NOMBRES PARTIE 2 - LES MURMURES

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre deuxième leçon sur ce merveilleux livre des Nombres.



RÉSUMÉ

Très bien, laissez-moi vous rappeler le message principal du livre des Nombres tel que nous l'avons présenté jusqu'à présent. N'oubliez pas que nous en sommes encore à l'étude introductive, nous survolons donc le livre pour en saisir l'esprit et les points principaux que le Saint-Esprit a mis en évidence. L'illustration que nous avons utilisée représente simplement la route divisée en trois parties: les chapitres 1 à 10, les chapitres 11 à 21, puis les chapitres 22 jusqu'à la fin du livre.

Nous avons placé le signe « + » au-dessus des dix premiers chapitres. Ces dix premiers chapitres racontent l'histoire d'Israël dans le désert, alors qu'il était dans la volonté de Dieu. Est-ce que vous vous souvenez des vingt derniers jours au mont Sinaï? Ensuite, du chapitre 11 au chapitre 21, nous avons utilisé le signe « - » pour couvrir les trente-huit années d'errance dans le désert, lorsque le peuple n'était pas dans la volonté de Dieu. Puis, les signes plus et moins se sont combinés pour finalement se mélanger. Parfois, le peuple était positif envers le Seigneur, parfois non.

Comme nous l'avons déjà dit, le grand thème du livre des Nombres n'est pas le récit du voyage du peuple de Dieu même si c'est cela qui apparaît à première vue. Il est vrai que nous voyons le pèlerinage du peuple de Dieu, de son voyage à travers le désert, mais c'est plus que cela. En effet, en Hébreux 3:10, lorsque Dieu revient sur le livre des Nombres, Il dit: « Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: Ils ont toujours un coeur qui s'égare. Ils n'ont pas connu mes voies. » Il ne s'agit pas seulement des voies du peuple de Dieu, mais lorsque vous étudiez le livre des Nombres, vous étudiez également les voies de Dieu. Vous voyez, lorsque vous étudiez le livre des Nombres, vous ne voyez pas beaucoup de choses que le peuple de Dieu a faites, mais vous voyez la manne, vous voyez des cailles venues du ciel, vous voyez de l'eau sortir d'un rocher, vous voyez une provision surnaturelle de vêtements, vous voyez des pieds qui n'enflent pas, vous voyez Dieu à l'œuvre, vous voyez des ennemis détruits. C'est en quelque sorte le voyage (si l'on peut appeler cela ainsi) de Dieu; ce sont les voies de Dieu. Ce que nous essayons de faire pour illustrer cela, c'est simplement de dessiner une nuée de gloire Shékinah au-dessus du voyage du peuple de Dieu et ainsi de répandre les rayons de gloire tout au long du voyage.

Rappelez-vous que le désert ne symbolisait pas la vie. Vous connaissez l'idée selon laquelle la vie est un désert, que nous ne faisons que traverser ce désert et qu'un jour, peu à peu, nous arriverons à Canaan, nous arriverons au paradis. Ce n'est toutefois pas le message du livre des Nombres. Le désert ne symbolise pas la vie; il symbolise la terre de la désobéissance; il symbolise ceux qui ont renoncé à suivre Dieu, qui se sont détournés de la volonté de Dieu. Dans les chapitres 13 et 14 du livre des Nombres, Kadès-Barnéa devrait vous laisser un goût amer dans la bouche, car c'est là que le peuple de Dieu s'est détourné de la volonté de Dieu. Et parce qu'ils ont douté de Dieu, ils ont erré pendant trente-huit ans, mais Dieu est resté fidèle. C'est là le grand message du livre des Nombres. Comment Dieu se comportera-t-il envers moi si je me rebelle? Que puis-je attendre du Seigneur? Je ne vous encourage pas à vous rebeller contre Dieu, mais Dieu a inclus dans Sa Parole beaucoup d'informations sur ce à quoi vous pouvez vous attendre lorsque vous êtes en désaccord avec le Seigneur. Cela est destiné à tourner vos yeux vers le Seigneur et vers Sa bonté, cela est destiné à vous conduire à la repentance. Mais il y a aussi eu des jugements, et c'est pourquoi nous résumons tout le message avec Romains 11:22: « Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu. » Tel est le message du livre des Nombres.

Nous appelons ce thème: Les voies de Dieu illustrées par les voies des hommes ou encore les voies de Dieu illustrées par le voyage à travers le désert. Mais nous ne voulons pas que vous vous attardiez sur les voies de Dieu, c'est pourquoi notre verset clé est Exode 33:13: « Fais-moi connaître tes voies; alors je te connaîtrai. » C'est là le but du livre des Nombres. Que vous voyiez le désert afin de voir les voies de Dieu. Que vous voyiez les voies de Dieu afin de voir le Seigneur Lui-même, afin de connaître le Seigneur. Ainsi, en parcourant le livre des Nombres, nous n'essayons pas d'étudier et de retracer comment ils sont allés du Sinaï à Kadès-Barnéa, puis dans le désert de Tsin, jusqu'à Meriba. Nous ne voulons pas apprendre tout cela. Nous verrons cela, et nous utiliserons ces faits pour illustrer de grands principes, mais nous voulons avant tout étudier le livre des Nombres afin de connaître Dieu et de voir les voies de Dieu.

À la fin de notre précédente leçon, je vous ai montré deux illustrations tirées de l'ensemble du livre. Nous n'avions commencé que la première. J'ai souligné qu'il y a neuf grands murmures dans le livre, et j'ai donné les mots clés et les références de ces murmures. En d'autres termes, ce n'est pas une idée originale de ma part. Le Saint-Esprit met l'accent sur toutes les plaintes qui ont eu lieu pendant le temps dans le désert. La question que nous avons posée lors de notre précédente leçon et à laquelle nous avons tenté de répondre est: pourquoi se plaindre est-il si grave? Pourquoi murmurer est-il si grave? Pourquoi se plaindre est-il si grave? La Bible donne une réponse claire dans Exode 16:7-8. Je vais vous lire ce passage, puis je vous donnerai le principe.

