JEAN #50 - Émondage

(John 15:1-11)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre cinquantième leçon sur ce merveilleux évangile de Jean.

Actes nous rapporte l'apparition du Seigneur à Paul sur la route de Damas. Actes 9:7 dit: « Les hommes qui l'accompagnaient demeurèrent stupéfaits; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne. » Plus de vingt ans plus tard Paul donne son témoignage et dit en Actes 22:9: « Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait. »

Dans le chapitre 9 il est dit qu'ils ont entendu la voix et dans le chapitre 22 qu'ils ne l'ont pas entendue. Ce n'est qu'une contradiction apparente, car il n'y a pas de contradiction dans la Bible. Je pense que l'explication est la même que ce qui est arrivé dans Jean 12:28 qui dit: « Père, glorifie ton nom! Et une voix vint du ciel: Je l'ai glorifié, et je le glorifierai encore. » La Bible dit ensuite que la foule qui se tenait autour a entendu la voix, mais les gens pensaient qu'il s'agissait du tonnerre. En d'autres termes ils ont entendu quelque chose mais ils n'ont pas compris.

Je pense donc que l'explication est qu'il est possible d'entendre une voix sans pourtant comprendre La voix. Nous sommes dans une étude biblique et il est possible que nous entendions une voix mais pas réellement ce que le Seigneur dit. Alors demandons au Seigneur que nous puissions entendre La voix, et que nous puissions réellement comprendre ce que le Seigneur désire.

Prions:

Seigneur nous Te remercions tellement de ce que c'est Ton plaisir de nous parler à travers Ta Parole, et nous Te remercions alors que nous méditons sur Jean 15, de ce que Tu vas à nouveau tourner nos coeurs d'une façon toute fraiche vers Toi. Nous prions que nous puissions être ouverts sur toute la révélation de Christ. Nous Te remercions Seigneur de voir jusqu'où Tu nous as emmené et nous savons que Tu vas nous emmener jusqu'au bout. Nous Te remettons maintenant cette petite méditation et prions pour que Ton Esprit puisse nous communiquer Ta voix. Nous Te prions dans le nom merveilleux du Seigneur Jésus. Amen.



RÉSUMÉ

Merci de prendre Jean 15. Nous avons déjà passé pas mal de temps sur ces chapitres très précieux que sont Jean 13-15. Cela a été donné un jour avant la Croix. En d'autres termes le Seigneur Jésus a parlé aux siens la nuit où Il a été trahi.

Jean 13:1 dit: « Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. » Pour chaque nouvelle année je choisis un verset particulier et cette année j'ai choisi Esaïe 38:17 qui dit: « Voici, mes souffrances mêmes sont devenues mon salut; Tu as pris plaisir à retirer mon âme de la fosse du néant, Car tu as jeté derrière toi tous mes péchés. » Le mot hébreu pour prendre plaisir est aimer, cela donne donc « Tu as aimé mon âme hors de la fosse du néant. » N'est-ce pas un grand verset? Dieu ne m'a pas simplement retiré de la fosse. Tout le monde peut faire cela s'il a une corde. Il prend plaisir à retirer mon âme hors de la fosse du néant.

C'est ce que Jésus fait dans ces cinq chapitres. Il ne partage des choses qu'avec ceux qu'Il aime jusqu'à la fin. Et Il prend plaisir à retirer leur âme hors de la fosse du néant alors qu'Il leur partage ces merveilleuses pierres précieuses.

Dans notre discussion nous sommes arrivés au chapitre 15 et nous avons médité sur cette grande parabole du cep et des sarments. Jean 15:1-11 dit: « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »

Jean 15:16 dit: « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. »

Nous avons répondu aux trois questions qui nous servent de fil rouge pour l'étude de Jean. Qui est Christ? Qu'est-ce que la foi? Et qu'est-ce que la vie? Selon cette parabole du cep et du sarment, qui est Christ? Il est le vrai cep. Rappelez-vous que la vigne n'est pas juste le tronc, ce sont les racines, le tronc, les branches, les feuilles, c'est l'ensemble. Ce que Jésus dit c'est: « je suis le vrai cep, je suis tout et vous êtes unis à moi. » Ainsi qui est Christ? Il est le vrai cep. Selon ce passage qu'est-ce que la foi? La réponse est: demeurer dans le Seigneur Jésus. Demeurer c'est venir à Christ et croire en Christ.

