GENÈSE #35 - ABRAHAM À GUÉRAR

(Genèse 20:1-20)

Par Ed Miller

Bonjour et bienvenue dans notre trente-cinquième leçon sur ce merveilleux livre de la Genèse.

Prions:

Seigneur, alors que nous venons à Ta Parole, nous Te remercions pour le Saint-Esprit. Nous Te remercions de ce que chaque partie de Ta Parole est inspirée et nous est utile pour que nous soyons enseignés, pour nous convaincre, pour nous corriger et pour nous instruire dans la justice. Nous venons donc à Ta Parole et, par Ton Esprit, nous Te demandons de concentrer nos coeurs d'une manière nouvelle sur notre glorieux Sauveur. À cette fin, nous Te confions notre méditation, et nous Te demandons de nous guider. Nous désirons que Ton onction s'exerce sur ce qui est dit. Nous désirons aussi Ton onction sur nos oreilles et nos coeurs afin que nous puissions recevoir, et nous le demandons dans nom précieux de Jésus. Amen.



RÉSUMÉ

Je vous demande d'ouvrir vos Bibles dans le chapitre 20 de la Genèse, si vous le voulez bien. Dans notre étude, nous arrivons maintenant aux chapitres 20 et 21 de la Genèse. Ils devraient être étudiés ensemble de la même manière que les chapitres 18 et 19 l'ont été. Le chapitre 20 est l'histoire de l'échec de la foi. Abraham échoue à nouveau. Le chapitre 21 est la preuve qu'il a été pleinement restauré, et vous avez donc besoin de prendre ces deux chapitres ensemble - l'échec de la foi, puis la restauration, illustrée au chapitre 21.

Abraham est le père de la foi. Il est l'exemple de Dieu de la confiance dans le Seigneur sous forme embryonnaire et d'images. En 1 Corinthiens 11:1 Paul l'a dit dans « Soyez mes imitateurs », et ensuite il ajoute ces mots, « comme je le suis aussi du Christ. » En d'autres termes, ce qu'il nous dit est: « ne m'imitez pas tout le temps. Imitez-moi uniquement lorsque je suis le Christ. Si, d'une manière ou d'une autre, je m'égare - si je m'engage sur un mauvais sentier - ne me suivez pas. » Nous devons suivre l'exemple des hommes uniquement lorsqu'ils suivent le Seigneur. 

Au chapitre 20, notre illustration de l'image de la foi prend un mauvais chemin. Dans ce chapitre, Abraham, a fait une erreur, et plutôt grave, encore une fois. Pendant un certain temps, le père de la foi n'a pas fait confiance au Seigneur. Il a quitté le Seigneur des yeux. Dans ma Bible, au-dessus de ce chapitre, j'ai écrit 2 Samuel 1:25. 2 Samuel 1:25 dit: « Comment des héros sont-ils tombés au milieu du combat? » Bien sûr, dans Samuel, on décrit comment Jonathan est tombé dans une bataille littérale, dans une guerre littérale. Mais j'applique ici cela parce qu'Abraham est tombé dans une bataille spirituelle. Comment des héros sont-ils tombés au milieu du combat?

Genèse 20:1-18 dit: « Abraham partit de là pour la contrée du midi; il s'établit entre Kadès et Schur, et fit un séjour à Guérar.  Abraham disait de Sara, sa femme: C'est ma soeur. Abimélec, roi de Guérar, fit enlever Sara. Alors Dieu apparut en songe à Abimélec pendant la nuit, et lui dit: Voici, tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée, car elle a un mari. Abimélec, qui ne s'était point approché d'elle, répondit: Seigneur, ferais-tu périr même une nation juste? Ne m'a-t-il pas dit: C'est ma soeur? et elle-même n'a-t-elle pas dit: C'est mon frère? J'ai agi avec un coeur pur et avec des mains innocentes. Dieu lui dit en songe: Je sais que tu as agi avec un coeur pur; aussi t'ai-je empêché de pécher contre moi. C'est pourquoi je n'ai pas permis que tu la touches. Maintenant, rends la femme de cet homme; car il est prophète, il priera pour toi, et tu vivras. Mais, si tu ne la rends pas, sache que tu mourras, toi et tout ce qui t'appartient. Abimélec se leva de bon matin, il appela tous ses serviteurs, et leur rapporta toutes ces choses; et ces gens furent saisis d'une grande frayeur. Abimélec appela aussi Abraham, et lui dit: Qu'est-ce que tu nous as fait? Et en quoi t'ai-je offensé, que tu aies fait venir sur moi et sur mon royaume un si grand péché? Tu as commis à mon égard des actes qui ne doivent pas se commettre. Et Abimélec dit à Abraham: Quelle intention avais-tu pour agir de la sorte? Abraham répondit: Je me disais qu'il n'y avait sans doute aucune crainte de Dieu dans ce pays, et que l'on me tuerait à cause de ma femme. De plus, il est vrai qu'elle est ma soeur, fille de mon père; seulement, elle n'est pas fille de ma mère; et elle est devenue ma femme. Lorsque Dieu me fit errer loin de la maison de mon père, je dis à Sara: Voici la grâce que tu me feras; dans tous les lieux où nous irons, dis de moi: C'est mon frère. Abimélec prit des brebis et des boeufs, des serviteurs et des servantes, et les donna à Abraham; et il lui rendit Sara, sa femme. Abimélec dit: Voici, mon pays est devant toi; demeure où il te plaira. Et il dit à Sara: Voici, je donne à ton frère mille pièces d'argent; cela te sera un voile sur les yeux pour tous ceux qui sont avec toi, et auprès de tous tu seras justifiée. Abraham pria Dieu, et Dieu guérit Abimélec, sa femme et ses servantes; et elles purent enfanter. Car l'Éternel avait frappé de stérilité toute la maison d'Abimélec, à cause de Sara, femme d'Abraham. »

Voici le récit du séjour d'Abraham à Guérar, le pays des Philistins. Lorsque vous lisez ce chapitre, vous vous demandez: « N'ai-je pas déjà entendu cela? N'ai-je pas lu cela ailleurs? » Cela me semble terriblement familier. Et la réponse est: oui, vous l'avez entendu. Au chapitre 12 de la Genèse, quand Abraham est allé en Égypte, il a fait la même chose. Il a menti au sujet de sa femme et a dit qu'elle était sa soeur. Certains diront que les chapitres 12 et 20 décrivent la même histoire - les mêmes événements - qu'il ne s'agit pas en fait de deux moments différents, mais que c'est le même récit avec des mots différents. Ce n'est pas vrai. Il y a au moins 20 ans entre le chapitre 12 et le chapitre 20. Au chapitre 12, Sara a 70 ans. Maintenant elle a 90 ans. Ce n'est pas du tout le même événement. Quand Abraham a menti au sujet de sa femme à Pharaon, le roi d'Égypte, Sara avait un ventre stérile. Maintenant, soit son ventre est vivant, soit elle a déjà conçu Isaac. Il se peut qu'elle soit enceinte à ce moment-là, car Dieu a promis, il y a deux chapitres, que d'ici un an elle mettra au monde un enfant.

Lorsqu'il a menti à Abimélec, c'était à une autre époque. En passant Abimélec, n'est pas le nom d'un homme, de la même façon que Pharaon n'est pas un nom d'homme. C'est un titre. Il y a beaucoup de Pharaons, et il y a beaucoup d'Abimélecs. Ce que Pharaon était pour l'Égypte, Abimélec l'était pour les Philistins. C'est comme César, c'est comme Président, ce n'est pas un nom, c'est un titre.