Exode 16:7-8 dit: « Et, au matin, vous verrez la gloire de l'Éternel, parce qu'il a entendu vos murmures contre l'Éternel; car que sommes-nous, pour que vous murmuriez contre nous? Moïse dit: L'Éternel vous donnera ce soir de la viande à manger, et au matin du pain à satiété, parce que l'Éternel a entendu les murmures que vous avez proférés contre lui; car que sommes-nous? Ce n'est pas contre nous que sont vos murmures, c'est contre l'Éternel. »

Ce passage est très fort, car voici ce qu'il enseigne. Tout murmure dans la vie est contre Dieu. Vous ne murmurez jamais, ne vous plaignez jamais contre qui que ce soit, contre aucune situation ou condition. Cela ne vous est jamais arrivé. Vous murmurez toujours contre Dieu. Toutes les plaintes sont dirigées contre Dieu. Savez-vous pourquoi? C'est parce que Dieu est souverain. Si vous êtes sauvé, si vous êtes chrétien, au moment où quelque chose arrive dans votre vie, c'est devenu la volonté de Dieu pour vous. Vous savez, il est facile pour quelqu'un de dire qu'il croit en la souveraineté de Dieu, et certaines personnes pensent que c'est une doctrine sectaire qui appartient aux presbytériens, ou que Charles Spurgeon l'a volée à Jean Calvin et l'a donnée aux baptistes, mais ce n'est pas une doctrine sectaire. La souveraineté de Dieu est une doctrine biblique, et c'est une vérité très précieuse.

Tout ce qui entre dans notre vie, sans aucune exception, nous vient directement de Dieu. Chaque fois que nous nous plaignons de quoi que ce soit, nous nous plaignons de Dieu. C'est Dieu qui assume l'entière responsabilité. C'est pourquoi c'est si grave, et c'est pourquoi Dieu y accorde une grande attention. L'une des grandes caractéristiques de la vie dans le désert est d'avoir un cœur qui se plaint, un cœur qui murmure, un cœur insatisfait. C'est un signe qui ne trompe pas; on peut immédiatement distinguer les personnes satisfaites en Jésus de celles qui ne le sont pas. On le voit à travers cette attitude de plainte et de murmure. Notre première observation portait donc sur les murmures.

Laissez-moi maintenant illustrer l'ampleur considérable des murmures parmi le peuple de Dieu. Vous serez stupéfaits de réaliser à quel point le peuple de Dieu murmurait. Au fur et à mesure que nous avançons, rappelez-vous que le cœur humain n'a pas changé au fil des ans, pas fondamentalement. Le cœur humain n'a pas changé. Ce sont les occasions qui ont changé. Certaines conditions et applications ont changé, mais le cœur humain est le même. Même si les expressions d'un cœur insatisfait peuvent changer d'une époque à l'autre, le cœur naturel est un cœur qui se plaint. Lorsque nous étudions le livre des Nombres, nous n'étudions pas seulement le livre des Nombres, nous nous étudions nous-mêmes, nous étudions aussi notre cœur naturel.

Souvenez-vous que notre cœur est doté d'un mécanisme de défense complexe. Un mécanisme qui cherche à accuser les autres et à nous justifier. C'est toujours vrai pour le cœur naturel. Vous savez, il est facile de pointer quelqu'un du doigt et de dire: « Voilà un râleur; cet homme est un râleur; il a un cœur insatisfait. » Mais est-ce que vous vous rendez compte que lorsque nous faisons cela, nous nous plaignons de nous-même. Vous voyez, nous nous plaignons du râleur, et nos cœurs sont remplis de ce genre de plaintes. Voici ce que nous enseigne la Bible. Le cœur naturel est un cœur qui se plaint. Il n'y a qu'un seul remède, c'est d'être satisfait en Jésus. Cela nous délivrera de nos plaintes. Mais le cœur naturel est un cœur qui se plaint.

Certaines personnes sont plus repoussantes dans leur façon de se plaindre. D'autres sont plus raffinées et atténuent quelque peu leurs plaintes, mais tout le monde a un cœur qui se plaint. En êtes-vous conscient? À chaque instant où mon cœur s'éloigne de Jésus-Christ (car il est vrai qu'Il est le seul qui puisse me satisfaire), j'ai toutes les raisons de me plaindre. Chaque fois que votre cœur s'éloigne de Christ, vous avez toutes les raisons de vous plaindre. Sans la grâce de Dieu, vous êtes un râleur chronique, tout comme moi. Vous n'avez pas besoin de chercher dans la Bible pour le savoir. Il vous suffit d'observer votre propre expérience.

Permettez-moi de citer quatre faits tirés du livre des Nombres qui illustrent l'ampleur des murmures du peuple de Dieu. Le premier se trouve dans les versets 11:1-3. Ce passage est stratégiquement important pour la raison suivante. Il s'agit de la première plainte mentionnée dans le livre des Nombres, et chaque fois que quelque chose est mentionné pour la première fois dans la Bible, cela devient un indice sur la manière dont ce sujet sera traité plus tard dans tous les autres passages.



NOTRE CŒUR NATUREL A UNE TENDANCE NATURELLE À MURMURER

Nombres 11:1-3 dit: « Le peuple murmura et cela déplut aux oreilles de l'Éternel. Lorsque l'Éternel l'entendit, sa colère s'enflamma; le feu de l'Éternel s'alluma parmi eux, et dévora l'extrémité du camp. Le peuple cria à Moïse. Moïse pria l'Éternel, et le feu s'arrêta. On donna à ce lieu le nom de Tabeéra, parce que le feu de l'Éternel s'était allumé parmi eux. »

Avez-vous remarqué la différence entre cette première et les huit autres qui ont suivi? La première n'a pas d'objet, tandis que les huit suivantes traitent de la nourriture, des dirigeants, de la terre ou des jugements. En d'autres termes, ils murmuraient au sujet de la nourriture, des dirigeants, de la terre ou des jugements. Ils avaient de quoi murmurer. Mais ce premier murmure n'est qu'une attitude générale de murmure, une tendance générale à se plaindre. Ils ne ciblent rien en particulier, et c'est là que réside l'ampleur du murmure. Il s'agissait simplement d'une attitude générale d'insatisfaction.