Lorsque nous nous sommes arrêté la dernière fois, nous avons répondu à la question: Qu'est-ce que la vie? Le verset 15:2 parle de fruit, la fin du verset 15:2 parle de plus de fruit, le verset 15:5 parle de beaucoup fruit. Puis le verset 15:16 dit: « que votre fruit demeure. » Qu'est-ce que la vie? C'est le fruit, c'est plus de fruit, c'est beaucoup de fruit, c'est le fruit qui demeure. Nous avons vu que dans ce contexte, le fruit est la vie de la vigne. C'est la manifestation de Christ Lui-même. C'est le caractère de Christ produit dans le sarment.

Nous avons vu que la vie est le fruit, j'aimerais donc me focaliser sur cette vérité qu'est le fruit. Christ est la vigne, la foi c'est demeurer sur le cep, la vie c'est donc porter du fruit parce que nous demeurons sur la vigne. Pour nous focaliser sur le fait de porter du fruit j'aimerais que nous nous focalisions de nouveau sur le verset 15:1. Jean 15:1 dit: « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. » Nous devons comprendre que c'est une parabole et non pas une vraie histoire. Christ n'est pas un cep de façon littérale. Dans l'évangile de Jean nous trouvons souvent l'expression « Je suis », avec « Je suis le chemin », « Je suis la vérité », « Je suis la vie », « Je suis la porte. » Nous avons ici le dernier des huit « Je suis », « Je suis le cep. » Christ n'est pas un cep de façon littérale et en tant que chrétien nous ne sommes pas des sarments de façon littérale. Et Dieu le Père n'est pas un vigneron de façon littérale.

Tout cela nous raconte une histoire spirituelle. Dans certains de mes commentaires sur cet évangile les auteurs se perdent dans des questions secondaires comme: « Pourquoi est-ce que c'est Dieu le Père qui est le vigneron et pas Dieu le Fils ou Dieu le Saint Esprit? » Ce n'est pas le point important ici de savoir s'il s'agit de Dieu le Père, de Dieu le Fils ou de Dieu le Saint Esprit.

Est-ce que vous réalisez que toutes les fois où Dieu apparaît, Il apparaît dans tous les membres de la trinité? Ils sont en accord les uns avec les autres. Certaines personnes disent: « Vous devriez prier à Dieu le Père et non pas à Dieu le Fils ou Dieu le Saint Esprit. » Non, il n'y a pas de jalousie dans la trinité. Vous pouvez prier à Dieu le Fils ou à Dieu le Saint Esprit.

Le point important est que Dieu s'occupe des sarments alors qu'ils demeurent en Christ. Il est le vigneron, Il est celui qui protège la vigne. C'est Son privilège et Son ministère que de s'assurer que la vigne produit du fruit. C'est cela le point important. Le fruit est le caractère de Christ Lui-même.

Jean 15:1-3 dit: « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. » Veuillez noter dans ces trois versets de quelle manière la vérité de porter du fruit est liée à la vérité de l'émondage. Je peux assez facilement comprendre la première partie du verset 15:2, mais j'ai un peu de mal avec la deuxième partie.

La première partie a du sens pour moi, « Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche. » Cela a du sens pour moi, si je ne produis rien en tant que chrétien, je peux m'attendre à ce que Dieu s'occupe de moi. Nous utilisons habituellement le mot correction pour décrire cela. Les chrétiens doivent faire très attention à ne pas utiliser le mot punir parce que le Seigneur Jésus a été puni pour nous. Dieu ne punit donc jamais à nouveau un chrétien. C'est impossible pour Dieu de punir le chrétien ou alors il recevra deux fois pour la même dette.

