ACTES #21 PHILIPPE, L'ÉVANGÉLISTE MODÈLE

(Actes 8:4-40;21:8-9)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre vingtième et unième leçon sur ce merveilleux livre des Actes.



RÉSUMÉ

Dans notre discussion nous sommes arrivés dans les chapitres 8 à 12, qui sont les cinq étapes de préparation pour l'expansion de l'Évangile. En d'autres termes Dieu a emmené l'Évangile des juifs jusqu'aux gentils et Il l'a fait de façon très graduelle. Quatre de ces étapes sont en lien avec la façon dont Dieu prépare le chemin pour que l'Évangile aille des juifs aux gentils. Une cinquième étape est la conversion de Saul de Tarse, qui correspond à la préparation du messager pour apporter l'Évangile.

Il y a donc quatre étapes pour la préparation du chemin et une étape pour la préparation de l'homme. Nous avons vu ces cinq chapitres dans leur ensemble et j'aimerais maintenant les reprendre et les revoir à nouveau sous un nouvel angle.

Lors de notre première analyse j'ai essayé de vous montrer de quelle façon Dieu a graduellement emmené l'Évangile des juifs aux gentils. Pour bien illustrer cela nous devons nous imaginer des cercles concentriques. Les cercles s'élargissent jusqu'à ce que l'Évangile atteigne les Gentils.

Le premier cercle correspond au ministère de Philippe en Samarie que l'on trouve en Actes 8:1-25. On peut se demander si les Samaritains étaient des juifs. La réponse est non. Est-ce que les Samaritains étaient des gentils? La réponse est non. Ils étaient des semi-juifs. Ils avaient du sang juif et du sang païen dans leurs veines. Dieu n'est pas allé directement des juifs aux païens. Il est d'abord passé par les Samaritains.

Le cercle suivant est un peu plus large, il s'agit d'Actes 8:26-40, où l'on trouve la conversion de l'eunuque éthiopien. Est-ce que lui était un juif? La réponse est non. Est-ce que c'était un gentil? La réponse est également non. C'était un prosélyte. Il est né païen mais est devenu un prosélyte complet. En d'autres termes c'est un gentil qui est devenu un juif. Le terme pour désigner ce genre de personne est « prosélyte de la justice. » Cet homme est allé jusqu'à être circoncis. Vous voyez de quelle façon le cercle s'agrandit. Dieu n'est pas allé directement des juifs vers les gentils. Il est passé des juifs aux Samaritains et des Samaritains aux « prosélytes de la justice. »

Le troisième cercle concentrique se trouve en Actes 10:11-48, il s'agit de la conversion de Cornélius. Cornélius était également un prosélyte, mais pas comme l'eunuque éthiopien. L'eunuque éthiopien était « prosélyte de la justice », il est allé au bout de la démarche. Cornélius n'était qu'un « prosélyte de la porte » il ne s'était pas encore fait circoncire et ne s'était pas soumis aux règles juives, mais il réfléchissait à le faire.

Finalement en Actes 11:19-30, nous trouvons le cercle le plus extérieur de ces quatre cercles concentriques. Nous sommes maintenant à Antioche de Syrie et l'on n'y trouve que des païens. Ils n'ont pas de sang juif. Ce ne sont pas des prosélytes. Ce sont des Gentils qui sont venus au Seigneur.

La raison pour laquelle je vous rends attentif à cela est pour que vous voyiez les étapes graduelles que le Saint-Esprit a prises pour emmener l'Évangile des Juifs jusqu'aux Gentils. Nous sommes passés des Juifs de Jérusalem aux Samaritains, des Samaritains aux « prosélytes de la justice », des « prosélytes de la justice » aux « prosélytes de la porte » et des « prosélytes de la porte » aux païens d'Antioche.

Ces cinq chapitres illustrent comment Dieu travaille. C'est de cette façon qu'il agit dans l'histoire de l'Église et c'est de cette façon qu'il agit dans notre coeur et notre vie. Lorsque nous suivons la volonté de Dieu, le cercle de notre influence deviendra tout le temps plus grand. C'est la façon de faire du Seigneur.

A la fin de notre précédente leçon je vous ai rendu attentif au fait que Dieu n'a pas uniquement préparé le chemin pour l'Évangile mais qu'Il a également préparé des individus clés pour propager l'Évangile. Nous avons déjà parlé de la conversion de Saul qui est le modèle de Dieu pour toute réelle conversion. Philippe est également un modèle de quelque chose. C'est également le cas pour Cornélius, Pierre et l'Église d'Antioche.

Ce que j'aimerais donc faire dans cette étude et les suivantes, c'est parcourir à nouveau les chapitres 8 à 12 d'une manière un peu différente pour voir de quelle façon ces personnes clés ont été les modèles de certaines vérités fondamentales dont Dieu a désiré poser les fondements lors du début de l'Église primitive.

Dans cette leçon j'aimerais que nous voyions Philippe en tant que modèle de gagneur d'âmes et d'évangélisation. D'où tirons-nous ce titre: Philippe l'évangéliste? Est-ce que c'est simplement l'idée lumineuse de quelqu'un? Non, cela vient de la Bible.