Si vous examinez attentivement ces histoires, vous verrez qu'elles se sont déroulées dans des lieux différents, qu'il y avait des rois différents et que Dieu a agi de manière différente. Il a envoyé des fléaux sur les Égyptiens. Ici, il agit en rêve et envoie des maladies, et il y a deux conclusions différentes. Après qu'Abraham a péché contre Pharaon, Pharaon a dit: « Sors d'Égypte. » Après cette histoire, il a dit: « Installe-toi, reste ici. » Ce n'est pas du tout le même événement. Ce sont deux événements différents. En fait, il y a trois histoires qui ressemblent à celle-ci. L'une ici, au chapitre 12, une autre au chapitre 20, et puis, malheureusement, nous allons la relire au chapitre 26. Isaac fait la même chose. Il ment au sujet de sa femme Rebecca et dit: C'est ma soeur. Et devinez où il se trouve quand il le fait ? A Guérar. Et devinez qui est roi? Encore, Abimélec. Il n'est pas certain que ce soit le même. Si c'est le même, il est terriblement crédule parce qu'il est encore tombé sous le coup de la même malédiction.

Genèse 20:13 dit: « Lorsque Dieu me fit errer loin de la maison de mon père, je dis à Sara: Voici la grâce que tu me feras; dans tous les lieux où nous irons, dis de moi: C'est mon frère. » Nous n'avons que deux exemples, mais il y a toutes les raisons de croire qu'ils s'étaient mis d'accord sur cette prévarication, et que ce n'était pas une exception. C'était la règle. Nous n'avons que deux exemples, mais je pense que c'était la règle et que cela s'est produit encore et encore et encore. Partout où ils allaient, elle se faisait passer pour sa soeur et lui pour son frère. Dieu ne nous donne que ces deux récits parce que c'est tout ce dont nous avons besoin pour comprendre le coeur de Dieu et ce qu'il essaie de communiquer.

Ce que nous aimerions examiner dans cette leçon, c'est la deuxième fois où Abraham a commis ce péché en mentant au sujet de sa femme. Permettez-moi de faire quelques commentaires pour replacer cela dans son contexte, et je pense que cela aura un peu plus de sens. Souvenez-vous, Abraham est l'ami de Dieu. Abraham est le père de la foi. Abraham est le véritable pèlerin; il est l'image de Dieu. Et Dieu prend soin - et c'est l'une des raisons pour lesquelles vous savez que la Bible est inspirée - de donner un compte rendu exact. Même s'il est le père de la foi, même s'il est un vrai pèlerin, même s'il est l'ami de Dieu, il n'est pas présenté comme un super saint. Il n'est pas présenté comme quelqu'un qui ne pèche jamais, qui n'échoue jamais, qui ne se trompe jamais. Dieu a passé sa vie au crible.

La vie d'Abraham couvre les chapitres 12 à 24. Veuillez remarquer ce que Dieu fait. Au début du récit, chapitre 12, Abraham a péché. Au milieu du récit, chapitre 16, il pèche à nouveau avec Agar. À la fin du récit, il pèche à nouveau. C'est comme si Dieu contrôlait en quelque sorte sa vie - au début, au milieu et à la fin - comme pour dire que tout au long du chemin de pèlerinage, il n'y aura jamais un moment où nous ne tomberons pas - où nous ne pècherons pas. Le potentiel est là au début, il est là au milieu, et il est là aussi à la fin. Dieu n'est pas sur le point de peindre l'image d'une foi qui est au-dessus de notre argile commune. Il veut que nous soyons encouragés par cela; c'est pourquoi cela se trouve dans la Bible. Les meilleurs saints sont faibles et fragiles, ils trébuchent, tombent et sont sujets à ce que le Nouveau Testament appelle les tentations communes à tous les hommes.

Nous ne sommes donc pas choqués de lire cela. En fait, ne vous méprenez pas, mais je suis un peu soulagé quand je lis cela. Je ne suis pas heureux qu'il ait péché. Je ne suis pas heureux qu'Abraham soit tombé dans ce chapitre particulier, mais cela me donne de l'espoir. Quand je vois un homme comme Abraham tomber, et que je regarde ensuite mon propre coeur, cela me donne un peu d'espoir parce qu'il est humain. J'ai le sentiment que s'il est tombé, je peux tomber et que s'il a été sauvé, alors Dieu peut me sauver aussi. Si Dieu a été si patient avec le père de la foi, alors Il sera également patient avec son enfant, avec son fils, et je suis un fils d'Abraham. Il y a donc un encouragement pour moi ici.

Laissez-moi vous donner un aperçu de ce que je voudrais que nous examinions dans cette leçon. C'est très simple. Ce sont quatre petites choses. Premièrement je veux vous montrer comment Abraham a échoué dans sa foi. Vous avez là un homme de Dieu, un homme de foi, qui se trouve en plein milieu du monde. Il est à Guérar; il est dans le camp de l'ennemi; il est avec les Philistins, et l'ennemi regarde le saint déchu. Deuxièmement, j'aimerais vous montrer ce qu'il voit. Que voit l'ennemi quand le chrétien tombe? Troisièmement Dieu les regarde également. Que voit Dieu quand son enfant tombe? Enfin j'aimerais terminer sur une note positive, parce que tout cela fait ressortir la grâce incroyable de Dieu. Je désire vous montrer la grande guérison et comment Dieu a géré cette situation. Je vais d'abord vous montrer comment il est tombé. Puis je vous montrerai comment les non sauvés ont regardé cela. Puis comment le Seigneur lui-même l'a regardé. Puis je vous montrerai cette merveilleuse illustration de la fidélité de Dieu dans le rétablissement de son enfant.

Il y a quelque chose d'unique dans ce récit du chapitre 20. Je veux dire par là, quelque chose que Dieu ne nous a pas dit au chapitre 12. C'est une histoire similaire, mais Dieu ne l'aurait pas racontée deux fois, à moins qu'il y ait une petite différence. Nous devons donc nous concentrer sur cette différence. Lorsque nous avons étudié la même chose au chapitre 12, nous avons souligné cette vérité: les hommes pieux pèchent parfois. Les hommes pieux trébuchent parfois et tombent dans le péché. Et à ce moment-là, nous avons parlé de l'importance de la foi qui dit la vérité.

Ceci dit l'accent de ce chapitre n'est pas que les hommes pieux pèchent parfois. C'est cela, mais c'est plus que cela. Cela inclut cela, mais c'est plus. L'accent est mis ici sur le fait que les hommes pieux non seulement pèchent parfois, mais rechutent. Vous savez ce que je veux dire par là? Il répète le même péché à nouveau, encore et encore et encore. Dans ce chapitre, Abraham trébuche sur la même pierre sur laquelle il a déjà trébuché auparavant. Il ne tombe pas dans un nouveau piège. Il est déjà sorti de ce piège une fois, au moins une fois. Et le voilà de nouveau dans le même piège. C'est ce qui est unique à ce sujet. C'est un péché récurrent.

Il n'y a que sept chapitres entre les chapitres 12 et 20, mais bien qu'il n'y ait que sept chapitres, cela couvre vingt ans de sa vie. Si vous prenez l'apparition du Dieu de Gloire à Abraham à Ur en Chaldéens (c'est Actes 7:1-2), Dieu est apparu à Abraham alors qu'il était encore à Ur. Si vous considérez cela comme le point de départ de la foi d'Abraham, il est évident que c'est là qu'il a commencé à utiliser les termes du Nouveau Testament, c'est là qu'il a été sauvé, c'est là qu'il a rencontré le Seigneur, c'est là qu'il a fait confiance au Seigneur pour la première fois. Si vous considérez que c'est le cas, alors lorsqu'il a trébuché au chapitre 12, il était jeune et inexpérimenté dans le Seigneur. C'était un nouveau chrétien. Il commençait tout juste sa marche de pèlerin. Mais nous voici maintenant 20 ans plus tard. C'est le même homme, mais il n'est plus jeune et inexpérimenté. Dieu a rempli ses yeux de la révélation de Lui-même. Il a expérimenté beaucoup de choses et goûté beaucoup de choses du Seigneur. Il a appris beaucoup de choses.

