travers la combustion des cheveux, c'est ceci: « je dois me glorifier dans le Seigneur. Je dois me glorifier dans le sang. » Je ne dois pas me glorifier dans ma propre séparation. Je ne dois pas me glorifier dans ma propre sainteté, mais uniquement dans le sang du Christ. Un naziréen ne pouvait pas garder ses cheveux même s'il le voulait. Vous pouvez maintenant imaginer pourquoi les gens seraient enclins à faire une chose pareille: conserver des cheveux. Un naziréen devait brûler ses cheveux après les avoir coupés, car s'il les avait gardés, il se serait vanté de sa séparation. Il aurait pu dire quelque chose comme: « Regardez les cheveux que j'avais quand j'ai été séparé pour le Seigneur. » Dieu a dit: « Brûle-les. Je ne veux pas que tu sois séparé pour ta séparation, mais pour le Seigneur. » Connaissez-vous ce chant?
Mon espérance repose sur rien d'autre que
sur le sang et la justice de Jésus.
Je n'ose pas me fier à la plus belle des apparences,
mais je m'appuie entièrement sur le nom de Jésus.
Je me tiens sur le roc solide qu'est le Christ,
Tout autre sol n'est que sable mouvant.
Le Naziréen a donc dû brûler ses cheveux lors du sacrifice sanglant afin de montrer qu'il ne se reposait que sur Dieu. Tant de séparations créées par les hommes sont centrées sur l'homme plutôt que sur Dieu. Oh, tout l'attrait de ce cœur naziréen était de regarder vers Christ, d'être centré sur Christ. Quand il est centré sur Christ, alors il transmet pleinement le message de la séparation.
Si vous n'avez pas compris, permettez-moi de vous donner quelques exemples de la manière dont les naziréens d'aujourd'hui conservent leurs cheveux au lieu de les brûler. Vous voyez ce que je veux dire? Comment pouvons-nous nous tourner vers la séparation au lieu de nous tourner vers le Seigneur? Encore une fois, je ne regarde pas dans la vie des autres personnes. Tous ces exemples sont tirés de ma propre expérience. Je me sens un peu comme un frère qui a dit un jour: « Si vous voulez en savoir plus sur le pharisaïsme chrétien, demandez-moi. Je sais tout à ce sujet. » Eh bien, ces exemples sont tirés de ma propre vie. Voici une façon par laquelle vous pouvez vous tourner vers votre séparation plutôt que vers le Seigneur. Vous pouvez avoir une Bible toute annotée. Il n'y a rien de mal à annoter une Bible, mais il y a quelque chose de mal à ouvrir cette Bible pour que les autres puissent voir à quel point vous êtes spirituel. Ne croyez pas que nous ne sommes pas comme cela, car nous le sommes. Je le sais. Vous savez, parfois, je suis assis à côté de quelqu'un à l'église et quelqu'un dit « Corinthiens » et je regarde dans les Chroniques. Je sais où se trouvent les Corinthiens, mais je veux qu'il voie toutes les fois où j'ai souligné des versets de la Bible. Vous voyez, nous devons brûler nos cheveux, nous devons brûler nos cheveux. C'est ce que Dieu dit ici.
Certaines personnes se vantent d'avoir une vieille Bible usée. Elles ne voudraient pas avoir une nouvelle Bible avec elles, car elles veulent que tout le monde sache que leur Bible est toute usée, et vous pourriez même penser qu'elles l'utilisent parfois, vous voyez. Brûlez-la! Je ne veux pas dire littéralement. Brûlez les pages, vous voyez. C'est là l'idée. Ne vous reposez pas sur ce qui peut vous apporter la gloire plutôt que sur la gloire du Seigneur. Beaucoup de témoignages sont centrés sur l'homme. Les gens se lèvent et racontent tout ce qu'ils ont abandonné pour suivre le Seigneur. Je connais un frère qu'il les appelait les « vantards » et il disait qu'une fois qu'ils avaient tous fini, il avait envie de dire: « À l'homme soit la gloire, il a fait de grandes choses! » Beaucoup de statistiques que les gens donnent sont des cheveux qui devraient être brûlées. Toute cette idée de tenir des statistiques. Il y a un temps pour cela si vous avez un but, mais si c'est juste pour compter les gens, si c'est juste pour voir combien de tracts vous avez distribués ou combien de personnes ont été sauvées ou combien d'occasions vous avez eues, j'ai l'impression que ce sont des cheveux qui devraient être brûlés.
