1 CORINTHIENS #7 - LES DIFFERENDS PERSONNELS

(1 Corinthiens 5-6)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre septième leçon sur cette merveilleuse épître de 1 Corinthiens.



RÉSUMÉ

Le message de 1 Corinthiens souligne l'importance de la Seigneurie de Jésus-Christ dans la vie du croyant. Dieu nous montre, dans ce livre, que les grands problèmes de la vie sont, pour la plupart, des problèmes liés à notre coeur. Et lorsque ces problèmes, liés à notre coeur, sont solutionnés, nous avons fait un grand pas pour le règlement de tous les problèmes. En fait, nous n'aurons pas vraiment de solution à nos problèmes « mineurs » si nous n'apportons pas la vraie solution, à savoir: la Seigneurie de Jésus-Christ.

Ce livre de 1 Corinthiens, sans doute devrais-je plutôt dire: le Saint-Esprit, est Maître dans l'art de nous conduire à la « racine », pour nous amener à la fondation. Toujours à nouveau, dans 1 Corinthiens, Il nous presse vers la Seigneurie de Jésus-Christ. L'union avec Christ en tant que Seigneur est l'unique solution à tous les problèmes, qu'ils soient individuels ou corporatifs. Nous l'avons vu, ce message énumère huit problèmes essentiels auxquels a dû faire face l'église de Corinthe.

• Chapitres 1-4: Le problème des divisions.
• Chapitre 5: Le problème de la pureté personnelle.
• Chapitre 6: Le problème des différends personnels.
• Chapitre 7: Le problème des relations et du mariage.
• Chapitres 8-10: Le problème des pratiques discutables.
• Chapitre 11: Le problème des images et des symboles. Ils regardaient aux images plutôt qu'à la réalité.
• Chapitres 12-14: Le problème de l'abus des dons spirituels.
• Chapitre 15: Le problème des fausses doctrines.



DIEU PREND POUR EXEMPLE LES PROBLÈMES DE CORINTHE POUR MONTRER QU'IL PEUT RÉGLER TOUS LES PROBLÈMES

Enfin, le chapitre 16 est la glorieuse conclusion du livre de 1 Corinthiens. Je vous rappelle que les problèmes auxquels l'église de Corinthe faisait face, étaient des problèmes représentatifs. C'était des problèmes extrêmes. Ils nous ont été donnés sous une forme aggravée. Le principe est donc le suivant: si Dieu peut régler les problèmes les plus graves, Il peut également régler tous les autres problèmes plus petits. Cela n'est pas très profond. Si je peux soulever 100 kilogrammes, je suis certain de pouvoir soulever 80, 60 ou 40 kilogrammes, parce que le plus petit est contenu dans le plus grand.

Il en fut de même lorsque Dieu demanda à Abraham de Lui offrir Isaac. Quand Abraham est parvenu à cet acte d'obéissance au point de sacrifier son fils, Isaac, il n'a plus eu aucun problème avec le Seigneur pour lui abandonner tout. Si vous abandonnez au Seigneur la chose à laquelle vous êtes le plus attaché, vous pourrez ensuite Lui donner tout. Si vous n'avez pas de problème pour donner 1 000 euros, vous n'aurez aucun problème si Dieu vous en demande 5. Ainsi le plus petit est inclus dans le plus grand.

Avant d'examiner le troisième problème, celui des différends entre personnes, j'aimerais encore vous dire quelques mots à propos de l'impureté personnelle. Rappelons-nous que le grand sujet traité par le Saint-Esprit dans le chapitre 5 n'est pas l'inceste. Il peut sembler, à première vue qu'il en soit ainsi. En fait, ce n'est qu'une illustration et non le vrai problème. Ce n'est qu'un cas particulier. Si vous examinez les choses d'un peu plus près, vous constaterez, dans le chapitre 5, que le vrai problème n'était pas l'inceste, mais l'attitude de leur coeur envers le péché d'inceste. Autrement dit, ils se montraient tolérants. Ils fermaient les yeux sur cette situation. Ils ont toléré la chose. Dieu s'occupe donc ici du problème de l'attitude de leur coeur et non, en priorité, de ce péché de la chair. Dieu s'occupe en fait, de notre attitude envers toute immoralité. Dans cette situation à Corinthe, les chrétiens avaient refusé de s'occuper du cas de ce frère impliqué dans ce terrible péché, au nom de l'amour qu'ils lui portaient. Ils ont accepté qu'il reste au milieu d'eux. Dans notre précédente leçon, nous avons vu comment le Saint-Esprit réagit pour lutter contre l'impureté.