La correction porte en elle l'idée d'enseigner. Je ne m'occupe pas de mon enfant parce qu'il a brisé une vitre, je m'occupe de lui pour qu'il ne casse pas de vitre dans le futur. L'idée derrière est l'instruction et l'enseignement.

Pendant des années, j'ai mal compris 2 Timothée 2:11-13 qui dit: « Cette parole est certaine: Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui; si nous le renions, lui aussi nous reniera; si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. » J'essayais de trouver du réconfort dans une mauvaise compréhension de ce passage. Lorsque je voyais que j'étais infidèle je me consolais en pensant à quel point Dieu était fidèle et je me disais qu'Il était fidèle car Il est Dieu.

Tout cela est vrai mais ce n'est pas ce que ce passage nous dit. Ce passage dit que si je suis infidèle Dieu est fidèle pour s'occuper de mon infidélité. Il n'est pas fidèle pour me bénir quoi qu'il arrive. Il est fidèle pour me corriger. Il est fidèle pour s'occuper de moi dans mes péchés. Psaume 119:75 dit: « Je sais, ô Éternel! que tes jugements sont justes; C'est par fidélité que tu m'as humilié. »

Je pense que vous avez l'habitude de vous appuyer sur la fidélité de Dieu en termes de provision et de bénédiction. Nous avons l'habitude de dire: « Dieu est fidèle, Il me bénit. » Il est vrai que Dieu est fidèle et Il s'occupera de votre salaire ou de votre pension, mais Il est également fidèle pour vous corriger. Il s'occupera de vous en tant que Ses enfants.

Comme je l'ai dit cela a du sens pour moi que Dieu s'occupera de moi en tant que sarment qui ne porte pas de fruit. Mais regardez la seconde partie du verset 15:2 qui dit « tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit. » Il ne s'agit pas là d'un sarment qui ne porte rien, mais d'un sarment qui porte beaucoup de fruit. Les sarments qui portent du fruit ont besoin d'être émondés.

Tout cela est confus. Je comprends l'importance de la correction administrée au sarment qui ne porte rien, mais qu'est-ce que l'émondage pour le sarment qui produit des fruits? D'un point de vue du cep cela doit se ressembler. Il semble que pour moi l'émondage ressemble assez à la correction. Quelle est la différence entre l'émondage et la correction? Il se peut que je ressente la même chose et que cela se ressemble. Comment est-ce que je sais si je suis corrigé ou émondé? Et est-ce que j'ai besoin de connaître la différence?

Je me rappelle avoir posé cette question à un professeur de mon école biblique. Je lui ai demandé: « Comment est-ce que je sais si je suis testé ou corrigé? » Il m'a répondu: « Ed, tu devrais donner à Dieu le bénéfice du doute, cela doit être une correction. » Cela est probablement vrai dans la plupart des cas.

Lorsque nous considérons cela, nous pensons habituellement aux sarments qui portent du fruit et à ceux qui n'en portent pas. Mais lorsque je regarde à ma vie, je vois que je suis un sarment avec des sarments différents. En d'autres termes je peux voir que dans une partie de ma vie il n'y a pas de fruit mais qu'il peut y avoir des fruits dans une autre partie. En d'autres termes il se peut qu'un sarment porte du fruit et qu'un autre n'en porte pas. Je peux mettre ma confiance dans le Seigneur dans certains domaines, mais il se peut que je ne mette pas ma confiance en Lui dans d'autres domaines.

Là où je ne mets pas ma confiance dans le Seigneur Il va me corriger. Là où je mets ma confiance dans le Seigneur, Il va m'émonder. Il est important de connaître Proverbes 26:3 qui dit « Le fouet est pour le cheval, le mors pour l'âne, Et la verge pour le dos des insensés. » Lorsqu'Il me corrige c'est parce que je suis insensé. Voilà ce que j'aimerais voir avec vous dans cette leçon.