L'une des raisons pour lesquelles murmurer et se plaindre de choses précises est si dangereux, c'est que cela révèle un cœur qui murmure; cela montre une attitude générale de murmure. En d'autres termes, la plainte précise n'aurait jamais eu l'occasion de se manifester si je n'avais pas eu une attitude générale de cœur plaintif. Et il en va de même pour tout ce dont je me plains. Vous n'êtes peut-être même pas conscient de cette attitude générale de plainte. Il s'agit peut-être d'un phénomène inconscient, mais le fait de murmurer ne fait que révéler l'attitude qui était déjà présente dans votre cœur.

Au fur et à mesure que vous approfondirez votre connaissance de Jésus-Christ, vous allez non seulement confesser de plus en plus vos actes de péché, mais vous allez aussi confesser vos attitudes pécheresses. En cheminant avec le Seigneur, vous verrez que c'est vrai. Prenons l'exemple de l'orgueil. Une déclaration orgueilleuse n'est que le fruit d'un cœur orgueilleux. La seule raison pour laquelle quelqu'un fait une déclaration orgueilleuse, par exemple, c'est parce qu'il a un cœur arrogant. Il adopte une attitude orgueilleuse. Cela peut se manifester par un regard arrogant, un nez retroussé ou une remarque désobligeante. L'orgueil se voit partout.

Avez-vous déjà remarqué quelqu'un dans une conversation, où vous parlez de n'importe quoi, qui ramène toujours la conversation vers lui et ses propres réalisations, du baseball ou d'un autre sport, du temps, des fleurs, peu importe? Chaque expression de fierté illustre l'attitude d'un cœur orgueilleux. Si j'illustre cela par la fierté, c'est parce que vous vous en êtes rendu compte, n'est-ce pas? Toutes les plaintes sont des marques de fierté. Réfléchissez-y. Vous vous demandez: « Comment cela se peut-il? En quoi toutes les plaintes sont-elles de la fierté? Vous ne vous plaindriez de rien si vous ne pensiez pas que vous ne le méritez pas, vous comprenez? Nous pensons que nous ne méritons pas les choses qui nous arrivent.



TOUT CE QUE NOUS MÉRITONS C'EST L'ENFER

Bien entendu, la vérité de la Bible est que vous ne méritez qu'une seule chose, tout comme moi. Tout ce que nous méritons dans la vie, c'est le feu de l'enfer, les tourments des perdus. C'est tout ce que nous méritons. Et tout ce qui entre dans notre vie sous forme de bénédiction n'est que pure grâce, et c'est tout. Nous ne méritons rien. Je sais que c'est facile à dire et difficile à concevoir et à croire, mais c'est la vérité de la Parole de Dieu. C'est littéralement vrai. Tout ce que nous méritons, c'est l'enfer. Et chaque fois que nous nous sommes plaints de quoi que ce soit, c'était par orgueil. Nous disons quelque chose comme: « Je ne méritais pas ce que je viens de recevoir, et je m'en plains parce que je pense que je devrais recevoir quelque chose de mieux que ce que j'ai reçu. » Cela peut être un temps plus clément, une meilleure nourriture ou quoi que ce soit d'autre dont nous nous sommes plaints.

Avez-vous déjà rencontré une personne humble? Je veux dire humble selon la Parole de Dieu. Les personnes humbles sont très reconnaissantes. Réfléchissez-y. Les personnes humbles sont très reconnaissantes. Vous faites la moindre petite chose, et elles vous couvrent de remerciements sincères. Elles ne font pas semblant. Ce n'est pas quelque chose qu'elles ont inventé. Il est écrit en lettres capitales que c'est sincère, et c'est pour cette raison. L'orgueil croit que je mérite quelque chose mais l'humilité écrit automatiquement dans le cœur: « Je ne mérite pas cela. » Plus vous avancez avec le Seigneur, plus vous serez humble, plus vous allez apprécier, et plus vous allez remercier, non seulement le Seigneur, mais aussi les autres pour chaque chose qui a été faite pour vous. C'est un enseignement difficile pour les cœurs simples, mais c'est la vérité de Dieu.

Une des choses que j'apprécie dans le ministère que Dieu nous a confié ici, c'est que Dieu nous a donné un public jeune et avide d'écouter, des adolescents. Nous recevons énormément de demandes de cassettes de la part d'adolescents, et donc lorsque je m'adresse à vous, j'essaie toujours de garder à l'esprit que je m'adresse également à ceux qui écoutent les cassettes. Comme cela concerne tout particulièrement les jeunes, j'aimerais en quelque sorte lancer un avertissement à leur intention. Il est très tentant de se plaindre de ses parents, c'est une tentation énorme. Mais vous rendez-vous compte que vos parents ne vous doivent rien? Vous voyez, le cœur naturel ne pense pas cela, mais c'est la vérité de la Bible. Tout ce que vos parents ont fait pour vous, ils l'ont fait gracieusement. Vous ne méritez rien du tout; ils ne vous doivent rien.

Vous savez, les jeunes pensent généralement le contraire. Ils pensent plutôt ceci: « Mon père et ma mère m'ont mis au monde; je n'ai jamais demandé à venir au monde. Ils m'ont mis au monde, et ils me doivent beaucoup. » Ce n'est pas vrai, vos parents ne vous doivent pas un centime; ils ne vous doivent rien. Cependant, ils doivent peut-être tout à Dieu en ce qui vous concerne. C'est une autre histoire, mais ils ne doivent rien à leurs enfants. Naturellement, mon cœur va dresser une liste négative plutôt qu'une liste positive, et je vais énumérer toutes les choses que mes parents n'ont jamais faites pour moi. Je ne dresse presque jamais l'autre liste de toutes les choses que mes parents ont faites pour moi.

Toute plainte est une forme d'orgueil et de façon naturelle, vous dites que vous ne méritez pas cela. Demandez à Dieu d'inscrire cela dans votre cœur parce que le simple fait d'écouter ma voix et de noter mes paroles dans un cahier ne suffira pas à ancrer cette vérité dans votre âme. Le Saint-Esprit de Dieu doit graver cela de manière indélébile dans votre cœur si vous voulez vraiment l'apprendre. Aucun homme ne peut vous enseigner cette vérité; elle est trop profonde, elle va à l'encontre de notre nature et entre en collision avec notre cœur naturel. Nous n'aimons pas ce genre d'enseignement, mais c'est la vérité, non seulement pour vos parents, mais pour toute la vie.