Voilà les points importants que j'aimerais voir avec vous, dans cette leçon. Entre autre, souligner l'illustration de Dieu dans les versets 5:6-8. Nous verrons de quelle manière Dieu révèle Christ pour régler les problèmes d'impureté. Puis j'aimerais que nous voyions le problème des différends entre personnes. Les versets 5:6-8 disent: « C'est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité. »

Le Saint-Esprit nous donne une double illustration pour apporter une réponse complète au problème de l'impureté. Il nous donne premièrement l'image du levain, puis l'image de la Pâque et la fête qui y était associée. J'aimerais essayer de bien faire ressortir Son point. Pourquoi le Saint-Esprit illustre-t-Il cela, et pourquoi ce point intervient-Il à cet endroit? Pourquoi nous parle-t-Il de levain? Pourquoi nous parle-t-Il de la Pâque? Et pourquoi est-ce une grande réponse au problème auquel ils avaient à faire face?



BIEN IDENTIFIER QUEL ASPECT UNE IMAGE EST CENSÉE ILLUSTRER

Commençons avec l'illustration du levain. Je pars du principe que nous savons tous ce qu'est le levain. A travers toute la Bible, Dieu utilise l'image du levain car il a la capacité à s'assimiler à la pâte, et la faire lever; il transforme la pâte. Lorsque nous trouvons une telle image dans la Bible, nous devons nous demander, non seulement ce qu'est l'image, mais quel aspect de l'image souligne ici le Saint-Esprit. Par exemple, quand la Bible utilise le mot neige en tant qu'image, quel aspect met-elle en avant? Dieu parle-t-Il de la température de la neige? Car la neige est froide. Parle-t-Il de la couleur de la neige? Car la neige est blanche. Comme nous le voyons, on ne peut pas simplement dire: l'image, c'est la neige. Il nous faut dire quel aspect de la neige est mis en avant. Psaume 51:7 dit: « Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. »

Nous pouvons nous poser la même question au sujet du sel, lorsque Jésus dit que nous sommes le sel de la terre. Parle-t-Il de la couleur? Parle-t-Il du goût? Parle-t-Il des fonctions du sel et de ses capacités à préserver de la corruption? Il n'est pas suffisant de connaître l'image. Vous devez également connaître quel aspect de l'image est utilisé. Lorsque l'image est le soleil, est-ce que Dieu parle de la lumière? Parle-t-Il de la vie? Parle-t-Il de la chaleur? Nous devons reconnaître quel aspect de l'image est utilisé, si nous voulons apprécier le point mis en avant par le Saint-Esprit.

Par conséquent, ici, nous devons non seulement voir que le Seigneur utilise le levain, mais également quel aspect du levain Il veut mettre en évidence. Parfois, Dieu utilise un mot comme illustration et ailleurs dans la Bible, Il souligne un de ses aspects, mais c'est un aspect différent qu'Il met en évidence dans un autre endroit de la Bible. Prenons par exemple, l'image du rocher. En certains endroits de la Bible, vous verrez que le roc est l'image d'un abri. Ailleurs, vous verrez que le roc fait allusion à la dureté du coeur. Encore ailleurs, nous voyons que le roc est l'image d'une solide fondation. Puis, encore, il sera une image du jugement. Nous devons donc comprendre de quoi il est parlé. La même chose est vraie d'un arbre. Si vous parcourez la Bible, vous verrez que parfois, Dieu parlant de sa localisation, l'arbre est montré planté près d'un courant d'eau. Parfois, Il s'agit de l'âge d'un arbre. Parfois de sa hauteur. Parfois, Il est question du bois dont l'arbre est constitué. Le même principe est vrai du levain.

L'utilisation la plus commune du mot levain, dans les Ecritures, donne l'idée d'un élément corrupteur. Il fermente. C'est ce qui arrive quand vous mettez du levain dans la pâte, elle lève. Par conséquent, nombreux sont ceux qui disent que lorsque vous trouvez le levain dans la Bible, c'est mauvais. Ils associent le levain au péché, à la corruption; c'est le symbole de la fermentation. Mais en fait, le Saint-Esprit ici ne parle pas de cela. Il ne parle pas ici de l'habileté qu'a le levain à corrompre. Il est vrai que le levain a cette propriété, mais ce n'est pas là ce dont le Saint-Esprit parle ici.

