Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
Bonjour et bienvenue dans notre huitième leçon sur ce merveilleux évangile de Marc.
Nous sommes dans l'Évangile selon Marc, et j'espère qu'à la fin de notre parcours, nous en saurons plus sur Marc que lorsque nous avons commencé. Mais notre objectif n'est pas de connaître Marc. Si nous étions dans Matthieu notre objectif ne serait pas d'en connaître davantage sur Matthieu. Dieu nous a donné Sa parole pour que nous puissions connaître le Seigneur. Chaque chapitre de chaque livre de la Bible a pour objectif de nous montrer le Seigneur. Chaque livre présente le Seigneur d'une manière unique qu'aucun autre livre ne peut faire. Ainsi, si Dieu venait à retirer l'Évangile selon Marc de votre Bible, il vous manquerait une révélation du Seigneur qu'aucun autre livre ne transmet de la même manière. Avant de prier ensemble, je vais simplement vous lire ce verset tiré d'Ésaïe 30:18 qui dit « Cependant l'Éternel désire vous faire grâce, Et il se lèvera pour vous faire miséricorde; Car l'Éternel est un Dieu juste: Heureux tous ceux qui espèrent en lui! » L'idée générale de ce verset est la suivante: Dieu est un Dieu de justice, et c'est pourquoi il ne s'imposera jamais à personne.
J'ai entendu un homme dire un jour: « Dieu est un parfait gentleman. » Je trouve cette expression un peu légère, mais elle va dans le bon sens. Dieu ne s'impose à personne, mais Il attend dans les cieux pour vous accorder Sa grâce. Et combien sont bénis ceux qui Le désirent ardemment. Dieu veut être désiré, et Il honore ceux qui se réjouissent en Lui. Sachant que Dieu désire être désiré, exprimons-Lui notre désir et faisons-Lui confiance pour qu'Il se révèle.
Prions:
Notre Père céleste, nous Te rendons grâce pour Ta précieuse Parole. Et nous Te demandons simplement, Seigneur, d'accomplir cette promesse. Tu attends dans les cieux pour nous accorder Ta grâce. Combien sont bénis ceux qui Te désirent. Suscite donc en nous ce désir, attire-nous et ensuite nous pourrons courir à Ta rencontre. Merci d'avance de le faire dès maintenant. Tu vas continuer à le faire, dans un flot de bénédictions qui ne cesse de croître, alors que nous recherchons Ta face. Nous Te confions cette étude, au nom incomparable de notre Seigneur Jésus. Amen.
RÉSUMÉ
Nous allons commencer notre étude de ce merveilleux passage des Écritures qu'est l'Évangile selon Marc. Nous en sommes à la leçon numéro 8. Cela signifie que sept de ces leçons ont été consacrées à l'introduction de l'Évangile selon Marc.J'ai mis l'accent sur Marc 10:45 en tant que verset clé de l'ensemble du livre. Marc 10:45 dit: « Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » C'est, en résumé, le message de Marc. Que Jésus est venu pour servir, et non pour être servi.
Ainsi, nous affirmons que le thème de l'Évangile selon Marc est que le Christ est le serviteur extraordinaire. Il est venu pour servir. Or, cela vaut également de nos jours et pas seulement il y a 2 000 ans. Vous direz peut-être: « Il est venu il y a 2 000 ans pour servir. » Oui, mais Il vit encore aujourd'hui pour servir. Nous devons nous défaire de cette idée selon laquelle Dieu nous a sauvés pour que nous puissions Le servir. Ce n'est pas exact. Nous ne sommes pas sauvés pour servir. Nous sommes sauvés pour qu'Il nous serve. Et une fois qu'Il nous a lavé les pieds, nous sommes alors capables de laver les pieds de quelqu'un d'autre. Nous sommes donc sauvés pour être servis afin de servir. Et c'est là l'Évangile selon Marc.
Au cours de ces premières leçons, nous avons essayé de mettre en avant le caractère unique de l'Évangile selon Marc. En d'autres termes, il existe quatre Évangiles: Matthieu, Marc, Luc et Jean. Trois d'entre eux sont appelés « synoptiques. » Cela signifie qu'ils ont beaucoup en commun: Matthieu, Marc et Luc. Cependant, Marc rapporte certains éléments que l'on ne retrouve ni dans Matthieu, ni dans Luc, ni dans Jean. Et ce sont ces éléments uniques que nous avons abordés dans les leçons d'introduction.
Au début de l'introduction, j'ai proposé le plan que nous allons suivre. Permettez-moi donc de revenir brièvement là-dessus. Rappelez-vous bien qu'il s'agit d'un plan élaboré par l'homme. Il n'est pas inspiré. Aucun livre de la Bible ne dispose d'un plan inspiré. Mon approche de ce livre ne correspondra peut-être pas à la vôtre. Il n'y a pas de meilleure façon de faire. En réalité, il y en a une c'est de venir comme un petit enfant, en faisant confiance au Saint-Esprit pour nous révéler le Christ. Voilà la bonne manière. Mais en ce qui concerne le plan, ce n'est qu'un moyen de saisir certaines des grandes réalités contenues dans le livre. Or comme je vous l'ai dit Marc est un train qui file à toute allure. Contrairement aux autres évangiles, Marc avance tout le temps. C'est pourquoi le mot « aussitôt » ou « tout de suite » revient si souvent dans l'Évangile selon Marc.
