ACTES #9 L'HOMME BOITEUX DE NAISSANCE

(Actes 3:1-4:37)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre neuvième leçon sur ce merveilleux livre des Actes.



RÉSUMÉ

Avant de reprendre là où nous nous sommes arrêtés, laissez-moi vous rappeler le thème du livre. Actes 1:1 dit : « Théophile, j'ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner dès le commencement. » Luc nous rend attentifs au premier livre qu'il a écrit. Cela fait bien entendu référence à l'évangile de Luc, le troisième livre du le Nouveau Testament. Il nous donne également le sujet de ce livre qui est « tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner dès le commencement. »

Lorsque Jésus était dans Son corps physique, que Dieu Lui a donné à travers la vierge Marie, Il a vécu sur la terre dans Son corps et Il a commencé à faire et à enseigner. Très bien, quel est alors le sujet des Actes? Actes est la suite de l'évangile de Luc. Luc a écrit l'Évangile de Luc et il a également écrit Actes. Si la première partie avait pour sujet ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner alors ce second livre a pour sujet tout ce que Jésus continue de faire et d'enseigner.

Vous me direz que les évangiles sont les récits de la vie de Christ. Oui c'est tout à fait exact. Mais c'est également le cas du livre des Actes. La différence est qu'Il a un nouveau corps. Il a un corps différent. Dans l'Évangile Christ était dans Son corps humain, Son corps physique. Mais maintenant Il est dans Son Église, Son corps mystique. Nous sommes donc maintenant le canal par lequel Il continue de faire et d'enseigner.

Dans notre étude, nous sommes arrivés à la seconde invitation faite par Dieu aux juifs habitant dans leur pays natal, que l'on trouve en Actes 3 et 4. Dans notre précédente leçon nous avons vu la transition entre les chapitres 2 et 3, L'Église de Jérusalem en tant qu'Église enfant.

Cette seconde invitation de la part du Seigneur faite aux juifs du pays d'origine à se repentir et à recevoir le Messie, le Seigneur Jésus Christ a été provoquée par un merveilleux miracle que nous allons voir. C'est le miracle de l'homme boiteux de naissance. Il était boiteux depuis plus de quarante années.

Actes 3:1-10 dit : « Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l'heure de la prière: c'était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu'on portait et qu'on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu'il demandât l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l'aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit: Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. Alors Pierre lui dit: Je n'ai ni argent, ni or; mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes; d'un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu.

Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c'était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l'aumône, et ils furent remplis d'étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. »

Pour bien s'en tenir à ce qu'il y a ici sur le coeur de Dieu et pour s'en tenir à l'incroyable thème du livre des Actes, nous devons aller au-delà du miracle. Il y a un miracle que vous pouvez voir avec les yeux physiques. Mais il y a un sujet plus important derrière le miracle. Il est facile d'être absorbé par le miracle parce que c'était un miracle si merveilleux.

Une des choses qui le rend si incroyable est que cet homme est né dans cette condition. Cet homme est donc né dans cette condition. Actes 4:22 dit: « Car l'homme qui avait été l'objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans. » Nous avons donc ici un incroyable miracle car cet homme a vécu dans cette condition depuis plus de quarante ans.

Une des choses que cela signifie de façon pratique est qu'il n'a jamais appris à marcher. Apprendre à marcher est un processus. Aucun de nos enfants ou de nos petits-enfants n'a jamais fait ce que cet homme a fait. Voici le premier pas que cet homme a fait, voici de quelle façon il a commencé à marcher. Actes 3:8 dit: « d'un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. »

N'oubliez pas que cet homme est né boiteux, il n'a jamais appris à marcher. Pouvez-vous imaginer un bébé qui sans avoir appris à marcher saute tout d'un coup sur ses jambes, commence à danser et à courir dans tous les sens sans jamais avoir appris cela? Cela illustre à quel point ce miracle était grand. Peut-être vous est-il arrivé de devoir rester longtemps dans un lit pour cause de maladie pendant une ou deux semaines. Lorsque vous vous levez c'est comme si vous deviez à nouveau apprendre à marcher. Pendant plus de quarante ans les jambes de cet homme étaient atrophiées. Il ne les a pas utilisées et pourtant en un instant il a reçu de la force afin qu'il puisse se lever, courir et sauter. C'était un miracle incroyable.

Mais il doit y avoir quelque chose de plus profond que cela, parce que s'il s'agissait juste de ce merveilleux miracle tout le monde devrait être heureux. Il y a là un homme boiteux de naissance depuis quarante ans et tout d'un coup il saute sur ses jambes et commence à danser. Tout le monde devrait être heureux de cette situation.