Actes 21:8 dit: « Nous partîmes le lendemain, et nous arrivâmes à Césarée. Étant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste, qui était l'un des sept, nous logeâmes chez lui. » C'est un titre qui a été donné par Dieu. Si l'on s'en tient à ce récit c'est le seul dans le Nouveau Testament qui ait été nommé Évangéliste.

Tous les chrétiens sont appelés évangélistes dans le sens où Timothée est appelé en 2 Timothée 4:5, où on lit: « fais l'oeuvre d'un évangéliste. » Cela est pour tous les vrais chrétiens. Mais c'est différent que d'avoir le don d'évangéliste qui est mentionné en Éphésiens 4:11 qui dit: « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs. »

Ne confondez pas Philippe l'évangéliste avec Philippe l'apôtre. En Actes 1:1-13 on lit à propos de Philippe l'apôtre. C'est lui qui est allé vers Nathanaël pour lui dire de venir voir le Seigneur. Philippe l'évangéliste fait partie des sept hommes qui ont été choisis avec Étienne pour servir aux tables en Actes 6.

Nous allons étudier Philippe l'évangéliste dans le contexte de 2 Timothée 4:5. C'est-à-dire que chaque chrétien est appelé à faire l'oeuvre d'un évangéliste. Philippe illustre cette oeuvre particulière et nous aimerions souligner certains de ces principes.

J'aimerais que nous voyions quatre principes sur l'évangélisation, illustrés dans la vie de Philippe. Laissez-moi vous donner trois simples principes qui sont illustrés par Philippe pour voir de quelle façon il est un modèle de réelle évangélisation pour tous les chrétiens.



LE VRAI ÉVANGÉLISTE EST DISPONIBLE POUR L'ÉVANGÉLISATION DE MASSE ET INDIVIDUELLE

Le premier principe illustré par Philippe est qu'un vrai évangéliste est disponible pour l'évangélisation de masse et pour l'évangélisation personnelle. Le vrai évangéliste va partager Jésus peu importe si c'est avec un groupe ou avec une seule personne. Dans sa vie Philippe combine l'évangélisation de masse et l'évangélisation personnelle.

Actes 8:4-8 dit: « Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole. Philippe, étant descendu dans la ville de Samarie, y prêcha le Christ. Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lorsqu'elles apprirent et virent les miracles qu'il faisait. Car des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris. Et il y eut une grande joie dans cette ville. »

Nous pouvons considérer Philippe d'une façon et dire que Dieu l'a utilisé pour conduire un merveilleux réveil dans la cité de Samarie. Philippe n'avait pas avec lui un comité pour planifier les évangélisations. Il ne s'est pas dit: « Il semblerait que Samarie soit un merveilleux endroit pour tenir une croisade évangélique. Allons voir si l'on peut faire une petite réunion là-bas. » Il n'est pas allé là-bas parce qu'il pensait que cela était le bon champ missionnaire. Il a été chassé là-bas par la persécution. Il a été rejeté. Il n'a pas simplement choisi une place qui pourrait être bien pour annoncer l'évangile. Il courait pour se mettre à l'abri. Et alors qu'il courait pour protéger sa vie il s'est identifié avec le Seigneur Jésus.

Rappelez-vous que Philippe représente tous les chrétiens. Parfois nous pensons à Philippe en termes de prédication ou d'enseignement, à quelqu'un qui parle depuis une estrade. On se dit alors: « Cela ne s'applique pas à moi. Je n'enseigne pas à l'école du dimanche. Je ne prêche pas. Je n'ai pas d'estrade pour faire cela. »

Philippe était sur la route parce qu'il avait été persécuté en tant que chrétien à l'endroit où il était avant. Vous savez qu'Étienne a déjà été lapidé à mort. D'autres chrétiens ont été expropriés de leur maison. Ce n'est pas le même genre de persécution dont nous souffrons. Il arrive parfois que nous soyons persécutés parce que les gens rient de nous ou se moquent de nous parce que nous nous identifions au Seigneur Jésus. Non, nous avons ici affaire à une réelle persécution. .

Ne penseriez-vous pas que ce serait un bon moment pour Philippe de se montrer discret? En d'autres termes il a été persécuté et maintenant s'il se fait connaître en tant que chrétien il subira encore davantage de persécution. Le chrétien moyen dirait peut-être: « l'expérience que j'ai vécue a été dure. Je vais garder la bouche fermée. »

Philippe n'a pas gardé secret le fait qu'il était un chrétien. Il est allé à un nouvel endroit et dans ce nouvel endroit, même s'il a été persécuté dans l'endroit précédent, il a dit clairement qu'il était un croyant et qu'il s'identifiait avec Jésus. Il n'y a pas de fin à l'application de cela. Cela peut s'appliquer à une nouvelle ville, à un nouveau voisinage, à une nouvelle place de travail, à une nouvelle classe d'école, à un nouveau lycée et n'importe quel nouveau groupe. L'évangéliste fait connaître très tôt qu'il appartient à Jésus-Christ, peu importe s'il a été persécuté dans l'ancien endroit.