Permettez-moi de vous donner quelques exemples pour rendre cela plus concret. Lorsque quelqu'un vous double dans une file d'attente ou que vous êtes en voiture et que quelqu'un vous coupe la route, réalisez-vous que vous ne méritez pas d'être le premier? Vous ne le méritez vraiment pas. Vous voyez, cela s'applique directement à notre situation. Parfois, nous lisons des passages sur la souveraineté de Dieu, et cela nous semble être une doctrine froide et dure, réservée aux théologiens prétentieux. Mais cela ramène la souveraineté de Dieu à notre niveau. Dieu permet ces choses dans notre vie, et nous ne méritons rien d'autre que les tourments des perdus.

Certains d'entre nous s'intéressent au sport, certains plus que d'autres, en particulier certains d'entre vous, jeunes gens qui écoutez cette cassette. Lorsque vous devez rester assis sur le banc pendant tout le match, vous rendez-vous compte que vous ne méritez pas de jouer? Vous voyez, c'est la vraie vie, c'est ainsi que les choses se passent. Toutes les plaintes et toutes les récriminations sont un péché contre Dieu Lui-même. Vous ne vous plaignez pas vraiment contre l'entraîneur, contre vos parents, contre la nourriture, contre le temps ou contre toute autre condition ou circonstance, jamais. C'est toujours contre Dieu Lui-même, et c'est ce qui rend cette chose si grave. Toute l'errance dans le désert a été caractérisée par des plaintes et des récriminations parce qu'ils ne croyaient pas en Dieu et qu'ils ne croyaient pas que Dieu était responsable de leur vie. Cette attitude générale, était l'une des choses qui montrait l'étendue du problème. Ils avaient simplement l'habitude générale de se plaindre tout le temps, et c'est devenu l'attitude à partir de laquelle ont fini par émerger toutes les autres manifestations de leur mécontentement.

Prenez par exemple l'attitude de l'indifférence. Non seulement l'indifférence est un péché, mais c'est aussi une attitude. Elle peut se manifester de mille et une façons: un ennui glacial, un manque de coopération, une absence de compassion ou de compréhension envers les autres, une rationalisation. Lorsque vous confessez ces péchés, ne vous contentez pas de les confesser, mais confessez également l'attitude qui les a engendrés. Est-ce trop demander que, tandis que nous poursuivons notre étude commune du livre des Nombres, il n'y ait pas la moindre plainte ou le moindre murmure dans nos vies?

Je travaillais autrefois dans une pépinière et l'une de nos tâches consistait à entretenir presque tous les arbres Howard Johnson de l'état du Connecticut. Nous devions prendre soin de tous les arbustes et de tout le reste. J'étais chargé de mettre de la mousse de tourbe autour des arbustes afin d'empêcher les mauvaises herbes de pousser. Mais vous rendez-vous compte que la mousse de tourbe n'est qu'un dissimulateur. Elle n'atteint pas les racines, et lorsque Dieu s'occupe des plaintes, Il ne veut pas simplement les dissimuler pour que personne ne puisse voir les mauvaises herbes. La mousse de tourbe est très belle en surface, mais en dessous, les mauvaises herbes sont toujours là.

Ce que Dieu dit, c'est qu'Il désire s'attaquer aux racines et aux fondations. Pensez-vous qu'il soit possible que nous puissions faire confiance à Dieu pour porter un coup fatal au centre névralgique de cette attitude générale de plainte? Je sais que c'est la volonté de Dieu. Je vous dirai comment dans un instant. Je ne veux pas vous laisser dans l'expectative, l'idée même d'une attitude générale de plainte montre à quel point elle était répandue.



NOUS MURMURONS CONTRE LES MERVEILLEUSES PROVISIONS DE DIEU

La deuxième indication de l'ampleur des murmures parmi le peuple de Dieu était le fait que celui-ci murmurait contre Sa merveilleuse provision. N'est-ce pas étonnant? C'est dans notre nature de faire cela. Dieu leur avait donné une provision abondante. Permettez-moi de vous donner trois illustrations de cela. La première se trouve dans Nombres 11:4-7: « Le ramassis de gens qui se trouvaient au milieu d'Israël fut saisi de convoitise; et même les enfants d'Israël recommencèrent à pleurer et dirent: Qui nous donnera de la viande à manger? Nous nous souvenons des poissons que nous mangions en Égypte, et qui ne nous coûtaient rien, des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et des aulx. Maintenant, notre âme est desséchée: plus rien! Nos yeux ne voient que de la manne. La manne ressemblait à de la graine de coriandre, et avait l'apparence du bdellium. Le peuple se dispersait pour la ramasser; il la broyait avec des meules, ou la pilait dans un mortier. » Ils ont murmuré contre la nourriture merveilleuse que Dieu leur avait donnée, la manne.

Connaissez-vous cette référence croisée intéressante dans le Psaume 78? Psaume 78:24-25 dit: « Il fit pleuvoir sur eux la manne pour nourriture, Il leur donna le blé du ciel. Ils mangèrent tous le pain des grands, Il leur envoya de la nourriture à satiété. » D'autres versions appelle cela « le pain des anges. » N'est-ce pas formidable? « Les hommes mangeaient le pain des anges. » L'idée est qu'il s'agit du pain des rois et des nobles, le pain que mangent les anges au ciel. En d'autres termes, c'est le meilleur des meilleurs, le mets le plus raffiné du pays.

Imaginons que vous soyez invité au palais d'un roi, et que celui-ci ait décidé d'organiser un somptueux banquet en votre honneur. Que servirait-il? Qu'est-ce qui serait à la hauteur de la richesse du roi? La réponse est qu'il vous servirait quelque chose comme la manne. C'est ce que recevait le peuple de Dieu. Ce n'était pas simplement de la vieille nourriture au goût horrible. C'était le meilleur, c'était la nourriture des anges, c'était la nourriture des puissants. Et pourtant, le peuple de Dieu murmurait.

