GALATES #7 - Le Message de la Pure Grâce partie 3

(Galates 4:12-31)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)



RESUME

Bonjour et bienvenue dans notre septième leçon sur cette merveilleuse épître de Galates. Avant de continuer où nous en étions arrivés, laissez-moi vous présenter à nouveau le grand thème de ce livre. Nous sommes en train d'étudier un des plus grands livres du Nouveau Testament qui traite du message de la pure grâce, c'est-à-dire Jésus et rien de plus, regarder à Jésus-Christ seul. La Galatie n'était pas une ville mais une région où étaient implantées de nombreuses églises. Ces églises avaient commencé par la pure grâce. Mais ensuite un groupe de judaïsants est arrivé dans ces églises et a commencé à corrompre leur simple foi. Ils disaient: « C'est une bonne façon de commencer. Mais ce n'est pas une bonne façon de continuer. La simple foi en Jésus seul n'est pas suffisante. Il ne suffit pas de croire en Dieu, vous devez aussi travailler pour Dieu. » Voilà l'enseignement que ces judaïsants répandirent tout autour d'eux. Ils apportèrent des listes de règles et de prescriptions, dont ils chargèrent ces chrétiens. Ils disaient qu'il fallait Christ plus la circoncision, Christ plus le sabbat, Christ plus les lois sur la nourriture, Christ plus la loi de la séparation, de sorte que les chrétiens de Galatie se retrouvèrent sous un grand esclavage.

Ce n'était pas le même esclavage que lorsqu'ils n'étaient pas encore sauvés, mais c'était quand même un esclavage. Ils avaient échangé des chaînes en fer contre des chaînes en or, mais ces chaînes religieuses étaient des liens tout aussi solides. La joie les avait quittés, leur vie était devenue une corvée, un fardeau et un esclavage. Ils vivaient dans la culpabilité, essayant de vivre au niveau du standard que les judaïsants leur avaient imposé. C'est dans ces conditions que Dieu, à travers l'apôtre Paul, a donné aux églises de tous les âges ce merveilleux livre de Galates. Luther l'a appelé « le marteau de la réforme », car c'est le livre que Dieu a utilisé pour libérer tant de personnes. Il contient un message d'émancipation. Dans le livre de Galates, Dieu sonne à nouveau la cloche de la liberté. Il appelle les gens à revenir à leur premier amour et à l'union bénie qu'Il a avec nous, Son peuple. Nous utilisons le verset 5:1 comme clé pour ce livre: « C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » Le plan que nous avons suivi est assez simple. Nous avons appelé les chapitres 1 et 2, le messager de la pure grâce, les chapitres 3 et 4, le message de la pure grâce et les chapitres 5 et 6, le résultat de la pure grâce.

Survolons ensemble la deuxième section avant de reprendre où nous en étions arrivés. Le chapitre 3 nous donne l'objectif de la loi. Pourquoi Dieu nous a-t-Il donné la loi? Bien entendu ce n'est pas pour nous justifier, pas pour nous sauver, ce n'est en aucune façon pour que nous obtenions des mérites devant Dieu. Dieu nous a donné la loi pour nous pousser vers la grâce, pour nous pousser vers l'Alliance Eternelle, pour nous pousser vers Christ Lui-même. Voilà pourquoi nous avons la Loi. Au chapitre 4, Dieu nous donne l'objectif de la grâce, la gloire de la grâce. C'est un des plus grands chapitres sur la grâce de tout le Nouveau Testament. J'ai suggéré la dernière fois que le chapitre 4 pourrait être divisé en trois parties. Nous avons déjà considéré la première partie et nous verrons la deuxième maintenant. Voici la division en versets, versets 4:1-11 l'objectif de la pure grâce, nous avons vu quatre objectifs différents de la grâce. Ensuite les versets 4:12-20 parlent de la méthode de la pure grâce. Et enfin les versets 4:21-31 montrent la caractéristique qui couronne une vie par la pure grâce. C'est là où l'apôtre nous présente l'apogée du message de la pure grâce. La dernière fois, nous avons vu les 11 premiers versets, l'objectif de la pure grâce. Pourquoi Dieu nous donne-t-Il la pure grâce? Premièrement pour nous racheter de la loi. Deuxièmement pour nous donner l'adoption en tant que fils. Troisièmement pour envoyer Son Esprit dans nos coeurs et nous rendre capables de crier Abba, Père. Quatrièmement, pour nous montrer que nous sommes héritiers par Dieu et pour Dieu.

Cela nous amène à la deuxième partie du chapitre 4, la méthode de la pure grâce. Lisons les versets 4:12-20: « Soyez comme moi, car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en supplie. Vous ne m'avez fait aucun tort. Vous savez que ce fut à cause d'une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l'Évangile. Et mis à l'épreuve par ma chair, vous n'avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m'avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ. Où donc est l'expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité? Le zèle qu'ils ont pour vous n'est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux. Il est beau d'avoir du zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non pas seulement quand je suis présent parmi vous. Mes enfants, pour qui j'éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous, je voudrais être maintenant auprès de vous, et changer de langage, car je suis dans l'inquiétude à votre sujet. »



CHRIST SE FORME PROGRESSIVEMENT EN NOUS A TRAVERS L'AMOUR MATERNEL DU MESSAGER DE LA PURE GRACE

Je pense que cette partie nous donne la méthode de la pure grâce. Laissez-moi vous la donner en tant que principe et ensuite la voir plus en détails et l'illustrer. Quelle est la méthode de la pure grâce? D'après le verset 4:19, elle peut être explicitée par ces mots. La méthode de la pure grâce est la formation progressive de Christ en vous à travers l'amour maternel du messager de la pure grâce. Il y a bien sûr deux aspects différents à cette phrase. Le premier est la formation progressive de Christ en vous et l'autre est l'amour maternel du messager de la pure grâce. Je propose de voir ces deux éléments en commençant par le second, l'amour maternel du messager de la pure grâce. Regardons à nouveau les versets 4:19: « Mes enfants, pour qui j'éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous. » J'aimerais vous rappeler le ton que Paul emploie dans Galates, c'était un ton dur. C'est probablement une des épitres les plus « dures » du Nouveau Testament. Paul utilise un langage très fort.

Il leur dit, au verset 3:1, qu'ils sont fous et sous le charme d'un sort, mais il n'est pas en colère contre eux. Et au verset 3:6, il les accuse d'être des déserteurs, des gens qui abandonnent, mais il n'est pas fâché contre eux. Ne jugez pas mal son coeur. Les versets 4:12-20, nous donne une vue intérieure du coeur de Paul. Il est plein d'amour. Il était plein de compassion et d'affection. Au verset 4:19, il se compare lui-même à une mère en travail, prête à donner naissance à une enfant. Le verset 4:19 serait un passage merveilleux dans n'importe quel endroit de la Bible. Où qu'il soit, il serait merveilleux. Mais le fait de trouver ce verset dans l'épître aux Galates qui contient des mots si durs est encore plus merveilleux et montre à quel point Paul aimait les chrétiens. Vous voyez, Paul ne se compare pas lui-même à une femme enceinte. Il se compare à une femme dans les douleurs de l'enfantement, donnant naissance à un enfant.