Cela montre Philippe dans un rôle d'évangélisation de masse. Notez cependant qu'il est également confortable avec l'évangélisation personnelle. Actes 8:25-29 dit: « Après avoir rendu témoignage à la parole du Seigneur, et après l'avoir prêchée, Pierre et Jean retournèrent à Jérusalem, en annonçant la bonne nouvelle dans plusieurs villages des Samaritains. Un ange du Seigneur, s'adressant à Philippe, lui dit: Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. Il se leva, et partit. Et voici, un Éthiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d'Éthiopie, et surintendant de tous ses trésors, venu à Jérusalem pour adorer, s'en retournait, assis sur son char, et lisait le prophète Ésaïe. L'Esprit dit à Philippe: Avance, et approche-toi de ce char. »

Philippe était tout autant prêt à s'occuper d'un seul homme dans le désert qu'il l'était pour s'occuper de milliers de personnes. Un vrai évangéliste, un gagneur d'âmes, est disponible devant le Seigneur pour s'occuper d'un groupe ou pour s'occuper d'un individu qui se trouve dans le désert.

Je pense que notre coeur est celui d'un évangéliste selon Dieu, si nous sommes tout autant prêts à partager le Seigneur avec une seule personne ou avec des milliers de personnes. Il se peut que quelqu'un dise: « J'enseigne une classe, mais je suis un peu découragé car il n'y a que peu de personnes qui viennent. » Et alors? Peu importe le nombre de personnes qui vient, c'est bien même si une seule personne vient.

Je me rappelle qu'une fois je devais enseigner mais personne n'est venu. J'ai donc commencé à enseigner. Personne n'était là, mais j'ai continué. Finalement quelqu'un est arrivé, c'était une personne qui n'était jamais venue. Elle s'est excusée disant: « Pardon, ami je croyais que c'est là que se tenait l'étude biblique. » Je lui ai donc répondu: « J'ai déjà commencé, mais venez, asseyez-vous. » Elle a dit: « Ce n'est pas grave je reviendrai lorsqu'il y aura plus de monde. » J'ai donc dit: « Je vais de toute façon enseigner, que vous restiez ou pas parce que ma responsabilité est de rendre cela disponible. Si vous désirez revenir cela est votre décision. »

Je pense que c'est comme cela qu'était le coeur de Philippe. Il était tout autant disposé à parler à une personne qu'à un millier de personnes. Actes 8:5 dit: « Philippe, étant descendu dans la ville de Samarie, y prêcha le Christ. » Il ne leur a présenté des doctrines, il ne leur a pas présenté un plan de salut. Il a simplement présenté un sauveur. Actes 8:35 dit: « Alors Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. » Philippe a simplement présenté Jésus, qu'il ait été face à une personne ou face à une foule.

En lien avec cela laissez-moi souligner le fait qu'en tant que chrétien qui s'identifie avec Christ, Philippe représentait Christ, il n'a pas représenté une église avec laquelle il était associé. Je désire souligner cela parce que c'est un sujet important dans certains cercles chrétiens. Avez-vous déjà entendu une phrase de ce genre: « Dieu agit uniquement à travers l'église locale? » Que pensez-vous de cela, est-ce qu'effectivement c'est la seule façon par laquelle Dieu agit?

Il ne fait aucun doute que Philippe était associé avec une église locale. On voit que dans Actes 6:5 Philippe était associé avec l'église de Jérusalem. En fait, il avait même des responsabilités dans l'église. Il était réellement associé, il était impliqué, c'était un diacre dans l'église locale. Lorsque le Saint-Esprit l'a envoyé pour parler avec l'eunuque éthiopien, je ne le vois pas retourner en courant vers l'église locale pour demander la permission aux diacres, aux anciens ou aux évêques. Il est simplement parti. Il n'a pas cherché l'approbation d'un comité missionnaire pour qu'il se place derrière lui.

Lorsque nous verrons les différents voyages du Seigneur Jésus à travers l'apôtre Paul que l'on appelle communément les voyages missionnaires, une des choses que je vais souligner est le lien entre les voyages et l'église locale. Tous les voyages ont débuté à Antioche et chaque voyage s'est terminé à Antioche. C'est de cette manière que l'on sait quand est-ce que les voyages ont commencé et terminé. A chaque fois Paul a quitté Antioche et est revenu à Antioche.

Dieu a merveilleusement utilisé l'église locale dans la mission. Mais soyez prudent. Cela ne signifie pas que Dieu utilise toujours et uniquement cet instrument. Avez-vous déjà entendu le terme d'organisations para-ecclésiales? C'est une organisation qui n'est pas connecté avec une église locale. Il peut s'agir d'un individu indépendant et d'une église indépendante. Je connais des personnes qui croient et qui prêchent que Dieu ne va jamais bénir une organisation para-ecclésiale et qu'Il n'utilise que les églises locales. Ces personnes disent que si vous êtes impliqués dans un ministère ne dépendant pas d'une église locale vous n'avez pas la bénédiction de Dieu. Voici ce que de nombreuses personnes enseignent.