Dieu lui avait donné une victoire complète sur quatre armées complètes. Il a rencontré le Seigneur en la personne de Melchisédek. Il a été béni. Il a pu refuser l'offre que le roi de Sodome a essayé de lui faire. Il n'a pas été attiré par cela. Il a rencontré Dieu dans l'alliance de la Torche. Dieu est venu à lui plusieurs fois et lui a parlé. Il avait entendu de nombreuses promesses et alliances. Dieu avait renouvelé l'alliance au moins trois fois avec lui. Il lui a donné la circoncision, et Abraham a compris sa signification. Et tout récemment, Dieu lui avait montré que sa femme allait avoir un bébé - un bébé miraculeux - dans sa vieillesse. Lorsque nous avons quitté Abraham, il se tenait debout, regardant les ruines fumantes de Sodome et Gomorrhe. Il est devenu l'intercesseur, celui que Dieu a utilisé pour sauver Lot et sa famille, et ainsi de suite. Il avait beaucoup goûté au Seigneur.

Dans cette leçon nous ne considérons pas Abraham, le bébé. Nous considérons Abraham, le vétéran, Abraham, l'aîné, Abraham, le chrétien mûr. Ce n'est pas un nouveau-né mais quelqu'un qui aurait dû mieux savoir. Je crois que c'est ce qui rend cette histoire différente et si puissante. Nous voyions la résurrection et la répétition du même vieux péché après 20 ans. Le voilà encore.

Certaines personnes diraient: « Il n'a jamais vraiment réglé cela. Il a porté cette chose toute sa vie, et il ne l'a tout simplement jamais affrontée. » Vous ne pouvez pas lire les chapitres 12 et 13 et dire qu'il ne s'en est pas occupé. Quand il a construit cet autel, il s'est occupé de ce péché. Certaines personnes pourraient répondre: « Alors, est-il possible de s'être vraiment repenti d'un péché, d'avoir reçu le pardon du Seigneur et de voir cette chose ressurgir, trébucher et tomber à nouveau? » C'est exactement cela. Regardez à nouveau le verset 19:13: « Lorsque Dieu me fit errer loin de la maison de mon père. » Vous voyez, c'est tout au début. C'est à Ur. C'est à Babylone. Et certains disent: « Eh bien, cette référence temporelle montre qu'Abraham, lorsqu'il a commencé son pèlerinage, a en fait emporté avec lui une partie de l'ancienne vie - une partie de l'ancienne chair, une partie des anciennes idées charnelles. » Nous voici maintenant 25 ou 30 ans plus tard. Abraham et Sara se réunissent; ils font un plan; ils prévoient un plan systématique et délibéré pour cacher le fait qu'ils sont mariés.

Dans ce chapitre, ils n'en ont probablement pas discuté juste avant d'aller à Guérar. Abraham n'a pas dit: « Très bien, Sara, souviens-toi de ta promesse. Si des problèmes surviennent, tu diras que tu es ma soeur. » Ils l'ont fait automatiquement, et ils l'ont fait tout au long de leur vie. C'est devenu l'habitude de leur vie. Pendant trente ans, ils ont vécu ce petit mensonge. Pendant trente ans, ils l'ont porté avec eux. Dans le cas d'Abraham, pour protéger sa propre peau, tellement il avait peur.

Voilà comment cela a probablement fonctionné. Quand Abraham et Sara voyageaient, ils voyageaient en tant que frère et soeur, et pour faire cela, il faut presque comprendre un peu de la culture. C'était assez facile à faire. Elle a simplement enlevé son voile. Vous voyez, à cette époque, ils avaient un voile qui servait à trois choses différentes. La première: Le voile des femmes mariées descendait juste au-dessus des yeux. Il ne couvrait pas tout le visage, et il était transparent. C'est pourquoi le marié dans le Cantique des Cantiques 4:1 dit: « Tes yeux sont des colombes, Derrière ton voile. » On peut voir à travers ce voile. Lorsqu'une femme portait un voile sur ses yeux, aucun doute n'était permis, - tout le monde savait qu'elle était mariée. La prostituée portait un voile sur tout le visage, c'est parce qu'elle ne voulait pas qu'on découvre qui elle était. Elle essayait de cacher son identité. Nous verrons cela dans la Genèse lorsque nous arriverons à Juda, et la femme voilée. C'est pour cette raison qu'il ne savait pas que c'était sa propre belle-fille, parce qu'elle avait un voile. Et ensuite, au moment du mariage (quand elles étaient mariées), le voile recouvrait tout le visage, mais pas pour cacher l'identité de la personne. Les femmes célibataires n'étaient pas voilées. Ainsi, si Sara se promenait dans la rue, non voilée, il était évident qu'elle n'était pas mariée, et lorsqu'on demandait: « Qui est-ce? » Abraham avait juste à répondre: « C'est ma soeur. » Parce que le voile la trahit. J'attire votre attention sur ce point dans ce chapitre, car le voile va être évoqué. Abimélec va y faire référence. Je vous montrerai cela dans un autre contexte.

La Bible fait référence à Sara au verset 12:11 qui dit: « Voici, je sais que tu es une femme belle de figure. » Elle était une belle femme. Et Abraham a dit cela lorsqu'elle avait 70 ans. Maintenant, elle a 90 ans. Et, bien sûr, la question que vous posez est: « Pourquoi Abimélec serait-il attiré par cette femme de 90 ans? » Eh bien, l'une des raisons est qu'elle était belle. Certains croient que lorsque Dieu l'a rendue stérile pour qu'elle puisse avoir la semence promise, Il l'a rajeunie et lui a donné la force et la beauté d'une jeune femme mariée. C'est une possibilité. Nous n'en savons rien. Certains disent qu'Abimélec ne l'a pas prise parce qu'il était attiré par sa beauté physique, mais parce qu'il voulait simplement un lien politique avec Abraham, le riche pèlerin. Mais l'histoire montre le contraire. Si Dieu ne l'avait pas gardé du péché, il aurait eu des relations sexuelles avec Sara. La Bible nous le dit ouvertement. Une fois de plus, on nous rappelle combien Satan utilise souvent l'attraction physique pour tenter les fils de l'homme. Et voilà que la même chose se répète.

Le péché d'Abraham est complexe, mais fondamentalement, il y a trois principes qui, je crois, sont toujours présents chaque fois qu'un pèlerin rechute, laissez-moi juste les illustrer pour vous. Le premier est illustré aux versets 20:10-11: « Abraham répondit: Je me disais qu'il n'y avait sans doute aucune crainte de Dieu dans ce pays, et que l'on me tuerait à cause de ma femme. De plus, il est vrai qu'elle est ma soeur, fille de mon père; seulement, elle n'est pas fille de ma mère; et elle est devenue ma femme. » Chaque fois qu'un pèlerin rechute, il y a ce principe: ne pas vouloir mourir. Vous devez penser à cela spirituellement parce que c'est le principe derrière qui est important. Abraham était prêt à sauver sa peau au péril de l'honneur de sa femme. Toute cette idée qu'il est terrifiant de mourir, nous ne voulons pas mourir à nous-mêmes, nous ne voulons pas mourir à nos propres idées, nous ne voulons pas mourir à la chair. Nous en avons peur, et nous sacrifierions presque tout plutôt que de mourir à nous-mêmes. Je pense qu'il est révélateur qu'Abraham ait eu moins de mal à offrir son propre fils, Isaac, que lorsqu'il pensait que sa vie était en jeu. C'est juste quelque chose à méditer.

Le deuxième principe qui est impliqué dans toute rechute est illustré au verset 20:12 qui dit:« De plus, il est vrai qu'elle est ma soeur, fille de mon père; seulement, elle n'est pas fille de ma mère; et elle est devenue ma femme. » Je veux parler du péché de l'irréalité, le péché des demi-vérités, le mensonge. Personne ne recule s'il détient la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité. On ne recule que lorsqu'on n'est pas prêt à mourir, lorsqu'on embrasse le mensonge et qu'on ne tient pas à la vérité.