Je me souviens, enfant, dans une voiture, d'essayer de compter les poteaux de clôture alors que nous filions à toute allure. C'est un peu ce qui se passe dans l'Évangile selon Marc. Le récit de Marc défile à toute allure, et on se demande bien pourquoi il va si vite. Jésus a fait ceci, puis cela, puis encore autre chose. Il ne s'attarde pas beaucoup sur ce que Jésus a dit, car il s'agit d'un récit axé sur l'action. Il s'agit de ce que Jésus a fait. Vous ne trouverez donc pas le Sermon sur la montagne dans l'Évangile selon Marc. Vous ne trouverez pas le discours sur le mont des Oliviers dans Marc. Vous ne trouverez pas beaucoup de ces discours. Car il les omet. C'est pourquoi ce passage est si court. C'est parce qu'il s'intéresse à ce que Jésus a accompli. Il ne fait donc que l'effleurer.
Voilà le plan que nous allons suivre. Nous avons tout d'abord Marc 1:1-13, la nature de Son service extraordinaire. Nous commencerons avec cela dans cette étude. Ensuite, nous avons la majeure partie du livre, Marc 1:14-13:37, les caractéristiques de Son service extraordinaire. En d'autres termes, à quoi cela ressemblait-il? Puis il y a Marc 14:1-15:47, l'objectif de Son service extraordinaire. Et enfin nous appellerons Marc 16:1-20, la continuité de Son service extraordinaire. Car Jésus-Christ est toujours le serviteur, mais Il n'est plus dans Son corps incarné. Il a vécu sur terre dans Son corps incarné. Il a désormais un nouveau corps, et ce corps, c'est l'Église, c'est vous, c'est moi. Il ne s'agit donc pas de savoir comment je vais servir Jésus, mais comment Jésus va-t-Il servir s'Il vit dans mon cœur? Nous étudions donc l'Évangile selon Marc afin de discerner à quoi ressemblera notre vie si nous nous soumettons à ce merveilleux serviteur qui vit dans notre cœur.
À la fin de notre précédente leçon, nous avons examiné cette merveilleuse réalité selon laquelle ce merveilleux serviteur a autorité sur l'ennemi. 2:41Il a autorité sur Satan. Il a autorité sur tous les esprits, les démons, les esprits impurs. Et nous l'avons illustré en montrant combien de fois Jésus a chassé des démons dans l'Évangile selon Marc. On trouve davantage de ces cas dans Marc que dans Matthieu, Luc et Jean réunis. Marc met fortement l'accent sur l'autorité du Christ. Nous nous sommes concentrés sur l'épisode qui suit la Transfiguration, à savoir l'incapacité des neuf apôtres à chasser les démons. Ils ont essayé à plusieurs reprises. Je ne vais pas revenir là-dessus, mais je vais simplement illustrer ce point.
Lorsque Jésus a finalement chassé le démon, il l'a fait avec ces paroles. Marc 9:25 dit: « Jésus, voyant accourir la foule, menaça l'esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant, et n'y rentre plus. » Jésus a qualifié cet esprit de sourd et muet. Pourquoi sourd et muet? Lorsque Jésus a dit: « Je te l'ordonne, sors de cet enfant », cet esprit n'était pas vraiment sourd. Cet esprit a claqué des talons, a salué et a répondu: « Oui, monsieur, je vais sortir immédiatement. » Car Jésus a l'autorité. Et lorsque Jésus parle, les démons l'écoutent et Satan va écouter. Ils vont prêter attention. Pourquoi Jésus a-t-il qualifié cet esprit de sourd et muet? Dans ce contexte, c'est à cause de ces neuf disciples qui ont essayé, encore et encore, d'ordonner à Satan de sortir. Mais l'esprit maléfique, était sourd aux paroles de ces neuf disciples. En réalité, Satan n'est pas obligé de nous écouter.
Nous pensons parfois que nous avons l'autorité du Royaume et que par conséquent nous avons le droit de donner des ordres à Satan. N'y croyez pas un seul instant, ce n'est pas le cas. C'est Christ qui a l'autorité et nous avons Christ. Nous ne possédons pas quelque chose qui s'appelle l'autorité. Nous avons une personne et Son nom est Jésus. Nous avons Christ. Christ a l'autorité. Satan n'est pas obligé de nous écouter. La seule fois où il le fait vraiment, c'est lorsqu'il veut nous tromper en nous faisant croire que nous avons de l'autorité. Mais lorsque Jésus parle, il n'a pas le choix, il doit écouter.
JÉSUS A L'AUTORITÉ ET LE CHRÉTIEN A JÉSUS
Voici le grand enseignement: Jésus a l'autorité. Le chrétien n'a pas d'autorité. Jésus a l'autorité. Le chrétien a Jésus qui est Celui qui a l'autorité. Ne croyez pas que ce soit la même chose. Ce n'est pas la même chose. Puisqu'Il vit en nous, Il accomplira continuellement Son salut. Et la manière dont Il a agi sur terre est celle dont Il agira désormais dans notre cœur.
Pour conclure, nous pouvons prendre Marc 3:22-27. Cela nous permettra en quelque sorte de faire le point sur ce dont nous avons parlé, mais aussi de faire la transition vers ce que nous allons examiner. Avant de commencer, je tiens à vous dire d'emblée que je sors ce passage de son contexte. Je ne vous le recommande pas. Mais dans ce cas précis, je l'utilise à titre d'illustration. Lorsque nous reviendrons sur le livre de Marc, nous examinerons à nouveau ce même passage dans son contexte, tel qu'il doit être considéré. Mais pour l'instant, je souhaite simplement l'utiliser comme une merveilleuse illustration de la réalité que nous n'avons pas d'autorité. Nous avons Jésus et Jésus a l'autorité. Cela va résumer cette vérité, puis présenter l'Évangile selon Marc.