Ici le Saint-Esprit nous rend attentifs au fait qu'un peu de levain se répand partout et s'assimile facilement. Voilà ce dont Il parle ici. Peut-être que vous me direz: « Le levain est toujours mauvais. » Non, ce n'est pas le cas. Par exemple, Jésus a dit que le royaume des cieux est comme du levain, l'Evangile est comme le levain, non parce qu'il apporte la corruption, mais parce qu'il se répand.

Certains disent que dans le chapitre 5, le levain se répand également. Le verset 5:7 dit: « Faites disparaître le vieux levain. » Qu'est-ce que le levain ici? Le verset 5:13 dit: « Otez le méchant du milieu de vous. » Ces personnes en concluent donc que le levain c'est cet homme qui a commis l'inceste. Ils disent: « L'église est une pâte et il y a en elle du vieux levain. Otez-le et la pâte sera de nouveau saine. Mais il faut se débarrasser de ce levain, de ce pécheur, de cet inceste. »

Pourtant, dans le contexte, l'homme qui a commis l'inceste n'est pas le levain. Ce n'est pas de cela dont il est question ici. Ce n'est pas cet homme qui est le levain, en fait le levain n'est même pas le péché. Et je suis très reconnaissant que cela ne soit pas le cas, je suis reconnaissant que le levain ne soit ni l'inceste ni l'impureté. Avez-vous déjà essayé d'abandonner un péché? Si le levain était le péché, vous ne seriez pas capables de l'ôter. Vous ne pouvez pas arrêter d'être fiers. Vous ne pouvez pas tout d'un coup arrêter de ressentir de l'amertume ou d'être méchant contre quelqu'un. Vous ne pouvez pas contrôler vos péchés. Vous ne pouvez pas purger le levain. Le problème ici n'est pas l'inceste, ce n'est pas non plus cet homme qui a péché et ce n'est pas le péché.

Rappelez-vous que lors de notre dernière leçon, nous avons souligné que le problème de ce chapitre était l'attitude des chrétiens envers le péché. D'après le contexte, le levain est l'esprit qui était dans leur coeur et qui tolérait le péché. Dieu met ici en avant un problème lié au coeur. Le problème, c'était leur attitude envers le péché. Vous ne pouvez pas purger le levain. Mais dans votre coeur, vous pouvez avoir le désir de ne plus l'avoir en vous. C'est donc leur attitude envers le péché qui est devenue le levain.



ICI LE LEVAIN EST L'ATTITUDE DU COEUR ENVERS LE PÉCHÉ

Vous pouvez le voir en regardant à l'opposé de ce qu'est le levain. Le verset 5:8 nous parle « des pains sans levain, de la sincérité et de la vérité. » L'expression « sans levain » fait référence à la sincérité et à la vérité. Ce que Paul dit en fait, c'est qu'il désire que leur coeur soit vrai et sincère. Il dit: « Lorsque toutes ces choses sont dans votre vie, ce qui ne devrait pas être, il vous faut avoir un coeur sans levain, un coeur vrai et sincère »

Le mot pour « sincère » qui est utilisé dans le grec est très fort. Cela signifie « jugé au soleil et trouvé juste. » Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette expérience. Vous partez avec votre voiture; tandis que vous roulez, vous pensez que votre pare-brise est propre. Mais tout d'un coup vous roulez face au soleil, et là, vous vous rendez compte qu'il n'est pas si propre. En fait, parfois votre pare-brise est tellement sale que vous devez vous arrêter pour le nettoyer, vous ne pouvez plus continuer. C'est ce mot qui est utilisé ici pour « sincérité », c'est jugé au soleil, à la lumière de Dieu et trouvé juste. « Toute la pâte » sera corrompue si notre attitude envers le péché n'est pas correcte, n'est pas juste à la lumière du soleil.

Personnellement, j'ai connu cet esclavage, et j'ai rencontré des chrétiens qui en ont été esclaves. Je pense que chacun d'entre nous, nous avons connu cela, au moins une fois dans notre vie. Chacun d'entre nous, nous avons un jour ou l'autre pensé que le péché était le levain, et nous avons essayé de nous débarrasser du péché. Nous avons essayé d'arrêter de fumer, de boire, de jurer, de nous mettre en colère, d'être impatients ou d'être égoïstes. Mais vous ne pouvez pas abandonner ces choses. Il n'y a aucune possibilité. Si le levain est le péché, alors nous sommes en plein dans le salut par les oeuvres. Mais ici le levain n'est pas le péché, c'est votre attitude envers le péché.