Et puis, finalement, nous trouvons le péché d'incrédulité. Abraham est descendu à Guérar à cause de son incrédulité. Nous ne savons pas ce qui l'a poussé. Au chapitre 12, c'était une famine, il s'est enfui à cause de la famine. Certains pensent que parce qu'il vivait dans les environs de Sodome et Gomorrhe et à cause des fosses qui s'y trouvaient, il y avait peut-être une terrible odeur de soufre, et peut-être qu'il a simplement été chassé. Peut-être qu'il ne voulait pas voir toutes ces cendres et qu'il est simplement descendu à Guérar. Nous ne savons pas pourquoi il est parti, mais nous savons qu'il craignait pour sa vie et qu'il n'avait pas confiance en Dieu. Dieu lui avait promis qu'Il lui donnerait une postérité et il n'a fait qu'utiliser ses propres compétences pour essayer d'aider Dieu à nouveau. Ainsi, derrière toute rechute en arrière du pèlerin, il y a ce refus de mourir, cette irréalité et cette incrédulité - ne pas faire confiance au Seigneur. Voilà l'arrière-plan de ce chapitre. C'est un avertissement pour moi - et j'espère que c'est un avertissement pour vous - pour tous ceux qui osent penser qu'ils sont allés si loin dans le Seigneur, qu'ils en savent tellement, qu'ils sont si près de Jésus, qu'ils ne peuvent pas tomber. Nous avons besoin d'être avertis, que Dieu nous rende attentif à ce sujet.

Par trois fois, les disciples du Seigneur Jésus se sont rendus coupables du péché d'ambition. Chaque fois que vous pensez que le sujet de savoir - Qui est le plus grand - a été écarté, il revient sur le tapis. Par trois fois, l'apôtre Pierre a renié le Seigneur. Pas une fois, pas deux fois, trois fois. Psaume 78:40 dit: « Que de fois ils se révoltèrent contre lui dans le désert! Que de fois ils l'irritèrent dans la solitude! » Encore et encore - combien de fois. Néhémie 9:28 dit: « Dans ta grande miséricorde, tu les délivras maintes fois. »

Combien de fois êtes-vous tombé dans le même trou? Vous en sortez et vous dites: « Seigneur, par ta grâce, je ne commettrai plus ce péché. » Ensuite, vous vous retrouvez à nouveau en bas. Au bout d'un moment, vous êtes même gênés de prier. Vous avez même peur de parler au Seigneur, et vous dites: « D'accord, Seigneur, juste une fois de plus. Si tu me pardonnes cette fois-ci, je ne le ferai plus jamais. » Et l'instant d'après, vous êtes de nouveau à terre. Et vous revenez, le visage rouge, vers le Seigneur et vers l'autel et vous dites: « Je sais que je ne le mérite pas, mais donne-moi une autre chance. » Encore et encore. Combien de fois! Je pense que c'est le chant de tous les saints. Nous sommes tous pareils. Personne n'est différent à cet égard. Je prie pour que l'on se rende compte, au fur et à mesure que nous traversons cette épreuve, que non seulement les vieux chrétiens tombent, mais qu'ils tombent encore et encore. Non seulement cela, mais les vieux chrétiens tombent encore et encore dans le même marécage et se font attraper au même péché.

Je me souviens d'avoir visité une communauté très chère à Virginia Beach. Nous étions en réunion de fractionnement du pain et un saint - un cher vieux saint de plus de 90 ans - s'est levé, et d'une voix tremblante, il a demandé la prière. Je ne pense pas que j'oublierai sa demande de prière jusqu'au jour de ma mort. Cet homme de 90 ans qui pouvait à peine se tenir debout a dit: « Je veux que vous priiez pour moi. Je suis tenté par les désirs de la jeunesse qui font la guerre à l'âme. » J'ai presque ri aux éclats. Ce vieil homme? Des désirs de jeunesse qui font la guerre à l'âme! Mais il était sérieux. Et voilà un pèlerin qui voulait notre intercession parce qu'il se débattait avec ce genre de choses.

Étudier le chapitre 20, et voir qu'un ancien puisse pécher, est une chose qui rend humble. Un ancien peut répéter un péché, et même après l'avoir mis de côté, il peut y revenir. Imaginez qu'il mette pour la deuxième fois la compagne de sa vie dans un endroit où elle peut être violée par un autre homme. Je pense que c'est même devenu plus grave parce qu'elle est probablement enceinte. Il a mis sa femme enceinte dans cette situation. Lorsque vous lisez cela, vous pensez presque: « Oh, quel monstre était Abraham pour faire ça. » Mais vous n'avez pas à penser qu'il est un monstre parce que si vous levez les yeux de Genèse 20 et que vous vous regardez dans le miroir, alors, tout d'un coup, vous dites: « Nous ne sommes pas vraiment différents de lui. » Comme nous avons agi bêtement à maintes reprises. C'est ce que j'aime dans le Psaume 107. Le passage de Psaume 107:17-20 dit que les insensés ont crié, et ont été délivrés. Je n'échangerais rien contre cela. Des insensés ont crié, et ont été délivrés. Combien de fois avons-nous été insensés? Nous crions et nous sommes délivrés. Combien de dangers, de blessures, de honte avons-nous fait courir à nos proches et à notre famille par notre folie? N'êtes-vous pas heureux que Dieu n'ait pas abandonné Abraham aux conséquences de sa propre folie? N'êtes-vous pas heureux que Dieu ne vous abandonne pas aux conséquences de votre propre folie? N'êtes-vous pas heureux que Dieu n'abandonne pas Ses enfants aux conséquences de leur propre folie? Moi je le suis et je m'en réjouis.

Laissez-moi vous montrer comment le pèlerin déchu est vu par Abimélec qui je pense représente le monde. Abraham se trouve en ce moment même en territoire ennemi. Il est dans le pétrin, il a péché, il est à nouveau tombé, et il a attiré un terrible piège sur cet homme et sa famille. Abimélec n'est pas un homme pieux. Je ne sais pas si vous avez l'habitude, lorsque vous abordez un passage de la Bible, de le lire encore et encore et encore. Je vous encourage à le faire. Continuez à le lire et, au bout d'un moment, certaines choses vous viennent à l'esprit. La première fois que j'ai lu ce passage (en fait, plusieurs fois), j'étais en quelque sorte du côté d'Abimélec. Je l'encourageais. Il semblait être le bon dans ce chapitre. Il semblait être la victime. Il semblait qu'Abraham faisait tout contre lui.

Au verset 20:5 nous lisons: « J'ai agi avec un coeur pur et avec des mains innocentes. » Il affirme que son coeur est pur et que des mains sont innocentes. Vous voyez, l'idée derrière le coeur et les mains, c'est l'intérieur et l'extérieur, c'est la motivation et le comportement. Il a simplement dit: « Je suis innocent - de bout en bout. » Et au verset 20:6, il semble presque que Dieu soit d'accord avec lui. Ce verset dit: « Dieu lui dit en songe: Je sais que tu as agi avec un coeur pur. » Mais regardez ensuite ce que Dieu ajoute: « aussi t'ai-je empêché de pécher contre moi. C'est pourquoi je n'ai pas permis que tu la touches. » Dieu lui dit: « Je t'ai empêché de le faire. Je ne t'ai pas laissé la toucher. »

C'est un verset biblique intéressant. Dieu a protégé Sara. Et s'il n'y avait pas eu Sa grâce protectrice, Abimélec aurait eu des relations sexuelles avec la mère d'Isaac, la mère de la postérité promise. Il n'était pas innocent. Abimélec n'était pas un bon gars. Si vous lisez attentivement ce chapitre, vous voyez que la seule raison pour laquelle il n'a pas péché est que Dieu ne l'a pas laissé pécher. On ne nous dit pas comment Dieu l'a retenu. Un commentateur dit qu'il s'est simplement endormi. Eh bien, j'en doute. Je ne pense pas que cela se soit passé ainsi: il s'est simplement endormi. Un autre dit que peut-être il avait un emploi du temps chargé et qu'il ne pouvait pas la rejoindre ce soir-là ou quelque chose comme ça, ou peut-être qu'il n'était pas d'humeur. Le verset 20:17 dit que Dieu a guéri Abimélec. Nous savons que Dieu l'a arrêté, mais nous ne savons pas exactement comment, Dieu pourtant que Dieu a envoyé un fléau sur Abimélec. De nombreux de commentateurs pensent qu'il y avait une sorte de tumeur qui non seulement empêchait les femmes d'avoir des bébés, mais qui empêchait les gens d'avoir des relations sexuelles tout court. C'était quelque chose qui touchait les hommes et les femmes, et c'est comme cela que c'est décrit.