Marc 3:22-27 dit: « Et les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, dirent: Il est possédé de Béelzébul; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons. Jésus les appela, et leur dit sous forme de paraboles: Comment Satan peut-il chasser Satan? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut subsister. Si donc Satan se révolte contre lui-même, il est divisé, et il ne peut subsister, mais c'en est fait de lui. Personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort; alors il pillera sa maison. »
Regardez à nouveau le verset 3:27, s'il vous plaît: « Personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort; alors il pillera sa maison. » Je vais maintenant lire le même passage dans Luc. Luc le rapporte, mais avec plus de détails. Luc 11:21-22 dit: « Lorsqu'un homme fort et bien armé garde sa maison, ce qu'il possède est en sûreté. Mais, si un plus fort que lui survient et le dompte, il lui enlève toutes les armes dans lesquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles. » C'est une image très vivante. L'homme fort de cette parabole est clairement Satan. C'est lui qui possède la maison. Certaines versions parlent de son palais. Il garde le palais qui est l'endroit où il vit. C'est son domaine. Dans son palais, c'est lui l'homme fort. Et il a ses biens sous son contrôle que sont sa maison, son palais, son royaume, son domaine. Le fait est que Satan est l'homme fort. Il règne, il détient, il contrôle, il possède ses biens et il les garde. Et il a tout pouvoir sur eux. Il maintient la paix dans sa maison. Personne ne peut changer cela. C'est l'une des raisons pour lesquelles Jésus a dit: « Je ne suis pas venu apporter la paix. Je suis venu apporter une épée. Je vais aller mettre cette maison sens dessus dessous et libérer ces captifs. » Satan est le dieu de ce monde, comme vous le savez. Le prince de la puissance de l'air. Et c'est lui, par la permission souveraine de Dieu, qui est le chef. C'est lui le souverain de ce monde.
Si vous passez en revue l'ensemble des sources, parmi tous ses titres, vous pouvez l'appeler Béelzébul, ce qui signifie simplement « le seigneur des démons. » Ou vous pouvez l'appeler Belzébub, ce qui signifie « le seigneur des mouches. »
Savez-vous d'où vient cette appellation de « seigneur des mouches? »Si vous remontez à l'origine, c'est le « seigneur du fumier. » C'est là où vont les mouches. Et c'est pourquoi on l'appelle le seigneur des mouches. Ainsi, que vous l'appeliez Béelzébul ou Belzébub, que vous l'appeliez Satan, ce qui signifie « adversaire », que vous l'appeliez le diable, ce qui signifie « celui qui calomnie », que vous le considériez comme le dragon, le lion, le serpent, un esprit impur ou un démon, c'est toujours le même ennemi. Il est entièrement armé, et il règne en paix sur son royaume.
J'ai choisi cette parabole pour illustrer le fait que Satan est l'homme fort. Et maintenant, je vais vous poser la question très franchement: êtes-vous prêts à l'affronter à armes égales? Non! Vous pouvez en être sûrs, c'est lui l'homme fort, il est lourdement armé. Nous ne faisons pas le poids face à lui. Il a plus de 8 000 ans d'expérience à tromper et à vaincre l'humanité et le monde. C'est de l'arrogance pure et simple de penser que nous pouvons nous dresser contre lui et avoir l'autorité sur lui, en disant quelque chose comme: « Satan, sors d'ici », comme si nous pouvions lui donner des ordres, le contrôler et le malmener. Nous sommes fous de ne serait-ce que rêver cela. Nous n'avons aucune autorité sur l'homme fort. C'est le principe. C'est un monarque absolu, et il tient le monde entier entre ses mains. 1 Jean 5:19 dit: « Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. » Cela résume en quelque sorte la situation. Voilà, tout est dit en une petite phrase.
Or, si c'était là toute l'histoire, et toute la vérité ce serait plutôt désespérant, n'est-ce pas? Mais la parabole continue, et elle commence à parler de quelqu'un qui est plus fort que l'homme fort. J'aime ce titre donné au Christ. Vous savez, quand vous consultez les livres sur les titres du Christ, vous ne trouverez pas ce titre-là, « plus fort que l'homme fort. » C'est l'un de ses titres, c'est aussi Son nom. Il est le plus fort parmi les forts. Et c'est ce dont nous avons besoin: quelqu'un qui soit plus fort que l'homme fort, qui puisse faire irruption dans sa maison, le ligoter et libérer ses captifs. Qui est le plus fort parmi les forts? C'est notre Seigneur Jésus. Notre Seigneur Jésus est celui qui a l'autorité, et Il est plus fort que le fort.
On peut lire cela tout au long du Nouveau Testament. Hébreux 2:14-15 dit: « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est à dire le diable, et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. » 1 Jean 3:8 dit: « Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. » Colossiens 1:13 dit: « qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour. »
Et nous pourrions citer bien d'autres passages. Jésus est plus fort que l'homme fort. Il a pris d'assaut la maison et s'est emparé des biens de Satan. Il est venu pour bouleverser, apporter l'épée et renverser. J'aime particulièrement ce que dit Psaume 24 à ce sujet. Psaumes 24:8 dit: « Qui est ce roi de gloire? -L'Éternel fort et puissant, L'Éternel puissant dans les combats. Portes, élevez vos linteaux; Élevez-les, portes éternelles! Que le roi de gloire fasse son entrée! — Qui donc est ce roi de gloire? — L'Éternel des armées: Voilà le roi de gloire! » Ainsi, Jésus est plus fort que les fort
Je vais le reformuler une nouvelle fois: nous n'avons aucune autorité sur l'homme fort. Mais celui qui vit dans notre cœur est plus fort que l'homme fort. C'est Lui que nous avons dans notre cœur. Il a autorité sur celui qui est lourdement armé et qui croit pouvoir maintenir la paix dans sa maison. Mais seulement jusqu'à ce que Jésus donne un ordre. Et quand Il parle, peu m'importe que quelqu'un sois dans la tombe. Il peut dire: « Lazare, sors! » Quand Jésus parle, tout le monde écoute. C'est certain.
