GALATES #3 -Le Messager de la Pure Grâce partie 2

(Galates 1:1-2:21)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre troisième leçon sur cette merveilleuse épître aux Galates.

Prions:

Merci Père, parce que nous pouvons ouvrir nos Bibles et nous rassembler librement dans ce pays. Seigneur, nous Te remercions parce que nous ne sommes pas seuls pour comprendre Ta Parole, mais Ton Saint-Esprit vit dans nos coeurs pour tourner nos yeux vers le Seigneur Jésus. Nous Te louons pour le merveilleux livre de Galates. Nous Te demandons maintenant de nous donner des yeux, pour recevoir de Ta Parole de merveilleuses choses de Ta part. Nous Te prions de nous délivrer d'une approche académique froide et de l'érudition humaine. A la place, donne-nous des coeurs chauds pour que nous puissions Te voir et Te connaître davantage. Nous Te prions parce que nous pouvons Te voir et être transformés à Ta ressemblance. Nous Te le demandons et le réclamons dans le Nom merveilleux de Jésus. Amen.



RESUME

Nous avons commencé à regarder ce merveilleux livre de Galates. C'est une des épîtres les plus singulières du Nouveau Testament. Si elle est si unique, c'est parce qu'elle réduit l'Evangile de Dieu à sa forme la plus simple. Et cette simplicité est bien sûr Christ. Voilà ce qu'est la grâce, l'Evangile, la bonne nouvelle, le message, c'est Christ Lui-même. Tout est résumé dans une personne: la Personne du Seigneur Jésus Christ Lui-même. Tous les faux enseignements, dans le monde entier, se résument soit à un ajout de quelque chose, soit à une soustraction de quelque chose. Parce que le vrai message, c'est Christ et Lui seul. Le verset 1:2 dit: « Tous les frères qui sont avec moi, aux Églises de la Galatie. » Il ne dit pas « à l'église », il dit « aux Eglises » au pluriel. C'est une épître qui n'est pas adressée à une seule église. La Galatie n'était pas une ville. Rome, Philippes, Thessalonique, Colosse étaient des villes. Mais Galates n'était pas une ville. La Galatie était une grande région qui contenait de nombreuses villes. Si le Saint-Esprit a écrit ce message aux Galates, c'est parce que le problème dans ce livre s'était très largement répandu, il touchait de nombreuses églises et donc de nombreuses personnes. L'apôtre Paul, lorsqu'il a écrit Galates, y est allé très fort. C'est le livre le plus fort du Nouveau Testament. Par certains côtés, lorsque vous lisez ce livre, vous avez plus l'impression d'avoir à faire à des remontrances envoyées par le bureau d'un général qu'à une lettre écrite par un frère en Christ à d'autres frères et soeurs en Christ. Paul est enflammé dans cette courte épitre, elle ne fait que six chapitres; mais ils sont très intenses.

L'apôtre Paul est allé directement au coeur du problème. Dans les autres épîtres, on trouve d'abord des salutations, des paroles d'appréciations et des prières, mais vous ne trouverez pas cela dans Galates. Il ne trouve aucune raison de les remercier. Dans les autres épîtres, il partage des sujets de prières, et des bénédictions. Mais dans le livre aux Galates, il ne partage rien. Rien n'est léger dans ce livre, tout est lourd. Lorsque Paul s'occupe de certaines erreurs dans d'autres livres, il les gère avec beaucoup de tact, avec beaucoup d'attention, il utilise des mots et des phrases « inoffensifs. » Mais dans ce livre, il ne laisse pas la place pour une mauvaise interprétation de sa pensée. Il n'y va pas par quatre chemins, il est très direct. Galates a été appelé « le marteau de la Réforme. » C'est le livre que Luther a utilisé et qui l'a glorieusement libéré. C'est à cause de cela qu'il a mis en avant la vérité de la justification par la foi seule.

Paul utilise des mots très forts. Il utilise des mots comme: « Si quelqu'un, même un ange du ciel, change mon message, qu'il soit maudit, qu'il soit anathème. » C'est un mot fort, cela veut dire qu'il soit damné. Il dit: « Personne ne peut changer mon évangile, ni nous, ni aucun apôtre, ni même les anges du ciel. » Dans ce livre, il appelle les Galates des « idiots », au verset 3:1, il dit: « O Galates, dépourvus de sens! O Galates, insensés! » Le mot pour insensé est idiot. J.B. Phillips a traduit par « Oh vous, chers idiots de Galates! » Paul y va donc très fort. Vous voyez, le problème est qu'ils ajoutaient la circoncision à Christ. Il y a un passage ici qui est presque trop dur à dire de la façon dont il l'a dit dans son contexte, parce qu'il dit aux judaïsants de prendre le couteau qu'ils utilisaient pour la circoncision et de l'utiliser contre eux-mêmes pour s'émasculer! Il ne leur a pas seulement dit d'enlever un peu, mais de trancher complètement. C'est incroyable de lire cela dans la Bible. C'est pourtant le genre de langage qui est utilisé dans ce livre, parce qu'il devait s'occuper sévèrement et durement de ce qui menaçait de faire tomber la foi de ces chers chrétiens éparpillés dans cette région de la Galatie.

Laissez-moi à nouveau vous rappeler ce qui s'est passé, avant de continuer où nous nous en étions arrêtés la dernière fois. Il y avait un groupe de personnes appelées Judaïsants. Ces hommes avaient été élevés d'une façon religieuse sous la loi de Moïse. Certains d'entre nous avons peut-être eu cette expérience, nous avons peut-être été élevés sous un système de règles. Mais quelque soit le système dans lequel vous avez élevés, rien ne peut être comparé au fait d'être élevé sous le vieux système judaïque. Ils avaient des lois qui régulaient toutes les parties de leur vie. Leur cuisine était régulée par la loi, ils avaient des lois diététiques, ils ne pouvaient manger que certaines choses. Leur code vestimentaire était régulé par la loi. S'ils avaient de la laine sur eux, ils ne pouvaient pas en même temps mettre de coton. Chaque fois qu'ils se levaient, ils devaient se rappeler de ces choses. Ils ne pouvaient pas ensemencer leur champ de deux espèces de semences différentes. Ils avaient des lois sur les jours car ils observaient des sortes de jours différents, ils avaient des jours de fêtes et ainsi de suite. On leur disait comment se raser, comment se couper les cheveux. Ils devaient vivre tout le temps avec des centaines de lois. Parmi ces centaines de lois, quatre étaient plus importantes que les autres. La première était la circoncision. Chaque enfant mâle devait être circoncis. La deuxième était la loi sur le sabbat. Ils étaient très stricts sur le respect du sabbat. Vous ne pouviez pas faire de travail le jour du sabbat. Si vous portiez des sandales le jour du sabbat, et que votre doigt de pied sortait de la sandale et traçait un sillon dans le sable lorsque vous marchiez, vous étiez coupables de labourer le jour du sabbat. Ils étaient si stricts avec ces lois. La troisième était la loi du mariage, un juif ne pouvait pas se marier avec une non juive. Enfin ils avaient également des lois très contraignantes sur la dîme. Ils étaient donc submergés par les lois.