Je sais que dans ma vie, Dieu s'occupe tout le temps de ma chair. Lorsque je mets ma confiance dans ma propre sagesse, ma propre force ou mes propres ressources si le soi-disant fruit est généré par moi-même, alors Dieu le fera sécher et il mourra. Mais voici le grand mystère. Si le chrétien porte du fruit, en d'autres termes s'il va bien, s'il met sa confiance dans le Seigneur, s'il ne met pas sa confiance dans la chair, alors Dieu regarde à cette vie et dit: « Waouaw, cela a besoin d'être émondé. » Et ensuite Il émonde la vie qui porte du fruit. Nous aimerions donc voir ensemble ce que Dieu veut dire avec cette merveilleuse vérité de l'émondage.

Il y a quelques temps lorsque j'étais en train d'étudier cette grande vérité, je suis allé à la bibliothèque, j'ai ouvert un livre, mais ce livre ne commençait pas avec du texte, il commençait avec des illustrations d'outils. Lorsque j'ai vu cela je me suis dit que j'étais dans une mauvaise posture si jamais Dieu allait m'émonder. Il y avait des couteaux très aiguisés de toutes les tailles et de toutes les formes. Il y avait toutes sortes de ciseaux et de cisailles. Certains étaient si grands qu'ils devaient être manipulés avec deux mains. En plus de cela il y avait encore toutes sortes d'autres instruments. Tout cela est utilisé pour l'émondage. Je me suis dit: « mais que va-t-il se passer dans ma vie si Dieu doit m'émonder? Peut-être que je ne devrais pas porter de fruit... » L'émondage ne semblait pas être si bien.

Puis j'ai commencé à lire et j'ai alors compris que l'émondage est une science. C'est un art, c'est une aptitude. Une personne qui émonde doit être un expert dans sa technique. Tout le monde ne peut pas émonder. Il y avait un chapitre sur les dommages que l'on peut commettre en émondant mal. Même si je lisais un livre séculier j'avais à l'esprit le côté spirituel. J'ai lu qu'il était possible ne plus voir de fruit pendant vingt années si on coupe mal lorsque l'on ne sait pas ce que l'on fait. Il y avait un chapitre sur quand il faut émonder. Il arrive parfois que l'émondage soit une totale amputation. L'émondage dépend également de l'âge de l'arbre. L'émondage n'est pas uniquement en lien avec l'émondage. Il y avait également une section sur l'émondage des racines. La façon dont vous coupez est également importante.

Je peux vous dire que je ne savais pas à quoi m'attendre en entrant dans la bibliothèque mais j'en suis ressorti avec une grande bénédiction. Ce n'est pas que j'en ai davantage compris au sujet de l'émondage, j'étais même un peu confus parce que je pensais qu'il ne s'agissait que de couper un peu ici et un peu là. Je ne savais pas que le vigneron devait être un expert sur quand, où couper, comment couper, combien de fois couper, à quelle profondeur et quand utiliser tel ou tel instrument. Je n'en avais aucune idée.



C'EST DIEU MON PÈRE QUI M'ÉMONDE PAS MOI ET PAS VOUS

Voici la bénédiction que j'ai reçue alors en quittant la bibliothèque. Jean 15:1 dit: « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. » J'avais déjà été béni par ce chapitre en apprenant que Jésus était le cep, qu'Il est tout et que je suis attaché à Lui. Mais maintenant j'ai appris que Dieu est également le vigneron. Toute la responsabilité de l'émondage du début à la fin, est dans la main de Dieu. Lorsque vous imaginez le vigneron avec tous ces instruments coupants, il est réconfortant de savoir que c'est Dieu qui est le vigneron.