Paul souffrait à cause du légalisme des chrétiens de Galatie. Il ne manifeste pas une attitude hautaine en disant: « Ok, voici la pure grâce, prenez ou laissez. Si vous ne voulez pas croire ce message, c'est votre problème! Ma responsabilité, c'est de le prêcher. Si vous n'en voulez pas, tant pis pour vous, je ne vais pas perdre mon temps avec vous. Si vous voulez écouter de faux enseignants, allez-y! Si vous aimez l'esclavage, vivez ainsi. » Paul ne se comporte pas ainsi. Il n'est pas comme tant de gens qui disent: « Je vais donner le message et peu m'importe s'ils l'acceptent ou le rejettent. » Ce n'est pas son attitude. Il ne dit pas du tout cela. Paul souffre, il est en agonie. Il a le coeur d'une mère qui est dans les souffrances de l'enfantement, et qui attend de mettre au monde son enfant. Dans les versets 4:13-14, Paul leur rappelle comment ils ont pour la première fois entendu l'Evangile. Il leur rappelle la providence de Dieu qui a contrôlé sa maladie. Paul n'a jamais prévu d'aller dans la région de Galatie. Nous ne connaissons pas tous les détails mais d'une manière ou d'une autre, il est tombé malade en chemin. Je ne sais pas comment il a eu cette maladie, mais je sais pourquoi, Dieu nous le dit. Dieu a contrôlé sa maladie pour la santé spirituelle de ces Galates, parce que Dieu avait Ses propres plans à côté des plans de Paul. Dieu avait des plans pour Sa propre gloire et à cause de ces plans, Il n'a pas guéri Paul. Est-ce que Dieu a guéri d'autres personnes? Oui. Est-ce que Dieu a guéri d'autres personnes à travers Paul? Oui, Il l'a fait. Mais à ce moment, dans cette circonstance, Dieu n'a pas guéri Paul, car Dieu avait un objectif par cette maladie. Cette maladie a contribué à amener les gens de la Galatie au Seigneur.

Comment a-t-il été reçu, le verset 4:14 dit: « Et mis à l'épreuve par ma chair, vous n'avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m'avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ. » Pourquoi? Pourquoi ont-ils reçu Paul avec tant d'amour? La réponse est parce qu'il leur a apporté le message de la pure grâce. Il leur a dit de regarder à Jésus seul, et il leur a donné ce message dans sa maladie, c'est sur son lit de maladie qu'il les a dirigés vers Christ. Combien ils louaient Dieu! Voici un homme qui ne se préoccupait pas de son propre état, il était uniquement préoccupé par leur bien être spirituel. Il les aimait, et eux le savaient, ils étaient prêts à donner leurs yeux pour cet homme. Ils l'ont reçu comme un ange, comme Christ Lui-même. Que Dieu nous fasse la grâce, lorsque nous passons par des choses difficiles de pouvoir encourager les gens à tourner leurs yeux vers Christ. Lorsque le message de la pure grâce sort d'une vie qui souffre, d'une vie qui est faible, alors ce message a une puissance incroyable.

Si vous rencontrez un homme qui a perdu son conjoint, son enfant, ses parents ou un ami proche et qui peut dire que la grâce est suffisante, je puis vous dire qu'il y a de la puissance en cela. Si vous rencontrez un homme au milieu des cendres de ses possessions matérielles, qui peut élever des mains pures et dire: « Dieu est suffisant et je suis content », il y a de la puissance dans ces paroles. Si vous rencontrez quelqu'un sur son lit de maladie qui vous regarde et qui sourit en disant: « Jésus est tout ce dont j'ai besoin, Il est suffisant et Il me satisfait », il y a de la puissance dans cette déclaration. C'est ce que Paul a fait. Lorsqu'il est venu en Galatie, il y est arrivé malade et faible. Il n'avait pas planifié d'y aller, ce n'était pas du tout son itinéraire. Mais c'était l'itinéraire de Dieu. Dieu avait, dans l'éternité passée, prévu un rendez-vous pour l'apôtre Paul afin qu'il s'arrête dans la région de Galatie. Paul est donc arrivé là-bas, avec son corps malade et avec son amour désintéressé, et il a dirigé ces personnes vers Christ. Avec quelle joie ils l'ont reçu, combien ils l'ont aimé et comme tout était simple. C'était le message de la pure grâce. Mais plus tard, les vautours sont arrivés, Paul nous donne leur réel objectif. Veuillez noter le verset 4.17: « Le zèle qu'ils ont pour vous n'est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux. » Ils n'étaient pas zélés pour Christ, mais pour eux. Ils recherchaient des gens qui les suivent. Ils recherchaient des disciples. Paul disait: « Je ne vous ai pas tournés vers moi, je vous ai tournés vers Jésus. Je ne vous ai pas donné de carte à signer. Je ne vous ai pas incités à rejoindre un groupe. Il n'y avait pas de chose à faire lorsque vous avez entendu mon message. Il n'y avait aucune demande à devenir membre. Je ne vous ai pas donné une liste de règles et de prescriptions à suivre. Je vous ai uniquement donné Jésus. Je vous ai simplement donné Christ. Et vous y avez trouvé la suffisance, le contentement, et la vie. »

Il rappelle à ces chrétiens de Galatie que sa première venue n'a pas été planifiée. Cela ne faisait pas partie de son itinéraire. Ce n'était pas prévu. De notre point de vue, nous appelons cela un contre-temps. Nous disons qu'il était en route pour son voyage missionnaire et qu'il a eu un petit contre-temps. Ce contre-temps avait été prévu dans le plan de Dieu avant même que le temps existe. Dieu avait prévu, dans Son plan, avant la fondation du monde, que Paul tomberait malade et serait contraint de s'arrêter en Galatie, pour que Dieu puisse y appeler un peuple pour Lui-même. Ne négligez pas tous les arrangements divins de vos contre-temps. Je puis vous dire qu'il y a une incroyable vérité là-dedans. Ceux qui vivent par la pure grâce voient une grande manifestation de l'Esprit de Dieu dans ce que les hommes appellent contre-temps. C'est lorsque Dieu annule notre planning et réarrange les choses. Personnellement j'aime les choses sur lesquelles je n'ai aucun contrôle. Parce qu'alors je sais que c'est la main de Dieu qui dirige, et je sais que c'est la volonté de Dieu qui s'accomplit. Si j'ai un accident et que ce n'est pas ma faute, une circonstance qui est en dehors de mon pouvoir, je vais simplement me réjouir par la grâce de Dieu, parce que je sais qu'Il a quelque chose en vue, Il est en train de faire quelque chose. C'est une réalité qui est très précieuse à mon coeur.