J'ai essayé de le rendre en prose. Je voudrais vous lire un petit poème. Il souligne la même chose. Ce n'est pas différent de ce que j'ai dit. Mais d'une certaine manière, je pense que la poésie l'exprime un peu mieux.
Le palais était plongé dans l'obscurité. Tous ses portails étaient fermés et verrouillés. L'homme fort, armé et redoutable, se tenait en sentinelle pour monter la garde. Les chambres avaient été saccagées. Chaque pièce et chaque coffre avaient été vidés. L'ange orgueilleux et déchu laissait la maison tomber en ruine. L'ancien seigneur et propriétaire, qui autrefois jouissait d'une grande richesse, fut accablé par l'homme puissant. Il se retrouva assiégé, dépouillé et enchaîné. L'esclave captif et victime priait pour qu'un jour, quelqu'un de plus fort que l'homme puissant se lève et le libère. Celui qui était plus fort que l'homme fort, depuis son palais dans les cieux, répondit aux gémissements du captif dans son cri. Il faudrait assaillir la forteresse bien protégée pour la racheter, puis la restaurer. Dans une guerre sans merci, l'homme le plus fort saignait, alors qu'il tentait désespérément de sauver la situation. L'homme fort se réjouissait tandis qu'on le déposait dans la tombe. La bataille n'était pas terminée. Jésus est ressuscité d'entre les morts. Celui qui est plus fort que l'homme fort s'est levé et a écrasé la tête de l'homme fort. Le Seigneur a pris d'assaut le palais. Le butin a été récupéré. L'ennemi a été vaincu. Le résident a été libéré. Le palais a été restauré.
Sur ces mots, je vous invite à ouvrir l'Évangile selon Marc, au chapitre 1. Je vous ai dit que la première partie de l'Évangile selon Marc est constituée d'une introduction, que sont les 13 premiers versets. Nous appelons cela « la nature du ministère extraordinaire du Christ. » Quelle est la nature du service extraordinaire du Christ? En d'autres termes, de quoi s'agit-il exactement? Quel est son but? Où cela mène-t-il?
LE VRAI SERVICE CHRÉTIEN EST RÉDEMPTIF
Permettez-moi de l'exprimer ainsi, puis d'essayer de vous l'expliquer. La nature du service extraordinaire du Christ réside dans le fait qu'il est rédempteur. Tout véritable service chrétien est rédempteur. S'il n'est pas rédempteur, ce n'est pas un service chrétien. Tout le service du Christ a trait à la rédemption, au salut. Ceci étant dit, je voudrais ajouter un adjectif devant cela. Car lorsque nous parlons de rédemption, Marc parle de rédemption complète. Et lorsque nous parlons de salut, Marc parle de salut complet. C'est donc rédempteur, mais il s'agit d'une rédemption complète. Et c'est le salut, mais c'est le salut complet.
Or, j'ai souligné tout à l'heure que Marc passe rapidement sur le sujet. Il passe sous silence ce que nous considérerions comme assez important. Par exemple Marc 1:1-4 dit: « Commencement de l'Évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu. Selon ce qui est écrit dans Ésaïe, le prophète: Voici, j'envoie devant toi mon messager, Qui préparera ton chemin; C'est la voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. Jean parut, baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des péchés. »
Vous voyez, il n'y a pratiquement aucune introduction dans l'Évangile de Marc. Jésus est désormais prêt à commencer Son ministère. Jean prépare le chemin. Le message de Marc, c'est que Jésus est le serviteur. Alors, allons-y. Parlons de ce serviteur. Où sont les trente premières années? Il passe cela sous silence. Où est la généalogie qui le ramène à David, à Abraham et à Adam? Il passe cela sous silence. Où est le récit de Gabriel annonçant la naissance de Jean ou celle de notre Seigneur Jésus? Il passe tout simplement cela sous silence.
Dans Marc, on ne parle pas de Bethléem. Dans Marc, on ne parle pas des bergers. Dans Marc, on ne parle pas des anges. Dans Marc, on ne parle pas de la circoncision. Dans Marc, on ne parle pas de l'étoile ni des mages. Dans Marc, on ne parle pas du départ pour l'Égypte, du retour d'Égypte ni de l'installation à Nazareth. Dans Marc, il n'y a rien sur Jésus à l'âge de douze ans. En fait, Marc passe complètement sous silence les quatre premiers chapitres de l'Évangile selon Jean. Il n'y fait absolument aucune allusion. Dès que l'on ouvre Marc, on est plongé dedans.
Laissez-moi reformuler cela, car nous allons suivre ce fil conducteur tout au long de l'Évangile selon Marc. Vous voyez, je veux dire que Marc va vite, Marc passe d'un sujet à l'autre, Marc file à toute allure. Mais là n'est pas la question. Voici le point essentiel: Marc, plus que Matthieu, plus que Luc et plus que Jean va droit au but. C'est cela le point essentiel. C'est pour ça qu'il file à toute allure. Il va droit au but. Dans son évangile Marc ne s'attarde pas en préambules. Il ne perd pas de temps en bavardages. Il est franc. Il va droit au but. Il est direct. Il est brusque. Il entre tout de suite dans le vif du sujet. C'est presque comme s'il disait: « Je n'ai pas le temps de m'étendre sur tout un tas de choses. Allons droit au but. » Et voici le but, l'évangile selon Marc parle du Christ, ce serviteur extraordinaire.