La raison pour laquelle je dis cela est parce que dans les cercles chrétiens, il y a de nombreux émondages faits soi-même. Nous désirons nous émonder nous-même parce que nous pensons que nous savons ce qui doit partir et ce qui doit rester. Que penseriez-vous si Dieu me demandait: « Ed voici le couteau, merci de couper dans ta vie ce qui est folie, et superflu. » Je suis trop stupide pour savoir comment m'émonder. Je ne sais pas comment m'émonder en dehors du fait que j'aime trop mes feuilles, pour même penser qu'elles ont besoin d'être émondées. Je pense que cela est également vrai du chrétien moyen. Je ne me sentirais pas sûr pour un seul instant si le couteau pour émonder était dans mes mains. Beaucoup de choses que les chrétiens appellent le « renoncement à soi » ou « la mortification de la chair » n'est rien de plus qu'un essai futile de faire un émondage par soi-même. Ils désirent être des chrétiens qui portent du fruit alors ils coupent ce morceau, abandonnent cela et renient cela.

Certaines personnes pensent que si vous êtes un chrétien humble vous devez conduire une vieille voiture, vous devez prendre des douches froides, vous ne devez plus manger de dessert, vous ne devez plus aller au cinéma, vous ne pouvez plus regarder des sports de combat, vous devez donner plus que la dîme et vous lever tôt. Mais tout cela n'est rien de plus que l'émondage fait par soi-même.

Lorsque j'ai quitté cette bibliothèque c'est donc cela qui était dans mon coeur, mon Dieu est mon Père. Lorsque j'ai lu ce livre au sujet de l'émondage j'étais si reconnaissant de ce que Dieu a pris cela de mes mains et que c'était Sa responsabilité comme toutes les autres choses. Les chrétiens se font des dommages à eux-mêmes parce qu'ils croient qu'ils porteront davantage de fruit, s'ils font ceci ou cela.

Il y a une autre application réconfortante que j'ai reçue. Non seulement j'étais reconnaissant que je n'avais pas le couteau de l'émondage dans ma main, mais j'étais également reconnaissant de ce que le couteau pour émonder n'était pas non plus dans votre main. Je suis reconnaissant qu'il ne soit pas dans ma main ni dans votre main.

Dieu n'a jamais prévu que les chrétiens s'émondent les uns les autres. Nos yeux ne sont pas assez affutés, nos mains ne sont pas assez précises, et nous ne sommes pas assez malins. Nous ne savons pas comment entrer dans la vie de quelqu'un et émonder sans causer de dommage. Je peux pourtant vous dire que cela arrive tout le temps. Les chrétiens s'émondent les uns les autres.

Dieu n'a pas donné l'épée à l'église, à la communauté médicale ou à l'individu. Il a donné l'épée au gouvernement. Dieu n'a pas donné les outils pour émonder à l'église. Il n'a pas donné la responsabilité d'émonder aux anciens ou aux diacres. Il en a fait Sa propre responsabilité. C'est Lui qui fera l'émondage. Nous n'en sommes qu'au premier verset et nous y trouvons déjà tant de réconfort. Jésus est le cep, nous sommes unis à Lui. Dieu le Père est le vigneron. Il sait si nous portons du fruit et Il prendra la responsabilité de couper s'il le faut pour que nous puissions porter plus de fruit.

Je ne suis pas appelé à m'émonder et je ne suis pas appelé à émonder ma famille. Et je ne suis pas appelé à émonder l'église. Vous n'êtes pas appelé à vous émonder vous-même et vous n'êtes pas appelé à émonder votre famille. Et vous n'êtes pas appelés à émonder vos frères et soeurs en Christ. Plus je méditais là-dessus plus mon coeur était touché par cette glorieuse vérité.

Il y a une deuxième chose que j'aimerais que nous comprenions clairement si nous voulons saisir toute cette idée d'émondage. C'est la vérité au sujet du fruit. Je sais que nous avons déjà brièvement évoqué cela lorsque nous avons répondu à la question qu'est-ce que la vie? La vie est le fruit et du fruit en abondance. Dans notre précédente leçon nous avons identifié le fruit comme étant la vie du cep, la manifestation du cep. En de simples mots c'est la ressemblance avec Christ, la conformité avec Christ. Lorsque la vie de Christ coule en moi, Christ est ce que les autres voient.