Je peux entendre quelqu'un dire: « Évidemment, ils ont murmuré; ils en ont eu assez. Ils avaient de la manne au petit-déjeuner, à midi, au dîner, au goûter et au souper. »

Quelqu'un dira peut-être: « Eh bien, s'ils se sont plaints, c'est parce qu'ils en avaient assez. On se lasse de faire toujours la même chose. » Non, ce n'est pas pour cela qu'ils se sont plaints. Ce n'est pas pour cela. Ils ne se sont pas plaints parce qu'ils en avaient marre. S'ils en avaient marre de la nourriture que Dieu leur donnait, c'est parce qu'ils en avaient marre du Dieu qui leur donnait cette nourriture. C'est toujours comme ça.

Chaque fois qu'une personne se plaint des dons que Dieu lui offre, c'est du Dieu qui lui fait ces dons qu'elle se plaint. Ce n'est pas de la manne dont ils voulaient se passer, mais de Dieu. Ils regardaient les choses à leur manière, indépendamment, et comptaient sur eux-mêmes.



NOUS MURMURONS CONTRE NOS LEADERS

Non seulement ils se plaignaient de la nourriture merveilleuse que Dieu leur avait donnée, mais ils se sont également plaints de leur merveilleux leader. Les versets 12:1-3 disent: « Marie et Aaron parlèrent contre Moïse au sujet de la femme éthiopienne qu'il avait prise, car il avait pris une femme éthiopienne. Ils dirent: Est-ce seulement par Moïse que l'Éternel parle? N'est-ce pas aussi par nous qu'il parle? Et l'Éternel l'entendit. Or, Moïse était un homme fort patient, plus qu'aucun homme sur la face de la terre. » Plus tard, nous tirerons un principe particulier de ce verset. De toute évidence, Moïse avait contracté un mariage interracial, et Miriam s'est rebellée contre cela, et parce qu'elle s'est rebellée, Dieu l'a frappée de la lèpre. Ils parlèrent contre leur merveilleux leader. Moïse était une merveilleuse provision du Seigneur. Moïse était un merveilleux leader.

Un auteur qui a écrit sur le livre des Nombres l'a exprimé ainsi. Il a dit que Moïse était le summum de l'humanité dans l'Ancien Testament, tout comme l'apôtre Paul était le summum de l'humanité dans le Nouveau Testament. Bien entendu, cela exclut le Seigneur Jésus. Il était Dieu fait homme et unique en son genre, mais je trouve que cette affirmation est assez juste. Je pense que Moïse était le summum de l'humanité dans l'Ancien Testament, et pourtant, le peuple murmurait contre ce merveilleux leader. Il se plaignait de lui.

Maintenant, faites appel à votre imagination, et vous devrez le faire, car il n'y aura pas d'autre moyen d'y parvenir. Supposons que vous fréquentiez une église dont le prédicateur est parfait. Comprenez-vous pourquoi je vous demande de faire appel à votre imagination? Supposons simplement que Dieu vous donne un prédicateur parfait. Comment serait-il accueilli? Le prédicateur parfait serait-il accepté par tout le monde? Et la réponse est non, il serait critiqué, tout comme Moïse a été critiqué.

Vous me direz: « Comment peux-tu être sûr que c'est vrai? » Je le sais pour deux raisons. La première est illustrée par un exemple. La seconde est un principe. À titre d'exemple, le Seigneur Jésus était un prédicateur parfait. Et pourtant, les gens se plaignaient de lui. Je sais donc qu'ils se plaindraient d'un prédicateur parfait. La seconde raison est un principe.



PLUS UN PRÉDICATEUR EST PARFAIT DU POINT DE VUE DE DIEU PLUS IL SERA CRITIQUÉ

Plus un prédicateur ou un enseignant est parfait, ou plutôt se rapproche de la perfection, plus il va penser et agir selon le point de vue de Dieu. Plus il ira à contre-courant de la nature humaine, plus les gens se plaindront de lui. Vous pouvez donc vous attendre à davantage de plaintes à l'égard d'un prédicateur qui est proche du Seigneur. Et vous pouvez voir comment cela se passe.

Avez-vous suivi ce raisonnement? Plus un prédicateur est parfait, plus il va voir les choses et agir selon le point de vue de Dieu, selon la perspective de Dieu. Et plus il agit comme Dieu, et que cela va à l'encontre des voies des hommes, plus il va aller à contre-courant des cœurs des hommes. Et cela pousse donc les hommes à se plaindre de lui.

Ils n'aiment pas cela. Ils préfèrent être caressés dans le sens des poils. Quand vous caressez un chat dans le mauvais sens, il sort ses griffes. C'est toujours vrai. Ils se plaignaient de la nourriture merveilleuse que Dieu leur donnait. Ils se plaignaient du merveilleux leader que Dieu leur avait donné. Et puis ils se plaignaient de la merveilleuse terre que Dieu allait leur donner. Nous passerons beaucoup de temps dans Nombres 13 et Nombres 14 lorsque nous y arriverons.

Pour l'instant considérons Nombres 13:27-28: « Voici ce qu'ils racontèrent à Moïse: Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. A la vérité, c'est un pays où coulent le lait et le miel, et en voici les fruits. Mais le peuple qui habite ce pays est puissant, les villes sont fortifiées, très grandes; nous y avons vu des enfants d'Anak. » Et cela continue avec la description des géants qui habitaient ce pays. Vous voyez, le pays de Canaan était une provision extraordinaire de Dieu, parfaitement adaptée à tous les besoins du peuple de Dieu. C'était un pays magnifique. Nous le décrivons parfois comme un pays où coulent le lait et le miel. C'est vrai, mais ce n'est qu'un aspect de la vérité. L'autre aspect est le suivant, et c'est pourquoi ils se sont plaints. La Palestine n'était pas seulement une terre où coulaient le lait et le miel; c'était aussi une terre où « coulaient les problèmes, et une terre où coulaient les géants. »

Vous rendez-vous compte? Ces deux choses vont toujours de pair dans le plan que Dieu a pour votre vie. Elles seront toujours accompagnées de lait et de miel, mais aussi de géants, d'ennemis et de problèmes. Vous pouvez donc prendre la mesure de l'ampleur des murmures du peuple de Dieu. Il y avait d'abord une attitude générale de murmure, puis ils se sont plaints de la merveilleuse provision de Dieu: la nourriture qu'Il leur donnait, le chef qu'Il leur avait donné et la terre qu'Il leur fournissait.