Pourtant nous lisons en Actes 4:1-2: « Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents... » Eux n'étaient pas contents, ils étaient mécontents. Actes 4:3 dit: « Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu'au lendemain; car c'était déjà le soir. »

Qu'est-ce qui ne va pas avec ces personnes? Il y a eu un grand miracle, cet homme a sauté sur ses jambes, mais Pierre et Jean se retrouvent en prison. Actes 4:5-7 dit: « Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, s'assemblèrent à Jérusalem, avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d'eux Pierre et Jean, et leur demandèrent... » Nous avons à faire là à un groupe prestigieux, ils ont formé un cercle, ont mis Pierre et Jean au milieu et les ont interrogés.

Il y a quelque chose derrière le miracle. Actes 4:18 dit: « Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d'enseigner au nom de Jésus. » Actes 4:21 dit: « Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent... » Est-ce une façon sensée de répondre à cet incroyable miracle? Vous voyez, ils auraient dû rejoindre cet homme pour louer Dieu et danser avec lui. Mais j'aimerais vous suggérer qu'il y a quelque chose de plus important derrière le miracle. Il y a quelque chose de plus important qui se passe ici que juste un homme qui n'a pas pu marcher pendant quarante ans et qui tout d'un coup marche. Il y a quelque chose d'autre qui les mécontentait. Il y a quelque chose d'autre qui les dérangeait. Il y a quelque chose d'autre qui les a fâchés. Il y a quelque chose d'autre qui les a poussés à les jeter en prison pour les interroger, pour les intimider et les menacer. Il y avait quelque chose derrière le miracle.



DERRIÈRE UN NOM IL Y A UNE PERSONNE

Pour bien vous présenter ce qui se trouve derrière ce miracle, il faut que je m'arrête sur une expression que l'on trouve dans ce chapitre, et qui est utilisée trente-quatre fois dans le livre des Actes. Actes 3:6 dit: « Alors Pierre lui dit: Je n'ai ni argent, ni or; mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. » Je fais référence à l'expression « au nom de Jésus. » Vous verrez cela toujours à nouveau.

Ce n'est pas la première fois que l'idée du nom est utilisée dans les Actes. Cela a été introduit en Actes 2:21 qui dit: « Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » On la trouve également dans Actes 2:38: « Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. »

Mais en Actes 3:6 nous trouvons l'expression telle qu'elle sera développée dans le livre des Actes. Voici d'autres passages incluant le nom de Jésus.

Actes 3:16: « C'est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez; c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. »
Actes 4:7: « Ils firent placer au milieu d'eux Pierre et Jean, et leur demandèrent: Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela?»
Actes 4:10: « Sachez-le tous, et que tout le peuple d'Israël le sache! C'est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c'est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous »
Actes 4:17-18: « Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d'enseigner au nom de Jésus. »

Cette expression est utilisée trente-quatre fois à travers le livre des Actes. Ainsi le problème qui a fâché les chefs religieux n'est pas le miracle, mais c'est ce qu'il y a derrière l'expression « au nom de Jésus. » Laissez-moi essayer de vous montrer ce que cela est.

Commençons par la question: qu'est-ce qu'un nom? Selon le dictionnaire, un nom est supposé représenter une réalité. Lorsque j'utilise le nom d'un ami je fais référence à une personne. Lorsque j'appelle son nom, je m'attends à ce qu'il me réponde. Le nom représente la personne. Lorsque mon ami me signe un chèque, c'est son nom qui est derrière le chèque et c'est pour cela que je peux l'apporter à la banque.

Il arrive parfois que les noms ne soient pas de bons noms et qu'ils ne représentent pas la réalité. Cela signifie que vous pouvez avoir le nom sans avoir la réalité. Je pense par exemple à l'église de Sardes à laquelle le Seigneur dit en Apocalypse 3:1 dit : « Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes oeuvres, -que tu as le nom de vivre, et tu es mort. » (Darby) lls avaient le bon nom mais ce n'était pas la réalité.

Ce n'est pas parce que vous mettez votre nom sur un chèque qui porte un gros montant que le chèque a de la valeur, il faut que vous ayez le montant correspondant. Il y a des personnes qui n'ont pas la réalité et qui essaient d'utiliser le nom de Jésus dans une sorte d'incantation. Je pense à la façon triste par laquelle le sermon sur la montagne se termine. En Matthieu 7 il y a des personnes qui viennent devant le Seigneur et qui disent : « N'avons-nous pas prophétisé par Ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par Ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par Ton nom? » Le Seigneur leur répond alors : « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. » Ainsi à un nom doit correspondre une réalité.