Avant de quitter la loi du naziréat, permettez-moi de vous donner un autre exemple. Le verset 6:12 dit: « Il consacrera de nouveau à l'Éternel les jours de son naziréat, et il offrira un agneau d'un an en sacrifice de culpabilité. » Voici ce qui s'est passé dans ce contexte. Le naziréen marchait avec un ami qui a eu une crise cardiaque et est décédé. Ce n'était pas de sa faute. Il n'avait rien dit ni rien fait, mais il était souillé simplement parce qu'il se trouvait en présence de cette personne décédée. Il a donc dû se rendre au temple pour y offrir ces quatre offrandes: l'offrande pour la culpabilité, l'offrande pour le péché, l'offrande pour la transgression et l'offrande de paix. Il était souillé simplement parce que cet homme était tombé mort à ses côtés.
Cela illustre bien à quel point il est facile de se souiller, mais voici le principe que je veux vous transmettre. La fin du verset 6:12 dit: « Les jours précédents ne seront point comptés, parce que son naziréat a été souillé. » Qu'est-ce que cela signifie? « Les jours précédents ne seront point comptés. » Je pense que cela signifie que lorsque le naziréen s'est souillé, il a dû tout recommencer depuis le début. Peu importe qu'il ait été naziréen pendant quarante ans, tout était effacé. Tout était annulé, et il devait tout recommencer depuis le début. Vous voyez, il y a une grande leçon à tirer de cela. Non seulement nous perdons les jours de notre souillure, et cette perte est définitive, mais nous perdons aussi les jours de notre naziréat!
Permettez-moi d'énoncer un ou deux principes simples qui relient ce verset 6:12. Lorsque vous vous souillez devant le Seigneur, vous devez revenir en arrière et recommencer à partir du moment où vous vous êtes souillé. Prenons l'exemple du vieil Abraham. Vous vous souvenez qu'il se trouvait à Béthel? Il y eut alors une grande famine dans le pays, et au lieu de faire confiance à Dieu à Béthel, il descendit en Égypte, contrairement à la volonté de Dieu. Dieu ne pouvait même pas lui parler. Il ne pouvait rien faire tant qu'il n'était pas retourné à Béthel. Il devait reprendre là où il s'était arrêté. C'est le principe qui s'applique ici au naziréen: il devait tout recommencer depuis le début.
LA VICTOIRE D'HIER NE M'AIDERA PAS POUR ÊTRE VICTORIEUX AUJOURD'HUI
Voici l'autre principe que je tire de cela. Les victoires d'hier ne m'aideront pas aujourd'hui. La grâce de Dieu est suffisante en ce moment pour moi. Voici une chose étonnante. Vous pouvez marcher avec Dieu pendant quarante ou cinquante ans dans une communion ininterrompue, fidèlement, pendant cinquante ou soixante ans. Mais vous rendez-vous compte que ce record de communion ne contribue pas d'un iota à votre victoire actuelle? Vous voyez, c'est pourquoi les hommes pieux tombent. Ils se reposent souvent sur les victoires d'hier pour tenir bon aujourd'hui, mais cela ne suffit pas. De quoi ai-je besoin pour tenir bon aujourd'hui? Je n'ai pas besoin d'une série de victoires passées pour tenir bon aujourd'hui. J'ai besoin de regarder vers Jésus-Christ, et Lui seul, aujourd'hui. Les victoires d'aujourd'hui ne m'aideront pas demain. Demain, je devrai m'attacher à nouveau au Seigneur Jésus, et cela restera vrai jusqu'à ce que je fasse le pas vers l'éternité et que je voie mon Dieu face à face. Sa grâce est suffisante pour l'instant présent.
Très bien passons maintenant à la bénédiction sacerdotale. Ce sera une bonne façon de terminer cette étude. Nombres 6:22-26 dit: « L'Éternel parla à Moïse, et dit: Parle à Aaron et à ses fils, et dis: Vous bénirez ainsi les enfants d'Israël, vous leur direz: Que l'Éternel te bénisse, et qu'il te garde! Que l'Éternel fasse luire sa face sur toi, et qu'il t'accorde sa grâce! Que l'Éternel tourne sa face vers toi, et qu'il te donne la paix! »
UNE BÉNÉDICTION SANS RÉSERVE POUR CEUX QUI MÉRITENT UNE MALÉDICTION SANS RÉSERVE
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui n'a jamais entendu cela? C'est l'une des bénédictions les plus connues, et c'est la bénédiction la plus connue de l'Ancien Testament. Quel est le message central de cette merveilleuse bénédiction? Je vais vous donner le message central, puis je vais essayer de vous montrer comment j'y suis parvenu. Le message central peut être résumé ainsi: la bénédiction sans réserve de notre grand prêtre pour ceux qui méritent la malédiction sans réserve. Vous voyez, c'est là le sens de ce passage de l'Écriture. La bénédiction sans réserve de notre grand prêtre pour ceux qui méritent la malédiction sans réserve. Il s'agissait d'une bénédiction solennelle que Dieu avait prescrite pour renvoyer l'assemblée chaque jour. Rappelez-vous, ils avaient le sacrifice du matin et le sacrifice du soir. Tous les matins à neuf heures, ils offraient un sacrifice, puis à trois heures de l'après-midi, ils en offraient un autre. C'était après le sacrifice du soir que le prêtre sortait du lieu saint, se tenait devant le peuple, les mains levées, et prononçait cette bénédiction dans Nombres 6:22-26.