Lorsque les temps furent accomplis, que le Seigneur Jésus a été révélé, et l'Evangile mis en lumière, ce fut un grand choc pour les juifs de réaliser que Dieu allait mettre de côté toutes ces lois. Ce fut un grand choc de réaliser que Dieu allait faire venir les hommes à Lui-même, sans utiliser le système mosaïque et la loi. Vous voyez, ils avaient grandi avec ces lois, ils en avaient « été nourris », et maintenant l'Evangile dit: « Vous êtes justifiés sans avoir besoin de garder la loi. » Ce fut dur à accepter pour certains juifs. Parmi les chrétiens, il y avait ces judaïsants dont Actes parle, que Paul appelle des trouble-fête. Ils étaient si portés sur les lois de Moïse que la Bible dit que lorsque Paul voyageait, il avait derrière lui ces personnes, ces judaïsants qui le suivaient. Dès qu'il quittait un endroit, ils arrivaient et ils disaient: « Paul ne vous a pas donné tout le message. Il vous a juste parlé de Christ, mais maintenant vous devez être circoncis et respecter le sabbat. » Ils imposaient un joug aux nouveaux chrétiens. Paul était constamment en train de combattre ces judaïsants.

Le message de Paul, le message de l'Evangile, la révélation était Jésus Christ seul, Jésus et rien de plus. Les judaïsants disaient: « Oui, mais vous avez également besoin d'être circoncis. Et vous avez également besoin de respecter le jour du sabbat et toutes ces règles. » La tentation est bien sûr d'essayer de les comprendre et de se sentir désolé pour eux en disant: « Cela a du être difficile pour eux, je peux les comprendre en voyant leur arrière-plan. Ils aimait Moïse, ils aimait les lois de Moïse et il semble que Jésus jetait Moïse par la fenêtre. » Mais Jésus n'a pas jeté Moïse par la fenêtre, Jésus a accompli Moïse. Vous voyez, ils ne comprenaient pas toutes ces lois. Ces lois étaient des images. Ces lois étaient des ombres. Ces lois étaient des illustrations. Jésus est venu et Il a accompli ces lois. Il n'a pas simplement dit: « Nous n'avons plus besoin de cela, tout va changer. » Il a dit: « Je vais tout accomplir. » Car tout pointait vers Lui. Supposons par exemple que vous soyez un adorateur juif, et que quatre fois par jour, pendant quarante ans, vous ayez apporté quatre agneaux pour être sacrifiés pour vos péchés. Et tout d'un coup vous recevez le message: Christ est l'Agneau, vous n'avez plus besoin d'emmener des agneaux. Vous diriez probablement: « Etes-vous sûr? J'ai fais cela pendant quarante ans, et ma mère l'a fait avant moi, et son père l'avait fait avant elle et le père de son père aussi. Nous avons toujours fait ainsi. J'ai emmené des agneaux pendant quarante ans quatre fois par jour. Et maintenant vous dîtes que Jésus est l'agneau, et que je n'ai plus à le faire. Etes-vous sûrs que nous n'ayons plus à circoncire nos enfants? Etes-vous sûrs que c'est bon de manger du porc? » Vous voyez, ils avaient grandi ainsi, ils avaient toutes ces lois et c'était difficile pour eux d'abandonner ces lois.

Vous pouvez comprendre les judaïsants, voir d'où ils viennent, saisir les difficultés qu'ils avaient avec l'Evangile. Mais ne sympathisez jamais avec eux. Les judaïsants rejetaient l'Evangile de la grâce de Dieu. Ils avaient dit non à la pure grâce. Lorsqu'ils sont venus dans ces églises de la Galatie, et qu'ils ont dit aux chrétiens qu'ils avaient besoin d'être circoncis, ils contredisaient le message de la pure grâce. Ils plaçaient ces chrétiens sous un joug. C'est pour cela que Paul était si véhément dans cette merveilleuse lettre aux Galates. Il ne voulait pas sympathiser avec ces judaïsants. Il ne disait pas: « Oh, je comprends votre arrière-plan, je sais d'où vous venez et pourquoi vous vous sentez comme cela! » Il n'a pas sympathisé avec eux, il les a repris durement parce qu'ils contredisaient la grâce de Dieu. Voilà l'arrière-plan qui a poussé à l'écriture de cette merveilleuse épître.

Laissez-moi à nouveau vous présenter le thème de ce livre, avant de reprendre là où nous nous en étions arrêtés. Le message de Galates, c'est la pure grâce de Dieu. Une autre façon de le dire est: Jésus seul, Jésus et rien de plus. J'aime prendre le verset 5:1 comme verset clé: « C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » Je pense que c'est un des plus merveilleux versets, c'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Lorsque vous regardez à Jésus seul, vous avez une merveilleuse liberté. Lorsque vous faites ce que les judaïsants ont fait, vous tombez dans l'esclavage. Rappelez-vous que la circoncision est simplement l'illustration, ce n'est pas le sujet. Le sujet est qu'ils ont ajouté quelque chose à Christ. Dans leur cas, ils ont ajouté la circoncision. Mais le principe est que vous ne pouvez rien ajouter à Jésus-Christ. Veuillez noter le verset 1:6-7: « Je m'étonne que vous abandonniez si rapidement celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile qui n'en est pas un autre; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l'évangile du Christ. » Au bout de seulement six versets, il les appelle des déserteurs de Christ. Selon ces deux versets, lorsque les judaïsants ont ajouté quelque chose à l'Evangile, ils ont changé l'Evangile, c'est devenu un autre Evangile. Vous ne pouvez pas ajouter à l'Evangile et avoir le même Evangile. Le Saint-Esprit appelle cela au verset 1:7 une perversion. Si quelqu'un ajoute quoi que ce soit au message de la pure grâce, il change le message, ce n'est plus la pure grâce. Le mot moderne pour judaïsant est légaliste, c'est quelqu'un qui ajoute à la grâce de Dieu, quelqu'un qui dit, Jésus n'est pas suffisant, il faut Jésus plus quelque chose. Le légaliste moderne ajoute des choses différentes, mais c'est encore ajouter quelque chose à la grâce de Dieu. Certains viendront et diront: « Jésus n'est pas suffisant, vous avez également besoin du baptême, ou du repas du Seigneur, des réunions de prières, des retraites ou des conférences missionnaires. » Ils font de cela une nécessité. Mais au départ ce n'étaient pas des règles.

La plupart des règles légalistes qui écrasent le peuple de Dieu de nos jours étaient au départ de bonnes idées, mais les bonnes idées se sont transformées en règles. Par exemple:  est-ce une mauvaise idée de lire votre Bible?  Vous me direz sûrement: « Oh oui, c'est une bonne idée! » C'est vrai, vous devez lire votre Bible, je n'encourage jamais personne à ne pas lire Sa Bible. C'est une bonne idée. Mais je peux m'imaginer quelqu'un venir avec cette bonne idée de lire la Bible, et ajouter: « Vous devriez la lire chaque jour. » Et ensuite tout le monde de reprendre en choeur: « Oh oui, lisons la tous les jours! » Quelqu'un viendra ensuite et dira: « Vous savez, le meilleur moment pour la lire, c'est le matin. Parce qu'à ce moment là, vous êtes frais, vous avez juste à vous lever pendant que le reste de la famille dort. » Et bien sûr tous les autres d'acquiescer: « Oui, c'est une bonne idée! » Une personne encore viendra et dira: « Vous devez la mémoriser. » Et tout le monde de reprendre en choeur: « Oui, nous la lirons tous les jours, le matin avant que tout le monde soit réveillé, et nous allons la mémoriser! » Un autre ajoutera encore: « Vous devriez suivre une certaine méthode, pour pouvoir isoler toutes les promesses, tous les commandements et ainsi de suite. » Et tout le monde de dire: « Oui, c'est une bonne idée! » Mais lentement à un moment donné, tout a changé, et c'est devenu: « Si vous ne lisez pas votre Bible tous les matins, que vous ne la mémorisez pas et que vous ne suivez pas une certaine méthode, vous perdrez la communion avec Dieu. » Tout d'un coup cela devient une règle, cela devient une chose primordiale, et cela devient la jauge de votre Christianisme. C'est cela le légalisme. Si c'est le résultat d'une relation, lire la Bible est la plus merveilleuse chose que vous puissiez faire. Mais en tant que supplément à la grâce de Dieu, comme si vous aviez besoin de Jésus plus la lecture de la Bible, cela pervertit l'Evangile de Christ et le change. Les temps de méditation sont des moments merveilleux, mais c'est un très mauvais dieu. Ce n'est pas un substitut à la pure grâce de Dieu.