Il y a une situation assez comique qui nous est décrite en Actes 19:11-16. Il s'agit d'une anecdote au sujet des sept fils de Scéva, l'un des principaux sacrificateurs. Ils n'étaient pas croyants mais ils ont vu des choses se passer lors de l'invocation du nom de Jésus. Ils ont donc essayé de reproduire cela. Ils ont essayé de chasser un démon au nom de Jésus. Mais tout d'un coup le démon a parlé: « Je connais Jésus, et je sais qui est Paul; mais vous, qui êtes-vous? » Ils avaient le nom mais ils n'avaient pas la réalité. Puis la Bible dit que l'homme dans lequel était le démon s'élança sur eux, se rendit maître d'eux, et les maltraita de telle sorte qu'ils s'enfuirent de cette maison, nus et blessés.

Ainsi un nom est supposé représenter une réalité. Vous pouvez n'avoir que le nom sans la réalité qui va avec. Actes 4:12 dit: « Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » Qu'est-ce que cela signifie? Ce verset parle d'une personne, il n'y a qu'un seul Sauveur, le Seigneur Jésus.

Qu'est-ce que cela signifie que de faire appel à Son nom? Cela signifie faire appel à Lui. Le nom est la personne. Qu'est-ce que cela signifie que de mettre sa confiance dans Son nom? Cela signifie Lui faire confiance. Qu'est-ce que cela signifie que d'être baptisé en Son nom? Cela signifie s'identifier avec Lui. C'est là toute l'idée. Qu'est-ce que cela signifie que de prier dans le nom de Jésus? Cela signifie le présenter Lui et tout ce qu'Il est devant Dieu.

Philippiens 2:10 dit qu'un jour au nom de Jésus tout genou fléchira dans les cieux, sur la terre et sous la terre. Qu'est-ce que cela signifie que tout genou fléchira? Cela signifie que devant la personne de Christ tout genou fléchira. Le nom représente la personne. Lorsque vous souffrez pour Son nom vous souffrez pour Lui. Voilà ce que cela signifie. Lorsque vous portez Son nom aux extrémités de la terre, vous Le portez Lui aux extrémités de la terre. Ainsi le nom représente une réalité tangible.

Laissez-moi aller un peu plus loin. Les disciples ont été menacés et jetés en prison à cause du nom de Jésus. Il y a quelque chose dans le nom de Jésus qui dérangeait les chefs religieux. Il y a deux façons principales par lesquelles les commentateurs ont essayé d'expliquer le nom de Jésus. Les deux sont vraies, mais lorsque je considère les Actes, mon inclinaison se porte vers la seconde.

La première explication est que le nom de Jésus signifie l'autorité de Jésus, la puissance de Jésus. Ils disent qu'agir au nom de Jésus c'est agir selon l'autorité de Jésus. En d'autres termes c'est représenter Dieu. L'idée est que nous sommes ambassadeurs du Seigneur, son représentant. Un ambassadeur est une personne qui est désignée par son pays pour le représenter dans un autre pays. Un ambassadeur vit dans un pays étranger, mais il vit selon les lois du pays qui l'a envoyé. Bien qu'il vive dans un pays étranger, il agit au nom de, pour le compte de, par l'autorité de et par la puissance de son pays d'envoi. En 2 Corinthiens 5:20 Paul dit : « Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour Christ... » Par conséquent nous sommes des ambassadeurs. En Philippiens 3:20 Paul dit : « Nous sommes citoyens des cieux... » Nous avons deux pays et deux maisons.

Après que Jésus soit ressuscité d'entre les morts Matthieu 28:18-19 dit : « Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

Nous trouvons donc ici l'idée que Pierre et Jean représentent Dieu. Ils agissent en Son Nom, avec Sa puissance, avec l'autorité des cieux. Christ est dans les cieux, nous sommes sur terre, et nous agissons en tant que Ses ambassadeurs, nous représentons Dieu qui est dans les cieux. Est-ce que c'est cela qui dérangeait ces prêtres, ces pharisiens et ces sadducéens? Est-ce que Pierre et Jean étaient en train de dire : « Dieu est dans les cieux et nous sommes sur terre. Mais nous représentons le Dieu dans les cieux. Il nous a envoyé et nous ne sommes pas ici de notre propre chef. Nous sommes ici parce qu'Il nous a dit d'être ici. Nous sommes donc ici avec Sa puissance et avec Son autorité. Nous le représentons Lui. Nous sommes des ambassadeurs pour Lui. »

Il est certainement vrai que nous sommes des ambassadeurs, mais il y a une autre façon de voir les choses, et j'ai dit que j'ai une inclinaison pour cette deuxième conception. Selon ce point de vue le nom de Jésus fait référence à notre union avec Jésus-Christ. Rappelez-vous que tous les faits dans le livre des Actes, sont d'une façon ou d'une autre en lien avec le message du livre des Actes. Le grand message des Actes est Actes 1:1, Jésus Christ continue de faire et d'enseigner. C'est le Seigneur qui fait et qui enseigne. De la même manière qu'Il a agi sur la terre à travers Son corps physique, Il agit maintenant à travers Son peuple, à travers Son Église. Il continue d'agir, de bouger et d'enseigner.