Des milliers de chrétiens essaient de se débarrasser du péché. Mais si votre attitude est celle de quelqu'un qui est sincère et vrai et que vous dites: « Seigneur c'est Toi qui dois t'occuper du péché, mais moi je veux être vrai, je désire ne pas tolérer le péché », alors Dieu s'occupera du péché. Et ensuite, tout est grâce. Par conséquent, ici, le levain est l'attitude du coeur envers le péché.

Dieu dit que si l'attitude de notre coeur est sincère et vraie, c'est-à-dire sans levain, si l'attitude de notre coeur est: « Seigneur occupe-Toi de cela, je ne veux plus le tolérer dans ma vie », alors Dieu dit que nous serons une nouvelle pâte. Qu'est-ce que cela signifie? Regardez le verset 5:7: « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. »

Dans ma Bible, j'ai souligné ces mots: « afin que vous soyez » et « puisque vous êtes » pour bien mettre en avant le point important ici. Prenez l'illustration du levain. Lorsque vous mettez du levain dans la pâte et qu'il commence à produire son effet, y a-t-il une possibilité d'enlever à nouveau le levain? Pourtant il est écrit: « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle. » Pouvez-vous réellement enlever le levain une fois que le processus a commencé? Ce n'est pas possible. Pourtant Dieu donne cet exemple comme illustration. Que veut-Il dire? De quoi parle-t-Il?

Laissez-moi encore vous montrer ce qu'est cette nouvelle pâte. Tout est basé sur le fait que vous voyez qu'en Christ, nous sommes sans levain chacun d'entre nous. Voilà ce que Paul dit aux Corinthiens. Il leur dit qu'en réalité ils sont sans levain. En Christ, tous les Corinthiens et tous les chrétiens sont déjà sans levain. Rien ne peut changer ce fait. Peu importe votre péché ou les mauvais sentiments que vous pouvez avoir, rien ne peut changer cela, rien ne peut changer le fait qu'en Christ, vous êtes sans levain. Si vous êtes nés de nouveau, vous êtes sans levain. Voilà de quelle manière Dieu vous voit en Christ.

SE VOIR COMME DIEU NOUS VOIT, DEVENIR CE QUE NOUS SOMMES EN CHRIST

Pourtant lorsque je regarde à ma vie et que vous regardez à votre vie, nous disons: « Allons, moi je vois une tonne de levain. Je me vois comme une vieille pâte pleine de vieux levain. » Ainsi le Saint-Esprit nous montre dans le verset 5:7 comment nous nous voyons et comment Dieu nous voit, et Il nous demande d'être ce que nous sommes. Il aimerait que nous soyons à nos yeux ce que nous sommes aux yeux de Dieu. C'est là, en réalité tout le problème de la vie chrétienne, devenir ce que nous sommes en Christ. Nous sommes déjà sans levain en Christ-Jésus, peu importe ce que nous voyons.

Comment donc pouvons-nous devenir une nouvelle pâte? C'est lorsque nous changeons notre attitude envers le péché. La nouvelle pâte est juste une autre manière de parler d'un nouveau commencement, d'un nouveau départ. Dieu aime donner à son peuple un nouveau départ. Il n'y a rien qui fasse plus plaisir au Seigneur. C'est en fait tout le message du jubilé dans le Nouveau Testament. Le coeur de Dieu est rempli du désir de donner à son peuple un nouveau départ. Si c'était une chose progressive, vous ne pourriez jamais être une nouvelle pâte, parce que vous ne pouvez pas prendre l'ancienne pâte et en enlever le levain. Mais parce que tout est déjà scellé dans les cieux, en Christ, vous êtes une nouvelle pâte, à tout moment, lorsque votre attitude de coeur change, vous pouvez tout recommencer et vous redevenez comme vous êtes déjà en Christ.

Voilà quelle est la prière de Paul ici: c'est que les Corinthiens puissent être tels qu'ils sont en réalité aux yeux de Dieu en Christ, c'est-à-dire sans levain. Par conséquent, je peux faire disparaître le vieux levain, en ayant une attitude de coeur qui ne veut plus tolérer le péché. C'est la volonté de ne pas tolérer le péché dans ma vie. Je ne peux pas l'ôter et je ne peux pas le changer, mais je peux changer mon attitude envers lui. Lorsque je viens devant Dieu je peux Lui dire: « Seigneur, je ne veux pas de cela en moi. » Et à ce moment même, je suis une nouvelle pâte. A cet instant, vous êtes une nouvelle pâte, parce qu'à ce moment même, Dieu commence à faire de vous ce que vous êtes déjà en Christ. Car vous êtes déjà sans levain en Christ.