LE MESSAGE DE GALATES EST ENCORE NECESSAIRE AUJOURD'HUI

Il semble que les légalistes modernes suivent partout les messagers de la pure grâce, et qu'ils soient très pressés de mettre la main sur les nouveaux convertis. Imaginons que quelqu'un se convertisse, et découvre la pure grâce de Dieu. Dès qu'ils le voient, les légalistes foncent sur lui pour lui dire: « Voilà ce que tu dois savoir », et ensuite ils lui donnent toute une liste de choses dont il a besoin. Ce sera par exemple: « Tu as besoin d'être suivi. Tu as besoin d'aller dans ce programme. Tu as besoin de te rattacher à une grande communauté où tu peux t'engager. Tu as besoin de discerner tes dons. » Lorsque j'ai été sauvé, la même semaine j'étais déjà à l'angle d'une rue en train de distribuer des tracs. » Je ne savais rien au sujet d'être sauvé. Je savais que j'étais un pécheur, que j'avais été sauvé et maintenant je distribuais des tracs dans la rue. On dit donc au jeune croyant qu'il a besoin de témoigner, qu'il a besoin de partager, qu'il a besoin de s'engager dans un programme, qu'il a besoin d'être actif, qu'il a besoin de visiter les malades, et ceci et cela. Et en moins de temps qu'il ne faut pour se retourner, il se dit: « Je ne savais pas qu'être chrétien était si dur. Il y a tant de règles. » Il devient esclave. Et vous savez pourquoi il est esclave, parce que les judaïsants l'ont attrapé.

Quel est le seul message nécessaire? C'est Christ seul, juste Jésus, la pure grâce de Dieu. Lorsque notre jeune converti croyait cela, il était libre. Lorsqu'il a cru cela, ses péchés ont été pardonnés, il allait au ciel, il a trouvé d'autres chrétiens qui croyaient cela, ils s'aimaient les uns les autres, ils se réjouissaient, il y avait une union, une communion, il y avait la victoire. Mais à un moment donné, quelqu'un est tombé sur eux et leur a imposé un joug! Voilà le message de Galates. Le message de Galates est encore nécessaire aujourd'hui, tout autant qu'aux autres moments de l'histoire de l'Eglise, depuis l'apôtre Paul. Partout les chrétiens ajoutent quelque chose à Christ, ils ajoutent des choses à la pure grâce de Dieu. Voilà en ce qui concerne le message du livre.

Nous suivons un plan très simple. Dans les chapitres 1 et 2, nous trouvons le messager de la pure grâce. C'est dans cette partie que Paul donne une sorte de biographie, c'est là qu'il défend son apostolat. Il dit qui il est là pour combattre les mensonges de ces judaïsants. Dans les chapitres 3 et 4, nous avons le message de la pure grâce. Paul se présente d'abord lui-même comme une illustration du messager de la pure grâce, et ensuite il nous dit ce qu'est la pure grâce. Lorsque nous irons dans les chapitres 3 et 4, nous verrons Dieu dévoiler ce merveilleux message de la pure grâce. Enfin, les chapitres 5 et 6 sont le résultat de la pure grâce. En d'autres termes, si la pure grâce est réelle dans ma vie, à quoi ressemblera ma vie? La réponse se trouve aux chapitres 5 et 6.

Vous voyez, Dieu ne commence pas avec les chapitres 5 et 6. La tentation est de lire au sujet du fruit de l'Esprit en Galates 5 et ensuite de regarder dans votre vie et de dire: « Oh, mais je n'ai pas cela! » Ensuite souvent lorsqu'on ne le voit pas, on essaie de le manifester et cela devient ensuite un terrible effort pour essayer de produire le fruit soi-même. Je suis supposé avoir de l'amour, avoir de la joie, avoir la victoire... Et on essaie de le manifester. Si ce n'est pas là, c'est parce que vous n'êtes pas rentrés dans les chapitres 1, 2, 3 et 4. Vous devez courir à nouveau aux chapitres 1, 2, 3 et 4, car les chapitres 5 et 6 sont le test pour voir si vous vivez la réalité des quatre premiers chapitres. Cela ne veut pas dire essayer de le faire soi-même. Cela veut dire que si vous regardez réellement à Jésus Christ et à Lui seul, cela sera vrai dans votre vie. Car c'est le résultat de notre relation avec Dieu.

Reprenons maintenant notre étude des chapitres 1 et 2, et plus particulièrement à la fin du chapitre 2 où nous sommes arrivés. Nous avons considéré le messager de la pure grâce et vu quatre principes. Comment savoir si je suis un messager de la pure grâce? De la même façon que Paul l'a su. Un messager de la pure grâce reçoit son message de Dieu, Dieu est la source du message, et non les hommes. Le messager de la pure grâce vit dans une continuelle révélation de Christ. Le messager de la pure grâce est transformé par la révélation de Christ. Lié à cela, j'aimerais dire que cette vérité de la grâce de Dieu telle que Romains et Galates la présentent, milite contre la « foi facile et légère » qui est si répandue de nos jours(1). Cette « foi facile et légère » est une doctrine de mots, et sa philosophie est « regarde à Jésus, et vis comme bon te semble. » La Bible n'enseigne pas « regarde à Jésus, et vis comme bon te semble. » La Bible enseigne que si vous regardez à Jésus de façon réelle, vous serez transformés. Vous ne pouvez pas regarder réellement à Christ et vivre selon votre ancienne façon de vivre. Tite 2:11-12 dit: « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété. » Ce sont ceux qui vivent réellement et uniquement dans la pure grâce de Dieu qui sont saints et qui sont comme Jésus. Finalement, si je suis un messager de la pure grâce, je serai un en esprit dans mon coeur avec tous les autres messagers de la pure grâce.