Tout a donc maintenant changé dans l'attitude des chrétiens de Galatie. Ils ont commencé en recevant Paul dans la faiblesse et en recevant un Christ complet. Combien ils se réjouissaient. Mais maintenant, il leur demande ce qui se passe? Regardez le verset 4:16: « Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité? » Il leur dit combien il est insensé de retourner aux oeuvres, de retourner à la loi. C'est comme se fâcher contre le baromètre parce qu'il annonce un ouragan. Il leur dit: « Pourquoi êtes vous furieux contre moi, je ne fais que vous dire les choses telles qu'elles sont. » Paul leur dit: « Je vous aime encore. Les choses n'ont pas changé. Je suis comme une femme en travail, comme une mère dans les douleurs de l'enfantement. » J'aimerais que vous soyez certains d'être au clair sur ce que Paul dit au verset 4:19, parce qu'il utilise une métaphore. Je sais que plusieurs enfants de Dieu sont un peu confus à cause de ce verset. Il combine deux images à la fois similaires et différentes. Mais il insiste sur la différence, pas sur la similarité. Beaucoup de personnes le lisent un peu trop vite, ne voient que la partie similaire et donc ne comprennent pas ce qu'il veut dire. Laissez-moi vous montrer d'abord la similitude et ensuite je vous montrerai la différence. Il y a deux images, premièrement une femme en travail et deuxièmement un bébé qui se forme progressivement dans le ventre de sa mère. On peut donc facilement voir la similitude, car il y a un lien très fort entre une femme en travail et un enfant dans le ventre de sa mère.



LE MESSAGER EST EN TRAVAIL JUSQU'A CE QUE CHRIST SOIT FORME CHEZ LES AUTRES

Mais regardez la différence, et c'est là où est le point de Paul. Qui est la mère dans cette illustration? C'est l'apôtre Paul ou le messager de la pure grâce qu'il représente. Où est le bébé? On s'attend à ce qu'il soit dans le ventre de la mère. Mais ce n'est pas le cas. Qui est la mère? L'apôtre Paul. Où est le bébé? Il est dans le ventre des chrétiens de Galatie. Il dit: « Je suis en travail jusqu'à ce que Christ soit formé en vous. » Il ne dit pas: « Je suis en travail jusqu'à ce que Christ soit formé en moi. » Ce n'est pas de son ventre qu'il s'agit. Voici ce que Paul dit en tant que messager de la pure grâce: « J'ai un amour de mère pour vous. Je travaille pour vous, je souffre, j'agonise. » Mais quel est le fruit de son « ventre », quel est son « fils », quel est son « bébé? » Pour quoi le messager de la pure grâce travaille-t-il? La réponse est jusqu'à ce que Christ soit formé chez les autres. En tant que messager de la pure grâce, nous sommes en agonie, jusqu'à ce que Christ soit formé chez les autres. Voilà comment est le messager de la pure grâce. Paul expérimentait ces douleurs, il souffrait, et endurait tout cela jusqu'à ce que Christ soit formé chez les autres.

J'aimerais être honnête avec vous, ce sont aussi mes douleurs, mon agonie. Le fruit de ces études bibliques et le fruit de mon « ventre », mon travail, mon labeur, est mon désir de voir Christ formé en vous. C'est mon fardeau et ma prière. Je ne suis pas en travail pour vous voir vous engager dans le service chrétien. Je ne suis pas en travail pour vous voir aller quelque part sur un champ missionnaire. Dieu peut le faire mais ce n'est pas le sujet ici. Je ne suis pas en travail pour vous voir être plus généreux, plus zélés, plus engagés ou pour vous voir vivre une sorte de vie stricte et puritaine. Ma passion est de voir Christ formé en vous. Ce sont mes douleurs d'enfantement. C'est pourquoi j'étudie, j'enseigne, je conseille, et je partage tout cela avec vous. Ce sont les douleurs d'enfantement d'un messager de la pure grâce. Pour le dire d'une autre façon, c'est mon enfant. Et je ressens la même excitation que des parents dont l'enfant naît, lorsque je vois Christ se former en ceux à qui je m'adresse. Voilà ce que Paul était en train de dire. Dans ce passage si tendre, il dit aux chrétiens de Galatie: « Je vous aime. Je suis comme une mère en travail jusqu'à ce que Christ soit formé en vous. » Voilà la première partie de la méthode de grâce. C'est l'amour maternel du messager de la pure grâce.

On trouve également la deuxième partie dans le verset 4:19. C'est la formation progressive de Christ en nous. Tout juste comme un bébé dans son état prénatal, progressivement formé dans le ventre de sa mère, de la même façon le Seigneur Jésus-Christ est progressivement formé en nous. J'aimerais souligner plusieurs choses à ce sujet. Premièrement ne confondez pas le travail, les douleurs de la mère, avec la formation de Christ en vous. Ceux qui ne sont pas très attentifs en lisant le verset 4:19, mélangent tout et disent: « Il est vrai que la formation de Christ en nous est un processus pénible. » Et malheureusement ils retombent dans le salut par les oeuvres, et disent: « Christ formé en nous, cela implique des douleurs, du travail. Il faut donc un renoncement à soi, de l'ascétisme, une vie de sacrifice, une mort à soi-même, plus de soumission, avec toute la peine associée à la mort à soi, être prêt à tout abandonner et être plus proche de Christ. » Non, la formation de Christ en vous n'est pas quelque chose lié à la peine. Pour de nombreuses personnes, toute la vie chrétienne est associée aux douleurs de l'enfantement. Quand vous voyez de nombreux chrétiens, vous pouvez penser qu'ils sont dans les douleurs de l'enfantement! Ils semblent n'avoir aucune joie dans le Seigneur. Non, il n'y a pas de peine liée au fait de Christ est formé en vous. Demandez à une femme qui porte un enfant. A part à certaines occasions, le processus de formation d'un enfant en vous n'est pas douloureux. La naissance, c'est une autre histoire, nous verrons cela lorsque nous arriverons au chapitre 5 et 6. Certains des fruits, des résultats sont douloureux, mais la réception n'est pas douloureuse. La réception ne vous coûte rien, mais le résultat peut tout vous coûter.



JE GRANDIS EN CHRIST ET IL GRANDIT EGALEMENT EN MOI

La formation de Christ dans le chrétien est progressive. Je crois personnellement que le verset 4:19, est un des plus grands versets sur la sanctification progressive de toute le Bible. C'est un incroyable verset. Lorsque vous touchez à la nature de la pure grâce, au message de la pure grâce, il ne peut jamais être totalement digéré. C'est simplement trop, c'est trop énorme. Vous touchez une chose éternelle. Vous ne toucherez jamais le fond du message de la pure grâce. L'Evangile a deux facettes. L'une est: je suis en Christ. L'autre est: Christ est en moi. Toutes les deux sont de grands mystères. Et même si vous ne pouvez pas aller au fond de l'une des deux, voici une façon facile de s'en rappeler. Qu'arrive-t-il lorsque je suis en Christ? Je dois grandir dans le Seigneur. Qu'arrive-t-il lorsque Christ est en moi? Le Seigneur doit grandir en moi. Il doit être progressivement formé en moi.