Il a donc dit: « Très bien, commençons par là. Nous allons commencer par son baptême et le début de son ministère. » Au fur et à mesure que nous avancerons dans l'Évangile selon Marc, je ne manquerai pas de le souligner. Parfois, on retrouve le même passage dans Marc et dans Matthieu. Si vous êtes perplexe en lisant Matthieu, par exemple, et que vous vous demandiez: « Mais où veut-il en venir? », passez à Marc parce que Marc va droit au but. Revenez ensuite à Matthieu et examinez les détails. Si vous lisez Luc et que vous tombez sur un passage en vous demandant: « Mais où veut-il en venir? », si Marc en parle, vous comprendrez où il veut en venir. Le sens se trouve dans Marc. Il va droit au but. Et il ne donne pas tout le contexte. Ceci étant dit, nous avons besoin des deux évangiles. Mais Marc procède ainsi. Marc arrive donc ici et dit: « Je vais parler du ministère de notre Seigneur Jésus. Commençons par là. » C'est donc par là qu'il commence.
Permettez-moi de vous présenter le sujet de cette leçon. Nous n'allons pas terminer ces treize premiers versets, il serait insensé de penser que nous pourrions le faire en une seule séance, mais permettez-moi de vous présenter la nature du ministère extraordinaire du Christ. Si vous avez votre Bible ouverte à Marc 1, ces huit premiers versets montrent clairement comment le ministère de Jean était l'accomplissement d'Ésaïe. Il ne mentionne pas le nom de Malachie, il cite également Malachie dans ces premiers versets. Puis, les versets 1:9-13 parlent du baptême de Jean et surtout de notre Seigneur Jésus et de la tentation dans le désert. Voilà donc en gros les treize premiers versets et la nature du ministère du Christ.
J'ai dit que le ministère du Christ est rédempteur, une rédemption totale, que le ministère du Christ est le salut, un salut complet, laissez-moi vous montrer comment Marc illustre cela dans ces treize premiers versets. Vous savez, notre Seigneur Jésus est venu et Il a enseigné, mais Il n'est pas venu pour enseigner. Notre Seigneur Jésus est venu et il a guéri, mais il n'est pas venu pour guérir. Notre Seigneur Jésus est venu et il était juge, mais il n'est pas venu pour juger. Il est venu pour sauver. Il est venu pour sauver les pécheurs. Tout dans Sa vie et Son ministère a pour but de ramener l'homme vers Dieu, de rétablir ce lien brisé, cette union. Et Marc va vraiment marteler cette vérité. Il va droit au but. C'est pourquoi il commence par les prophètes.
Vous voyez, il y a eu 400 ans de silence entre Malachie et Matthieu, pendant lesquels Dieu n'a pas parlé. Et maintenant, Dieu parle à nouveau. Il prend donc simplement l'Ancien Testament, le Nouveau Testament, et il les rassemble. Il dit que les prophètes avaient annoncé que cela allait arriver. Le jour est venu, le voici. Jean a été annoncé. C'est la fin de Malachie. Commençons par là. Jean prêche en tant que précurseur du Christ. Ainsi Marc relie tout cela et unit le nouveau à l'ancien. Marc ne donne pas les détails que Matthieu fournit.
Marc 1:9-11 dit: « En ce temps-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l'eau, il vit les cieux s'ouvrir, et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Et une voix fit entendre des cieux ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis toute mon affection. » Marc s'apprête à présenter le Christ comme le serviteur extraordinaire. Et donc, puisqu'il va droit au but, quelle est la première image de Jésus que Marc nous donne? La réponse est que Marc dépeint le serviteur extraordinaire debout dans l'eau aux côtés de pécheurs coupables et souillés, s'identifiant à eux. Jésus n'avait pas besoin du baptême de repentance de Jean. Il n'avait pas de raison de se repentir. Or, Marc passe rapidement sur la résistance de Jean parce que ce n'est pas là où il veut en venir. Il dépeint simplement le Fils de Dieu sans péché s'identifiant aux pécheurs, debout au milieu de l'eau avec tous ces rebelles qui étaient venus.
Matthieu raconte comment Jean était, je ne dirais pas bouleversé, mais il était en colère. Son message était enflammé. Il a entre autre dit en Matthieu 3: « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir? Déjà la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point. »
Jean était sévère. C'est l'une des raisons pour lesquelles, lorsqu'il a finalement été jeté en prison, il était perplexe. Il s'est dit: « J'ai dit que le Christ viendrait en brandissant une hache. » Au lieu de cela, il a dit: « Je te pardonne, je t'aime, viens à moi. » Il Lui a fait demander: « Es-tu celui que nous attendons? Devons-nous chercher quelqu'un d'autre? » Il a commis la même erreur que les Juifs. Et nous devons nous aussi faire attention à cela. Faites attention à ne pas vous faire de fausses idées sur la manière dont vous pensez que Jésus va venir. C'est ce qui a causé la perte des Juifs. Vous pensez qu'Il va entrer par la porte d'entrée et Il entrera par la fenêtre. Vous regardez par la fenêtre, mais Il descend par la cheminée. Il va vous surprendre. Ne vous attendez pas à ce que le Christ vienne à votre rencontre d'une manière précise. Il ne viendra pas nécessairement à votre rencontre comme Il vient à celle de votre voisin. Il viendra à la rencontre de chacun d'entre nous de manière unique et différente.