Nous aimerions répondre à la question qu'est-ce que la vie? En grec, le mot vie est bio. La biologie est l'étude de la vie. Dieu a donné la biologie pour illustrer la biologie spirituelle. En d'autres termes un des grands messages de la Bible est la vie en Christ et Dieu a écrit dans la nature des principes et des grandes vérités sur ce sujet. J'aimerais donc commencer en vous montrant le fruit puis je l'illustrerai avec l'illustration de Dieu.

Galates 4:19 dit: « Mes enfants, pour qui j'éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous. » C'était là le grand fardeau de Paul pour les chrétiens. Il dit qu'il est comme une femme qui va enfanter jusqu'à ce que Christ soit formé en eux. Qu'est-ce qu'un chrétien qui porte du fruit? La réponse est quelqu'un qui a Christ formé en lui.

Le même apôtre dit en Ephésiens 4:13: « jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. » Vous voyez dans un verset il dit j'espère que Christ puisse grandir en vous. Mais ici Paul dit qu'il espère que nous puissions grandir en Christ. Quelle est la grandeur de Christ? Quelle est la taille de la plénitude de Christ? Paul prie que les chrétiens puissent grandir à la pleine mesure de la stature de Christ. Quelle maturité! Alors qu'est-ce que la maturité? C'est Christ formé en vous et c'est également vous, formé en Christ. C'est simplement Christ. Dans les deux cas, nous parlons de la même chose. La vie est le fruit et le fruit est Christ, la manifestation de Christ. C'est de la biologie spirituelle, Christ formé en nous.

Mais illustrons cela maintenant à travers la biologie naturelle. Genèse 1:11-13 dit: « Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour. »

C'est de cette façon que Dieu a commencé la biologie. Chaque fruit produit de la semence selon son espèce. Chaque arbre porte du fruit selon son espèce. Et Dieu dit que cela est bon.

Et si vous continuez en Genèse 1 vous verrez que Dieu a fait le grand monstre marin. Chaque créature vivante qui bouge selon son espèce. Puis Dieu a fait les oiseaux chacun selon son espèce. Puis Dieu a fait les créatures rampantes chacune selon son espèce. Et lorsque Dieu avait tout terminé, il est écrit que Dieu a fait l'homme selon Sa propre image en d'autres termes selon Son espèce.

Ne lisez pas cela à la légère. C'est de la biologie spirituelle. Pour les scientifiques, lorsqu'ils vont en arrière, ils arrivent à un moment où toutes les vies organiques se ressemblaient pour l'oeil naturel, que ce soit une plante, un poisson, un insecte, un oiseau, un animal, ou un homme. Pour les scientifiques lorsque cela a commencé tout se ressemblait.

Mais l'image des parents se retrouve sur les enfants. Toutes les vies tendent à aller vers le même objectif. C'est de cette manière que Dieu a créé cela. Toutes les vies tendent à se conformer aux parents dont ils sont le fruit. C'est comme cela que Dieu a fait les choses. Il a écrit cette loi dans la création. Toutes les espèces vont produire selon leur espèce. Toutes les choses vivantes qui ont vécu sur cette planète ont tendance à imprimer leur image sur leur progéniture, alors qu'une espèce grandit, elle tend à ressembler à son géniteur. Les êtres vivants ont tendance à se développer dans la conformité à leur parent.

C'est la vie et nous avons tendance à prendre cela à la légère. 1 Jean 3:9 dit: « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu. » La semence de Dieu demeure en lui. Est-ce que vous réalisez que lorsque vous avez accepté Jésus dans votre coeur une semence a été plantée dans votre coeur, appelée La semence de Dieu? Toutes les choses se développent selon leur espèce. Et parce que vous êtes nés de Dieu, vous êtes destinés à être conformés à Son image. Vous deviendrez comme Lui. Sa semence a déjà commencé à vous façonner à Son image.