J'aimerais faire le lien entre deux versets. Le premier verset se trouve en Actes 3:7 qui dit: « Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes. » N'oubliez pas que Pierre était un vieux pécheur de poissons. Il avait l'habitude de tirer les filets de la pêche. Il devait être un grand homme fort. Imaginez maintenant Pierre tendre sa grande main pour saisir cet homme boiteux en lui disant : « Lève-toi et marche! » Il est facile de s'imaginer cela. Voici maintenant ce que Pierre a dit à cet infirme en Actes 3:6: « Alors Pierre lui dit: Je n'ai ni argent, ni or; mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche. »

Le second verset se trouve en Actes 4:29: « Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main, pour qu'il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. » Est-ce que vous avez remarqué ce qu'Il a prié? « Continue d'étendre ta main, pour qu'il se fasse des guérisons... »

Quelle merveilleuse image! Pierre a étendu sa main, mais lorsqu'il a étendu sa main, Dieu en lui a étendu Sa main en même temps. Alors est-ce que c'était la main de Pierre ou la main de Dieu? C'était Dieu à travers Pierre. C'était le Seigneur qui a étendu Sa main. Est-ce que vous voyez à quoi je veux vous faire rendre attentifs?

Nous n'avons pas ici affaire à un Pierre qui représente Dieu qui serait resté dans un pays lointain alors que lui agirait ici en Son nom. Non ce n'est pas de cette façon que les choses se sont passées. Ce n'était pas comme si Dieu était dans les cieux et Pierre sur la terre avec Pierre agissant sous l'autorité de Dieu. C'est bien plus merveilleux que cela. C'est Dieu qui agit sous l'autorité de Dieu. Ce n'est pas du tout la même chose.

Ce n'est pas Pierre qui agit pour Dieu, c'est Dieu agissant à travers Pierre. C'est une toute autre direction. Dieu agit selon Sa propre autorité. Ce n'est pas Pierre qui désirait atteindre cet homme, c'est Dieu qui a atteint cet homme. Il y a une grande différence entre le fait que je représente Dieu qui est sur Son trône dans les cieux et Dieu qui atteint quelqu'un à travers ma vie pour l'aider. Il y a une différence qualitative entre ces deux choses.

Agir au nom de Jésus peut signifier que je le fais selon l'autorité des cieux. Et ici l'accent est mis sur « je le fais. » Ou bien cela peut signifier que Dieu le fait selon Sa propre autorité. Et ici l'accent est mis sur « Dieu le fait. » Le nom représente la personne.

Si vous lisez le récit, vous verrez que c'est cela qu'affirmait Pierre. Actes 3:12 dit: « Pierre, voyant cela, dit au peuple: Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c'était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme? » Actes 3:16 dit: « C'est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez; c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. » Pierre affirmait que le Christ qu'ils avaient crucifié, était vivant et que c'est Lui qui avait fait marcher ce boiteux.

Pierre leur tient ce langage : « Vous l'avez tué, vous l'avez mis sur une croix mais Il est encore vivant. Il est là maintenant et Il est en moi. » C'est à cause de ce genre de déclaration que les chefs haïssaient les disciples. Ce n'est pas qu'ils haïssaient le miracle. Ils haïssaient l'idée que Jésus était encore en vie. Pourtant de son côté Pierre affirmait que Jésus était vivant et que par la foi Il lui donnait la permission d'utiliser Sa vie et que c'est Christ qui a donné la foi à cet homme de telle sorte à ce qu'il puisse à nouveau se lever et marcher.

C'est ce que Pierre et Jean voulaient dire lorsqu'ils ont prié qu'ils puissent parler avec assurance. Les disciples ont regardé les chefs juifs directement dans les yeux et ont dit : « Ce n'est pas avec nous que vous avez un problème. Nous ne sommes que les instruments. Votre problème est avec Dieu. Nous n'avons rien fait à cet homme, Dieu vit en nous et Il l'a touché. C'est Lui qui a fait cela. Votre problème est donc avec Celui que vous avez crucifié. » C'est cela qui les a rendu fous. C'est cela qui les a mis si en colère.