LE SERVICE CHRÉTIEN C'EST S'IDENTIFIER AUX PÉCHEURS
Cela dit, Marc passe tout cela sous silence. Marc omet ce dont parle Luc. Les collecteurs d'impôts sont venus, et Luc parle longuement des collecteurs d'impôts. Puis il dit que les soldats romains sont venus, et il parle longuement des soldats romains. Ensuite, il dit que les foules sont venues, et il en parle. Mais ce n'est pas le cas de Marc. Marc dit: « Jésus se tient dans l'eau avec des pécheurs coupables, et il n'a pas besoin de se repentir. » Hébreux 7:26 dit: « Il nous convenait, en effet, d'avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux. » Et le voilà, debout dans l'eau aux côtés des pires pécheurs de la terre. Je le mentionne en passant, car nous ne sommes pas encore prêts à mettre cela en pratique. Mais tout service chrétien qui ne vous place pas dans l'eau aux côtés des pécheurs n'est pas un véritable service. Nous devons nous tenir là, nous identifier à eux, et bien sûr, ce n'est pas nous mais c'est le Christ en nous qui se tient dans l'eau, s'identifiant aux pécheurs. Voilà ce qu'est le service chrétien.
Jésus nous a donné le Notre Père. Mais vous savez, Il ne pouvait pas réciter le Notre Père. Il ne pouvait pas le réciter à cause de Matthieu 6:12: « pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Il ne pouvait pas réciter cette prière. Il n'avait pas commis d'offenses ou de fautes. Il n'avait rien à confesser. C'est le saint Jésus. C'est ainsi que Marc commence son Évangile en disant: « Tout cela relève de la rédemption. Il va se mettre à notre service. » Voici comment cela commence. Il s'identifie aux pécheurs. Il se tient dans l'eau avec eux.
Regardez ce que dit Marc 1:10 dit: « Au moment où il sortait de l'eau, il vit les cieux s'ouvrir, et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. » Marc attire l'attention sur le moment où cette colombe est descendue, ou sur l'apparition de la colombe. Et la réponse est: c'était au moment où Jésus sortait de l'eau. En d'autres termes, le baptême de Jean était terminé. Ce n'est pas au moment où Jean l'a immergé. Ce n'est pas lorsque Jean l'a relevé. C'est après le baptême d'eau. Il sort de l'eau. Seul Luc nous dit ce qu'Il a fait lorsqu'Il est sorti de l'eau. Que faisait-il en sortant de l'eau? Il priait. Luc dit qu'il priait. Le baptême est donc terminé. Il sort de l'eau et Il prie.
Puis la colombe, le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe, est descendu sur Lui. Qu'est-ce qui a marqué le cœur de Jean? Bien sûr, il faut lire l'Évangile selon Jean pour découvrir la promesse, le signe qui lui a été donné. Lorsque l'on pense à une colombe de nos jours, je crois que beaucoup d'entre nous pensent à la colombe de la paix. Et cela vient peut-être de la colombe de Noé, lorsqu'elle revint avec une feuille d'olivier dans le bec. On voit la colombe de la paix. Ou encore, Jésus a dit: « Soyez doux comme des colombes, mais prudents comme des serpents. » Et c'est ainsi que nous percevons cette douceur. La colombe, c'est la douceur. La colombe, c'est la paix. Peut-être que votre esprit est remonté jusqu'à la Création, lorsque le Saint-Esprit planait au-dessus du chaos et que la terre était informe et vide, un peu comme une poule qui couve ses œufs.
Mais je pense que Jean a vu autre chose. Et je pense pouvoir vous prouver que c'est bien ce qu'il a vu. Est-ce que vous vous souvenez quand Jésus a purifié le temple? Ce n'était pas Son tout premier miracle, mais presque, c'était Son deuxième. Dans Jean 2, lorsqu'Il a purifié le temple, l'une des choses qu'il a faites a été de chasser ceux qui élevaient des colombes. Pourquoi élevaient-ils des colombes dans le temple? Lorsque Marie a apporté son offrande après la naissance du Seigneur Jésus, elle n'avait manifestement pas l'argent nécessaire et ne pouvait pas se permettre d'acheter un agneau. Et qu'a-t-elle apporté en offrande? Elle a apporté des pigeons. Elle a apporté des colombes.
Lévitiques 5:7 dit: « S'il n'a pas de quoi se procurer une brebis ou une chèvre, il offrira en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l'un comme victime expiatoire, l'autre comme holocauste. » La colombe, l'oiseau, le pigeon, c'était l'offrande du pauvre. S'il n'avait pas les moyens de s'offrir un agneau, alors il prenait une colombe. Vous vous demanderez peut-être: « Et si on n'avait pas les moyens de s'offrir une colombe? » Lisez la suite du Lévitique 5. Si vous n'aviez pas les moyens d'acheter une colombe, vous aviez le droit d'apporter une pincée de farine entre votre pouce et votre index. Par là Dieu dit que personne ne devait être exclu de cela. La farine représentait la colombe, et la colombe représentait l'agneau, et l'agneau représente notre Seigneur Jésus Christ. Donc, selon moi, et sachant que tout est rédempteur, quand il a vu cette colombe descendre, cela correspondait à l'intronisation de Jésus. C'était une mission. Si vous aviez vu un agneau descendre, vous sauriez de quoi nous parlons, mais Jean n'a pas vu d'agneau descendre, Il a vu l'offrande du pauvre. C'est pourquoi Jean dit que, le lendemain, lorsque Jésus est passé à proximité il dit en Jean 1:29: « Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » Comment savait-il qu'il s'agissait de l'Agneau de Dieu? Il a vu la colombe. Il a vu la colombe. C'était la croix. Jésus se tient debout. C'est ainsi que Marc ouvre son Évangile. C'est la rédemption. Jésus s'identifie aux pécheurs. Et la croix s'abat sur sa tête. Les cieux s'ouvrent. Et une voix dit: « Celui-ci est mon Fils. » Marc s'apprête à nous parler de ce serviteur extraordinaire, notre Seigneur Jésus, mais il doit commencer par là, car la nature même d'un service extraordinaire est toujours rédemptrice. C'est toujours une question de salut.