C'est à ce point que le Saint-Esprit fait référence au verset 5:7, au fait que « Christ, notre Pâque, a été immolé. » Et Il continue en disant: « Célébrons donc la fête. » Si vous étiez un bon juif, lorsque vous entendez parler de la Pâque et de la fête des pains dans levain, vous devriez penser à quelque chose. La révélation centrale de Christ dans ce passage, est que Christ est notre Pâque. Et c'est en lien direct avec la fête des pains sans levain. Comme c'est une si merveilleuse révélation de Christ, c'est-à-dire que Christ est notre Pâque, je pourrais être tenté d'enseigner le livre de l'Exode. Mais nous ne parlons pas de l'Exode, nous parlons de 1 Corinthiens. Par conséquent, je ne vais vous donner que ce qui est nécessaire pour comprendre la révélation de Christ en tant que notre Pâque.

Laissez-moi répondre à deux questions à la lumière de l'arrière-plan que l'on trouve dans l'Exode. Premièrement, quel était le principe fondamental en lien avec la Pâque? Et deuxièmement, de quelle manière est-ce une image de Christ en tant que notre Pâque? Très bien, laissez-moi vous donner le principe de la Pâque, puis l'illustrer pour vous.

Le principe fondamental de la Pâque était de montrer qu'Israël appartenait à Dieu. Vous voyez, Israël avait vécu en Egypte pendant à peu près 400 ans. Ils étaient esclaves. L'Egypte était leur maître et disait: « Israël m'appartient. » Mais Dieu, Lui, disait: « Non, Israël m'appartient ». Tous les événements qui ont eu lieu tournent autour de ce problème, c'est-à-dire à qui appartient Israël. L'Egypte disait: « Israël est à moi. » Et Dieu disait: « Non, Israël est à moi. » L'Egypte disait: « Il m'appartient. » Et Dieu disait: « C'est mon premier-né. Israël est mon fils premier-né. Egypte, laisse aller mon peuple. Laisse aller mon fils premier-né. » Eh bien entendu, vous connaissez l'histoire. L'Egypte n'a pas voulu écouter et c'est pourquoi Dieu a frappé ses premiers-nés. Tout cela parce que l'Egypte n'a pas voulu laisser aller les premiers-nés de Dieu. Dieu a libéré Son peuple avec puissance, ce qui est illustré par les plaies, et par le sang, illustré par l'agneau de la Pâque. Il les a délivrés de l'Egypte par la puissance et le sang pour leur montrer qu'ils étaient à Lui, qu'ils Lui appartenaient.



LE SANG DE L'AGNEAU EST POUR DIEU

Il y a deux images dans la Pâque, deux aspects qui montrent que Christ est notre Pâque. La première est l'agneau immolé et la seconde est l'agneau dont on se nourrit. Ces deux aspects sont en lien avec notre vie chrétienne. Je ne veux pas trop entrer dans les détails, mais j'aimerais que vous puissiez voir un aspect merveilleux en cela. Lors de cette première Pâque, les Juifs ont dû trouver un agneau sans défaut et sans tache. Il devait être un agneau d'un an sans aucun défaut.

L'unique possibilité que Dieu leur avait indiquée pour échapper à la dixième plaie (la mort des premiers-nés) qui allait s'abattre sur l'Egypte, était d'avoir un agneau. Il fallait ensuite que le sang de l'agneau soit versé. Pendant un temps, je pensais que, tandis que l'ange de l'Eternel passait au-dessus des maisons, la mort ne frappait pas dans toutes les maisons mais uniquement dans celles des Egyptiens. Je pensais que tout Israël étant épargné, l'ange de l'Eternel passait seulement au-dessus des maisons du peuple d'Israël.

Mais ce n'est pas cela. Chaque famille a expérimenté la mort. Cela a été vrai des familles d'Egypte et d'Israël. Cela a été soit la mort d'un premier-né ou la mort d'un agneau. Mais il fallait qu'il y ait la mort. Il fallait qu'il y ait la mort dans chaque famille. C'était soit la mort du premier-né ou de son substitut. Il fallait non seulement que le sang soit versé, mais qu'il soit également appliqué. Après avoir tué l'agneau, ils devaient récupérer le sang dans un bassin. Puis ils devaient utiliser une branche d'hysope (symbole de la foi) et recouvrir le linteau et les deux poteaux de l'extérieur de la porte avec le sang. Lorsque la porte était fermée, on pouvait voir le sang depuis l'extérieur.