Actes 4:8 dit: « Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit: Chefs du peuple, et anciens d'Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd'hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d'Israël le sache! C'est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c'est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. » Pierre leur dit en quelque sorte : « Christ vit et Il vit en nous. Il a étendu Sa main, ce n'était absolument pas notre main, c'était Sa main. »

Actes 4:2 dit: « mécontents de ce qu'ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. » Voilà ce qu'ils haïssaient. Les chefs juifs disaient: « Nous avons mis Jésus sur la croix, nous L'avons mis dans la tombe, nous avons scellé la tombe, Il est mort et enterré. » Ce à quoi Pierre répondait : « Non, Il est vivant. Il est le Messie. Il a accompli les Écritures. Et Il vit maintenant en nous. C'est Lui qui continue d'accomplir Son oeuvre. Vous ne pouvez pas Le tuer. Vous ne pouvez pas Le mettre à terre. Vous ne pouvez pas Le crucifier. Il est vivant et actif. Il continue d'agir et d'oeuvrer. Et bien que vous puissiez nous frapper, Il continue d'étendre Sa main à travers nous. Son corps est sur toute la surface de la terre. Vous ne pouvez pas L'arrêter. Vous ne pouvez pas Le freiner. Vous ne pouvez rien faire contre Lui. » Cela les a rendu fous furieux et c'est pourquoi ils les ont mis en prison.

J'aime l'idée que les chefs religieux étaient les sadducéens parce qu'en Actes 23:8 il est écrit qu'ils ne croyaient pas en la résurrection. Et comme ils ne croyaient pas non plus dans les anges, c'est également pour cela que Dieu a envoyé un ange pour délivrer Pierre de la prison. Pour les chefs religieux, le grand problème qui se cachait derrière le miracle était la résurrection de Christ. Avant que nous mettions cela de côté, laissez-moi faire le lien avec le mouvement de guérison que l'on rencontre de nos jours. Peut-être que vous avez vu ces guérisseurs qui au nom de Jésus essaient de guérir et tout ce genre de chose. L'argument qu'ils avancent est le suivant. Ils disent : « Si Jésus- Christ est tout le temps le même, s'Il est le même hier, aujourd'hui et pour l'éternité, alors pourquoi ne pourrions-nous pas aller vers quelqu'un qui est infirme et lui dire au nom de Jésus lève-toi et marche? » Il y a des personnes qui disent que nous pouvons faire cela par l'autorité du Seigneur. La question est : « Est-il possible de faire cela? »

Vous voyez, il n'y a pas réellement de différence entre l'époque du début de l'Église et maintenant, Jésus est toujours le même. Est-ce qu'il y a des récits de chrétiens comme Paul, Pierre où les apôtres qui ont étendu leurs mains pour guérir des personnes mais rien ne s'est ensuite passé? Bien entendu qu'il y en a. Nous trouvons cela en Philippiens 2 avec Épaphrodite et en 2 Timothée 4 Trophime que Paul a laissé malade à Milet. Pourquoi est-ce que Paul ne l'a pas guéri ?

Vous voyez la question n'est pas est-ce que je peux toucher une personne malade et dire : « Au nom de Jésus... » La question importante est: est-ce que Jésus étend Sa main pour toucher le malade ? S' Il le fait la personne sera guérie. Il n'y a rien qui ait changé depuis cette époque jusqu'à la nôtre. Si le Seigneur le fait alors c'est réglé. Je ne veux pas dire qu'Il ne peut pas guérir, bien entendu qu'Il peut guérir. Mais c'est Lui qui doit le faire, aucun homme ne peut le faire. Il y a de nombreuses personnes qui étendent leur bras mais rien n'arrive parce que le Seigneur ne fait rien.

La question « comment est-ce que nous savons lorsque le Seigneur désire toucher quelqu'un à travers nous? » est une question à part, et c'est pour cela que le livre de Romains suit celui des Actes. Lorsque nous lisons les Actes nous sommes si excités, car nous désirons avoir ce que les disciples avaient, vivre ce qu'ils ont vécu. C'est alors que Dieu nous donne les livres de Romains, de Corinthiens, de Galates, d'Éphésiens, de Philippiens, de Colossiens et de Thessaloniciens où nous trouvons l'explication de la rédemption.

Mais ici nous ne trouvons que des récits à travers lesquels Dieu créé en nous une faim, une passion et un désir au point où nous disons: « Voilà l'expérience que je veux. » Mais ensuite à travers les livres qui suivent, Dieu nous explique comment nous pouvons marcher dans l'esprit et comment savoir quand Dieu étend Sa main. Tout cela se trouve dans les Épîtres.