Lorsque nous disons que nous sommes en Christ, nous prions de pouvoir grandir en Christ et de vivre pleinement ce que veut dire être en Christ Jésus. Nous aimerions grandir en Jésus. C'est une facette de la vérité. Mais l'autre côté est que Christ doit également grandir en vous. Et c'est un côté qui est négligé. Bien sûr il ne faut pas imaginer que je suis en train de dire qu'il y a moins que 100% de Christ en vous lorsque vous êtes sauvés. A ce moment là, c'est 100% de Dieu qui vient dans votre coeur, dans toute Sa plénitude inépuisable. Christ vient de façon complète, mais Il vient comme un bébé dans son état prénatal et Il doit être formé dans votre âme comme un bébé est formé dans le ventre de sa mère. Christ doit être formé en nous par le Saint-Esprit par une révélation progressive de Lui à travers les révélations contenues dans la Bible.

On trouve une merveilleuse illustration de cela en Daniel 2:44-45: « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d'un autre peuple; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. C'est ce qu'indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d'aucune main, et qui a brisé le fer, l'airain, l'argile, l'argent et l'or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver après cela. Le songe est véritable, et son explication est certaine. » Je sais que cela fait référence à un accomplissement futur, mais cela comporte également un principe actuel. Ici Jésus est décrit comme une pierre qui se détache et qui renverse les royaumes de ce monde. Ensuite la pierre commence à grandir, elle devient un rocher puis une montagne et elle finit par remplir toute la terre. Cela nous montre comment Christ va venir et comment Il sera le Roi de toute la terre.

Si vous pensez à la façon dont vous avez été sauvés, vous pouvez voir que c'est arrivé exactement ainsi dans votre vie. Il est venu comme une petite pierre, et Il a frappé les fondations des royaumes de ce monde. Et Christ a commencé à grandir. La pierre est devenue un rocher qui est devenu une montagne. Alors que vous grandissez dans le Seigneur, Il grandit et Il grandit jusqu'à remplir tout le paysage de votre vie. Jésus nous a appris à prier que ton règne vienne. Si je prie que ton royaume vienne, cela sous- entend que mon royaume s'en aille. Lorsque Jésus vient, notre royaume part et le sien commence à venir. C'est progressif, et cela continue et continue et finit par remplir toute notre vie. Voilà la formation progressive de Christ en nous.

Lié à cela, laissez-moi vous donner un avertissement sérieux qui est bien utile de nos jours . Cet avertissement concerne le fait de regarder à Christ qui est en nous, dans notre coeur. Lorsque nous disons: « Regardez à Christ », nous ne voulons pas parler du Christ qui est dans notre coeur. Nous parlons du Christ qui est révélé dans la Bible. C'est à ce Christ que nous regardons, pas au Christ dans notre coeur. Vous me direz peut-être que c'est le même Christ. Non, ce n'est pas le même. Dans le ciel, Il est pleinement développé mais dans notre coeur, Il n'est pas encore développé. Dans notre coeur, Il n'est qu'un bébé en train de grandir et de se développer. La pleine révélation de Christ est dans la Bible. Certains pensent que comme Christ est en eux, tout ce qu'ils ont à faire est de se soumettre au Christ en eux. Toute la vie chrétienne devient alors une soumission. Ils disent: « Christ vit en moi. Je vais donc Lui donner mes yeux et Le laisser voir à travers mes yeux. Je vais Lui donner mes oreilles et Le laisser entendre à travers mes oreilles. Je vais Lui donner mes jambes et Le laisser marcher à travers mes jambes. Je vais Lui donner mes mains et Le laisser faire à travers mes mains. » Lorsque leur vie chrétienne devient anémique, ils disent: « Je dois davantage me soumettre au Christ qui est en moi. Il semble que je ne laisse pas assez vivre à travers moi. » Ils ont cette idée que c'est le Christ en eux qui doit vivre à travers eux. Mais le problème est qu'ils se soumettent à un petit Christ. Le Christ en eux peut ne pas être développé. Il se peut qu'ils n'aient que la révélation de Christ en tant que « Sauveur », en tant qu'« Agneau de Dieu. » S'Ils n'ont que « ce Christ » dans leur coeur, ils finissent par se tourner vers le légalisme et les oeuvres, parce qu'ils sont totalement soumis à un « fragment de Christ. » Mais un « fragment de Christ » ne peut pas beaucoup nous aider dans la vie chrétienne.



POUR QUE CHRIST GRANDISSE, IL NOUS FAUT UNE VISION PLUS GRANDE DE LUI DANS LA BIBLE

Nous n'avons pas besoin de nous soumettre davantage au « Christ qui est en nous. » Nous avons besoin d'une vue plus large du Christ dans la Bible qui permettra au « Christ qui est en nous » de grandir! Ensuite vous aurez quelque chose auquel vous soumettre. Mais avant d'avoir une grande vision de Christ, la soumission ne vous fera pas de bien, cela ne fera que gâcher votre temps. C'est cela la méthode de la pure grâce. C'est un Christ qui grandit progressivement dans le coeur, et Paul soupire de voir cela dans la vie des Galates. Ils n'avaient qu'une petite vue de Jésus, le Sauveur de leur âme, et ils essayaient de vivre à travers un petit embryon de Christ, c'est tout ce qu'ils avaient dans leur coeur, c'était juste une graine. C'est pourquoi ils courraient après les règles et tout ce genre de choses. Ils savaient que la vie chrétienne était davantage que d'être sauvé de l'enfer. Mais ils ne savaient pas ce que c'était, ils n'en connaissaient pas le secret, c'est-à-dire avoir Christ formé en eux. L'apôtre Paul agonisait jusqu'à ce qu'ils puissent voir cela.

Il n'est pas difficile de voir comment cela s'applique de nos jours. Les chrétiens essaient de vivre une vie chrétienne avant que Christ ne soit formé en eux et c'est très futile. C'est un esclavage. Je crois de tout mon coeur que Jésus veut vivre à travers nous. Mais c'est un « Jésus pleinement adulte » qui veut vivre à travers nous. Nous devons donc regarder à Lui, d'une façon nouvelle et fraîche. Nous ne devons pas seulement Le voir comme le Sauveur et le Seigneur, mais nous devons également avoir la révélation de Lui en tant que Pain, Vin, Epoux, Fin de la loi, Berger, Grand Prêtre, Bouclier... Il doit être révélé en nous tel qu'Il est révélé dans la Bible. Ensuite Il peut grandir en nous. C'est à cela que Paul fait référence ici. Jusqu'à ce que Christ soit formé en nous de toutes ces façons, sous toutes ces formes, nous serons retardés dans notre vie chrétienne et nous risquons de devenir légalistes. Voilà donc la méthode de la pure grâce, c'est la formation progressive de Christ à travers l'amour maternel du messager de la pure grâce.