Quand Abimélec a revendiqué l'intégrité de son coeur et de ses mains, il a oublié de mentionner le verset 20:2 qui dit: « Abimélec, roi de Guérar, fit enlever Sara. » Et le mot hébreu utilisé est prendre avec violence. Il n'a pas simplement dit: « Viens ma chérie, allons-y. » Non, des soldats sont venus et l'ont enlevée. Elle a été kidnappée. Abraham n'avait pas le choix. Le roi du pays est venu avec ses hommes forts et l'a enlevée. Ils l'ont prise de force. Ce n'est pas parce que l'enlèvement de femmes pour remplir le harem du roi était répandu et habituel que c'est bien, ce n'était pas bien.

Rappelez-vous que nous sommes environ quatre cents ans avant Moïse, avant que Dieu donne à Moïse le commandement sur l'adultère - Tu ne commettras pas d'adultère - à graver dans la pierre. Mais remarquez ce roi païen. Il sait déjà que l'adultère est mal. Il n'y a pas encore de commandement. Il n'y en aura pas avant quatre cents ans, et pourtant il sait que c'est un énorme péché. Au verset 20:9, il l'appelle « un grand péché » parce que Dieu l'avait déjà inscrit dans son coeur. Je crois que la crainte d'Abraham était justifiée. Il s'est dit qu'il n'y avait sûrement pas de crainte de Dieu dans cet endroit. En effet Abimélec ne craignait pas le Seigneur.

Dieu n'est pas tendre avec cet homme. J'ai été frappé par le verset 20:3. Si cet homme ne répond pas, vous allez avoir un second Sodome et Gomorrhe. Dieu va anéantir tout le royaume. C'est un peu comme si Dieu joue le tout pour le tout. Le verset 20:3 dit: « Alors Dieu apparut en songe à Abimélec pendant la nuit, et lui dit: Voici, tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée, car elle a un mari. » Abimélec ne connaissait pas Dieu. Il n'avait jamais rencontré le Seigneur auparavant. En fait, c'est sa première rencontre avec Lui. Pouvez-vous imaginer être présenté à Dieu pour la première fois et que Ses premiers mots soient: « Voici, tu es un homme mort. » C'est ce qui est arrivé à Abimélec. Quelle présentation! « Oui, heureux de te connaître. Moi aussi, tu es un homme mort. »

Vous devez comprendre que ce pèlerin, Abraham, a péché contre cet homme non sauvé, un roi, et ne lui a apporté que du chagrin dans son corps, à sa famille, à sa femme et à ses serviteur. Ce n'est pas un homme heureux. Il est en colère, et il est puissant. Mais Dieu lui a fait peur à travers le rêve et il doit donc faire preuve de délicatesse. Abimélec n'était pas un bon gars. Abimélec a vu Abraham comme l'incroyant voit le croyant déchu. Remarquez les versets 20:9-10 qui disent: « Abimélec appela aussi Abraham, et lui dit: Qu'est-ce que tu nous as fait? Et en quoi t'ai-je offensé, que tu aies fait venir sur moi et sur mon royaume un si grand péché? Tu as commis à mon égard des actes qui ne doivent pas se commettre. Et Abimélec dit à Abraham: Quelle intention avais-tu pour agir de la sorte? »

Un enfant de Dieu pèche, que ce soit la première fois ou la deuxième fois ou encore plusieurs fois, et l'incroyant s'approche de lui et dit: « Regarde-toi! Tu te dis chrétien. Je ne peux pas le croire! » Qu'est-ce que tu as fait? Comment as-tu pu nous faire ça? Qu'est-ce qui te prend? Matthieu 7:1-5 décrit l'hypocrite - celui qui dit une chose et en vit une autre - et il le décrit avec l'illustration de la paille dans l'oeil et de la poutre dans l'oeil. Vous avez une poutre et vous vous plaignez encore de quelqu'un qui a une paille. Nous devons enlever la poutre de notre propre oeil. Et dans ce contexte d'hypocrisie, le Seigneur Jésus dit ceci au verset 7:6: « Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux. » Cela ne veut pas dire: « Ne donnez pas de bonnes nouvelles à ceux qui n'en veulent pas. » Il ne s'agit pas de refuser de partager l'Évangile à des gens qui le fouleraient aux pieds. Sinon, Jésus ne serait jamais mort sur la croix. Ce que cela signifie, c'est que si vous vivez comme un hypocrite - en disant une chose et en vivant une autre - alors vous jetez des perles aux cochons. C'est l'hypocrisie qui fait cela. Et ensuite il est dit: « ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. » Quelqu'un est un hypocrite, il sort et donne ce grand conseil spirituel. Mais tout le monde connaît sa vie, il vit une vie insouciante, négligée, impie. Et puis il dit: « Vous savez, vous devriez vous tourner vers Jésus. » Les gens se retourneront et le déchireront en lambeaux. Ils se tourneront comme des chiens vers un tel homme.

Le témoignage d'Abraham est en chute libre. Ce n'est pas le bon moment pour aller voir Abimélec et lui dire: « Dieu t'aime et a un plan merveilleux pour toi... » Abimélec dit à Sara au verset 20:16:« Voici, je donne à ton frère mille pièces d'argent; cela te sera un voile sur les yeux pour tous ceux qui sont avec toi, et auprès de tous tu seras justifiée. » Je ne suis pas certain que cela exprime réellement la pensé d'Abimélec. D'autres versions disent : « j'ai donné à ton frère mille pièces d'argent; voici qu'elles te serviront à couvrir les yeux de tous ceux qui sont avec toi et de tous les autres. » Ainsi, elle a été réprimandée. Il la réprimande. Je ne pense pas, comme beaucoup, qu'il s'agisse d'une justification de Sara, d'une revendication, disant: « D'accord, Sara, je sais que tu n'as rien fait de mal, et maintenant je vais le prouver, et que ce petit cadeau - si tu as quelque chose contre moi, s'il te plaît pardonne-moi. Et tous ceux qui te regardent maintenant sauront que j'ai dit que tu es en règle. »

Je pense que c'est un sarcasme des plus mordants. Il s'approche de Sara et lui dit: « J'ai donné à ton frère » - remarquez comment il dit « frère » (parce que c'est ce qu'elle a dit - c'est mon frère). Il manie la langue de bois. Voici ce qu'il a dit: « Sara, voici mille euros. Va les donner à ton frère, et dis-lui de t'acheter un voile, une couverture pour tes yeux. » C'est de cela qu'il parle. Il dit: « Ne va pas parader ici pour que les hommes soient tentés comme si tu étais célibataire. Voici mille euros. Va chercher un voile, et va en chercher pour toutes tes servantes aussi, afin que tes yeux soient couverts et que nous n'ayons pas à revivre cette expérience. »

C'est la honte et le déshonneur du témoignage perdu. C'est comme si nous avons péché, nous descendons chez les païens, et nous leur apportons une malédiction. Nous perdons notre témoignage; ils se moquent de nous et ils nous mettent en lambeaux. Ils se moquent de nous et ils nous réprimandent.