NOUS MURMURONS TOUS

La troisième illustration est que le peuple dans son ensemble se plaignait. En d'autres termes, personne n'y a échappé. Tout le monde s'est plaint. Vous vous demandez peut-être: le peuple a-t-il murmuré? La réponse se trouve déjà au verset 11:4, où le peuple se plaignait. Dans le chapitre 12, Miriam, la sœur de Moïse, et Aaron, le frère de Moïse, se sont-ils aussi plaints? La réponse est oui. Vous vous demandez alors: Moïse s'est-il plaint aussi? Nombres 20:10 dit: « Moïse et Aaron convoquèrent l'assemblée en face du rocher. Et Moïse leur dit: « Écoutez donc, rebelles! Est-ce de ce rocher que nous vous ferons sortir de l'eau? » Moïse s'est seulement plaint du peuple, mais réalisez-vous que c'est précisément cela qui lui a interdit l'entrée dans la terre promise? C'est à cause de cette attitude de plainte et de discours inconsidérés, avec cette référence à « rebelles », que Dieu lui a dit qu'il ne pouvait pas entrer dans la terre promise.

Le leader et le peuple se sont plaints mutuellement. Comprenez-vous que c'est mal dans les deux cas? Il est mal de se plaindre de son leader, le leader humain que Dieu vous a donné, et il est également mal pour le leader de se plaindre du peuple que Dieu lui a donné. Vous direz peut-être: « Parfois, un prédicateur ou un supérieur doit se plaindre. Vous avez un groupe de gens qui ne bougent pas d'un cheveu, et il doit bien se plaindre. » Non ce n'est pas vrai et voici pourquoi. Le leader a la responsabilité de penser ce que Dieu pense du peuple. Il ne peut pas avoir sa propre pensée au sujet du peuple de Dieu; ce serait un péché. Il a seulement la responsabilité de penser ce que Dieu pense.

En réalité, si le leader regarde à Christ, vous n'avez rien à faire pour qu'il ait de bonnes pensées à votre égard. Vous n'avez rien à faire; vous pouvez être complètement passif, et vous pouvez quand même vous attendre à ce que ce leader ait les pensées de Dieu à votre égard. S'il regarde à Christ, il aura toujours les pensées de Dieu à votre égard. Bien sûr, vous devrez peut-être faire quelque chose si vous voulez des pensées d'approbation, car les pensées de Dieu ne sont pas toujours des pensées d'approbation. Toutefois un leader a la responsabilité de ne pas se plaindre, et d'avoir en lui les pensées même de Dieu à l'égard des gens. Parfois, cela peut-être négatif, parfois positif, mais il a la responsabilité de penser les pensées de Dieu.

La troisième chose qui montre l'ampleur du murmure, c'est que tout le monde était concerné. Les leaders étaient contaminés, Miriam et Aaron, et Moïse lui-même s'est vu interdire l'accès à la terre promise. Le peuple murmurait. Tout le monde murmurait. Tout le monde se plaignait, et Dieu a dû juger sévèrement, ce qui nous amène à la quatrième chose qui montre l'ampleur du murmure, à savoir que le peuple de Dieu a murmuré contre les jugements et les châtiments que Dieu leur a infligés.



NOUS MURMURONS CONTRE LES JUGEMENTS ET LES CHÂTIMENTS DE DIEU

Le verset 16:41 dit: « Dès le lendemain, toute l'assemblée des enfants d'Israël murmura contre Moïse et Aaron, en disant: Vous avez fait mourir le peuple de l'Éternel. » Vous voyez, Dieu les avait jugés et châtiés. Vous rendez-vous compte à quel point il est mal de se plaindre de quoi que ce soit que Dieu fait dans notre vie? Il est également mal de se plaindre de quoi que ce soit que Dieu fait dans la vie de quelqu'un d'autre. Les voies de Dieu sont toujours justes.

Je connais un chrétien qui, pour une raison que j'ignore, semble être frappé par des tragédies chaque fois que je l'interroge. Ce chrétien ne se demande jamais: « Pourquoi moi? » Il laisse à des gens comme moi le soin de se demander: « Pourquoi lui? » Il est tentant non seulement de remettre en question les voies de Dieu dans sa propre vie, mais aussi dans la vie d'autrui. C'est mal. Nous ne savons pas tout, nous ne connaissons pas tous les mystères de Dieu. Nous devons certes avoir de la compassion et de l'amour pour ceux qui sont éprouvés par Dieu, mais nous ne devons jamais blâmer Dieu. Dieu fait toujours ce qui est juste, il n'y a jamais d'exception à cette règle. Dieu sait ce qu'Il fait. Il sait ce qu'il permet dans votre vie et dans la vie des autres. Dieu est souverain, et Il est souverain dans le châtiment comme dans tout le reste.

Très bien, je vais vous faire un petit résumé: quatre illustrations montrent l'ampleur des murmures parmi le peuple de Dieu. La première était une attitude générale de plainte. La deuxième était le fait qu'ils se plaignaient de la merveilleuse provision de Dieu. Une autre était le fait que tout le peuple était contaminé, ils murmuraient contre la manière d'agir de Dieu, contre Son jugement, contre Sa discipline. Très bien, c'est la première impression générale que j'ai eue du livre dans son ensemble. Le Saint-Esprit met l'accent sur ces murmures.

Avant de commencer le livre lui-même, laissez-moi vous donner une autre impression générale que j'ai de l'ensemble du livre des Nombres. Je prends un peu d'avance ici. J'ai dit que je vous donnerais le pourquoi et le comment. Je vais le faire. Je ne veux pas vous laisser dans le flou à ce sujet. Quel est le remède à une vie de murmures, à une vie de plaintes? L'homme a sa propre réponse. Le cœur naturel de l'homme pense que le remède contre les murmures est d'enlever la cause des murmures, et alors ils disparaîtront. Ainsi, si vous avez une raison de murmurer, débarrassez-vous-en, et alors votre cœur qui murmure sera apaisé.