La vie chrétienne n'est pas juste courir après quelques dons, lutter pour acquérir la sainteté ou combattre face à face avec le diable à certaines occasions. Les chrétiens s'inquiètent tellement en vain, ils gémissent en disant: « Je ne sais pas si je grandis dans le Seigneur. » Bien sûr que vous grandissez. Si vous ne grandissez plus c'est que vous êtes morts. Toutes les espèces vivantes grandissent. Mais il arrive que cela soit imperceptible et vous ne le voyez pas. Laissez les autres regarder à votre vie après qu'ils ne vous aient pas vu un certain temps.

Vous voyez la croissance n'est pas un problème. Beaucoup de chrétiens sont en panique et disent: « Je ne grandis pas, je dois me lever tôt, je dois mémoriser tous ces versets, je dois lire la Bible en une année, donner aux pauvres et partir pour la mission. » La réalité est que vous allez grandir et vous savez pourquoi? Parce que Sa semence est en vous. C'est de la biologie spirituelle et divine et donc vous serez conformés à vos parents. C'est comme cela que les choses fonctionnent.

Nous trouvons ici la source de la liberté de la vie chrétienne. Laissez cela au cep. Laissez cela au vigneron. C'est là toute la vie chrétienne. C'est Lui la vigne, je ne suis pas la vigne. C'est Lui qui émonde, ce n'est pas moi. Nous Lui laissons tout cela. La vie des insectes produit des insectes. La vie des reptiles produit des reptiles. La vie des plantes produit des plantes. Qu'est-ce que vous croyez que la vie de Christ va produire? Elle va produire Christ! C'est cela le sujet de ce chapitre. C'est produire du fruit.

Et lorsque Dieu voit que vous produisez Christ alors Il désire que vous produisiez plus de Christ. Et par conséquent Il vous émonde pour que vous puissiez produire plus de Christ. Tout est lié à produire Christ.



VOIR CHRIST DANS LA BIBLE EST L'OUTIL QUE DIEU UTILISE POUR NOUS EMONDER

Il y a encore un principe que j'aimerais souligner et nous le développerons dans notre prochaine leçon. Jean 15:2-3 dit: « Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. » Dans le verset 15:2 nous trouvons le mot émonder, « il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit. » La version originale grecque dit: « Il le purge. » Dans le verset 15:3 nous trouvons le mot pur, « vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. » Ces deux mots ont la même racine. C'est le même mot dans l'original.

Je vous ai dit que le livre que j'ai ouvert à la bibliothèque au sujet de l'émondage commence avec des illustrations de nombreux outils et que j'en ai eu des frissons. Mais Dieu n'a pas beaucoup d'outils différents. Selon la Bible, Dieu n'a pas des centaines d'instruments avec lesquels Il peut nous émonder, Il n'en a qu'un. Quel est Son outil pour émonder? On le trouve dans le verset 15:3, « vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. » Le seul outil d'émondage que Dieu a est la Bible.

Hébreux 4:12 peut nous montrer comment cela fonctionne: « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du coeur. » De nombreux érudits pensent qu'il y a ici une référence à la façon dont les prêtres préparent le sacrifice pour qu'il soit acceptable pour Dieu selon l'expression que nous trouvons dans la Bible: « sans défaut et sans tache. »

Le prêtre ne pouvait pas offrir d'animal qui avait des défauts. Lévitique 22:22 donne une liste: « Soyez sûr que l'animal ne soit pas aveugle, estropié, ou mutilé, qui ait des ulcères, la gale ou une dartre, ayant un membre trop long ou trop court, dont les testicules ont été froissés, écrasés, arrachés ou coupés. »

Mais ce n'est pas fini, ce n'était pas encore suffisant pour l'offrir à Dieu. Il faut encore passer par Exode 29. Le prêtre devait éventrer l'animal et ensuite examiner l'intérieur. Il ne s'agissait pas simplement d'examiner l'extérieur et de vérifier qu'il n'y avait pas de jambes cassées, il fallait aussi vérifier les organes pour être sûr qu'il n'y ait pas de maladie à l'intérieur.