Observez l'étrange changement d'Abimélec. Vous devez suivre cela étape par étape. Il est bouillant. Il est bouleversé. Je pense qu'il souffre à cause de la tumeur ou de ce qu'il a. Il n'est pas heureux, et il n'aime pas Abraham. Et puis, tout d'un coup, au verset 20:14 nous lisons: « Abimélec prit des brebis et des boeufs, des serviteurs et des servantes, et les donna à Abraham; et il lui rendit Sara, sa femme. Abimélec dit: Voici, mon pays est devant toi; demeure où il te plaira. » Que lui est-il arrivé? L'instant d'avant, il lui en veut et l'instant d'après, il dit: « Voici des troupeaux; voici des bêtes; voici des serviteur; voici des servantes. Pourquoi ne vivais-tu pas avec nous ? Pourquoi ne vous installez vous pas? Toutes les terres que tu veux, tu les as. Voici mille pièces d'argent. »

Certains disent que c'est juste de la peur, une peur bleue. Dieu lui dit au verset 20:7: « Maintenant, rends la femme de cet homme; car il est prophète, il priera pour toi, et tu vivras. Mais, si tu ne la rends pas, sache que tu mourras, toi et tout ce qui t'appartient. » Eh bien, si c'est le cas, peut-être qu'il ne voulait pas qu'Abraham parte en colère. Il a dit: « Tu as du bétail, tu as des servantes, tu as des serviteurs. Pourquoi ne pas t'installer ici? » Est-ce qu'il achète une prière? Est-ce pour cela qu'il change du tout au tout? Peut-être qu'il ne voulait pas qu'Abraham secoue la poussière de ses pieds et parte sans avoir fait cette prière.

Je pense que sa disposition envers Abraham a changé pour une autre raison, et ce n'est pas très flatteur pour Abraham. Entre la réprimande d'Abimélec et l'offre généreuse d'Abimélec, qu'avons-nous? Ce sont les excuses maladroites d'Abraham. Dans les versets 20:11-13, Abimélec demande à Abraham: «  Pourquoi as-tu fait cela ? Qu'est-ce qui ne va pas chez toi? Comment as-tu pu nous infliger cela? Tu te dis chrétien, tu te dis pèlerin. Regarde ce que tu as fait. Pourquoi l'as-tu fait? » Puis je lis les réponses d'Abraham. Lorsque je lis ses excuses je me dis: « Laisse tomber, Abraham. C'est nul. Comment peux-tu utiliser des excuses aussi minables? » C'est comme s'il s'était fait prendre, son visage est rouge, et son pantalon est baissé, et il ne sait pas comment faire face à cela. Pourquoi avez-vous fait ça? Abraham dit en quelque sorte: « Eh bien, excuse-moi, Abimélec, mais je crois que je t'ai mal jugé. Je pensais qu'il n'y avait pas la crainte de Dieu dans cet endroit. Je pensais que vous alliez me tuer. »

Essayez de vous mettre à la place d'Abimélec alors qu'il entend cela. Lorsque nous considérons cela nous disons que c'est une excuse boiteuse. Les verset 20:10-12 disent: « Et Abimélec dit à Abraham: Quelle intention avais-tu pour agir de la sorte? Abraham répondit: Je me disais qu'il n'y avait sans doute aucune crainte de Dieu dans ce pays, et que l'on me tuerait à cause de ma femme. De plus, il est vrai qu'elle est ma soeur, fille de mon père; seulement, elle n'est pas fille de ma mère; et elle est devenue ma femme. » Et puis regardez la dernière excuse qu'il donne, il dit que c'est la faute de Dieu. Il fait la même chose qu'Adam lorsqu'il dit en Genèse 3:12: « La femme que tu m'as donnée. »  Voici comment Abraham l'exprime au verset 20:13: « Lorsque Dieu me fit errer loin de la maison de mon père. » Il dit en quelque sorte : «  C'est Dieu qui m'a dit de partir, mais comme c'est la jungle dehors, je devais faire quelque chose. Nous avons dû nous protéger, nous avons dû être astucieux. J'ai simplement trouvé un moyen de ne pas me faire tuer en disant que Sara était ma soeur. »

Pour Abimélec toutes ces excuses n'étaient pas des excuses boiteuses. Il s'agit d'une sagesse du monde. Abimélec et Abraham partagent ici la sagesse mondaine. C'est de l'intelligence, c'est de la stratégie. Je peux m'imaginer Abimélec dire: « Tu sais, je pense que si j'étais à ta place, j'aurais fait la même chose. C'est assez malin de dire que c'était ta soeur. Et, tu as raison. Tu ne me connais pas, je suis dur, et j'aurais pu te tuer. J'apprécie ta perspicacité. Et, tout à coup Abraham, l'enfant de Dieu, après la réprimande à cause de sa bêtise ressemble à l'un d'entre eux. S'il s'était juste levé et avait confessé: « j'ai péché contre Dieu, j'ai mal agi, je vais prier pour toi », je pense qu'Abimélec l'aurait mis dehors comme le Pharaon l'a fait. Vous devez vous souvenir de toute cette vie de pèlerin. Et quand Abimélec demande: « Pourquoi ne t'installes-tu pas ici? » - il l'invite à ne plus être un pèlerin mais à devenir un colon. Il lui dit en quelque sorte: « Puisque nous pensons de la même manière, pourquoi ne pas t'installer ici, parce que tu es l'un des nôtres. Tu nous ressembles, tu parles comme nous, tu pèches comme nous. Autant vivre avec nous et être comme nous. » Je pense qu'Abimélec a été assez impressionné par cette sagesse mondaine.

C'est une chose terrible. Un homme de Dieu pèche. Il est réprimandé par les païens. Il perd sa dignité. Il perd son témoignage. Dieu perd Sa renommée, Son nom. Et puis, tout d'un coup, parce que nous nous agitons, que nous nous raclons la gorge, que nous rationalisons et que nous essayons de donner des raisons pour faire des choses stupides, le monde nous accepte. Et au bout d'un moment, ils ne voient plus aucune différence, et ils disent: « Pourquoi ne pas être un colon et vivre ici avec nous? Je l'ai vu maintes et maintes fois dans ma vie et des centaines de fois dans la vie d'autres personnes. Comment Dieu voit-il le même pèlerin sans foi, le même gaffeur, le même père de la foi. Considérez, s'il vous plaît, le verset 20:7 qui dit: « Maintenant, rends la femme de cet homme; car il est prophète, il priera pour toi, et tu vivras. » Quelle chose étonnante ! C'est un prophète! Vous savez, c'est la première fois que le mot prophète est mentionné dans la Bible. Personne n'a jamais été appelé prophète auparavant. Ceci dit nous savons que le Nouveau Testament nous apprend qu'avant Abraham, Hénoc était un prophète, et Noé était un prophète. Mais l'Ancien Testament ne les appelle pas prophètes. La Genèse ne les appelle pas ainsi. Dieu a donné ce merveilleux titre à Abraham.

Si Dieu avait dit à Abraham: « Je cherche un nom pour toi. Comment dois-je t'appeler? » Il aurait probablement dit « racaille. » Il aurait répondu: « Appelle-moi un rat. Appelle-moi sale à cause de ce que j'ai fait. Appelle-moi vil. » Mais Dieu l'appelle prophète. Dieu ne voit pas les choses comme l'homme les voit. C'est la première fois que le mot prophète est mentionné dans la Bible. En Hébreu le mot pour prophète est « nabi. » Ce mot signifie littéralement celui qui fait des bulles.

Dieu a attendu cette merveilleuse occasion, lorsqu'Abraham est couvert de honte, qu'il rougit, qu'il a des hésitations, qu'il rationalise, qu'il essaie de s'en sortir, qu'il n'a apporté que du chagrin, de la confusion et de la douleur à tous ceux qui l'entourent. Dieu le regarde et dit: « Voilà mon prophète. » Personnellement si j'étais Dieu, j'aurais trouvé un autre titre que celui-là. Je ne l'aurais certainement pas appelé prophète alors que son comportement éthique était si peu idéal.