Nous en arrivons maintenant à la dernière partie du chapitre 2. Considérons les versets 2:11-21: « Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible. En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser? Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d'entre les païens. Néanmoins, sachant que ce n'est pas par les oeuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les oeuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les oeuvres de la loi. Mais, tandis que nous cherchons à être justifiés par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché? Loin de là! Car, si je rebâtis les choses que j'ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur, car c'est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu; car si la justice s'obtient par la loi, Christ est donc mort en vain. »

Laissez-moi vous montrer comme cela s'insère dans la section que forment les chapitres 1 et 2, le messager de la pure grâce. L'apôtre Paul est encore en train de montrer à ces Chrétiens de Galates, qu'il est un vrai apôtre de Christ. Il n'a pas reçu son message d'une école biblique ou d'un séminaire. Il n'a pas été ordonné par les hommes. Il n'a pas suivi de formations auprès de Pierre, Jacques, Jean ou des autres apôtres. En fait il dit dans les premiers versets, qu'en quatorze ans, il n'a jamais eu de relations significatives avec ces différents apôtres. Il va maintenant continuer sa défense contre ces judaïsants, et il le fait en disant: « Non seulement je n'ai rien reçu de Pierre, mais il est arrivé un jour où j'ai dû le reprendre publiquement. » Vous voyez, les judaïsants disaient que Pierre était le vrai apôtre et que Paul n'était pas d'accord avec Pierre. L'objectif premier du conseil tenu à Jérusalem était d'ailleurs de montrer qu'ils n'étaient pas en désaccord. Ce passage parle de l'incident qui a eu lieu à Antioche. Je pense qu'il n'était pas évident pour ce grand apôtre de reprendre Pierre, et de devoir écrire cet évènement dans une lettre qui allait faire partie de la Bible. Pourtant Paul a dû reprendre Pierre à cause d'une grande erreur qu'il avait faite.

Une des façons d'aborder cela est de bien mettre en relief ce que Pierre a fait exactement, ce qui était faux, de voir quel a été son péché, quelle a été son erreur. Lorsque vous considérez ces versets la première fois, tout cela ne semble pas si grave. Il a mangé avec les chrétiens du groupe A, au lieu des chrétiens du groupe B. Mais comme cela s'est passé entre deux apôtres importants, on peut se dire que cela devait être sérieux, quelque chose comme une erreur doctrinale. Personnellement je m'attendrais à lire (je parle comme un insensé) quelque chose du genre, « Pierre se leva et renia la naissance virginale de Christ. » Et comme Paul ne pouvait pas accepter cela, il l'a repris en public. Mais Pierre n'a pas renié la naissance virginale de Christ. Au vu de la réaction de Paul, on pourrait s'attendre à ce que Pierre ait renié la déité de Christ, ou la trinité, ou quelque chose de semblable. Mais lorsque vous lisez le texte, vous voyez que Pierre a mangé avec un groupe et pas avec un autre. Vu superficiellement, il ne semble pas que cela soit assez grave pour que Paul reprenne Pierre. Pouvez-vous imaginer un chrétien se lever et reprendre Billy Graham parce qu'il mange avec un groupe de chrétiens, en lui disant: « Tu t'es assis à cette table et pas à celle-là. » C'est bien plus grave que cela. Manger avec certaines personnes n'était pas le problème, c'était le symptôme, pas la cause. En fait il n'est pas mauvais d'avoir des amis particuliers. Je me rappelle lorsque j'étais à l'école biblique, on nous a dit: « Rappelez-vous que vous allez être pasteur et enseignant, et lorsque vous serez installés, n'ayez pas d'amis particuliers. Vous êtes le pasteur et l'enseignant de tout le monde. Vous ne pouvez pas simplement faire ami-ami avec des personnes particulières. Vous devez aller de table en table et vous assurer que tout le monde pense que vous êtes leurs amis. » 

Je ne pense pas que cela soit scripturaire. Je ne pense pas qu'il soit mauvais d'avoir des amis particuliers, je pense que Dieu nous donne des amis particuliers. Ce n'est pas mauvais d'être souvent avec eux et de profiter de la communion avec eux. Le Seigneur Jésus avait aussi son cercle restreint. Je ne sais pas si les autres disciples étaient jaloux, lorsqu'Il prenait Pierre, Jacques et Jean avec Lui pour leur donner des révélations particulières. C'était toujours les mêmes. Il n'est donc pas mauvais d'avoir un cercle d'amis restreint. En réalité, si Dieu vous donne de vrais amis chrétiens, vous devez louer Dieu pour ces amis chrétiens parce que généralement vous trouverez très peu de personnes que vous puissiez appeler d'un point de vue biblique des amis. Si Dieu vous en donne un ou deux, et spécialement s'il vous donne un Jonathan, vous devez bénir Dieu pour cela. Et si jamais ce Jonathan est votre conjoint alors vous ne pourrez jamais arrêter de louer Dieu pour une relation comme celle-ci...

Ceci étant dit, le problème était plus profond que de savoir à quelle table Pierre s'était assis et avec qui il était en communion. Le verset 2:13 appelle son péché, l'hypocrisie. D'autres versions parlent de dissimulation. Qu'est-ce que la dissimulation, qu'est-ce que l'hypocrisie? Vous me direz peut être: « Je sais ce qu'est l'hypocrisie, c'est être une chose à l'intérieur, et autre chose à l'extérieur. C'est faire semblant. C'est simuler. C'est mettre un masque. C'est jouer un rôle. » S'il n'est pas évident de voir que Pierre a fait une chose grave, c'est parce qu'habituellement, lorsque nous pensons à l'hypocrisie ou à la dissimulation, nous pensons à quelqu'un qui fait semblant d'être spirituel. En d'autres termes, lorsque notre coeur est mauvais, nous prétendons qu'il va bien. Par exemple on peut prétendre aimer alors qu'il y a de l'amertume à l'intérieur. Ou nous prétendons être victorieux, alors qu'en réalité nous sommes défaits et qu'il n'y a pas de victoire dans notre coeur. Ou alors nous prétendons être dans la joie mais à l'intérieur nous sommes abattus. Habituellement l'hypocrite met un bon masque. Mais Pierre était coupable d'une hypocrisie « inversée », une dissimulation « inversée. » Dans son coeur, il avait la vérité, il avait l'Evangile. Il avait cela dans son coeur, il n'avait pas besoin de faire semblant. Son message était « Jésus seul. » Dans son coeur, il connaissait le message, il le croyait, il l'avait embrassé, il l'avait prêché, il l'aimait, il le partageait. Lors de ce grand conseil en Actes 15, il était d'accord avec les autres apôtres. Pierre et Paul soulignent fortement ce message, c'est Christ seul, c'est Christ et rien de plus, c'est seulement la grâce de Dieu. Pierre n'avait donc pas besoin de simuler l'Evangile.

Mais alors qu'a t-il simulé? Pouvez-vous croire cela? Il a simulé le légalisme, il a fait semblant d'être judaïsant! Vous voyez, il n'a pas simulé la grâce, il l'avait dans son coeur, mais il a simulé le contraire. Veuillez noter le verset 2:12, il y est écrit: « Il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis. » Je ne sais pas s'il avait peur de perdre le respect de ce groupe ou devenir impopulaire, mais Pierre commença à s'éloigner du groupe des chrétiens non juifs. Cela a pu se passer de la façon suivante. Des païens, des non juifs, ont été sauvés. Ils ont été sauvés en mettant leur confiance en Jésus seul. Pierre était tout excité parce qu'il croyait à ce message. Et il a dit: « Oh, mais c'est incroyable, vous avez été sauvés par Jésus seul, loué soit Dieu. » Ensuite il a regardé vers la porte et il a vu les judaïsants entrer. Il a commencé à avoir peur d'eux, parce qu'il venait de manger avec des chrétiens non circoncis. La Bible dit qu'il s'esquiva et se tint à l'écart des chrétiens d'origine païenne, et qu'il commença à regarder de haut ceux qui été sauvés par la grâce seule. Pierre croyait dans son coeur que vous deviez être sauvés par la grâce seule. Si vous vous étiez assis avec Pierre et que vous lui aviez demandé: « Dis moi ce que tu crois » Il aurait répondu: « Jésus seul. Jésus et rien de plus. » Mais à ce moment là, il s'est aligné sur ceux qui reniaient le message de la seule grâce. Voilà où était son hypocrisie. Dans son coeur, il croyait à la grâce seule, mais dans son comportement il s'est aligné sur ceux qui ne croyaient pas au message de la grâce seule. Par conséquent il a donné une fausse apparence. Il était inconsistant. Sa doctrine disait une chose, mais sa vie disait une autre chose.