Cela illustre le fait que ce n'est pas le sang que je vois qui me garde en sécurité, mais que c'est le sang que voit Dieu qui me garde en sécurité. Alors que l'ange de l'Eternel passait, Il pouvait voir le sang et toutes les personnes dans la maison étaient préservées. Peu importe à quel point elles tremblaient, peu importe ce qu'elles ressentaient, cela n'avait aucun impact sur le fait qu'elles étaient en sécurité. Elles étaient en sécurité parce que Dieu voyait le sang, et pour aucune autre raison. Même si elles étaient terrorisées jusqu'à la mort, ou toutes tremblantes, elles étaient tout de même en parfaite sécurité. Bien entendu, s'il n'y avait pas eu de sang sur le linteau ou les poteaux, il y aurait eu la mort à l'intérieur de la maison.

C'est la première partie et la plupart des chrétiens ont vu Christ en tant qu'agneau de la Pâque. La plupart des chrétiens sont arrivés jusque-là. Ils disent: « Oui, il doit y avoir un agneau, oui il doit être immolé, et je dois personnellement appliquer le sang afin d'être sauvé. » Il faut au moins que vous puissiez reconnaître cela pour être sauvés. Par conséquent, tous les chrétiens sont arrivés à ce stade, ils ont vu Christ en tant qu'agneau immolé.



LA CHAIR DE L'AGNEAU EST POUR LES HOMMES

Le problème, avec les Corinthiens, c'est qu'ils n'avaient qu'une partie de la révélation de Christ en tant que leur Pâque. Ils n'avaient pas l'autre moitié. Reprenons notre histoire de la première Pâque rapportée en Exode. Il n'y avait pas uniquement l'agneau immolé qui leur permettait de rester en vie, mais ils devaient également se nourrir de ce même agneau. Des milliers de chrétiens ne sont jamais entrés dans cette seconde phase de la révélation de Christ, en tant que la Pâque. Il n'est pas suffisant que le sang de l'agneau soit appliqué. Nous devons également nous nourrir de l'agneau.

Il est assez instructif de voir la façon dont ils devaient préparer l'agneau, la façon dont ils devaient s'habiller avec leurs reins ceints et leurs chaussures à leurs pieds, et comment ils devaient le manger à la hâte. Tout est très parlant dans ces préparatifs. Mais il y avait un point important: la semaine qui suivait la Pâque était appelée la semaine des pains sans levain. Vous pouvez voir de quelle façon cela s'insère dans le chapitre 5 qui traite du levain. Cette semaine des pains sans levain était si étroitement liée avec la Pâque, qu'elle était parfois simplement appelée la fête de la Pâque. Elles étaient comme assimilées l'une à l'autre.

Lorsqu'ils commençaient à manger l'agneau, c'était pour eux une fête, cela constituait une célébration. Bien entendu, la première Pâque était en cela différente. En effet, la première Pâque a dû être mangée à la hâte. Mais plus tard, quand ils célébraient la Pâque, lorsqu'ils fêtaient leur sortie d'Egypte, ils ont commencé à profiter de cette joyeuse occasion pour faire la fête. Plus tard, ils sont allés de maison en maison avec des lampes pour rechercher le levain. Ils regardaient sous les tables et sous les lits, ils balayaient même la maison. Ils faisaient tout cela pour se préparer pour cette grande fête. Ils ne faisaient aucun ouvrage pendant ce temps-là et pendant cette semaine.



LE SALUT, C'EST D'ABORD ÊTRE DÉLIVRÉ POUR DIEU

Ici, le désir de Paul c'est de rendre les Corinthiens attentifs à cette fête des pains sans levain. Regardons à nouveau les versets 5:7-8: « Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité. » Vous voyez, Paul désire nous rendre attentifs au fait que le salut ne consiste pas uniquement à être délivré de quelque chose, c'est également être délivré pour quelque chose.