Il m'est arrivé un jour d'aller en Caroline du Nord pour partager les richesses insondables de Christ, j'y suis allé avec mon fils. Mais une fois arrivés sur place, on m'a dit que je n'étais pas le bienvenu pour parler dans leur église. J'ai demandé: « Comment cela se fait-il? C'est pourtant vous qui m'avez invité. » Ils m'ont répondu qu'ils avaient vu que je n'étais pas assez en lien avec une église locale. Ils m'ont dit que je faisais partie d'une organisation para-ecclésiale et que Dieu ne pouvait pas nous bénir. Nous avons donc tout remis dans la voiture et nous sommes rentrés. Tout cela parce que certaines personnes pensent que Dieu ne peut jamais bénir à moins que cela passe par l'église locale.

Philippe est une illustration du fait que Dieu utilise les deux. Il est clair qu'il était en lien avec une église locale. Voici le premier principe d'un évangéliste modèle. Il est disponible pour l'évangélisation de masse et pour l'évangélisation personnelle, peu importe.



LE VRAI ÉVANGÉLISTE EST POUSSÉ À OBÉIR PROMPTEMENT PAR LE SAINT-ESPRIT

Le deuxième principe illustré par Philippe est qu'un vrai évangéliste est poussé à obéir au Saint-Esprit. Laissez-moi vous donner trois illustrations de cela à partir du récit. Voici comment Philippe était prompt à obéir au Saint-Esprit.

La première illustration de l'obéissance prompte de Philippe se trouve en Actes 8:29-30 qui dit: « L'Esprit dit à Philippe: Avance, et approche-toi de ce char. Philippe accourut, et entendit l'Éthiopien qui lisait le prophète Ésaïe. Il lui dit: Comprends-tu ce que tu lis? » Dieu dit à Philippe d'avancer et Philippe accourt. Il semblerait qu'il n'y ait qu'un seul char mais il devait probablement y en avoir plusieurs. Cela devait être une caravane. Cet eunuque était quelqu'un de très important. C'était le trésorier de la reine d'Éthiopie. Une des raisons pour lesquelles il a couru est bien entendu parce que la caravane était en route et il a dû la rattraper. Mais la raison principale pour laquelle il a couru se trouve au verset 8:29 lorsque le Seigneur lui a dit: « approche-toi de ce char. » Il y avait d'autres chars dans la caravane. Il a été dirigé vers le bon char. Il a couru parce qu'il désirait obéir au Seigneur.

Au niveau terrestre n'est-ce pas indigne et humiliant pour un diacre, un responsable de l'église de devoir courir au milieu d'une caravane? Je ne sais pas ce qui vient à votre esprit lorsque vous lisez quelque chose comme cela, mais j'ai connu de nombreux diacres, pasteurs, évêques et anciens dans ma vie, et au niveau terrestre il me semble indigne de les imaginer courir, poursuivre une caravane ou une voiture avec une Bible dans la main en essayant de partager la vérité.

Pourtant nous voyons que Philipe fait cela parce que son coeur le poussait à courir pour obéir au Seigneur. Lorsque Dieu lui a dit « avance », il a couru. Et lorsque Dieu me dit « avance », j'ai également envie de courir.

Quelqu'un dira peut-être: « de quelle façon est-ce que Philippe a été guidé vers ce chariot en particulier? » Il est intéressant de voir comment Dieu a développé cela plus tard dans le Nouveau Testament. Nous en avons une image ici. Philippe avait une voix dans son coeur par laquelle il a été guidé. Le Saint-Esprit lui a parlé dans son coeur. Il avait également une voix dans la Bible par laquelle il a été guidé. L'eunuque lisait dans le chapitre d'Ésaïe 53. Il avait également des circonstances par lesquelles il a été guidé.

Je ne sais pas si vous êtes familier avec Frederick Brotherton Meyer. Il fait partie des personnes que je peux recommander pleinement. Il raconte l'histoire où un jour il était sur le pont d'un bateau entrant dans un port en Grande Bretagne. Il était un peu anxieux parce qu'il savait qu'il y avait des endroits avec des rochers dans ce port. Il a demandé au capitaine comment il pouvait savoir qu'ils allaient arriver sains et saufs. Il voulait savoir comment le capitaine pouvait trouver le canal où passer lors de cette nuit noire. Le capitaine a pointé son doigt vers la côte en direction de trois lumières et a dit:« regardez comment je vais manoeuvrer le bateau. Lorsque les trois lumières devant nous ne feront plus qu'une, alors c'est que nous serons alignés avec le canal et nous ne risquerons plus rien. »

A partir de cette anecdote F. B. Meyer explique de quelle façon Dieu nous guide jusqu'au port. Il y a trois lumières qui sont Sa voix dans la parole de Dieu, Sa voix dans mon coeur et la voix des circonstances. Lorsque ces trois lumières sont alignées, lorsque ces trois lumières deviennent une, F.B. Meyer sait qu'il est au centre de la parfaire volonté de Dieu et qu'il peut entrer sain et sauf dans le port.

Nous trouvons cela illustré ici dans le récit de Philippe. Philippe a couru pour faire la volonté de Dieu. Il a utilisé la voix qui était dans son coeur, celle qui était dans la parole de Dieu ainsi que la voix dans les circonstances.