J'aimerais vous faire remarquer un mot très fort dans les paroles de Paul à Pierre. C'est au verset 2:14: « Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser? » Cela peut sembler confus, mais si vous l'exprimez en termes plus courants, voilà ce que cela donne: « Tu es chrétien et tu demandes aux pécheurs de vivre comme toi! Pourquoi alors vis-tu comme eux? » Exprimé ainsi, cela a plus de sens. J'aimerais que vous notiez le mot forcer ou contraindre. Il dit au verset 2:14: « Pourquoi forces-tu les païens à judaïser? » C'est un mot très fort. Mais comment Paul peut-il accuser Pierre de forcer ces chrétiens païens? Dans le texte, je ne vois pas Pierre aller vers les chrétiens païens et leur dire: « Ok, mes amis, nous avons une séance de circoncision mercredi après-midi à 18 heures et j'espère vous y voir. » Il n'a pas fait cela. Comment a-t-il pu les forcer? Il les a juste laissés, et il est allé rejoindre des judaïsants. Il n'est pas allé vers eux en leur disant: « A moins que vous, païens, vous deveniez comme des juifs et que vous suiviez les règles, vous irez en enfer. » Il n'a pas dit cela. Et pourtant il les a forcés. La réponse est qu'il les a forcés par son action.



NOTRE VIE PARLE AUTANT QUE NOS PAROLES

Laissez-moi donc vous avertir, et je m'y inclus, que nos actions, la façon dont nous vivons, a une influence puissante sur ceux qui nous regardent. A tel point que, par nos actions, nous pouvons forcer les gens à prendre certaines décisions. Un homme ne prêche pas seulement par ce qu'il dit. Un homme prêche aussi par ce qu'il fait. Et souvent sa vie parle beaucoup plus que n'importe quel sermon qu'il pourra donner. Lorsque Pierre s'est joint à ceux qui ajoutaient quelque chose à l'Evangile, les autres chrétiens se sont immédiatement sentis coupables. En le voyant, ils ont même commencé à observer des règles. Voilà comment ils ont raisonné: « Si Pierre, qui est un homme pieux, est en communion avec eux et non avec nous, s'il croit comme eux qu'il faut ajouter quelque chose à l'Evangile, c'est lui qui doit avoir raison. » Ils sont tombés ainsi dans une forme d'esclavage, voulant aussi observer toutes ces règles. Mais lorsque Paul a vu cela, il s'est dit que cela devait s'arrêter, il s'est levé et a repris publiquement Pierre à cause de son hypocrisie. Il prétendait quelque chose qu'il savait ne pas être vrai. C'était très sérieux parce cette erreur touchait au coeur de l'Evangile. Nous devons faire attention à ne pas être des hypocrites dans les deux sens. Nous ne voulons pas simuler la vérité, mais nous ne souhaitons pas non plus faire passer l'idée que nous croyons un mensonge en nous alignant avec ceux qui croient des mensonges. Il y a des milliers d'applications à tout cela.

Considérez à nouveau les versets 2:11-21. Certains commentateurs pensent que tout le reproche que Paul fait à Pierre se trouve dans le verset 2:14. En d'autres termes, ils disent que le verset 2:15 ne parle plus de Pierre. D'autres disent: « Ce n'est pas vrai, le reproche va jusqu'au verset 2:17, et ensuite il recommence à parler aux Galates. » D'autres commentateurs encore disent: « Non, cela va jusqu'au verset 2:21. Et ce n'est qu'à partir du verset 3:1 où il dit, O Galates, dépourvus de sens, qu'il en revient aux Galates. » Peu importe la position que vous prenez, l'enseignement est le même. Personnellement je pense qu'il s'adresse à Pierre jusqu'au verset 2:21. Vous voyez, que Paul parle ici à Pierre, qu'il parle aux juifs, qu'il parle aux païens, ou qu'il parle aux Galates, Dieu nous parle à nous. C'est aussi une Bible. La position que vous prenez n'est pas importante. Laissez-moi vous montrer le grand argument que l'apôtre utilise. Lorsque nous en viendrons aux chapitres 3 et 4, nous verrons la doctrine de la pure grâce. Dans ces chapitres, Dieu va exposer de façon très détaillée le sens de « regarder à Jésus seul. » Il est facile de dire: « Regardez à Jésus seul, n'ajoutez rien à Christ. » Mais qu'est-ce que cela signifie? Les chapitres 3 et 4 nous exposeront tout cela. Les versets 2:15-21 vous préparent pour les chapitres 3 et 4. Les chapitres 3 et 4 vous donnent la doctrine de la pure grâce et ces versets sont comme une transition. Dans cette section il déplace le projecteur de lui, le messager de la pure grâce, vers le message de la pure grâce.

Dans le verset 2:16, vous trouvez la première utilisation du mot justifier: « Néanmoins, sachant que ce n'est pas par les oeuvres de la loi que l'homme est justifié... » C'est ici que Paul utilise ce mot justifier pour la première fois, mais ensuite vous allez souvent le voir. A partir de là, toute l'argumentation de Paul tourne autour de la vérité de la justification. Nous aimerions donc nous préparer pour les deux chapitres suivants. Le Saint-Esprit, à travers Paul, semble présenter trois grandes vérités fondamentales au sujet de la pure grâce, au sujet du message. Ces trois choses sont plus fondamentales que toute autre chose et lorsque vous aurez ces trois choses alors vous serez prêts à aller dans les chapitres 3 et 4 et à regarder la doctrine de la pure grâce.



TOUTE CHAIR DOIT SE PRESENTER DEVANT DIEU EN TANT QUE PECHEUR

La première vérité fondamentale est que toute chair doit s'approcher de Dieu en tant que pécheur. Essayez d'imaginer ce qui a traversé l'esprit de Pierre lorsque Paul lui a dit toutes ces choses. Dans la pensée juive, le non juif, le gentil, était un pécheur. En fait c'était synonyme. Si vous disiez pécheur, vous pensiez à un non juif. C'est cette expression qu'ils utilisaient. Parfois ils utilisaient des mots plus forts comme chien, et d'autres encore. Si vous étiez juifs, vous étiez en quelque sorte un rang plus haut que les pécheurs. Veuillez noter le verset 2:15 où Paul utilise cet argument: « Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d'entre les païens. » Il l'utilise comme ils le comprenaient à cette époque.