Si vous demandez à un chrétien de donner son témoignage il dira probablement: « Dieu m'a sauvé... de l'alcoolisme, du péché de ceci ou de cela. » Loué soit Dieu, Il nous délivre de quelque chose, mais sortir d'Egypte n'était pas l'objectif. L'objectif n'était pas que le peuple sorte d'Egypte pour ne plus être en Egypte! Dieu a dit qu'Il allait les délivrer pour qu'ils soient avec Lui, pour montrer qu'ils Lui appartiennent, qu'ils sont Son peuple.

Souvent, nous n'employons pas le mot délivrance, mais plutôt séparation. Certains chrétiens fondamentaux s'appellent eux-mêmes des séparatistes. Toute l'idée est de dire: « Je suis séparé, je suis saint pour Dieu. Je ne désire pas vivre une vie négligée. Je veux être séparé. » Dans ce chapitre sur la pureté, Dieu nous rend attentifs au fait qu'Il désire que nous soyons séparés. Mais la séparation n'est pas premièrement par rapport à quelque chose, c'est une séparation pour Quelqu'un. Peut-être que quelqu'un dira: « Je suis un chrétien séparé. Je ne fume pas, je ne bois pas, je ne danse pas, je ne vais pas au cinéma, je ne joue pas aux cartes. Je ne joue pas aux jeux d'argent. Je suis séparé de tout cela. »

Il se peut que vous fassiez toutes ces choses mais sans être séparés, si vous n'êtes pas séparés pour Dieu. C'est cela la fondation, c'est d'être séparé pour Dieu. La réalité est que vous ne pouvez pas être séparés pour Dieu, sans être séparés de toutes ces autres choses. Mais si vous commencez en étant séparés de quelque chose, vous faites les choses à l'envers et cela ne sera bien entendu que des oeuvres. Dieu aimerait montrer que les chrétiens Lui appartiennent. A Corinthe, ils n'ont pas vu Christ en tant que leur Pâque. Ils n'en ont vu que la moitié. Ils n'avaient que l'agneau immolé. Mais ils n'avaient pas l'agneau dont ils pouvaient se nourrir. Par conséquent, leur vie chrétienne était une cérémonie d'enterrement et pas une fête.

Ici, Dieu compare toute la vie chrétienne à une fête de pains sans levain. N'est-ce pas une merveilleuse image de la vie chrétienne? C'est un saint repas, une fête sainte, sans levain, mais cela repose sur le fait que Christ est notre Pâque, en tant que sacrifice pour nous. Bien des chrétiens n'ont pas encore appris ce que signifie: se nourrir de Jésus. Ils se nourrissent de doctrines, de communion, de services chrétiens ou des attributs de Dieu, mais pas de Dieu Lui-même. Je pense que tous ces aspects étaient dans la pensée de Paul lorsqu'il leur a parlé du levain, de la Pâque et de la fête; il a comparé la vie chrétienne à la fête des pains sans levain. La sainteté dépend uniquement de Christ. C'est Lui l'Agneau immolé, qui est notre sainteté. Voilà pour ce qui concerne la première partie.

La seconde partie implique ceci: votre vie chrétienne deviendra une joie profonde dès que vous aurez appris à vous nourrir de l'Agneau. Alors, votre vie chrétienne deviendra une fête. Certaines personnes ont du mal à entendre dire ces choses. La vie chrétienne est joyeuse; elle est une fête si vous avez appris à vous nourrir de Christ, l'Agneau. Mais si vous n'avez pas appris à vous nourrir de Christ, votre vie est la plus grande source de liens avec « le terrestre. » Elle est alors la chose la plus difficile au monde. C'est une vie de lutte sans Christ; elle ne fait rien d'autre que vous épuiser. Les Corinthiens en étaient à ce point; ils ne voyaient pas qu'en Christ, ils étaient sans levain.

C'est pourquoi Paul cherche à leur montrer ce qu'ils sont déjà, en Christ, et ce qu'ils doivent devenir en se nourrissant de Christ. Il aimerait tant qu'ils deviennent tout ce qu'ils sont déjà en Christ. Christ est notre sacrifice. Nourrissez-vous de l'Agneau et vous pourrez entrer dans la fête. Alors toute votre vie deviendra une fête.



VOIR CHRIST COMME NOTRE PÂQUE

Voilà ce qu'il en est de ce grand chapitre sur la pureté. Bien entendu, le grand remède contre l'impureté et l'immoralité est de s'approprier Christ en tant que notre Pâque sous ces deux aspects: L'Agneau immolé et l'Agneau dont on se nourrit.