J'aimerais également être comme cela. Je sais que le secret pour être guidé est le guide. Et je sais que si je garde mes yeux sur le Seigneur je ne vais pas rater le chemin. Il est facile de suivre le chemin des yeux et de rater le Seigneur. Nous devons garder nos yeux sur le Seigneur. Mais j'ai besoin de toutes les preuves pour être guidé. J'ai besoin de certitude. J'aimerais donc que Dieu oeuvre dans mon coeur comme il a oeuvré dans le coeur de Philippe. Lorsque le Seigneur dit: « Va », j'aimerais courir. J'aimerais avoir un coeur qui est poussé à obéir. Voilà une illustration du genre d'évangéliste que Dieu nous appelle à être.

Une deuxième illustration de l'obéissance prompte de Philippe aux appels de Dieu est qu'après avoir rejoint l'eunuque, Philippe s'occupe de lui à la suite de ce que Dieu a déjà commencé à faire dans sa vie.

Lorsque l'on en vient à partager l'évangile, certains chrétiens peuvent devenir très mécaniques. Lorsque j'étais à l'école biblique on nous a enseigné des méthodes pour présenter l'évangile, ce que l'on appelait: « comment faire entrer les gens dans le filet. » Nous avions des cours pour gagner des âmes. On nous a enseigné des plans du salut, comme les quatre principes spirituels ou la route romaine. Ils nous ont donné tous ces plans du salut. Tout était si mécanique!

Au début de ma vie chrétienne j'étais si heureux de ce que le Seigneur soit entré dans mon coeur! Je désirais que tout le monde le sache mais je ne faisais que repousser les gens. Vous n'auriez pas aimé me connaître à cette époque. J'essayais de faire ingurgiter l'évangile à tout le monde. Chaque fois que je rencontrais quelqu'un, je me sentais responsable de le faire sortir du dangereux chemin qu'il ou elle suivait. Cela a été une terrible période.

Philippe n'a pas présenté un plan du salut à l'eunuque éthiopien. Il lui a présenté son meilleur ami. Il lui présenté une personne. Il lui a prêché Jésus. Il s'occupe de lui à la suite de ce que Dieu a déjà commencé à faire avec lui. Il était déjà en train de lire les Écritures. Il était déjà en train de lire Ésaïe 53. En Actes 8:31 il invite Philippe à monter dans le char. Philippe n'a pas essayé de monter de force. Il a attendu l'invitation. Puis en Actes 8:35 il lui a simplement présenté un Sauveur complet.

Je pense qu'il arrive parfois que nous soyons si décidés à obéir au Seigneur que nous pensons que cela est notre travail et notre responsabilité de partager l'évangile avec tout le monde. Soyez vous-même et attendez que Dieu ouvre une porte. Soyez sensible à la façon dont Dieu s'est déjà occupé de cet individu. Ensuite suivez le même cheminement que Dieu a pris avec lui. Soyez prêt à répondre à tous ceux qui vous posent des questions.

Personnellement je suis très prudent avant que je n'initie les choses. Laissez-le prendre l'initiative. Dieu va vous guider vers les personnes qui ont faim. Philippe est simplement une grande illustration de cela. Laissez le Seigneur s'occuper d'eux, ne vous occupez pas d'eux. Si vous essayez d'agir là où Dieu n'est pas en train d'agir vous allez vous retrouver à agir à l'opposé de ce que Dieu fait. Vous risquez d'agir à l'encontre de ce que vous cherchez à faire, vous risquez de pousser les gens loin du Seigneur avec votre grand zèle. Nous avons besoin de réellement faire confiance au Seigneur pour cela.

Philippe a obéi au Saint-Esprit. Il a couru très vite pour obéir à Dieu. Il a répondu à la façon dont Dieu s'occupait déjà de l'eunuque. Il n'était pas mécanique dans son approche en lui donnant une philosophie ou quelque chose comme cela. Il lui a présenté une personne.

La troisième illustration de l'obéissance prompte de Philippe est qu'il a continué de jeter le filet même après avoir attrapé un mauvais poisson. Laissez-moi d'abord vous expliquer ce que je veux dire par cela. En Matthieu 13 Jésus donne des paraboles sur le royaume. Matthieu 13:47-48 dit: « Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce. Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent; et, après s'être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais. » Dans cette parabole Jésus enseigne que lorsque vous lancez le filet du royaume lors d'une évangélisation, il y aura des mauvais poissons et des bons poissons qui viendront dans le filet.