DIEU NOUS VOIT EN CHRIST

Mais Dieu ne voit pas Abraham comme nous le voyons ou comme Abimélec le voyait. Il regarde Abraham en Christ. Il regarde Abraham dans le Seigneur. À ce propos, j'aime les paroles de Balaam. Vous vous souvenez qu'il a été payé pour maudire le peuple de Dieu? Dans Nombres 23:20 Balaam dit: « Voici, j'ai reçu le commandement de bénir. Le Seigneur a béni et je ne peux pas revenir en arrière. » Et puis il ajoute ceci en Nombres 23:21: « Il n'aperçoit point d'iniquité en Jacob, Il ne voit point d'injustice en Israël; L'Éternel, son Dieu, est avec lui, Il est son roi, l'objet de son allégresse. »

Dieu regarde Son peuple et Il ne voit pas l'iniquité. Il ne voit pas le péché. Mon psaume préféré est le Psaume 84. J'aime le Psaume 84. Psaume 84:8-9 dit: « Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière! Prête l'oreille, Dieu de Jacob! Pause. Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu! Et regarde la face de ton oint! » L'auteur est en train de dire : « Ne regarde pas à moi Dieu. Regarde mon bouclier. Regarde Jésus. Ne me regarde pas. Regarde le visage de ton oint. Regarde le Christ! » C'est ce que le psalmiste a prié. Dieu voit d'abord Jésus, le bien-aimé, celui qui est accepté et libre, puis Il me voit moi. Dieu nous voit dans le Christ Jésus.

Vous voyez, Abimélec a regardé Abraham et l'a condamné. Dieu a regardé Abraham, et Il a dit : «  Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.  Il est un prophète, et il priera pour vous. » Habituellement, lorsque l'on pense aux prophètes, on pense à un prédicateur. On pense qu'un prophète de Dieu doit être dehors et apporter la Parole de Dieu. Voici la première mention de prophète dans la Bible. C'est un prophète, il va prier. Le premier devoir d'un prophète n'est pas de prêcher. Le premier devoir d'un prophète est de prier. Quelque chose bouillonne à l'intérieur, puis cela sort sous forme d'intercession. Comme Abraham, et c'est mon propre témoignage, il y a eu des moments où je n'ai pas voulu mourir. Je n'ai pas dit toute la vérité. J'ai vécu dans l'incrédulité, j'ai été là où Abraham était, j'ai péché contre Dieu. Et à ce moment-là, après avoir péché contre Dieu, on se sent tellement « pourri. » Vous vous sentez si vil. Et à ce moment-là, si Dieu dit: « Maintenant prie pour eux. » Vous répondez: « Pas encore, laisse-moi un peu de temps. Peut-être la semaine prochaine, quand j'aurai arrangé les choses, alors je prierai pour lui. »

Mais voici un homme qui n'a rien apporté d'autre qu'une malédiction avec lui, et ensuite Dieu dit que c'est un prophète, et qu'il va prier pour eux. Normalement vous n'êtes pas d'humeur à prier après avoir péché. Vous venez au Seigneur parce que vous désirez être purifié, et vous êtes si reconnaissant de pouvoir être purifié. Puis vous vous dites: « eh bien, de temps en temps, peut-être qu'Il va m'utiliser pour intercéder et tout ce genre de choses. » Quelle merveilleuse chose que de réaliser que mon péché, ma folie, ma stupidité, mon incrédulité, mes mensonges et le fait de ne dire que la moitié de la vérité ne changent en rien l'attitude de Dieu à mon égard! Cela ne change jamais l'attitude de Dieu à notre égard. Il nous voit toujours en Jésus-Christ. Il nous voit toujours comme Son canal de rédemption et Son instrument de bénédiction. Abraham n'a pas gagné le droit de prier et d'intercéder. C'était un don. Dieu a déclaré ce droit. Il a dit: « Il priera pour vous. » Ce droit n'est pas fondé sur la perfection morale, mais sur le choix de Dieu.



LA GRÂCE DE DIEU RESTREINT, PROTÈGE ET RESTAURE

Une dernière chose avant de conclure. Genèse 20 est aussi une merveilleuse illustration de la grâce de Dieu. Si je devais écrire un seul mot pour l'ensemble du chapitre, ce serait « grâce souveraine. » Mais laissez-moi le décomposer un peu. Dans ce chapitre, je vois trois images de Sa grâce. J'appellerai l'une d'elles « Sa grâce restrictive » c'est lorsque Dieu nous retient de pécher. Une autre je l'appellerai « Sa grâce préservatrice. » Et l'autre que j'appellerai « Sa grâce restauratrice. »

Nous trouvons la grâce de Dieu qui retient au verset 20:6 qui dit: « Dieu lui dit en songe: Je sais que tu as agi avec un coeur pur; aussi t'ai-je empêché de pécher contre moi. C'est pourquoi je n'ai pas permis que tu la touches. » Vous savez, quand j'ai lu cela pour la première fois, j'étais en quelque sorte heureux et malheureux. J'étais heureux qu'il n'ait pas laissé cet homme pécher contre Sara, mais j'étais aussi un peu jaloux dans mon coeur parce que j'aurais aimé que Dieu fasse cela pour moi. Dieu l'a empêché de pécher. Je me suis dit: « Seigneur, pourquoi ne l'as-tu pas fais pour Abraham? » Tu l'as fait pour ce païen. Tu l'as empêché de pécher, et pourtant Abraham, lui, est tombé dans le péché. Bien souvent, je me suis présenté devant le Seigneur, et j'ai voulu être empêché de pécher, mais je n'ai pas été empêché de pécher. Certes, je sais qu'Il pourrait le faire, mais Il ne le fait pas. Je crois que c'est parce qu'Il désire que nous soyons réel, et qu'Il ne veut pas que nous soyons des robots. Il pourrait mettre en nous un instinct de sainteté pour que, comme les oiseaux, nous migrions vers la sainteté.

Abraham avait besoin de voir Abraham. Il avait besoin de voir de quoi il était fait. Il avait besoin de voir sa propre faiblesse et sa propre fragilité afin de pouvoir trouver en Dieu toute sa suffisance. Je n'encourage pas le péché, et je ne dis pas de pécher pour que la grâce abonde, mais je peux voir de quelle façon Dieu utilise ces chutes. Lorsque nous sommes rétablis, nous sommes plus humbles, et nous savons que nous n'allons pas faire confiance à notre propre force ou quelque chose comme cela. Il était nécessaire dans ce chapitre de retenir Abimélec. Il était également nécessaire, je pense, de laisser Abraham pécher pour qu'il puisse savoir de quoi il était fait - pour que Dieu puisse le faire remonter et le remuer afin qu'il puisse y faire face, ce qu'il a fait si je comprends bien. J'aime ce que Charles Spurgeon a dit une fois à ce sujet. Il a décrit notre voyage au ciel comme étant sur un navire. Nous sommes tous sur un bateau. Et il a dit: « Est-ce que Dieu va me garder? Et sa réponse est: oui. Il va m'empêcher de tomber du bateau. Je vais y arriver. Je vais entrer dans le port. Mais Il ne m'empêchera pas de tomber sur le pont. Je ne tomberai pas du bateau, mais je risque de tomber sur le pont plusieurs fois. » Dieu est si fidèle pour nous garder, et il y a beaucoup de versets sur Sa puissance qui nous garde. Dieu est souverain dans le monde. En fait, dans 2 Thessaloniciens 2:7 Le Saint- Esprit est appelé celui qui retient l'iniquité. Quand Celui qui retient l'iniquité est enlevé, quelle terrible période ce sera pour la Terre! Lorsque le Saint-Esprit dans Son épouse, dans Son corps, sera enlevé de la Terre, seule la tribulation restera.