Par exemple, si vous vous plaignez de la mauvaise qualité de la nourriture, on vous dira que le remède est d'obtenir de la bonne nourriture, et qu'une fois que vous aurez de la bonne nourriture, vous ne vous plaindrez plus. Éliminez la cause des murmures, et les murmures disparaîtront. Bien sûr, ce n'est pas le cas. Les murmures sont une attitude du cœur, et ils ne disparaîtront pas si vous en éliminez la cause.

Il existe un moyen légitime de déposer une plainte officielle à propos de quelque chose. Si la nourriture est mauvaise, il existe un moyen légitime et on peut passer par les voies officielles sans se plaindre. Mais je parle ici de ce qui se passe dans le cœur, de cette attitude qui consiste à murmurer et à se plaindre. Supprimer l'occasion ne supprime pas les murmures. Cela ne fait que déplacer les plaintes d'un sujet à un autre. Elles réapparaîtront ailleurs. Vous pouvez en être sûr, car elles viennent du cœur.

Voici la réponse de Dieu. Je ne saurais trop le répéter. La réponse complète est une flèche pointant vers Dieu Lui-même. Nous devons garder les yeux fixés sur le Seigneur Jésus-Christ. J'aime associer cette vérité à ce magnifique refrain:

« Tournez vos yeux vers Jésus, Contemplez son visage merveilleux; Et les choses de la terre pâliront peu à peu, À la lumière de sa gloire et de sa grâce. »

Examinez ce refrain à la lumière des murmures et des plaintes. Chaque fois que je me plains de quoi que ce soit, c'est parce que les choses de la terre ne pâlissent pas à la lumière de Sa gloire et de Sa grâce. Lorsque nos yeux sont vraiment fixés sur Christ, et je veux dire vraiment fixés sur Christ, il nous est impossible de nous plaindre. Cela ne peut tout simplement pas arriver lorsque nos yeux sont vraiment fixés sur Christ. Quel appel merveilleux que de regarder vers le Seigneur!

Je me souviens qu'il y avait une chanson que nous aimions particulièrement et que nous chantions presque chaque semaine lorsque j'étais pasteur d'une petite église à Williamstown. Certains d'entre vous la connaissent peut-être? « It Will Be Worth It All When We See Jesus » (Tout cela en vaudra la peine quand nous verrons Jésus). J'aime la mélodie et les paroles, mais il y a un couplet qui, d'un certain point de vue, n'est pas exact. Je continuerai à la chanter parce qu'il y a un autre point de vue qui la rend exacte. En effet, elle présente la seconde venue du Christ comme le remède contre les murmures et les plaintes. Vous voyez, quand le Christ viendra, ce sera le remède. Il y a une part de vérité là-dedans, il y a un élément de vérité dans le fait que lorsque le Christ viendra, toutes ces choses seront définitivement résolues. Je vais continuer à chanter cette chanson et je vais l'apprécier, mais il y a mieux que cela. Écoutez ce couplet.

« Souvent, le chemin semble long, Et le fardeau difficile à porter. Nous sommes tentés de nous plaindre, De murmurer et de désespérer. Mais le Christ apparaîtra bientôt, Pour emporter son épouse, Toutes les larmes seront séchées pour toujours, Dans le jour éternel de Dieu. »

Est-ce que vous voyez l'idée? Nous sommes tentés de nous plaindre, de murmurer et de désespérer, mais Christ va bientôt apparaître. En d'autres termes, vos plaintes disparaîtront lorsque Jésus reviendra. Mais écoutez le refrain.

« Tout cela en vaudra la peine quand nous verrons Jésus, Les épreuves de la vie sembleront si petites. Quand nous le verrons, quand nous verrons le Christ, Un seul regard sur son visage bien-aimé, Toute la douleur s'effacera, Alors courons courageusement, Jusqu'à ce que nous voyions le Christ. »

Maintenant, écoutez bien. « Un seul regard sur son visage bien-aimé, et toute tristesse disparaîtra. » C'est vrai quand il reviendra, mais c'est aussi vrai aujourd'hui. « Un seul regard sur son visage bien-aimé », par la foi aujourd'hui, « et toute tristesse disparaîtra. » Je vais vous dire, je ne vais pas attendre la Seconde Venue pour que toutes les murmures et les plaintes soient réglés, car lorsque mes yeux se tournent vers Christ en ce moment même, « les choses de la terre pâlissent peu à peu », et « un seul regard sur son visage bien-aimé », en ce moment même, « toute tristesse disparaît » et tous les murmures et les plaintes sont balayés à jamais.

Vous voyez, il existe un remède divin contre les murmures et les plaintes. Il ne s'agit pas de supprimer la cause. Dieu laisse souvent la cause telle quelle et vous délivre au milieu d'elle. Dieu est souverain et Il permet et apporte dans votre vie uniquement ce qu'il y a de mieux, parce qu'Il vous aime tellement. Seul le fait de voir le Christ transformera les plaintes en actions de grâce et en louanges. Rien d'autre ne le fera.

Vous voyez, c'est là le remède de Dieu. Vous direz peut-être: « Oh, c'est trop difficile. » Non, ce n'est pas difficile. C'est trop simple, et c'est pourquoi tant de gens passent à côté. C'est la simplicité de regarder uniquement vers Jésus-Christ.