Je vous rends attentifs à cela parce que dans Actes 8:9-11, on apprend que Philippe a attrapé un mauvais poisson. Ce poisson était Simon le Magicien. Il a utilisé des sorts et de la divination pour tromper les gens de Samarie. En Actes 8:9 nous lisons qu'il se donnait pour un personnage important. Certaines personnes disent que cela signifie qu'il proclamait être le Messie. Je ne sais pas si cela est vrai ou non, mais je sais qu'il y a de nombreuses choses que nous apprenons au sujet de son coeur. Actes 8:9 dit: « Il y avait auparavant dans la ville un homme nommé Simon, qui, se donnant pour un personnage important, exerçait la magie et provoquait l'étonnement du peuple de la Samarie. Tous, depuis le plus petit jusqu'au plus grand, l'écoutaient attentivement, et disaient: Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s'appelle la grande. Ils l'écoutaient attentivement, parce qu'il les avait longtemps étonnés par ses actes de magie. »

Simon a fait une profession de foi et après qu'il a cru et qu'il fut baptisé voici comment Pierre décrit son coeur. Actes 8:19-23 dit: « Accordez-moi aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j'imposerai les mains reçoive le Saint-Esprit. Mais Pierre lui dit: Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s'acquérait à prix d'argent! Il n'y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton coeur n'est pas droit devant Dieu. Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée de ton coeur te soit pardonnée, s'il est possible; car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l'iniquité. »

Comme ces paroles sont fortes! Pierre dit: « Pour toi ni part ni lot dans cette affaire, ton coeur n'est pas droit devant Dieu, repens-toi donc de ta méchanceté. » « Un fiel amer, les liens de l'iniquité »: voici de quelle façon Pierre décrit son coeur.

Personnellement alors que j'ai jeté le filet de l'évangile, j'ai également attrapé de très mauvais poissons. Il se peut que certaines personnes se sentent découragées à cause de cela et se disent qu'elles ne vont plus jeter le filet. Mais n'est-il pas merveilleux que Philippe ait continué de jeter le filet de l'évangile même après avoir attrapé de mauvais poissons?

Louez Dieu de ce qu'il a continué parce qu'après avoir attrapé ce mauvais poisson, Dieu l'a laissé attraper un bon poisson. C'est l'eunuque éthiopien. Loué soit Dieu parce qu'il n'a pas été découragé! Il a obéi au Seigneur avec empressement, il a même couru pour obéir au Seigneur. Il faisait attention à suivre le chemin que Dieu avait pris alors qu'il obéissait au Seigneur. Et finalement il n'a pas agi de façon mécanique, mais il a simplement continuellement fait confiance au Seigneur et même s'il a fait une mauvaise expérience, Dieu l'a laissé faire une bonne.



LE VRAI ÉVANGÉLISTE EST PRÊT À ÊTRE MIS DE CÔTÉ

Le troisième principe illustré par Philippe est qu'un vrai évangéliste est prêt à se mettre de côté et à laisser Dieu utiliser quelqu'un d'autre. Il est prêt à ne pas être utilisé par Dieu autant qu'il lui aimerait l'être. Après le ministère de Philippe en Samarie, et après l'impact qu'il a eu sur le continent africain à travers l'eunuque éthiopien, la Bible dit qu'il passa par Azot dans le territoire philistin. Actes 8:40 dit: « Philippe se trouva dans Azot, d'où il alla jusqu'à Césarée, en évangélisant toutes les villes par lesquelles il passait. » Après la persécution nous pouvons voir qu'il est allé en Samarie, puis il est descendu au Sud pour rencontrer l'eunuque éthiopien dans le désert, puis il est arrivé à Césarée sur la côte de la méditerranée. En suivant cette côté jusqu'à Césarée il a prêché dans toutes les villes dans lesquelles il est passé.

Lorsqu'il est arrivé à Césarée, il s'est installé. Combien de temps est-il resté à Césarée? Vingt ans plus tard en Actes 21, Philippe se trouve encore à Césarée. Malgré qu'il soit un évangéliste, il s'est installé. Il a élevé sa famille là-bas sur la côte.

Je vous rends attentif à cela parce que dans nos études futures nous allons lire au sujet de Cornélius. Actes 10:1 dit: « Il y avait à Césarée un homme nommé Corneille. » Corneille habite à Césarée et Philippe vient de s'installer à Césarée. Je parle bien sûr comme un fou, mais ne penseriez-vous pas que Dieu pourrait dire quelque chose comme cela: « Nous avons un évangéliste à Césarée et nous avons également un pécheur qui a faim de la vérité et qui recherche le Seigneur. Faisons en sorte qu'ils puissent se rencontrer. »

Mais voici ce que nous lisons à la place en Actes 10:3-6: « Vers la neuvième heure du jour, il vit clairement dans une vision un ange de Dieu qui entra chez lui, et qui lui dit: Corneille! Les regards fixés sur lui, et saisi d'effroi, il répondit: Qu'est-ce, Seigneur? Et l'ange lui dit: Tes prières et tes aumônes sont montées devant Dieu, et il s'en est souvenu. Envoie maintenant des hommes à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre; il est logé chez un certain Simon, corroyeur, dont la maison est près de la mer. »

Dieu va à Joppé à soixante kilomètres de Césarée pour chercher Pierre. A cette époque vous ne pouviez pas simplement aller dans votre voiture et rouler soixante kilomètres, nous parlons d'une distance qu'il faut parcourir à pieds. Dieu va donc jusqu'à Joppé chercher Pierre pour lui dire qu'il a besoin de lui parce qu'il se trouve à Césarée un pécheur qui a faim, pour lui apporter des paroles par lesquelles il puisse être sauvé.

Mais pourquoi est-ce que Dieu ne se sert pas de Philippe? C'est son voisin! Il est déjà sur place. Pourquoi est-ce que Dieu a besoin de descendre jusqu'à Joppé pour faire monter Pierre?