Paul dirait: « Ok, commençons en partant de ton argument. Tu es un juif, tu n'es pas un pécheur comme les gentils. Alors laisse-moi te poser une question. Es-tu sauvé? » -Le juif: « Oui je suis sauvé. »-Paul: « Ok juif, dis-moi comment as tu été sauvé? Est-ce que tu as montré ta carte juive devant Dieu en disant je suis un juif? Est-ce ainsi que tu as été sauvé? » -Le juif: « Non. »

Le verset 2:16 dit: « Néanmoins, sachant que ce n'est pas par les oeuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous (ceux qui sont juifs) aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les oeuvres de la loi. » Et veuillez aussi noter ensuite le verset 2:17: « Mais, tandis que nous cherchons à être justifiés par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheur... » 

Les juifs disent: « Nous sommes juifs, pas des pécheurs. » Alors comment ont-ils été sauvés? Ils ont dû devenir pécheurs, pour être sauvés. C'est son argument. Il dit: « Oui c'est vrai tu es déjà un juif, mais connaître Dieu n'est pas lié au fait d'être juif ou païen. » Parce que les païens doivent venir en tant que pécheurs païens, et les juifs doivent venir en tant que pécheurs juifs, et personne ne vient à Dieu à moins de venir en tant que pécheur. Nous n'avons pas à faire à Jésus en tant que juifs, nous n'avons pas à faire à Jésus en tant que païens, nous avons à faire à Jésus en tant que pécheurs. Toute chair doit s'approcher en tant que pécheur. Voilà la première fondation. L'homme religieux doit être lavé par le même sang qui a lavé la prostituée. Nous devons tous venir de la même façon. L'homme d'affaire doit se tenir à côté de l'alcoolique, et la petite grand-mère doit se tenir à côté du voleur. Nous venons tous devant Dieu sur le même niveau. Nous sommes tous des pécheurs.



NOUS DEVONS TOUS ETRE SAUVES PAR LA GRACE

Dieu veut nous rendre attentifs à une deuxième fondation. Dans cette épitre, nous verrons souvent des contrastes entre des choses. La loi et la grâce sont en contraste, les oeuvres et la foi sont en contraste. Le principe est que nous devons tous être sauvés par la grâce, par la pure grâce. Nous venons tous en tant que pécheur, et nous devons tous être justifiés par la pure grâce. Laissez-moi maintenant vous donner une bonne règle. Lorsque vous arrivez au mot loi, il faut savoir qu'il y a dix utilisations différentes de ce mot. Nous l'avons vu dans nos leçons sur Romains. Par conséquent vous devez savoir de quoi il parle dans le contexte. Mais dans Galates, il n'y a que deux exceptions à cela, lorsque vous voyez le mot grâce, vous pouvez presque mettre à côté entre parenthèse « ce que Dieu fait. » Et lorsque vous voyez le mot loi, vous pouvez mettre à côté entre parenthèse « ce que je fais. » Parce que c'est ainsi que les mots loi et grâce sont utilisés dans le livre de Galates. La grâce est ce que Dieu fait dans Sa façon de vivre et la loi est ce que je fais dans ma façon de vivre ou de me conduire. Par conséquent quand il est écrit que nous ne vivons pas par la loi, cela veut dire que nous ne vivons pas par ce que nous faisons dans notre façon de vivre ou de se conduire. Cela n'a rien à voir avec les dix commandements. Nous verrons cela dans le chapitre 3. Pour l'instant considérez que la grâce est ce que Dieu fait et la loi ce que les hommes font.

Lorsque nous vivons par la grâce, en tant que façon de se conduire, Paul décrit cela avec le mot foi. Lorsque nous vivons par la loi, en tant que façon de se conduire, Paul décrit cela avec le mot oeuvre. Ainsi la grâce et la foi vont ensemble et la loi et les oeuvres vont ensemble. Je vous rends attentifs à cela parce que cela reviendra souvent. Dans ce sujet de la justification devant Dieu, il pose la question: comment un homme peut-il être justifié? Est-ce que je serai justifié par la grâce, par ce que Dieu fait? Ou est-ce que je serai justifié par les oeuvres, par ce que je fais? Veuillez noter le verset 2:16: « Sachant que ce n'est pas par les oeuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les oeuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les oeuvres de la loi. » Paul montre qu'il n'est pas possible pour la loi de justifier un homme. Dans cette discussion au sujet de la loi et de la grâce, nombreux sont ceux qui ont fait des confusions, mais il n'y pas vraiment de confusion. Pensez simplement à notre propre système judicaire, à nos cours de justice. Si je suis arrêté pour avoir violé une loi, comment puis-je être justifié par la loi? Il n'y a que deux façons, il n'y a jamais plus que deux façons. Imaginons par exemple que je me sois introduit chez quelqu'un sans permission et que j'ai été arrêté. Je n'aurai que deux façons de me justifier. Je peux être trouvé innocent, je ne l'ai pas fait et alors je suis justifié. Ou alors je peux prouver que j'avais le droit de le faire. Peut-être que j'ai parlé avec le propriétaire qui devait s'absenter pendant un mois, et qu'il m'a demandé de surveiller sa propriété. Si je peux prouver que je ne l'ai pas fait, ou que j'avais le droit de le faire, je suis justifié. La loi peut me justifier, mais ce sont les deux seules façons par lesquelles la loi peut me justifier.

Prenez maintenant le pécheur devant Dieu. Pouvez-vous être justifiés par la loi? Alors il vous faut prouver une de ces deux choses. Soit que vous n'avez pas péché. Y-a-t-il une chance que vous puissiez prouver cela? Ou alors vous avez le droit de pécher. Y-a-t-il une chance que vous puissiez prouver cela? Si c'est le cas alors vous pouvez être justifiés par la loi. La loi ne peut pas justifier. Personne ne fait appel à la loi pour avoir de l'aide. Est-ce que vous pouvez imaginer quelqu'un venant de voler dans un magasin et aller vers un policier pour lui demander de l'aide. La loi ne peut pas vous aider si vous venez de voler dans un magasin. La loi vous mettra en prison pour ce genre de choses. La loi ne peut pas vous aider. Vous voyez, le problème de Pierre, c'est qu'il a été sauvé par la grâce seule, parce que Dieu l'a fait. Mais ensuite il est retourné à ce que les hommes font, et il a recommencé avec toutes ces règles. C'est pour cela que Paul dit au verset 2:18: « Car, si je rebâtis les choses que j'ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur. » Il dit: « J'ai déjà mis la loi de côté, mais si j'y reviens, je me remets dans la position d'un pécheur, et je suis à nouveau condamné. » Paul accusait Pierre de démolir d'une main ce qu'il essayait de bâtir avec l'autre main. Si vous voulez comprendre la grâce il faut que vous compreniez la loi et que nous sommes tous pécheurs. Vous voulez comprendre la justification alors vous devez comprendre qu'il n'y a qu'un seul moyen d'être justifié, c'est par ce que Dieu fait, pas par ce que les hommes font. La loi ne peut pas nous aider.



LA JUSTIFICATION EST FONDEE SUR LES MERITES DE JESUS CHRIST.