Considérons maintenant les versets 4:21-31 que nous avons appelés la caractéristique qui couronne une vie par pure grâce: « Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n'entendez-vous point la loi? Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l'esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L'une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c'est Agar, - car Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère; car il est écrit: Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantes point! Éclate et pousse des cris, toi qui n'as pas éprouvé les douleurs de l'enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée. Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse; et de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. Mais que dit l'Écriture? Chasse l'esclave et son fils, car le fils de l'esclave n'héritera pas avec le fils de la femme libre. C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l'esclave, mais de la femme libre. »



L'ERREUR DE L'ALLEGORISATION

Avant d'analyser ce passage, laissez-moi faire un commentaire au sujet du verset 4:24 où nous lisons: « Ces choses sont allégoriques. » Il y a une méthode d'interprétation de la Bible qui n'est vraiment pas sage, elle est appelée allégorisation. Certains « Pères de l'Eglise » comme Augustin utilisent cette méthode. Certains juifs l'ont utilisée avant que Christ ne vienne sur terre. Avez-vous déjà lu le livre de John Bunyan le voyage du pèlerin? C'est un merveilleux livre, vous devriez le lire si ce n'est pas encore fait. C'est une allégorie, c'est une merveilleuse allégorie. C'est l'histoire d'un homme appelé Chrétien qui habite dans une ville appelée Destruction. Un homme appelé Evangéliste arrive, le prévient que la ville va être détruite, et le presse d'aller dans la ville Céleste. Le pèlerin fait donc un voyage vers la ville Céleste. Toutes les personnes qu'il rencontre sont des personnes allégoriques. Tous les endroits où il va sont des endroits allégoriques. Il rencontre des personnages comme Prudence, Piété, Charité, Fidèle, Obstiné, Intéressé, Démas, Flatteur, Athée, Patience, Désespoir, Formaliste, Hypocrite. Ce n'est qu'une partie de la liste et il est intéressant de lire les échanges qu'il a avec ces personnes. Ce ne sont pas des personnes réelles. Ces personnages ne font que symboliser des vérités. Les noms des endroits où il s'arrête sont aussi très symboliques, le Château du Doute, la Vallée d'Humiliation, les Montagnes Délectables, le Palais plein de Beauté, la Colline Difficulté et ainsi de suite. J'aimerais vous rentre attentifs au fait qu'une allégorie essaie de donner un sens à une fable, à une histoire inventée.

Paul n'était pas en train d'allégoriser. Il n'était pas en train de dire: « Abraham n'a pas existé, il n'était que l'image de la foi. » Il ne disait pas cela. Abraham était un vrai homme. Isaac a réellement existé, tout comme Agar, Sara et Ismaël. Paul dit en fait, et le grec le prouve, que ce récit contient une allégorie. Ce n'est pas une allégorie, mais il contient une allégorie. Ce sont des images, mais la chose littérale existe également. Certains commentaires qui utilisent la méthode de l'allégorie disent par exemple que le jardin d'Eden n'a jamais existé. Ils disent que ce n'est qu'une image de quelque chose de merveilleux. Ils disent également qu'Adam et Eve n'ont jamais réellement existé, ni les arbres de la vie et du bien et du mal. Ils disent que tout cela n'était pas réel.

Je pense que vous pouvez voir le danger de l'allégorisation. Cela donne un sentiment de mystère. Cela semble être profond et spirituel. Cela vous fait penser que vous lisez quelque chose de profond. La plupart du temps, ce ne sont que des idées humaines. Ce n'est que l'imagination débordante des hommes. En entendant tout cela, certains étudiants de la Bible peu avertis lèvent les bras et disent: « Oh, cela est si profond, je n'aurais jamais pu le trouver tout seul. Je n'aurais jamais pu comprendre la Bible comme cela. » J'ai lu un commentateur qui disait: « Tout l'objectif des sept générations qui suivent Adam, est de montrer qu'il y a sept dispensations. Et dans la septième génération, Hénoc, qui n'a jamais existé, a été enlevé au ciel. C'est donc lors de la septième dispensation que l'Eglise va être enlevée. Mais cela n'a pas vraiment existé. »

J'ai lu quelque part que comme la pâque était exactement trois jours avant la fête des pains sans levain, et comme la pâque s'est passée le 14 et que l'arche s'est arrêtée sur le mont Ararat le 17, cela fait 3 jours et par conséquent l'arche est une image de la résurrection. Et plein de choses de ce genre... Mais en faisant cela, on ne fait que lire ce que l'on veut bien lire dans la Bible. Ce n'est pas lire ce qu'il y a dans la Bible. C'est cela l'allégorisation, et Paul n'allégorise pas. Le Saint-Esprit ne le fait jamais. Ces choses sont de l'histoire. Et c'est à partir de l'histoire que Paul trouve des vérités spirituelles. Dans ce récit, Paul trouve un magnifique parallèle entre ce qui s'est passé dans Genèse, et ce qui se passe dans les églises de Galatie. Il y voit une image de la pure grâce et du légalisme. Et c'est cette histoire qu'il raconte.



LE RECIT DE LA NAISSANCE D'ISAAC

Dans un certain sens, les juifs disant être loyaux à Abraham, Paul retourne leurs arguments contre eux. Il leur dit en substance: « Vous voulez parler d'Abraham, ok parlons d'Abraham. » Pour bien saisir ce que Paul veut nous communiquer, j'aimerais reprendre les éléments que nous trouvons dans le livre de la Genèse. Certains pensent qu'il faut être un érudit de l'Ancien Testament pour comprendre cette image. Ce n'est pas du tout le cas. Laissez-moi d'abord vous rappeler l'histoire pour mieux voir l'illustration. Lisons Genèse 12. Toute l'histoire tourne autour d'une promesse que Dieu a faite à Abraham. Abraham avait 75 ans lorsque Dieu lui a donné cette promesse pour la première fois. Lisons Genèse 12:7: « L'Éternel apparut à Abram, et dit: Je donnerai ce pays à ta postérité. Et Abram bâtit là un autel à l'Éternel, qui lui était apparu. » A cette époque, Abraham n'avait pas d'enfant. Il finira avec huit enfants. Mais à cette époque, il n'avait pas d'enfant. C'est ici en Genèse 12:7, que pour la première fois il apprend que Dieu va lui donner une descendance. Il va avoir des enfants. Dieu parle à nouveau en Genèse 13:16-18: « Je rendrai ta postérité comme la poussière de la terre, en sorte que, si quelqu'un peut compter la poussière de la terre, ta postérité aussi sera comptée. Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur; car je te le donnerai. Abram leva ses tentes, et vint habiter parmi les chênes de Mamré, qui sont près d'Hébron. Et il bâtit là un autel à l'Éternel. » Chaque fois que Dieu lui parle, il bâtit un autel, c'est simplement une façon de dire qu'il fait confiance à Dieu et qu'il adore Dieu. Il le prend par la foi. A ce moment là, Abraham sait deux choses. Premièrement il sait qu'il va avoir des descendants, et deuxièmement qu'ils seront aussi nombreux que la poussière de la terre. » Malheureusement Abraham finit par être frustré parce que Dieu semble ne rien faire. Dieu a dit qu'il allait avoir des fruits, une descendance mais elle n'arrive pas.