Vous voyez ce n'est pas la première fois que Philippe s'est mis de côté devant Pierre. Philippe ne fait pas cela parce que Pierre est quelqu'un d'important. Il fait cela parce que pour lui, celui que Dieu utilise n'est pas le point important. Dans son coeur Philippe se dit: « Dieu peut m'utiliser moi ou quelqu'un d'autre, peu importe. Je mets simplement ma confiance dans le Seigneur, et cela n'est pas important pour moi. »

Après que Philippe a vécu un réveil en Samarie, Pierre est ensuite intervenu. Est-ce que vous pensez que Philippe en a été jaloux en disant: « Voici venir les gens importants de Jérusalem. Dieu va maintenant utiliser les gros calibres? » Non, il s'est simplement mis de côté. Et après que Philippe a baptisé Simon le magicien, c'est Pierre qui est venu pour être un instrument dans la vie de Simon. Philippe s'est simplement mis de côté.

Nous avons maintenant un pécheur affamé, qui est à quelques rues de lui et Dieu envoie quelqu'un chercher Pierre qui se trouve à soixante kilomètres. Êtes-vous prêt à laisser Dieu utiliser quelqu'un d'autre? Dieu n'a pas besoin de vous ou de moi. Philippe était humble. Il n'était pas indispensable à l'oeuvre de Dieu et il était prêt à se mettre de côté et en retrait.

Revoyons ces trois principes. Le vrai évangéliste est disponible pour l'évangélisation de masse et individuelle, peu importe, il est juste disponible pour le Seigneur. Le vrai évangéliste est prompt à obéir au Saint-Esprit. Il court mais pas pour présenter un plan du salut de façon mécanique car il est sensible pour voir où Dieu travaille et comment Il travaille. Il ne se décourage pas même lorsqu'il attrape les mauvais poissons. Le vrai évangéliste est prêt à se mettre de côté et laisser Dieu utiliser quelqu'un d'autre pour faire Son oeuvre. Nous n'avons pas tout le temps besoin d'être celui que Dieu utilise. Nous ne devons pas être fier mais humble.



LE VRAI ÉVANGÉLISTE EST HOSPITALIER ENVERS TOUS CEUX QUI SONT DANS LE SERVICE POUR LE SEIGNEUR

Nous trouvons le quatrième principe en Actes 21:8-9 qui dit: « Nous partîmes le lendemain, et nous arrivâmes à Césarée. Étant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste, qui était l'un des sept, nous logeâmes chez lui. Il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. » J'ai déjà dit que ce passage prend place vingt années plus tard.

Le quatrième principe illustré par Philippe est qu'un vrai évangéliste n'a pas uniquement un coeur pour les perdus, mais il a un coeur pour ceux qui ont un coeur pour les perdus. En d'autres termes il s'agit du principe de l'hospitalité.

Il est intéressant pour moi de voir que Philippe et Paul sont dans la même maison. Lorsque nous avons pour la première fois rencontré Philippe il était pourchassé par Saul. C'est aussi la raison pour laquelle il est arrivé jusqu'à Césarée. Il était sur le point d'être tué et maintenant il reçoit Paul. Le fait que tous les deux rompent le pain ensemble est une merveilleuse image de la grâce du Seigneur.

Un vrai évangéliste a un coeur hospitalier envers tous ceux qui sont dans le service pour le Seigneur. C'est un point important d'un vrai évangéliste. D'après le récit ce n'est pas uniquement Philippe qui était établi dans le Seigneur mais également toute sa famille. Tout le monde savait qu'il était un chrétien. Il avait quatre filles qui étaient toutes prophétesses. Sa porte était ouverte pour recevoir les missionnaires de Dieu et les instruments de Dieu pour la rédemption. Il avait une famille chrétienne et un témoignage chrétien. Personne n'avait besoin de demander ce qu'il en était de cette famille. Ils étaient centrés sur le Seigneur.

Voilà pour ce qui est de l'évangéliste modèle. Avant que je ne quitte le récit qui concerne Philippe, j'aimerais encore voir quelque chose avec vous dans le chapitre 8 au sujet de ce mauvais poisson. Philippe l'appelle Simon le magicien.

Je ne vais pas développer ces vérités, je vais simplement les présenter. Une des choses que nous voyons également dans ces chapitres des Actes est ce que j'appelle les ennemis de la mission. Tout le livre des Actes est un livre missionnaire. Dès le début j'ai essayé de vous rendre attentifs aux ennemis de la mission comme Ananias et Saphira. Dans leur cas c'est un manque de soumission qui est un ennemi de la mission. J'ai essayé de vous rendre attentifs à cela.

J'aimerais vous donner trois avertissements aux sujets de ce mauvais poisson qu'est Simon le magicien. Dieu ne nous raconte pas uniquement une histoire, Il est en train d'écrire une Bible et l'église doit être sur ses gardes au sujet des ennemis de la Mission.