Laissez-moi maintenant vous donner la troisième fondation. La justification est fondée sur les mérites de Jésus Christ. Lisons à nouveau ces fameux versets 2:19-21: « Car c'est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu; car si la justice s'obtient par la loi, Christ est donc mort en vain. » Ces versets sont si fameux, si merveilleux et si souvent mal compris. Galates 2:20 est un des versets très connus et appréciés par ceux qui aiment parler de la vie crucifiée. C'est également un des versets favoris de ceux qui renie la nature du chrétien, et qui disent qu'il n'existe plus mais qu'il est en forme de Christ, « Ce n'est plus moi mais Christ qui vit en moi », et ainsi de suite. De nombreux mystiques tiennent cet enseignement. Pour beaucoup de personnes Galates 2:20 est l'objectif de la vie chrétienne. Il regarde cela avec envie. Ils pensent: « Oh, crucifié avec Christ, je ne peux pas attendre avant d'y être arrivé. Je ne peux pas attendre le moment où je serai crucifié avec Christ. » Pendant des années, lorsque les personnes parlaient de ce qu'elles appellent « la vie remplie de l'esprit », « la vie de demeurer », « la vie de repos », « la vie soumise », « la vie crucifiée », mon coeur gémissait, je me sentais vide, j'avais l'impression que l'on m'avait oublié. Je me disais: « Mais pourquoi ne puis-je pas rentrer là-dedans. Tout le monde semble jouir de ce repos et de cette fête. Ils semblent profiter d'une marche intime avec Dieu et d'une connaissance intime. Mais moi je lutte et j'essaie d'y entrer. » J'essayais de rendre Galates 2:20 vrai en le croyant. Je pensais que si je pouvais y croire plus fort, cela allait devenir plus vrai, et plus j'y croirai fort, plus cela allait devenir vrai. Mais je peux vous dire que cela fut un terrible esclavage. La vérité est la vérité, que vous la croyez ou non. Vous ne pouvez pas rendre la vérité vraie en y croyant. La vérité est vraie. C'est la même chose avec l'incrédulité. Si quelqu'un dit: « Je ne pense pas qu'il y ait un enfer. » Cela ne change rien, juste parce que vous pensez que cela n'existe pas. Quelqu'un dira: « Je ne crois pas que Dieu existe. » Mais cela ne change pas les faits. Vous n'allez pas empêcher le matin de venir en tordant le coup au coq. Il va venir. Vous ne pouvez pas changer la vérité ni par la foi ni par l'incrédulité.

J'avais l'habitude de venir à ce verset et de prier le Seigneur en disant: « Seigneur je vais vraiment y croire maintenant. » Et ensuite je tombais sur ma face. J'étais vraiment confus au sujet de Galates 2:20. Certaines personnes essaient de se crucifier elles-mêmes. Elles pensent qu'elles doivent vivre une vie soumise, austère, et ascétique. Elles disent: « Il faut se renier soi-même, abandonner la mondanité, être séparés. » Il y a beaucoup de façon de se tuer soi-même. Vous pouvez prendre du poison, vous pouvez vous tirer une balle, vous pouvez courir devant un camion, ou vous coucher sur une voie de chemin de fer, mais vous ne pouvez pas vous crucifier vous-mêmes. Le mieux que vous puissiez faire, c'est clouer deux pieds et une main. Mais vous ne pourrez pas clouer la deuxième main! Et ce qui est vrai dans le monde physique est également vrai dans la vie spirituelle. Vous ne pouvez pas vous crucifier vous-mêmes, c'est impossible. Il faut que quelqu'un d'autre le fasse. Considérons le sens de ces versets. Dieu est-Il en train de nous torturer avec une sorte de vie impossible qu'Il n'aurait pas prévu de nous donner? Verset 2:19: « C'est par la loi que je suis mort à la loi. » Ne faites pas de la théologie de cela. Que dit-il simplement? Ce n'est pas difficile à suivre. En réalité c'est la semence de toutes vos victoires. Comprenez cela et ce que nous verrons au verset 2:20, et vous aurez compris la grande clé pour connaître et jouir du Seigneur. 



IL Y AVAIT DEUX CORPS SUR LA CROIX

Pour rendre tout cela simple, imaginez-vous passer en jugement à cause de vos péchés. Vous passez en jugement devant la loi. Vous devez soit prouver que vous ne l'avez pas fait, soit que vous aviez le droit de le faire. La loi vous intente un procès, elle est votre juge. La loi sait que vous avez péché, la loi a lu tout ce qui est écrit sur vous. Quel est le verdict? Vous êtes coupables. Quelle est la sentence? C'est la mort. Voilà le verdict. Vous passez en jugement à cause de la loi et vous devez mourir. Mais que se passe-t-il maintenant? Un substitut arrive. Vous le connaissez bien. Son nom est le Seigneur Jésus Christ, votre substitut. Il dit: « Si Je comprends bien, vous venez d'être jugés. Si Je comprends bien, la sentence est la mort. » Vous répondez: « Oui. » Il dit: « Très bien, Je vais la subir à votre place. » Verset 2:20: « J'ai été crucifié avec Christ. » Voilà son point. Quand ai-je été crucifié avec Christ? 2000 ans en arrière, lorsqu'Il est mort sur la croix. Il m'a pris à la croix, Il vous a pris vous et tous les croyants à la croix. Il y avait deux corps sur la croix. Il y avait son corps physique, avec ses pieds, ses mains, ses os et sa peau. Et il y avait également son corps spirituel, le peuple de Dieu, nous l'appelons le Corps de Christ. Nous sommes allés à la croix avec Lui. Laissez-moi vous montrer cette troisième fondation. Qu'est-ce que je veux dire par la justification est fondée sur les mérites de Jésus-Christ? Au verset 2:20, Paul commence, et il continue dans les deux prochains chapitres, à se voir en Christ Jésus. Il se voit mort en Christ, ressuscité en Christ, élevé en Christ, assis en Christ, caché en Christ, allant un jour apparaître en Christ Jésus. Nous en verrons davantage par la suite, mais laissez-moi déjà vous introduire à cette réalité.



DIEU N'A PAS PREVU DE DONNER LA VICTOIRE, MAIS IL DONNE CHRIST POUR ETRE NOTRE VICTOIRE

La victoire n'est pas une chose. Dieu ne vous donne pas la victoire. La victoire est une personne, et vous connaissez son nom, c'est le Seigneur Jésus Christ. Une des choses les plus frustrantes par laquelle les chrétiens peuvent passer, et je le sais car je suis passé par là et cela m'a tellement épuisé, c'est d'essayer d'être victorieux. Avez-vous déjà essayé d'être victorieux? Habituellement nous essayions d'être victorieux par la loi, c'est-à-dire par ce que l'on fait. Nous essayons de prier pour cela, mais ça ne va pas. Alors quelqu'un nous dit: « Non ce n'est pas la prière qu'il faut, c'est la soumission. » Donc vous essayez avec la soumission mais comme cela ne marche pas, vous tombez sur votre face et vous vous dites: « Oh, je n'ai pas dû essayer assez fort! » Donc vous vous soumettez à nouveau, mais cela ne semble toujours pas marcher. Vous ne voulez pas blâmer Dieu parce que vous pensez être trop spirituels pour cela, donc vous vous dites: « Je ne l'ai pas pensé assez fort, j'ai dû retenir quelque chose. Je ne me suis pas vraiment soumis de la bonne façon. » Et par conséquent nous nous engageons à mieux faire, et nous nous réengageons encore et encore. Dans les réunions, nous levons la main, nous signons des cartes d'engagement, nous nous avançons, nous étudions la Bible, nous essayons tout ce qui peut l'être pour avoir la victoire. Mais en fin de compte nous retombons sur notre face et nous disons: « Soit ces personnes qui donnent de beaux témoignages sur la douceur de la vie chrétienne mentent, soit Dieu m'a oublié et je ne l'aurai pas. » Vous rencontrez des gens, et les uns parlent de « soumission totale», « de demeurer en Christ », « de repos », « de victoire », « de la plénitude de l'Esprit » et vous, vous êtes là à soupirer après cela et à les envier. Vous vous dîtes: « Mais moi aussi je veux cela. Comment puis-je l'avoir? Je veux rentrer dans cette chose. Pourquoi est-ce que cela ne peut pas être vrai pour moi? »