Après quelque temps, il commence à raisonner. Genèse 15:2 dit: « Abram répondit: Seigneur Éternel, que me donneras-tu? Je m'en vais sans enfants; et l'héritier de ma maison, c'est Éliézer de Damas. Et Abram dit: Voici, tu ne m'as pas donné de postérité, et celui qui est né dans ma maison sera mon héritier. » Cela semble logique. Il raisonne ainsi: « Eternel, tu as dit que j'aurai une descendance, mais c'était d'une façon générale, Tu n'as pas réellement dit que je serai le père. Tu as peut-être parlé des fils de mon serviteur. Je vais donc donner l'héritage à Eliézer, peut-être que Tu parlais d'Eliézer. Tu sais que ce n'est pas mon fils naturel. » Par conséquent Dieu parle à nouveau au verset 15:4: « Alors la parole de l'Éternel lui fut adressée ainsi: Ce n'est pas lui qui sera ton héritier, mais c'est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier. » Il a maintenant reçu une nouvelle parole de Dieu. Dieu a dit qu'il allait lui donner une descendance. Ensuite qu'Il allait rendre cette descendance aussi nombreuse que le sable de la terre.

Et maintenant il reçoit de nouvelles informations, Dieu lui dit qu'il en sera le père, elle viendra de ses propres entrailles. Abraham avait 75 ans lorsque Dieu lui a parlé pour la première fois. Les années commencent ensuite à défiler. Sept années passent sans qu'il ne reçoive de parole de Dieu. Dix années passent, il a maintenant 85 ans. Par conséquent, il dit à sa femme Sara: « Je pense que nous devons discuter et regrouper les informations que nous avons. Que savons-nous jusqu'à présent? » Abraham dit: « Nous savons que nous aurons une descendance. » Sara ajoute: « Oui, et nous savons qu'ils seront nombreux comme le sable de la mer. » Ensuite Abraham dit: « Et je sais que je serai le père. » Sara demande: « A-t-Il dit que je serai la mère? » Et Abraham répond: « Pas un mot. » Ils en discutent et finissent par trouver une idée. Sara dit: « Tu sais il y a deux choses qui jouent en ma défaveur. Je suis stérile, je n'ai jamais pu avoir d'enfant. Deuxièmement, je suis maintenant trop âgée pour avoir des enfants. Donc puisque la seule chose que Dieu a dit, c'est que toi, tu vas être père, j'ai une idée. »

C'est ainsi qu'elle a partagé son idée que l'on trouve en Genèse 16:1-2: « Saraï, femme d'Abram, ne lui avait point donné d'enfants. Elle avait une servante Égyptienne, nommée Agar. Et Saraï dit à Abram: Voici, l'Éternel m'a rendue stérile; viens, je te prie, vers ma servante; peut-être aurai-je par elle des enfants. Abram écouta la voix de Saraï. » Sara explique qu'elle a une jeune servante égyptienne, Agar. Si c'est ma servante qui te donne des enfants, ce sera comme avoir des enfants de moi. Par conséquent, tu peux avoir ma servante. » C'est ce que fit Abraham. Après avoir attendu plus de dix ans, sans que Dieu accomplisse Sa promesse, et parce que Sara était stérile, Abraham prit Agar qui tomba enceinte. Mais tout cela n'apporta que des problèmes. Dès que Sara a vu qu'Agar était enceinte, elle a commencé à être cruelle avec elle, parce qu'elle était très jalouse. Finalement Agar l'esclave a donné naissance à un enfant esclave, Ismaël. Elle est une esclave, et l'enfant est donc aussi un esclave. Cinq années passent, puis encore cinq années.

Finalement regardez comment commence le chapitre 17. Genèse 17:1 dit: « Lorsque Abram fut âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans. » Vingt-cinq années ont passé depuis que Dieu avait dit à Abraham: « Tu auras une descendance. » Plus tard Dieu parla à nouveau, considérons Genèse 17:15: « Dieu dit à Abraham: Tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï; mais son nom sera Sara. Je la bénirai, et je te donnerai d'elle un fils. » Pour la première fois, Abraham apprend que c'est Sara qui sera la mère. Jusqu'à ce moment, il n'est pas allé contre la lumière qu'il avait reçue. Il a vécu selon cette lumière de telle sorte que Paul peut dire en Romains 4:20-21: « Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir. » Nous nous le voyons chanceler et tituber dans le livre de la Genèse mais Dieu ne le voit pas ainsi, parce que Dieu nous juge selon la lumière que nous avons. Quoi qu'il en soit, ce passage de Genèse est vraiment incroyable, parce que Sara est âgée, elle est stérile.

Elle a maintenant 89 ans et lorsque Abraham entend cela, il est écrit en Genèse 17:17-18: « Abraham tomba sur sa face; il rit, et dit en son cœur: Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans? et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle? Et Abraham dit à Dieu: Oh! qu'Ismaël vive devant ta face! » Abraham dit en substance à Dieu: « Ne me dis pas quelque chose de si impossible. Grand-mère Sara donnerait naissance à un enfant?! Il se peut qu'Abraham n'ai pas osé en parler à Sara. Plus loin le Seigneur apparaît à nouveau et cette fois-ci Sara écoute. Genèse 18:9-15 dit: « Alors ils lui dirent: Où est Sara, ta femme? Il répondit: Elle est là, dans la tente. L'un d'entre eux dit: Je reviendrai vers toi à cette même époque; et voici, Sara, ta femme, aura un fils. Sara écoutait à l'entrée de la tente, qui était derrière lui. Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge: et Sara ne pouvait plus espérer avoir des enfants. Elle rit en elle-même, en disant: Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs? Mon seigneur aussi est vieux. L'Éternel dit à Abraham: Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant: Est-ce que vraiment j'aurais un enfant, moi qui suis vieille? Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l'Éternel? Au temps fixé je reviendrai vers toi, à cette même époque; et Sara aura un fils. Sara mentit, en disant: Je n'ai pas ri. Car elle eut peur. Mais il dit: Au contraire, tu as ri. »