Je pense que vous avez saisi l'idée. Je pense que ce que Dieu nous dit ici est que la parole de Dieu est tranchante et agit sur nous de la même façon que le prêtre agissait pour le sacrifice. Elle vous saisit, vous ouvre le ventre et examine les pensées et les intentions de votre coeur.

Hébreux 4:13 dit: « Nulle créature n'est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » C'est la Bible qui dévoile nos pensées et sentiments devant le Seigneur. C'est pour cette raison qu'Esaïe a dit: « Lorsque j'ai vu le Seigneur élevé, je me suis ensuite vu moi-même. Je suis impur. Et je suis un lépreux qui vit dans un pays de lépreux. J'ai des lèvres impures. »

Voilà de quelle façon cela fonctionne. Chaque fois que vous voyez Christ dans ce livre, vous êtes émondés. Quelque chose entre dans votre vie, vous n'êtes plus le même et vous devenez plus proche de Jésus. C'est cela l'idée qu'il y a derrière l'émondage.

Il arrive parfois que cela soit dramatique. Je me rappelle le jour où le Seigneur s'est manifesté à moi comment étant la fin de la loi. Je n'ai plus jamais été le même. Le légalisme a commencé à tomber. Lorsque vous voyez Christ dans ce livre, tout de ce qui est coupé peut être qualifié de perte si on le garde et de gain si on le perd.

Si vous voyez Jésus comme étant la fin de la loi alors votre légalisme disparaîtra, si vous Le voyez comme étant le grand berger alors votre anxiété disparaîtra. Si vous Le voyez comme étant le vainqueur, les mauvaises habitudes dans votre vie s'en iront

J'aime ce que dit Andrew Murray sur ce chapitre. Dieu nous aime trop pour permettre à une branche de fleurir sans qu'elle ne porte du fruit. N'est-ce pas merveilleux? Alors que vous avancez avec le Seigneur vous apprendrez à Le louer lorsqu'Il vient pour couper ce qui est tordu et ainsi vous rapprocher de Lui. Lorsque vous Le voyez, vous pouvez dire au revoir à la fierté, aux ténèbres, à l'irréalité, à la défaite, car toutes ces choses sont émondées.

J'aimerais terminer en citant à nouveau Jean 15:1: « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. » Voici un poème, que cela puisse être notre prière.

Vigneron Céleste,
Je Te prie de m'émonder,
Pour ainsi me ramener plus près du Seigneur.

Coupe tous les sarments et les racines superflus
Ne laisse rien fleurir qui puisse empêcher le fruit.
Je ne sais pas combien il faudrait couper,
Ce que Tu coupes est perte si on le garde et gain lorsqu'on le perd.
Ne me laisse pas me glorifier dans le nombre de mes feuilles,
Ampute tout ce qui attriste Ton Esprit,
A Toi de décider ce qui est sarment inutile.
Enseigne-moi tout à nouveau à demeurer en Toi en tant que sarment.

Vigneron Céleste,
Je Te prie de m'émonder
Pour ainsi me ramener plus près du Seigneur.

Prions: Père nous Te remercions de ce que Tu as pris cette responsabilité de nos mains et Tu nous as à nouveau rappelé qu'il s'agit de Ton oeuvre en nous. Merci d'avoir planté Ta semence en nous, ce qui nous garantit que nous serons conformés à Ton image, selon Ton espèce. Nous T'aimons et nous Te remercions pour cela. Délivre-nous d'essayer de faire ce que Toi seul as promis de faire. Au nom de Jésus. Amen.

Jean 51