LE LIVRE DES NOMBRES EST UNE GRANDE MISE EN GARDE CONTRE L'INCRÉDULITÉ

Très bien, laissez-moi vous donner la deuxième observation tirée du livre des Nombres dans son ensemble, puis nous pourrons commencer notre étude du livre lors de notre prochaine leçon. La deuxième observation est la suivante. Puisque le désert était une image de la désobéissance et qu'ils ne pouvaient pas entrer dans le pays à cause de leur incrédulité, je crois que le livre des Nombres est la plus grande mise en garde historique contre l'incrédulité dans toute la Bible. En d'autres termes, vous avez dans le livre des Nombres une histoire contre l'incrédulité que vous ne trouverez nulle part ailleurs dans toute la Bible. Je vais vous l'expliquer très simplement. De nombreux livres vous disent ce qu'est la foi. Le livre des Nombres vous dit ce que la foi n'est pas. Voulez-vous savoir ce que n'est pas la foi? Vous voyez, il y a deux façons d'apprendre ce qu'est la foi. Vous pouvez étudier ce qu'est la foi ou vous pouvez étudier ce que n'est pas la foi. Le livre des Nombres présente la foi d'un point de vue négatif. Si nous étudions vraiment le livre des Nombres tel que Dieu l'a écrit, nous éprouverons une nouvelle haine contre l'incrédulité lorsque nous aurons terminé.

J'ai mentionné précédemment le nom de Kadès-Barnéa. Qu'est-ce que cela vous inspire? Vous laisse-t-il un goût amer en bouche? Vous voyez, c'est l'un des principaux exemples d'incrédulité. Ce n'est pas le seul exemple. Le livre des Nombres en regorge. Mais le pays de la désobéissance est rempli d'incrédulité, et Kadès-Barnéa est l'endroit où ils ont fait demi-tour. Maintenant, si je veux vraiment intégrer le livre des Nombres dans mon âme, je vais détester l'incrédulité partout où je la trouverai. Je détesterai l'incrédulité dans mon cœur, je la détesterai dans le vôtre. Partout où elle se manifestera, si j'ai vraiment compris ce livre, je la rejetterai.

Vous voyez, cela semble spirituel de dire quelque chose comme cela, et beaucoup d'enseignants le disent: « J'aime quand les gens posent des questions. J'aime répondre à leurs questions. C'est bon signe quand ils posent des questions, et je respecte toutes sortes de questions. » Eh bien, je ne crois pas, je ne respecte pas toutes sortes de questions. En effet, je ne respecte pas une question si elle vient d'un cœur incrédule. Vous direz alors: « Mais cela ne fait-il pas de toi une sorte de juge qui décide si la question vient d'un cœur incrédule ou non? » Pas vraiment, car on peut généralement le deviner. C'est une chose de dire: « Oh, c'est merveilleux! Comment Dieu a-t-il fait cela? » Et c'en est une autre de dire: « Vous vous moquez de moi? Jonas dans le ventre du poisson pendant trois jours! Allons! » Vous voyez, ce sont deux questions différentes, et on peut généralement dire laquelle vient d'un cœur qui croit et laquelle vient d'un cœur qui ne croit pas.

Si vous comprenez vraiment les Nombres au plus profond de votre être, vous haïrez d'une haine infernale l'incrédulité sous toutes ses formes subtiles. J'aime accueillir les questions lorsqu'elles viennent de la foi. Je ne peux pas toujours y répondre, mais j'aime les entendre lorsqu'elles viennent de la foi. Mais si une question est enracinée dans l'incrédulité, alors je dois la haïr comme Dieu la hait. Le livre des Nombres met l'accent sur deux formes d'incrédulité. La première, nous l'avons déjà mentionnée, et je ne m'étendrai pas davantage là-dessus: il s'agit des murmures et des plaintes. Les murmures et les plaintes proviennent d'un cœur mauvais et incrédule. En êtes-vous conscients? À chaque instant de votre vie, jusqu'à cet instant précis où vous êtes assis devant moi, chaque fois que vous vous plaignez, vous avez de l'incrédulité dans votre cœur. C'est toujours vrai.

Le deuxième est le péché de Kadès-Barnéa, le fait de faire demi-tour. C'est là que le peuple de Dieu a renoncé à la volonté de Dieu. Selon moi, l'un des meilleurs moyens d'ancrer cette vérité est le refrain suivant:

« J'ai décidé de suivre Jésus. J'ai décidé de suivre Jésus. J'ai décidé de suivre Jésus. Pas de retour en arrière. »

Pas de Kadès-Barnea, pas de retour en arrière. Est-ce trop demander que non seulement il n'y ait jamais de plaintes dans votre maison, mais que vous ne vous détourniez jamais, à quelque degré que ce soit, de la volonté de Dieu? Vous voyez, il ne s'agit pas simplement de Dieu qui dit: « Étudiez le livre des Nombres, étudiez l'histoire. » Il s'agit de la vie. C'est là où nous en sommes. J'aimerais que Dieu écrive dans mon cœur: « Ne jamais revenir sur la volonté de Dieu. Pas de Kadesh Barnéa. » J'aime beaucoup, à ce propos, Colossiens 4:12, et en particulier les cinq derniers mots de ce verset: « Toute la volonté de Dieu. » Pas une partie de la volonté de Dieu, pas la plupart de la volonté de Dieu mais toute la volonté de Dieu. Je ne peux même pas vous dire combien de fois j'ai revendiqué ce verset pour ceux que j'enseigne. Toute la volonté de Dieu. Oh, c'est formidable. Pas de retour en arrière, pas de retour en arrière.

Prions:

Notre Père, nous Te louons car tout ce qui est arrivé dans notre vie depuis notre nouvelle naissance s'est accompli selon Ton dessein et Ton plan. Pas étonnant que Tu nous aies dit: « Rendez continuellement grâces pour toutes choses » (cf. Éphésians 5:20) et « Soyez toujours joyeux… Rendez grâces en toutes choses. » (cf. 1 Thessaloniciens 5:16) Seigneur, nous savons que plus nous croyons, plus nous serons capables de Te remercier pour tout. Nous prions pour que notre vie soit caractérisée par le contraire de cette expérience dans le désert. Plutôt que de nous plaindre et de nous lamenter, nous désirons nous réjouir, louer et rendre grâce. Plutôt que de reculer, nous voulons aller de l'avant vers tout l'héritage que Tu nous as réservé. Seigneur, puisque le remède réside uniquement en Jésus-Christ, opère Ta grâce dans nos cœurs afin que nous puissions le faire. Merci de vouloir opérer cela en nous, non pas parce que nous le méritons, car nous savons ce que nous méritons, mais parce que le Seigneur Jésus-Christ, par Sa mort expiatoire, l'a mérité pour nous. Au nom de Jésus. Amen.

Nombres #3