Quelle chose incroyable! Pourquoi Abraham a-t-il ri? Pourquoi Sara a-t-elle ri? Parce que c'était risible, tout cela était risible. C'était impossible. A moins que Dieu n'intervienne et ne fasse un miracle, il n'y avait aucun moyen pour que Sara puisse porter un enfant. C'était impossible pour eux d'avoir une postérité. Vous savez comment l'histoire se termine. Genèse 21:1 dit: « L'Éternel se souvint de ce qu'il avait dit à Sara, et l'Éternel accomplit pour Sara ce qu'il avait promis. Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé. Abraham donna le nom d'Isaac au fils qui lui était né, que Sara lui avait enfanté. Abraham circoncit son fils Isaac, âgé de huit jours, comme Dieu le lui avait ordonné. Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d'Isaac, son fils. Et Sara dit: Dieu m'a fait un sujet de rire; quiconque l'apprendra rira de moi. » Isaac signifie « Il rira. » Dieu a transformé le rire de l'incrédulité en un rire de foi. Maintenant elle rit parce qu'elle a gouté à la pure grâce. C'est à cette histoire que Paul fait allusion dans Galates. Il fait encore référence à autre chose au sujet d'Ismaël. Ismaël le fils esclave avait 14 ans lorsqu'Isaac naquit. Ismaël devint très jaloux et cruel. Je pense que cela allait si loin que Satan voulait détruire « la postérité de la femme. » (cf. Genèse 3:15) Genèse 21:9-12 dit: « Sara vit rire le fils qu'Agar, l'Égyptienne, avait enfanté à Abraham; et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac. Cette parole déplut fort aux yeux d'Abraham, à cause de son fils. Mais Dieu dit à Abraham: Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l'enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu'elle te demandera; car c'est d'Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. » Aucun père n'est prêt à chasser son fils de 14 ans, mais Dieu était en train d'écrire la Bible. Toute cette histoire allait être un type, une leçon. Agar l'esclave et Ismaël le fils de l'esclave, furent chassés.

Retournons maintenant à Galates. Nous avons vu les faits, et c'est vraiment une merveilleuse analogie que l'apôtre utilise ici. Paul dit aux gens de Galates: « Je vois dans cette histoire de la Genèse une image qui s'applique à vous les chrétiens de Galatie. Je vois une image de la pure grâce et aussi une image des oeuvres. » Paul utilise deux fois l'image d'Abraham dans ce récit. Une première fois il est décrit comme un homme de foi, qui vit par la pure grâce. Et une autre fois, il est décrit comme un légaliste qui vit par les oeuvres, les oeuvres de la chair. Laissez-moi vous montrer Abraham qui vit par la pure grâce. Qu'est-ce que Dieu avait promis à Abraham? Du fruit. Ne dîtes pas: Isaac, même si c'est vrai mais vous devez voir que le principe ici est le fruit. Dieu avait promis qu'il allait produire du fruit. Que fallait-il pour qu'Abraham produise du fruit? Un puissant miracle de Dieu, rien de moins. Voilà ce qu'il fallait. C'était impossible pour Abraham de produire ce que Dieu avait promis. Il avait passé l'âge, elle avait passée l'âge, même leur désir l'un pour l'autre était passé. Si je vous disais sérieusement que Dieu aimerait que vous sautiez jusque sur la lune, vous ririez. Si je vous disais que Dieu vous demande d'attraper toutes les étoiles au lasso, vous ririez. Si je vous demandais de traverser l'océan à la nage, vous ririez. Si je vous disais que Dieu vous demande de vivre un mois sur le soleil, vous ririez. Dieu a demandé à Abraham d'avoir un bébé à travers Sara, et il a ri. Savez-vous pourquoi? Parce que c'était tout aussi impossible pour lui de le faire, que pour vous de sauter jusque sur la lune, d'attraper les étoiles avec un lasso, de traverser l'océan à la nage, ou de vivre un mois sur le soleil. Seule la pure grâce pouvait lui donner du fruit.

Mais Abraham est devenu légaliste. Dieu a dit: « Tu auras du fruit ». Il a regardé sa vie et il a dit: « Où est-Il? Dieu a dit: produis du fruit, mais je ne le vois pas. » Il a donc attendu, mais ce n'est pas venu. Il a encore attendu mais le fruit ne venait toujours pas. Les années ont passé et Dieu n'intervenait pas. Il n'y avait aucun espoir de changement. Par conséquent Abraham a décidé de faire ce que tout légaliste fait, lorsque Dieu ne semble pas arriver, c'est l'aider. Il voulait donner un peu d'assistance à Dieu, Lui prêter ses propres muscles, et l'aider à produire du fruit. La Bible dit alors qu'Abraham avec la force de la chair a pris Agar et a fait son propre bébé. Il a produit son propre enfant. Il n'a pas besoin de Dieu pour cela, il n'a pas besoin d'un miracle surnaturel. Il n'a pas besoin d'un miracle puissant de Dieu. Il l'a fait de lui-même. Qu'a-t-il pu faire avec sa propre force? Avec sa propre force, il ne peut que prendre une esclave et faire un bébé esclave. C'est cela le légalisme et c'est à cela que Paul veut nous rendre attentifs ici. Il veut nous empêcher de donner un coup de main à Dieu, de L'assister, de L'aider. Que Dieu puisse imprimer cela dans notre coeur. Chaque fois que nous essayons d'aider Dieu « nous allons au lit avec Agar, l'esclave. » Chaque fois que nous essayons d'aider Dieu, la seule chose à laquelle nous arriverons, la seule chose que nous produirons, ce sont des enfants esclaves. Des enfants qui sont sous un esclavage.



POUR PORTER DU FRUIT, IL FAUT VENIR VERS DIEU COMME QUELQU'UN DE STERILE

Laissez-moi vous donner une illustration. Est-ce que Dieu nous a promis que si nous regardons à Christ, l'amour de Dieu sera répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit? Oui Il le fera. (cf. Romains 5:5) Si je regarde à Christ, si vous regardez à Christ, l'amour de Dieu sera répandu dans nos coeurs. Nous sommes stériles, nous ne pouvons rien produire, nous ne pouvons pas produire l'amour. Le problème est que nous savons que cela devrait être le fruit de notre vie, nous le lisons en Galates et partout ailleurs. Après quelque temps nous regardons et nous disons: « Où est-ce, Seigneur? Tu as promis mais cela n'arrive pas. Tu as dit que toutes ces choses allaient arriver dans ma vie, mais elles ne sont pas là. » Après un certains temps, nous nous sentons coupables parce qu'elles ne sont pas là et nous raisonnons en disant: « Très bien, je vais les y mettre moi-même. » Et pour essayer d'aimer les autres, je commence à m'impliquer dans la vie de tout le monde, je commence à inviter les gens pour le dîner, je commence à investir ma vie dans leur vie, j'essaie de communiquer avec les gens et nous essayons de créer l'amour. Mais ce n'est pas un miracle dans nos vies, ce n'est pas quelque chose que Dieu y a mis. C'est un enfant d'esclave, c'est de l'esclavage.