N'est-il pas choquant de réaliser que Dieu n'a jamais prévu que les chrétiens aient la victoire? Il n'a jamais prévu cela. Dieu ne l'a jamais promis. Vous ne trouverez nulle part dans la Bible que le chrétien est mort aux péchés, et que le chrétien est vivant pour Dieu! Vous vous dites peut être: « Mais non, frère Ed, je connais ces versets, comment peux-tu dire cela? Je sais qu'il est écrit que je suis mort au péché et vivant pour Dieu! » Non ce n'est pas écrit. Vous devez les lire dans le contexte, vous devez les lire attentivement (cf. Romains 6:10-11). Il n'y a qu'une seule personne qui ait la victoire. Son nom est Jésus, il l'a acquise à un terrible prix. Christ a la victoire, et vous êtes en Christ. C'est pour cela qu'il est écrit: « Considérez-vous vous-mêmes... en Christ Jésus, comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu. » Ce « en Christ Jésus » est très important. Jésus a la victoire. Jésus est mort aux péchés. Jésus est vivant pour Dieu. Jésus est monté dans les lieux célestes. Vous êtes en Christ, mais c'est Lui qui a la victoire. Est-ce qu'Il a des problèmes avec le repos? Est-ce qu'il a des problèmes avec la fierté? Moi j'ai ces problèmes, mais pas Lui. Il est complètement victorieux. Vous ne trouverez nulle part dans la Bible, ce verset: « Prenez courage, vous avez vaincu le monde. » Que dit ce verset? Il dit: « Prenez courage, j'ai vaincu le monde » (cf. Jean 16:33; 1 Jean 4:4) La Bible ne dit pas: « Je vous conduis dans votre triomphe. » Elle dit: « Il nous conduit toujours dans Son triomphe. » (cf. 2 Corinthiens 2:14) Ce n'est pas notre triomphe, c'est le Sien.

Voilà quel était le secret de la vie de Paul, voilà le mystère de l'Evangile. C'est la bonne nouvelle pour le croyant. Je ne peux pas voler. Un avion sait voler. Si je suis dans l'avion je vole. Je suis en Christ Jésus. Je suis un vainqueur dans le Vainqueur. Je suis un fils de Dieu dans le Fils de Dieu. Je suis victorieux dans Celui qui est victorieux. Je suis un conquérant dans le Conquérant. Dieu ne vous donne pas le repos, vous entrez dans Son repos (cf. Hébreux 4:3). C'est Lui qui a le repos. Comme nous sommes en Lui, nous partageons avec Lui Tout ce qu'il a, nous avons même Son élection. Et tout ce que Dieu vous donnera en avançant dans le Seigneur, ce sont des yeux pour voir que vous êtes en Christ (cf. Ephésiens 1:16-18). Et plus vous vous voyez en Christ, plus vous voyez Sa victoire. Vous n'en aurez pas une qui vous appartienne en propre, oubliez cela, ne priez pas pour cela. Chaque fois que vous priez pour la victoire, et que vous priez pour la délivrance, vous gâchez votre temps.

Dieu ne vous donnera pas la victoire, Il a donné la victoire à Christ, et Il souhaite que vous vous voyiez vous-mêmes en Christ. C'est pour cela qu'il s'agit de la pure grâce de Dieu. Ce sont des faits. Si nous sommes sauvés, c'est parce que nous avons été crucifiés avec Christ. Il se peut que vous ne jouissiez pas encore de cela, que vous ne soyez pas rentrés dans cela, mais ce sont des faits. Vous n'avez pas besoin d'y travailler en disant: « Oh, je suis si impatient d'être crucifié avec Christ! » Vous avez été crucifié avec Christ il y a 2000 ans. C'est un fait accompli! Chaque Chrétien est crucifié en Christ. Chaque chrétien a les mêmes choses parce que Christ a toutes ces choses. Dieu ne m'a pas donné la victoire, Il l'a donnée à Christ, et je suis en Christ. C'est pour cela que nous sommes tous au même niveau.



DIEU NE VOUS DONNE RIEN EN PROPRE, IL A TOUT DONNE A SON FILS ET IL VOUS DONNE SON FILS

Dans les chapitres 3 et 4, Paul va nous dévoiler ce grand message de la victoire de Christ, ce grand message qui ne vient pas par les oeuvres de la loi, ni en lisant plus la Bible, en priant d'avantage, en se soumettant davantage, en étant plus engagé, en allant davantage aux réunions. Non! Je dois comprendre par la grâce de Dieu, que c'est ce que Dieu fait. Dieu l'a fait en Christ et Christ est toutes choses, Dieu a tout mis en Lui, et moi je suis en Lui. Plus je vois cela, plus je suis transformé et changé. Et lorsque je Le vois à nouveau je suis changé, et changé, et changé. Lorsque vous priez: « Oh, Seigneur donne-moi ceci ou cela! » Vous demandez à Dieu quelque chose qu'Il ne peut pas faire, parce qu'Il l'a donné à Son Fils. Il ne peut rien vous donner de plus que Jésus. Il ne vous donne pas Christ et une chose appelée puissance. Il ne vous donne pas Christ et une chose appelée sagesse. Il ne vous donne pas Christ et une chose appelée sainteté.

Il ne vous donne que Christ, et lorsque vous avez Christ, vous avez toutes choses. C'est cela l'Evangile, la bonne nouvelle. Et c'est de cela que Pierre s'est écarté. Pierre le croyait dans son coeur. Pierre l'acceptait, mais tout d'un coup Pierre a fait un pas de côté et c'est dit: « Oh, je dois encore faire cela, et cela et cela! » Non, vous n'avez pas besoin de cela, la grâce c'est Christ et rien de plus. Et plus les chrétiens commencent à nouveau à regarder à Christ avec une simple foi, plus ils pourront entrer dans le message de Galates: « C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » Dieu a prévu que nous soyons libres, libres de Le connaître, libres de jouir de Lui, et libres de laisser l'Esprit de Dieu nous conformer à l'image du Seigneur Jésus Christ. C'est cela la liberté, et ce n'est rien d'autre. C'est cela la vie chrétienne, et ce n'est rien d'autre. C'est cela qui était le fardeau de Paul, et c'est cela que Paul voulait que le peuple de Dieu sache. Nous sommes tous des pécheurs et nous devons tous être justifiés par la grâce, et cette justification est fondée uniquement sur les mérites infinis de notre Seigneur Jésus-Christ. Nous reprendrons cela dans notre prochaine leçon, et nous irons plus loin dans ce grand message.

Prions:

Père, nous Te remercions non pour ce que nous pensons que ce passage signifie, mais pour tout ce que Tu sais que cela signifie. Nous Te prions de manifester cela dans nos coeurs. Délivre-nous de vouloir vivre la vie chrétienne avec nos propres forces, c'est une chose impossible. C'est si frustrant. Rends-nous capables de voir la justification comme nous ne l'avons jamais vue auparavant. Rends-nous capables à nouveau de voir la pure grâce de Dieu, et la simplicité de la foi. Fais-nous avancer dans la connaissance de Jésus Christ. Nous Te le demandons dans Son nom merveilleux. Amen.

(1)Ce message a été donné en 1984. (NdT)[retour]

Galates #4