La question que nous devons nous poser est la suivante: Sur qui Dieu a-t-il prononcé Sa bénédiction? Vous direz peut-être: « Eh bien, sur tout le monde. » Non, non. Regardez encore. Sur qui le prêtre a-t-il dit: « Que le Seigneur te bénisse et te garde? » Est-ce que c'était sur tout le monde? Est-ce que c'était sur Israël? Non, ce n'était pas uniquement sur Israël. Regardez bien, la bénédiction a été prononcée sur ceux qui avaient apporté leurs sacrifices au temple pour le sacrifice du soir. Elle n'était pas pour tout le monde. Le prêtre prenait le sang, entrait dans le lieu saint et offrait le sang. Que signifiait apporter un sacrifice au Seigneur? Cela signifiait que je venais en tant que pécheur méritant la mort, et j'offrais un substitut pour moi en disant que cet agneau prenait ce que je méritais. Prenez le couteau sacrificiel et égorgez-le. Vous voyez, la bénédiction de Dieu n'est pas pour tout le monde. La bénédiction de Dieu est pour les pécheurs qui méritent la mort. Elle n'est pas pour tout le monde. Elle est pour ceux qui ont pris leur place de pécheurs méritant la mort.
Il est si facile de penser que la bénédiction de Dieu est pour tous ceux qui la veulent, mais ce n'est pas ce que Dieu dit. Voici comment j'aime le lire. Sa bénédiction, le « te » du verset 6:24, « que le Seigneur te bénisse », ne s'adresse pas à tout le monde, mais seulement à ceux qui ont apporté le sang, ceux qui ont pris la place des pécheurs méritant l'enfer. J'aime donc l'exprimer ainsi: « Que le Seigneur te bénisse, pécheur qui mérites l'enfer. Et te garde, pécheur qui mérites l'enfer. Et que le Seigneur fasse briller sa face sur toi, pécheur qui mérites l'enfer. Qu'Il soit miséricordieux envers toi, pécheur méritant l'enfer. Qu'Il élève vers vous son visage, pécheur méritant l'enfer. Et qu'Il te donne, pécheur méritant l'enfer, la paix. » Vous voyez, c'est de cela dont il s'agit. Ce n'était pas pour n'importe qui. Maintenant, avant de terminer (nous reviendrons sur cette bénédiction car j'ai encore quelque chose à dire à ce sujet), permettez-moi de vous donner cet avertissement. Ne répétez pas cette expression « Que le Seigneur te bénisse » à tout va. À qui Dieu promet-il Sa bénédiction? Ce n'est pas à n'importe qui. C'est à ceux qui viennent en tant que pécheurs méritant l'enfer, et c'est tout. Dieu n'a jamais promis de bénir qui que ce soit d'autre.
Je sais que j'ai été très imprudent à ce sujet et, une fois de plus, je me sens condamné, peut-être plus que les autres. Il m'est arrivé de discuter avec quelqu'un, puis au moment de partir, au lieu de dire au revoir, je disais: « Que Dieu te bénisse. » Je n'ai pas le droit de dire « Que Dieu te bénisse » si ces personnes ne sont pas venues vers Dieu en tant que pécheurs méritant la mort. Je ne sais pas jusqu'où vous voulez aller, mais moi, je m'enfuis quand quelqu'un éternue, vous voyez. Je ne veux pas dire « À vos souhaits. » Pas depuis que j'étudie cela! Parce que je ne dois pas distribuer la bénédiction de Dieu à tout va. Il ne la donne qu'à ceux qui viennent à Lui en tant que pécheurs méritant la mort. Savez-vous quand sera le seul moment légitime où nous pourrons chanter « Que Dieu bénisse l'Amérique? » Quand l'Amérique se présentera devant Dieu comme un pays qui mérite d'aller en enfer! Alors nous pourrons chanter « Que Dieu bénisse l'Amérique. » Dieu ne donnera pas sa bénédiction à quelqu'un qui ne se présente pas ainsi.
Nous allons conclure ici. Inclinons-nous ensemble. Je pense que je vais terminer en lisant ces paroles tirées des Écritures.
Que l'Éternel te bénisse, et qu'il te garde!
Que l'Éternel fasse luire sa face sur toi, et qu'il t'accorde sa grâce!
Que l'Éternel tourne sa face vers toi, et qu'il te donne la paix!
Au nom de Jésus. Amen.
(1)Référence au "Jesus Movement" des années 1960-1970 en Californie (NdT)[retour]
Nombres #7