Par conséquent rien n'a changé, Christ est tout le temps le même. Est-ce qu'Il guérit encore de nos jours? Bien entendu qu'Il le fait. Quand le fait-Il? Chaque fois qu'Il étend Sa main pour le faire. C'est là dans ces moments qu'Il le fait. Est-ce qu'Il guérit tout le temps lorsque l'homme étend sa main? Pas nécessairement. Il arrive des moments comme en Jean 11, où le Seigneur a laissé Son ami Lazare, qu'Il aime, tomber malade et même très malade jusqu'à mourir. Il y a des moments où Il agit de cette façon dans le cadre de Ses sages objectifs.



LA VIE CHRÉTIENNE, C'EST JÉSUS QUI REPRODUIT SA VIE EN NOUS

Il y a un mouvement parmi les chrétiens qui consiste à porter un bracelet avec la mention « WWJD » écrite dessus, ce qui signifie que ferait Jésus à ma place. Il s'agit de la mauvaise question. L'idée derrière cela est de se demander : « A partir de notre étude, demandons-nous comment Jésus agirait-Il? Que penserait-Il? Comment réagirait-Il? »

La bonne question à se poser est: qu'est-ce que Jésus est en train de faire? Il ne s'agit pas de savoir ce qu'Il a fait pour que nous puissions Le copier. Il ne s'agit pas de savoir ce qu'Il a fait pour que nous puissions L'imiter. Il ne s'agit pas que nous devenions comme un écho. Il est vivant en nous et Il continue d'agir! Nous n'avons pas besoin d'essayer de L'imiter, ou de Le copier. La vie chrétienne n'est pas notre habileté à imiter Dieu. C'est Sa capacité à se reproduire Lui-même en nous. C'est cela la dynamique de la vie chrétienne. C'est le fait qu'Il vit en nous. Il vit, Il bouge, Il agit et Il sert. Oh si seulement nous pouvions comprendre ce qui arrive ici!

J'aimerais vous rendre attentif aux quatre invitations que Dieu a faites aux juifs. Nous avons déjà parlé au sujet de ce qu'ils avaient en commun. Dans chaque cas où Dieu a donné une occasion aux juifs de se repentir, il y a eu un miracle puis une réponse à ce miracle. Nous avons les réponses négatives mais il y a également eu des réponses positives. Quatre fois durant cette période allant de l'an 30 à l'an 37, Dieu a donné aux juifs une occasion pour accepter le Jésus qu'ils ont crucifié. La première fois lorsque Pierre a parlé à la Pentecôte trois mille personnes sont venues au Seigneur. Mais pour la plupart des gens la réponse a été négative.

Ici en Actes 3:19-20 ils reçoivent une autre opportunité : « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu'il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus Christ. » Actes 4:4 dit: « Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s'éleva à environ cinq mille. » Nous pouvons noter que chaque fois qu'il y a eu de l'opposition, le nombre de disciples a augmenté. Après avoir rejeté trois fois la proposition de Dieu de se repentir, les juifs ont finalement tué Étienne. Cela a été leur rejet final. A travers ces différents rejets nous voyons un passage de la moquerie à la menace, de la menace aux coups et des coups à la mise à mort. Actes 3:6 dit: « Alors Pierre lui dit: Je n'ai ni argent, ni or; mais ce que j'ai, je te le donne: Au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Pierre n'a pas uniquement parlé au nom de Jésus-Christ mais au nom de Jésus-Christ de Nazareth. Je vous rends attentif à cela parce que Jésus le Nazaréen est son titre de rejet.

Nazareth était ce petit village dans la région méprisée de Galilée. Vous vous rappelez peut-être du commentaire de Nathanaël en Jean 1:46: « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? » C'était simplement un endroit rejeté. Même si Jésus est maintenant ressuscité, exalté, glorifié et assis à la droite de Dieu le Père, c'est encore Jésus le Nazaréen qui habite dans votre coeur. Même s'Il est exalté c'est Celui qui a été rejeté qui vit dans votre coeur. Personnellement je me serais attendu à voir le titre de Nazaréen pour la dernière fois lorsque cela a été suspendu au-dessus de Lui, lorsqu'Il était sur la croix en Jean 19. J'aurais pensé que c'est la dernière fois que nous aurions vu ce titre. J'aurais pensé que finalement Il n'est plus le Nazaréen, que finalement Il est exalté et n'est plus rejeté, tout est maintenant terminé.