Le premier avertissement que nous pouvons tirer du récit concernant Simon est un avertissement contre l'imitation. Il y a clairement une différence entre les signes que Simon a accomplis et les signes que Philippe a accomplis. Je ne pense pas que cela fasse une différence si vous pouvez prouver que Simon agissait par le pouvoir de Satan ou s'il faisait simplement des tours de passe-passe pour tromper les gens. Je ne pense pas que cela soit le point important.

Le point important est que les signes qu'il a accomplis ressemblaient d'une façon ou d'une autre à ce que Philippe a accompli, mais c'était en fait des imitations. Même dans l'Ancien Testament lorsque quelque chose de nouveau commence, vous verrez des imitations, des contrefaçons et des tromperies.

Vous vous rappelez peut-être lorsque Moïse a été utilisé par Dieu pour délivrer Son peuple. La Bible dit que lors du premier miracle qu'il a fait, il y avait des magiciens qui ont essayé de copier ses miracles jusqu'à ce qu'ils voient le doigt de Dieu, c'est-à-dire l'Esprit de Dieu. Dieu ne nous dit pas le genre de signes que Simon a accompli mais Il nous parle des signes que Philippe a accomplis. Actes 8:7 dit: « Car des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris. »

Selon le récit, les activités de Simon provoquaient l'étonnement du peuple mais cela n'aidait personne. Simon a attiré les gens à lui, mais Philippe a poussé les gens vers le Seigneur. Les signes du Saint-Esprit ont pour objectif de délivrer les gens de Satan et les aider à marcher devant Dieu et devant les hommes. Partout où Dieu agit réellement vous pouvez vous attendre à des contrefaçons, des tromperies et des imitations. Il y aura des gens qui substitueront ce qui est naturel par ce qui est surnaturel.

En Actes 8:20 nous lisons: « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s'acquérait à prix d'argent! » Nous, nous lisons cela à la légère, mais c'est une phrase lourde de sens. Est-ce que vous réalisez ce que Pierre est en train de dire? Ce mot « périr » est utilisé dans son sens le plus profond. Il est en train de déclarer que cet homme va probablement finir en enfer s'il ne se repent pas. Pierre lui dit qu'il finira là-bas et que son argent ira avec lui. C'est une phrase très puissante.

Simon n'essaie pas uniquement de substituer le naturel pour le surnaturel, mais ici il essaie de mettre un prix sur un don. Plus tard Dieu va développer cela dans le livre des Galates et dans d'autres endroits car nous avons ici affaire au sujet des oeuvres et de la grâce. La grâce est gratuite vous ne pouvez pas mettre un prix sur ce que Dieu nous donne. Voilà pour ce qui est du premier avertissement, c'est l'avertissement contre l'imitation.

Le deuxième avertissement que nous pouvons tirer du récit concernant Simon est un avertissement contre l'amour de la puissance. En Actes 8:18-19 nous lisons: « Lorsque Simon vit que le Saint-Esprit était donné par l'imposition des mains des apôtres, il leur offrit de l'argent, en disant: « Accordez-moi aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j'imposerai les mains reçoive le Saint-Esprit. »

Personnellement je pense qu'il aurait plutôt dû dire: « Je vais vous donner de l'argent pour que vous me donniez le Saint-Esprit. » Il n'avait pas le Saint-Esprit il désirait simplement avoir la puissance pour le donner à quelqu'un d'autre. Cet homme Simon est à l'origine d'un nouveau mot dans notre vocabulaire. Est-ce que vous avez déjà entendu parler de Simonie? Cela signifie « le trafic des choses spirituelles ou des privilèges ecclésiastiques. »

Il fut un temps dans ma vie où je pensais que c'était un bon signe si un chrétien demandait plus de puissance dans sa vie. Mais maintenant je me demande ce qu'il pourrait faire avec toute cette puissance. Ce n'est pas un bon signe que de désirer la puissance. Ce désir pour la puissance est un désir qui nécessite d'être crucifié. Je ne pense pas que nous ayons besoin de plus de puissance. Nous avons besoin de plus du Seigneur. Si vous avez le Seigneur vous aurez toute la puissance dont vous avez besoin.

Il y a certaines personnes qui en allant dans les écoles bibliques se rendent coupable du péché de Simonie. Je veux dire par là qu'elles paient un prix parce qu'elles pensent qu'elles peuvent ensuite acheter les dons de Dieu. Elles pensent qu'elles seront davantage qualifiées parce qu'elles ont payé le prix et qu'elles peuvent maintenant être utilisées par le Seigneur. Nous devons être prudents envers cette recherche après la puissance.

Le troisième avertissement que nous pouvons tirer du récit concernant Simon est un avertissement contre manifester des remords plutôt que de manifester de la repentance. C'est un grand ennemi de l'église. Simon a été repris par le Seigneur à travers Pierre. Pierre lui a demandé de se repentir et de prier. Mais voici de quelle manière Simon a répondu en Actes 8:24: « Priez vous-mêmes le Seigneur pour moi, afin qu'il ne m'arrive rien de ce que vous avez dit. » Il n'est pas faux de demander aux autres de prier pour vous. Je demande tout le temps aux autres personnes de prier pour moi, je crois que Dieu utilise cela d'une manière puissante. J'aime lorsque j'ai l'assurance que quelqu'un prie pour moi.

Actes 22