J'ai souligné le fait que Marc a choisi de présenter la rédemption totale. Il est vrai que Jean a vu le Christ comme l'Agneau, mais c'est une rédemption partielle. Ce n'est pas tout ce que Jean a vu ce jour-là. Jean ne devait pas seulement Le voir comme l'Agneau de Dieu, mais selon le récit, lorsqu'il était dans le désert, Dieu lui parlait, et Dieu lui a dit: « Voici ce que sera le signe; une colombe descendra, et celui sur qui vous verrez la colombe baptisera aussi du Saint Esprit. » Jean 1:33 dit: « Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser d'eau, celui-là m'a dit: Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est celui qui baptise du Saint Esprit. » Il était important pour Jean d'inclure cela dans son message. Ce que j'essaie de dire, c'est que Jean nous dit ici quelque chose comme: « J'ai vu les cieux s'ouvrir, j'ai vu l'Esprit descendre, j'ai vu la croix, mais j'ai aussi vu celui qui allait baptiser du Saint-Esprit. » C'est un moment précieux de révélation pour Jean. Il a vu un Sauveur dans toute Sa plénitude. Il a non seulement vu l'Agneau, mais il a vu aussi vu la vie; l'Agneau et la vie. Il a vu celui qui allait se substituer à lui sur la croix, et il a vu celui qui allait se substituer à lui dans son cœur. Il a vu l'Agneau, la rédemption, et il a également vu la vie. C'est cela, la rédemption complète.
Je ne voudrais pas que nous en restions là en ce qui concerne le cœur de Dieu. Je sais que de nos jours l'on parle beaucoup d'une seconde bénédiction, du baptême du Saint-Esprit et de tout ce genre de choses. C'est comme une seconde œuvre de grâce. Il existe des groupes qui accordent une grande importance à cela. Mettons cela de côté. Jean n'a pas vu une doctrine appelée « la seconde œuvre de grâce. » C'est pourquoi beaucoup de gens s'enthousiasment avec le passage où Paul a demandé à des disciples en Actes 19:2: « Avez-vous reçu le Saint Esprit, quand vous avez cru? » Ils ont répondu: « Nous n'avons même pas entendu dire qu'il y avait un Saint-Esprit. » Alors Paul a demandé: «mais de quel baptême avez-vous été baptisé. » Et ils ont répondu: « Du baptême de Jean. » Et Paul d'ajouter: « Vous n'avez pas entendu parler du Saint-Esprit, et vous avez été baptisés par Jean? »
Il n'a pas vu cela. Ce qu'il a vu, c'est quelqu'un qui non seulement allait mourir pour lui, mais qui avait également promis de vivre pour lui. C'est ce que Jean a vu. C'est le salut complet. C'est cela la rédemption totale, c'est le fait qu'il viendrait baptiser du Saint-Esprit. Des milliers de chrétiens n'en ont vu que la moitié de tout cela. Ils voient l'Agneau et ils savent qu'ils sont sauvés et qu'ils n'iront pas en enfer. Ils sont pardonnés, ils ont vu l'Agneau, mais ils ne savent pas que le Seigneur désire également être leur vie. Jean a dit: « Il vient après moi quelqu'un qui vous baptisera du Saint-Esprit. » Le Saint-Esprit est Sa vie. Il n'allait pas seulement mourir à notre place, mais Il allait ensuite, nous donner Sa vie, Son Saint-Esprit.Pourquoi n'avez-vous pas entendu cela? Vous avez dit que vous aviez été baptisés par Jean? Ils n'ont compris que la moitié du message. S'ils avaient vraiment écouté Jean, ils auraient su qu'il y avait une deuxième partie. C'est ce que Jean a vu. Il a vu la rédemption complète. Il a vu l'Agneau et il a également vu la vie.
Nous n'en avons pas encore fini, car vous savez, que dans ces treize versets, il y a encore des choses à dire sur Jean en tant que messager du Seigneur. Vous savez qu'il y a davantage à dire sur ces trois choses liées au baptême: les cieux ouverts, la colombe et la voix. Vous ne pouvez pas simplement passer cela sous silence sans dire un mot sur les cieux ouverts, la colombe et la voix. Le verset 1:13 qui suit évoque la tentation du Christ dans le désert et tout cela fait partie intégrante de ce passage.
Nous nous apprêtons donc à conclure cette leçon, mais je ne peux pas dire que nous en ayons fini avec ces versets. Je dois revenir à Jean. Je dois revenir aux cieux ouverts. Je dois revenir à la voix. Je dois revenir à la colombe. Je dois revenir à la tentation dans le désert. Mais je veux y revenir telle que Marc la présente. Ma tentation est de vous montrer comment Matthieu ou Luc la présente, car ils nous donnent les détails. Mais je vais essayer de m'en tenir à ce que dit Marc.