Mais en Actes 22:8 lorsque Paul donne son témoignage de sa rencontre avec le Seigneur sur la route de Damas il est écrit : « Je répondis: Qui es-tu, Seigneur? Et il me dit: Je suis Jésus le Nazaréen que tu persécutes. » Le Seigneur n'a pas dit: « Je suis Jésus Celui qui était le Nazaréen lorsque j'ai vécu sur terre. » Il dit: « Je suis actuellement Jésus le Nazaréen. »

Est-ce que vous réalisez qu'à travers tous les âges dans l'éternité future, Jésus est le Nazaréen, même dans le ciel. Moi, je pensais que cela était quelque chose de limité à la terre. Mais ce n'est pas le cas. Lorsque Paul a reçu Christ il a reçu Jésus le Nazaréen. En tant que chrétien, nous nous identifions avec un Sauveur rejeté. Lorsque Dieu est dans votre coeur et qu'Il touche quelqu'un à travers vous est-ce que vous croyez qu'il va y avoir un groupement autour de vous disant : « Oh comme vous êtes merveilleux vous les chrétiens, nous vous aimons? » Non pas du tout, c'est le Nazaréen qui est dans votre coeur. Plus vous vous rapprochez du Seigneur plus vous vivrez en dehors du camp, (cf: Hébreux 13:13) et plus vous serez sujet au rejet, parce que vous vous identifiez avec un roi sauveur rejeté.

Dans les chapitres 1 à 12 on trouve cinq grandes persécutions. La première est dans le chapitre 4 après la guérison de l'homme boiteux de naissance. La seconde est dans le chapitre 5, après la manifestions de nombreux miracles. La troisième est dans les chapitres 6 à 8, après la prédication d'Étienne. La quatrième est dans le chapitre 9, après la conversion de Saul que l'on a essayé de tuer deux fois. Et enfin dans le chapitre 12 lorsqu'ils ont tué Jacques et qu'ils ont mis Pierre en prison. Dans notre prochaine leçon nous verrons la merveilleuse prière que l'église a faite après la première persécution en Actes 4:23-30. Nous y trouvons des principes merveilleux au sujet de la prière.



ACTES 3-4 COMME IMAGE DE L'HISTOIRE DE L'ÉGLISE

Avant de terminer cette leçon, j'aimerais que nous considérions les chapitres 3 et 4 en prenant un peu de recul, à partir d'un autre point de vue. Vous me direz sûrement que ce sont des faits et que cela c'est réellement passé. Oui, c'est vrai. C'était réellement un homme boiteux de naissance et il mendiait à la porte appelée la Belle. Mais Dieu écrit également une Bible, Il ne nous donne pas uniquement une leçon d'histoire. Lorsque nous mettons ces deux réalités ensemble nous appelons cela l'histoire rédemptrice, en d'autres termes une histoire qui nous décrit le récit du Salut, l'histoire de la rédemption. C'est littéral mais c'est également un type. C'est littéral, c'est réellement arrivé, mais c'est également une illustration. Ce que nous avons dès le début du livre des Actes est un panorama de l'histoire de l'Église.

Je développerai cela dans notre prochaine leçon, mais laissez-moi vous donner ces quatre faits qui nous donnent cette vue d'ensemble de toute l'histoire de l'Église. La première partie de cette illustration est un homme boiteux de naissance assis à l'extérieur de l'Église à la porte appelée la Belle. Je suggère qu'il représente toute l'humanité. Il représente le monde entier.

Rappelez-vous de l'homme paralysé depuis trente-huit ans que l'on trouve dans l'Évangile de Jean à la piscine de Bethesda. La Bible nous dit en Jean 5:14 que Jésus a fait un lien entre ce péché et cette paralysie. Nous ne savons pas ce qu'était ce péché, mais c'est à cause d'un péché que cet homme est devenu paralysé. C'est pour cela que Jésus a dit : « Va et ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire. » (1)

Dans le cas de notre boiteux de naissance en Actes 3, cela nous emmène un pas plus loin. Ici nous ne sommes pas ramenés jusqu'à un péché, mais d'après le verset 3:2 jusqu'au ventre de la mère. C'est une paralysie avec laquelle vous êtes nés. Je trouve que cela est une merveilleuse image de toute l'humanité. Nous sommes en quelque sorte nés avec cette paralysie, nous n'avons aucune capacité pour marcher dignement devant les hommes ou devant Dieu. Voici la première scène: à la porte de l'Église se trouve un individu paralysé et impuissant. Il est assis là et il mendie. Il attend quelque chose, n'importe quoi. Il a besoin d'aide.

La deuxième partie constituant cette image est triste. N'oubliez pas l'endroit où il se trouve. Il est devant l'Église, c'est l'heure d'aller prier et il y a un défilé de personnes qui vont à l'Église. Tout le monde entre pour servir, pour prier, pour chanter, pour louer, pour avoir la communion et pour profiter du Seigneur. Ils vont simplement à l'Église. Il arrive parfois qu'ils lancent une pièce ou un sandwich à cet homme. C'est une triste image du peuple de Dieu qui passe à côté de cet homme sans le toucher. L'humanité est assise en dehors de la porte et tout le monde jette simplement une pièce mais cela ne sert que l'aspect extérieur, ce n'est que pour le corps, pour ce qui est temporel. C'est notre deuxième partie et c'est une très triste image.