Je connais de nombreuses personnes dont le ministère produit des enfants esclaves. Ils ont attendu et attendu que Dieu se manifeste mais Dieu ne s'est pas manifesté et c'est pourquoi ils ont travaillé par eux-mêmes. Ils produisent des enfants d'esclaves. Il y a des pasteurs esclaves, des missionnaires esclaves, des enseignants de la Bible esclaves, des enseignants d'école du dimanche esclaves. Il y a toutes sortes de ministères esclaves. Au lieu de recevoir la patience de Dieu, nous essayons de supprimer notre amertume et notre colère, et nous essayons de supprimer les vrais sentiments de nos coeurs. Mais ce sont des enfants d'esclave et cela nous met sous un esclavage, parce que nous le faisons de nous-mêmes. Dieu a promis de nous rendre saints, et de nous délivrer de la puissance du péché. Nous devons attendre pour avoir la délivrance, mais lorsqu'elle ne semble pas venir, alors nous essayons l'une ou l'autre méthode. Et nous essayons d'aider Dieu à nous délivrer du péché. Mais c'est un miracle, et si cela ne vient pas comme un miracle alors ce n'est rien d'autre qu'un enfant d'esclave, et cela nous conduit à l'esclavage.

J'aime Galates 4:27, ce verset dit: « Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantes point! Éclate et pousse des cris, toi qui n'as pas éprouvé les douleurs de l'enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée. » Frères et soeurs en Christ, la stérilité est quelque chose de merveilleux! Votre espérance, c'est que vous ne pouvez pas y arriver. Mon espérance est que je ne peux pas y arriver. Etre stérile est quelque chose de merveilleux lorsque l'on considère les voies de Dieu. Si vous ne voyez pas les fruits de Dieu dans votre vie, alors criez à Dieu pour les avoir mais « n'allez pas au lit avec Agar. » Si vous ne voyez pas les fruits de Dieu dans votre vie, alors revenez à Dieu comme quelqu'un de stérile, parce que c'est celui qui est stérile qui portera le fruit de la pure grâce. Ce qui est une disqualification dans le monde, qualifie le chrétien. C'est notre faiblesse, notre mort, notre impuissance, notre impossibilité, notre stérilité qui nous ont pour la première fois amenés vers Dieu. Sans cette impuissance, nous ne serions rien. Notre stérilité est notre réelle espérance, parce que cela nous pousse à nous attendre à la pure grâce de Dieu. Cela nous pousse vers le Seigneur, et si cela ne vient pas de Christ alors nous ne pourrons rien faire.



FILS D'ABRAHAM SELON LE PROMESSE OU SELON LA CHAIR

Les judaïsants se glorifiaient de ce qu'ils descendaient d'Abraham. Mais Paul leur demande simplement de quelle lignée. Abraham avait deux enfants: Isaac et Ismaël. L'un était l'enfant de la promesse. C'était un bébé miraculeux. Il était né par la puissance de Dieu. L'autre était né en raison de l'impulsion de la chair. Paul dit que ceux qui vivent par la pure grâce sont comme Isaac, des fils selon la promesse, ils sont libres. Ce sont les héritiers, ce sont des bébés miraculeux. Ceux qui vivent par la chair sont comme Ismaël, ce sont des fils selon la chair, ils sont esclaves et ils sont chassés. D'après le verset 4:29, les choses n'ont pas changé: « Et de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. » Ismaël haït Isaac. Tous ceux qui vivent par la chair, qui vivent par les oeuvres, qui aiment faire des choses, sauf souffrir, ceux qui aiment les oeuvres de la chair, qui aiment aider Dieu, qui aiment assister le Seigneur, qui aiment le faire d'eux-mêmes, haïssent le message de la pure grâce. Ils finiront toujours par dénigrer le message de la pure grâce. C'est si simple de regarder à Jésus-Christ seul, de venir à Lui avec sa stérilité, et de dire: « Dieu, voici ma vie, Tu aimerais que je porte du fruit, mais il vaudrait mieux que Tu le produises Toi-même. Parce que si Tu ne le produis pas, alors il ne viendra jamais. Chaque fois que j'essaie de le produire, je finis avec un enfant esclave. Je termine avec des liens, avec l'esclavage. C'est encore pire qu'avant. » Nous devons venir en tant qu'enfant de Sara et enfant d'Abraham, en tant qu'enfant de foi. Voilà le message de la pure grâce.

Lorsque vous entendez quelque chose comme cela, et que vous voyez les parallèles que Paul en tire, vous pouvez vous demander, mais que suis-je sensé faire? Dieu nous donne une seule chose à faire dans ce passage. Que disent les Ecritures au verset 4:30: « Mais que dit l'Écriture? Chasse l'esclave et son fils. » Voulez-vous savoir ce que vous devez faire? Il n'y a qu'une seule chose que Dieu vous demande de faire: « Chasse Agar et son fils. » Refusez d'avoir des enfants esclaves avec une femme esclave. Soyez Isaac, soyez Abraham, soyez Sara et attendez-vous à Dieu en ce qui concerne la promesse pour porter du fruit. Attendez-vous à Dieu pour qu'Il réalise la promesse.



LORSQUE L'ON LAISSE DIEU FAIRE, ON DEVIENT LIBRE

Laissez-moi répondre à la grande question. Nous avons appelé la section qui comprend les versets 4:21-31, la caractéristique qui couronne une vie par pure grâce. D'après cette histoire, quelle est la caractéristique qui couronne une vie par pure grâce? La réponse est la liberté qui découle du fait de laisser Dieu faire. Voilà la caractéristique qui couronne une vie par pure grâce. C'est la liberté, l'affranchissement, l'émancipation qui vient de ne pas essayer de le faire par moi-même. Vous voyez comment cela vous emmène directement au verset 5:1: « C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » Dans ce passage, Isaac est un produit de la pure grâce. Mais Isaac était plus que le produit de la pure grâce. Il a également été un canal de la pure grâce et à travers lui, Christ a été donné au monde. Alors que Paul passe aux chapitres 5 et 6, il va nous montrer ce que produit la pure grâce. Vous ne pouvez pas commencer à saisir les chapitres 5 et 6, le résultat de la pure grâce à moins que vous n'arriviez au moins aussi loin que la liberté qui vient de laisser Christ faire. Lorsque vous arrivez jusque là, alors Isaac qui est le produit, le fruit de la pure grâce devient également le canal de la pure grâce. Dans les chapitres 5 et 6 Paul nous montre comment il va donner Christ au monde. Laissez-moi vous présenter à nouveau les deux grands principes que nous avons vus dans cette leçon. Quelle est la méthode de la pure grâce, c'est la formation progressive de Christ en vous à travers l'amour maternel du messager de la pure grâce. Quelle est la caractéristique principale de la pure grâce: la liberté, l'affranchissement, l'émancipation qui vient du fait de laisser Dieu tout faire. Paul termine son allégorie avec les versets 5:31: « C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l'esclave, mais de la femme libre. »

Prions:

Père, nous nous réjouissons tellement dans Ta parole, pas de notre compréhension, mais de la tienne et de tout ce que Tu sais qu'elle signifie. Nous Te demandons Seigneur de tourner nos oreilles vers aucune autre voix, ni celle de Sara, ni aucune autre si ce n'est la voix de Ton Esprit. Enseigne-nous à vivre par la pure grâce. Nous Te le demandons au nom de Jésus-Christ. Amen.

Galates #8