Permettez-moi de conclure en attirant votre attention sur le verset 1:1: « Commencement de l'Évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu. » S'il y a bien une illustration de Marc allant droit au but et entrant immédiatement dans le vif du sujet, c'est dans ce premier verset. Il ouvre le livre et va droit au but. Ceci étant dot en lisez pas cela à la légère. À cause du mot « évangile », nous pensons savoir ce qu'il veut dire. Soyons très prudents. Nous disons: « Je connais l'Évangile. L'Évangile, c'est une bonne nouvelle. C'est une heureuse nouvelle. Je sais ce qu'est l'Évangile. »
Dans la Bible, dans votre Nouveau Testament, vous lirez des passages sur l'Évangile du royaume. Vous lirez des passages sur l'Évangile de Dieu dans les Épîtres aux Thessaloniciens, dans l'Épître aux Romains, dans les Épîtres aux Corinthiens, dans la Première Épître à Timothée. Vous lirez des passages sur l'Évangile de la grâce de Dieu. Vous lirez l'Évangile de la gloire de Dieu. Vous lirez l'Évangile du salut. Vous aurez les pieds chaussés de l'Évangile de la paix. Le mot « Évangile » est utilisé partout. C'est une bonne nouvelle.
Que veut dire Marc lorsqu'il parle d'Évangile et comment est-il utilisé? Vous savez, on ne peut pas simplement dire « frère », car on pourrait penser à un frère chrétien. Ou bien, si vous êtes l'apôtre Jean, vous pourriez vous dire qu'il utilise parfois le mot « frère » au sens de « camarade. » Comment l'utilise-t-il? Paul l'utilisera d'une certaine manière, tandis qu'un autre l'utilisera d'une autre manière. Vous rendez-vous compte que le mot « évangile » n'apparaît même pas dans l'Évangile de Luc? Le mot « évangile » n'y figure pas. Dans les cinq livres écrits par Jean — Jean, 1 Jean, 2 Jean, 3 Jean et l'Apocalypse —, le mot « évangile » n'apparaît pas. Il n'apparaît qu'une seule fois dans l'Apocalypse, lorsque les anges viennent prêcher l'évangile, mais ce n'est même pas le même usage du mot « évangile. » Vous rendez-vous compte que le livre de Jacques ne mentionne pas l'Évangile? Le livre de Jude ne mentionne pas le mot « Évangile. » Le livre des Hébreux ne mentionne pas le mot « Évangile. » C'est tout simplement incroyable. Donc, lorsque vous le lisez, vous devez vous demander: « Que dit-il? » Eh bien, nous savons que lorsque Paul l'utilisait, cela avait trait à l'histoire de Jésus.
1 Corinthiens 15:1-4 dit: « Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. » C'est une bonne nouvelle. C'est l'Évangile. Et quand Paul parle de l'Évangile, c'est bien de cela dont il parle. Il parle de l'histoire, Jésus est mort. Jésus a été enseveli, Jésus est ressuscité, Jésus est monté au ciel. C'est cela, l'Évangile pour Paul. Dans le chapitre même que nous examinons nous lisons en Marc 1:14: « Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l'Évangile de Dieu. » Jésus prêche donc maintenant l'Évangile.
L'ÉVANGILE EST LE MESSIE
Alors, qu'est-ce que l'Évangile? Est-ce l'histoire de Christ? Il a vécu, il est mort, il a été enseveli et il est ressuscité? Est-ce ce qu'il a enseigné? Comme par exemple: « Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. » Est-ce cela l'Évangile? Ce que Jésus a dit. Pas dans Marc. Au verset 1:1 Marc va droit au but. Il a dit que l'Évangile n'est pas l'histoire du Messie. L'Évangile n'est pas le message du Messie. L'Évangile, c'est le Messie. L'Évangile, c'est Jésus. C'est ainsi qu'il l'a dit. Le commencement de l'Évangile de Jésus. Pas l'Évangile qu'Il a prêché. L'Évangile qu'Il était. Il est la bonne nouvelle. Est-il vrai qu'Il a vécu la bonne nouvelle? Oui. Est-il vrai qu'Il a prêché la bonne nouvelle? Sans aucun doute. Marc 1:1 dit donc: « Commencement de l'Évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu. » Marc commence par présenter Jésus comme l'Évangile, le Fils de Dieu.
Nous n'avons pas fini d'examiner ces 13 versets mais permettez-moi de résumer en quelque sorte notre étude. Marc ouvre son livre en allant droit au but. Jésus est l'Évangile dans sa plénitude. Il est l'Agneau et Il est la vie. Il est notre substitut sur la croix et Il est le substitut venu vivre dans nos cœurs. Il commence par présenter Jésus s'identifiant aux pécheurs. Il se tient dans l'eau, Il reçoit le message de la croix, et Il sort de l'eau pour aller exercer son ministère dans la puissance de l'Esprit. Non pas pour être servi, mais pour nous offrir ce salut complet.
Prions:
Père, merci pour Ta précieuse parole. Non pas pour ce que nous pensons qu'elle signifie, mais pour tout ce que Tu sais qu'elle signifie. Seigneur, alors que nous terminons cette étude, nous voulons Te louer à nouveau pour être plus fort que l'homme fort. Toi qui es venu nous donner la vie, qui nous as transférés du royaume des ténèbres dans le royaume de Ton Fils bien-aimé. Nous prions simplement, Seigneur, pour que nous puissions vivre comme ceux qui ont été libérés. Au nom de Jésus, amen.