La troisième partie est Pierre et Jean. Dieu a lié ces deux hommes dans ces douze premiers chapitres. Il s'agit de Pierre le zélé et de Jean le mystique. Nous y trouvons comme deux extrêmes. Ils représentent le reste. Ce sont ceux qui ont appris le secret de la vie chrétienne; c'est que Christ n'est pas mort, Il n'est pas parti, Il est vivant et Il est vivant en eux. Ils ont appris le secret du Christ qui demeure en eux. Ces deux personnes regardent vers le bas et voient l'humanité et ils permettent à Dieu de la toucher à travers eux. C'est la partie de l'image qui est si merveilleuse. Il existe un reste. Ce sont ceux qui ont compris qu'ils ne représentent pas Dieu qui est resté au loin. Il est vivant et il vit en eux.

Nous voyons donc l'humanité en dehors de l'église. Vous avez la majorité de gens qui passent juste à côté, ne se préoccupant que de l'aspect physique en manifestant leur pitié. Mais il arrive que passent des hommes ou des femmes de Dieu, qui ont en eux le Saint-Esprit, la vie de Dieu, et qui permettent à Dieu d'étendre Son bras à travers eux pour toucher le monde.

La dernière partie de cette image est la réponse. La réponse est bien entendu et positive et négative. Il y a ceux qui ont dit oui et ceux qui ont dit non. Frères et soeurs en Christ cela est l'histoire de l'Église. C'est pour cela que c'est écrit au début du livre des Actes, avant que vous n'arriviez aux voyages missionnaires. C'est comme cela que les choses ont commencé. Peut-être que vous me demanderez : « A quoi est-ce que je peux m'attendre alors que je parcours le livre des Actes? A quoi est-ce que je peux m'attendre alors que je traverse la vie? » Vous pouvez vous attendre à rencontrer des personnes qui sont nées en étant paralysées en train d'être assises et de mendier. Vous pouvez également vous attendre à ce que la majorité des personnes religieuses passent juste à côté parce qu'elles vont accomplir ce qu'elles ont l'habitude de faire. Elles vont prier, elles vont chanter, elles vont adorer le Seigneur. Et vous pouvez vous attendre à une poignée de personnes qui savent ce que cela signifie d'avoir le Seigneur en eux et qui agit à travers eux. Elles vont s'arrêter et Dieu par Sa puissance va étendre Sa main et des miracles seront accomplis. Ensuite vous pouvez vous attendre à une réponse à cela, soit l'émeute ou le réveil. Cela peut être l'un ou l'autre ou cela peut être les deux.

C'est cela l'histoire de l'Église. C'est comme cela que les choses se sont passées avant, c'est comme cela que les choses se passent maintenant et c'est comme cela que les choses seront tout le temps.

L'histoire de la rédemption passe par le reste. C'est à travers eux que Dieu touche le monde. Peut-être que vous connaissez ce merveilleux livre qui s'appelle « L'Église ignorée (1)» par Edmund Hamer Broadbent. Il est merveilleux parce qu'il retrace l'histoire du reste depuis la Pentecôte jusqu'à la première partie du vingtième siècle. Il retrace l'histoire de la vraie église à travers toute l'histoire de l'Église. C'est réellement un merveilleux livre.

Nous avons donc une image de l'histoire de l'Église en Actes 3-4. L'humanité est boiteuse, impuissante. L'Église passe à côté sans apporter de réponse et il y a une poignée de chrétiens qui connaît le Seigneur et à travers qui Dieu peut étendre Sa main. Un miracle se passe et la foule répond. Voici un panorama de l'histoire de l'Église.

Prions:

Père, merci tellement pour Ta parole si précieuse. Nous ne désirons pas faire partie de ceux qui ne font que passer à côté. Et nous ne désirons pas être de ceux qui Te représentent alors que Tu es resté dans un pays lointain. Nous désirons faire partie de ceux en qui Tu vis, et à travers qui Tu peux atteindre ceux qui sont nés terriblement paralysés. Nous prions que Tu puisses agir à travers nos vies. Merci pour le livre des Actes. Nous prions que Tu puisses écrire ce message dans notre coeur. Continue d'enseigner et de faire en nous et à travers nous Ton corps. Nous Te le demandons au nom de Jésus. Amen.

(1) Le Pélerinage de l'Église [retour]

Actes 10