Dans ce cas, Il a utilisé le rêve - un terrible cauchemar - pour Abimélec. Je ne sais pas si Sara a dormi cette nuit-là, ou Abraham, mais Abimélec a passé une nuit épouvantable. Dieu est venu à sa rencontre dans ce terrible rêve. Dieu a de nombreuses façons de retenir les païens. Il peut utiliser leur emploi du temps. Il peut utiliser leur conscience. Il peut utiliser les lois civiles. Il peut utiliser les circonstances. Il peut utiliser un miracle spécial. Il peut utiliser n'importe quoi pour retenir les païens. Plus d'une fois, j'ai utilisé ce chapitre pour prier pour ma femme et pour mes filles en particulier - sans exclure mes fils, mais parce qu'il s'agit d'une femme. Parce qu'Abraham, en tant que chef de famille, a mis sa famille dans une situation où elle aurait pu être vraiment blessée. Et j'ai pensé: « Seigneur, si j'ai été assez stupide pour mettre ma famille dans une situation où elle peut être blessée, ferais-tu un miracle sur les non sauvés (comme tu l'as fait ici) pour protéger la pureté de mes filles, la pureté de ma femme? » Il n'a pas garanti de le faire, mais je ne suis pas désespéré à cause de Sa grâce souveraine. Il l'a fait dans le passé. Il peut le faire à nouveau. Et je sais que si mes filles vont être préservées, ce n'est pas parce que j'ai fait quelque chose de bien, mais parce que Dieu est tellement bon. C'est un Dieu merveilleux, et nous Le louons pour cela.

Nous ne trouvons pas uniquement ici une illustration de la grâce de Dieu qui nous retient de pécher, mais nous voyons également Sa grâce qui préserve. Tout le monde n'est pas d'accord avec moi sur ce point, mais je prends ces chapitres dans l'ordre. Je pense qu'ils se suivent dans l'ordre. Et je pense que Sara était soit enceinte d'Isaac, soit proche de l'être. En d'autres termes, son utérus était vivant. Vous ne pouvez pas lire ce chapitre sans être ému parce que l'histoire qui est ici racontée est plus grande que celle d'Abraham, de Sara, d'Isaac et d'Abimélec. Je veux parler de la postérité de la femme et de la guerre entre la postérité du serpent et la postérité de la femme. Dieu a préservé la lignée messianique. C'est une préservation étonnante.

Vous savez que dans cette guerre, Satan cherche à empêcher, corrompre ou détruire la semence de la femme. Et il le fait à nouveau ici même. Il essaie de corrompre la semence. Quel idiot était Abraham de livrer sa femme à ce païen juste au moment où elle pouvait tomber enceinte! Je vous parle de cela parce que Satan a essayé de semer le doute sur l'identité du bébé. Ensuite on se serait demandé si c'était le bébé d'Abraham ou celui d'Abimélec? C'est pourquoi Dieu a contrecarré les intentions d'Abimélec et nous a donné une parole claire: « Je l'ai empêché de la toucher. » Nous savons donc que ce n'était pas le bébé d'Abimélec. Une fois de plus, Satan a été contrecarré dans ses efforts. Dieu a préservé la semence messianique. Quand on lit ce chapitre, on ne pense pas à Bethléem, mais Dieu si. Il ne s'agit pas seulement d'Isaac. Il s'agit de la lignée du Christ, nous devons voir tout cela dans son ensemble, Dieu a préservé la semence messianique tout au long du processus. Nous tendons de si grands pièges sous nos propres pieds, et rien d'autre que la grâce protectrice de Dieu ne peut nous aider. Je pense que nous nous détruirions nous-mêmes si Dieu ne prenait pas soin de nous.

Permettez-moi de conclure avec cette idée de « grâce restauratrice. » Non seulement Dieu retient et préserve, mais Il nous pardonne et nous restaure. Psaume 23:3 dit: « Il restaure mon âme. » Abimélec a invité (si je lis bien) Abraham à déposer son bâton de pèlerin et à s'installer à Guérar. Il lui a dit en quelque sorte: « Ne sois plus un pèlerin, vis avec nous. » Mais il semblerait que la prière ait été le tournant décisif. Après qu'Abraham ait prié, nous voyons un changement dans sa vie. Cela ne nous est pas dit, mais je pense qu'il n'a pas seulement prié pour eux. Je pense qu'il a prié une prière d'action de grâce pour remercier pour l'occasion de prier qu'il a eue et parce que Dieu l'avait délivré de tout cela, et qu'il a récupéré sa femme et tout le reste.

Abraham n'est pas parti tout de suite, mais il n'est pas un colon. En fait, le verset 21:34 dit: « Abraham séjourna longtemps dans le pays des Philistins. » Nous ne savons pas combien de temps il est resté. Lors de notre prochaine étude je vous montrerai qu'il y a une différence. Dans le chapitre 20, il est allé à Guérar pour une raison mais au chapitre 21, il est resté pour une autre raison. Il est resté pour être un missionnaire à l'étranger. Au chapitre 21, il devient un missionnaire, et nous verrons comment il exerce son ministère auprès d'Abimélec. C'est vraiment merveilleux à lire. Nous voyons comment Dieu retourne la situation. Dieu lui a accordé un rétablissement complet.

Abraham a péché, et nous ne devons pas prendre cela à la légère. C'est vrai, c'est littéral. Les habitants de Guérar ont été malades, leurs ventres étaient fermés, et ainsi de suite. Voici le principe sous-jacent. Quand un homme de Dieu pèche, il apporte une malédiction, et partout où il va, il ne peut y avoir de fruits. Vous voyez, c'est l'idée de l'utérus fermé - pas de fruit. Quand un homme de Dieu pèche, partout où il va, il apporte la malédiction. Mais quand un homme de Dieu revient dans le droit chemin il y a des bénédictions. Quand Abraham est parti, tout le monde dans cette ville a eu des bébés. C'est simplement une image. Quand Abraham est parti, tout le monde portait du fruit. Dieu a transformé la malédiction en bénédiction. Nous lisons deux fois qu'après avoir péché, Abraham s'est enrichi. Il a péché en Égypte, et il s'est enrichi. Il a péché ici, dans le pays des Philistins, et ils lui ont donné un tas de choses. Il s'est enrichi.

Devrions-nous donc pécher pour que la grâce abonde? Non, que Dieu nous en préserve. La seule raison pour laquelle il est devenu riche après son péché était pour illustrer le fait que Dieu transforme la malédiction en bénédiction. Et c'est exactement ce qu'Il a fait. Abraham a été complètement rétabli, et maintenant il est à nouveau l'intercesseur comme il l'a été pour Sodome. Il est à nouveau restauré. Il est un prophète. Il est un intercesseur. Il apporte la bénédiction. J'aimerais terminer par ce mot d'encouragement. Si vous vous trouvez à la place d'Abraham - si vous avez fait une erreur - et que vous vous dites: « Oh, malheur, j'ai vraiment tout gâché avec le patron.

Aucune chance d'être un jour une bénédiction pour lui Je lui ai fait trop de mal. J'ai tout gâché. Aucune chance avec ce professeur. J'ai trop déjanté avec lui. Aucune chance avec cet employeur. J'ai fait du mal à ma famille. Oh, j'ai fait du mal à ce voisin. J'ai vraiment tout gâché dans cette église, parmi ces gens, parmi ces anciens. »

Je suggère qu'il n'est peut-être jamais trop tard pour qu'Abraham exerce son ministère auprès d'Abimélec. Au début de ce chapitre, vous n'auriez jamais cru qu'Abraham puisse exercer son ministère auprès d'Abimélec. À la fin du chapitre, il est une grande bénédiction pour Abimélec, uniquement parce que Dieu est un Dieu de grâce. Nous voyons là la grâce qui restreint, la grâce qui préserve et la grâce qui restaure. Et Dieu renverse tout. Lors de notre prochaine étude nous examinerons le chapitre 21, et je vous montrerai les preuves de cette pleine restauration, c'est merveilleux à voir.

Prions:

Père céleste, nous Te remercions simplement parce que Tu sais tout ce que ce chapitre signifie et pour tout ce que Tu as inspiré et qu'il signifie. Manifeste tout cela dans nos coeurs? Nous Te remercions pour Ta grâce. Nous Te remercions pour la façon dont Tu nous regardes. Nous Te remercions de nous voir toujours en Jésus-Christ, que nous sommes parfaits dans Sa perfection, que nous profitons tout ce qu'Il est et tous Ses mérites. Nous prions simplement pour que nous puissions vivre de cette manière et que Tu nous gardes, Seigneur, toujours conscients que c'est par la grâce que nous restons debout. Merci de travailler dans nos coeurs. Nous Te le demandons au nom de Jésus, amen.