LE PROBLÈME DES DIFFÉRENDS ENTRE LES PERSONNES

Prenons maintenant le passage qui traite des différends personnels. Les versets 6:1-9 disent: « Quelqu'un de vous, lorsqu'il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes, et non devant les saints? Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde? Et si c'est par vous que le monde est jugé, êtes-vous indignes de rendre les moindres jugements? Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie? Quand donc vous avez des différends pour les choses de cette vie, ce sont des gens dont l'église ne fait aucun cas que vous prenez pour juges! Je le dis à votre honte. Ainsi il n'y a parmi vous pas un seul homme sage qui puisse prononcer entre ses frères. Mais un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles! Pour vous, c'est déjà une défaite que d'avoir des procès entre vous. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller? Mais c'est vous qui commettez l'injustice et qui dépouillez, et c'est envers des frères que vous agissez de la sorte! Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu? »

A nouveau, ici, l'illustration n'est pas le problème. L'illustration est le fait d'intenter des procès entre chrétiens. Il y a de nombreux enseignements dans ces huit premiers versets, mais il y a un grand principe qui gouverne toute cette idée, au sujet des différends personnels et d'intenter des procès les uns aux autres. C'est explicité dans le verset 6:7: « Pour vous, c'est déjà une défaite que d'avoir des procès entre vous. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller? »



ACCEPTER QUE L'ON NOUS FASSE DU TORT INJUSTEMENT

Permettez-moi de l'exprimer avec mes propres mots. Le principe spirituel sous-jacent sur la façon de gérer les différends personnels, est d'accepter que l'on nous fasse du tort de façon injuste. Ce principe va bien entendu à l'encontre du coeur naturel. C'est accepter que l'on nous fasse quelque chose de mal, c'est accepter d'avoir tort. Habituellement, notre coeur naturel ne discerne pas les paradoxes des principes divins. Par exemple, si je demande à quelqu'un de me décrire ce qu'est une personne totalement soumise à Dieu; la réponse sera sûrement quelque chose de ce genre: « La soumission, c'est accepter de faire tout ce que Dieu aimerait que l'on fasse et aller partout où Dieu aimerait que l'on aille. Lorsqu'une personne est prête à faire ce que Dieu désire, n'importe quand, quel qu'en soit le prix, en abandonnant tout le reste, alors elle est soumise. »

Mais la soumission ne consiste pas en premier lieu à faire quelque chose; le test de la soumission, c'est d'accepter que l'on nous fasse quelque chose. Voilà ce qu'est se soumettre. Si Christ est Seigneur de ma vie, ce qui le montrera, c'est que j'accepterai ce que les autres me font, quoi que ce soit; j'aurai une attitude de non résistance. Les conséquences de ce principe sont bien entendu dévastatrices pour la chair. Vous devez vivre et marcher par l'Esprit pour accepter cela. Etes-vous disposés à mettre vos droits de côté et à vous laisser marcher dessus, sans que l'on tienne aucun compte de vos droits? Bien entendu, si nous recevions toujours de Dieu ce qui est juste par rapport à nos droits, nous irions tous en enfer. Voilà quel est notre droit!

Ce principe touche tous les aspects de la vie. Non seulement nous ne devrions pas intenter de procès aux autres chrétiens, mais cela touche également au domaine de l'enseignement vis-à-vis des enfants; nous devons leur apprendre à ne pas se défendre eux-mêmes. Le premier livre de Pierre, ce livre merveilleux, dans le Nouveau Testament, dévoile ce grand principe, qui est d'accepter que l'on nous fasse du tort sans revendiquer nos droits. Nous savons tous combien c'est contraire à notre nature. Nous n'aimons pas que les gens nous marchent dessus; nous désirons rendre coup pour coup et intenter des procès. Si quelqu'un nous fait du mal, nous voulons également lui faire du mal. Il n'y a pas une seule partie de mon être naturel qui ne manifeste pas cette résistance. Cela est vrai de tous les chrétiens. Il faut un miracle de Dieu en nous pour nous amener à souffrir injustement et accepter tout ce que l'on nous fait.

Cela va plus loin que « présenter aussi l'autre joue », mais c'est le même principe. De plus il ne s'agit pas uniquement de présenter l'autre joue puis s'en aller, il faut aussi aimer celui qui nous frappe. Oui, il faut un puissant miracle de Dieu en nous pour cela. Il est facile de faire quelque chose pour Jésus, même s'il faut abandonner tout ce que nous avons. C'est bien plus facile que renoncer à ses droits et c'est là, le test authentique d'une vraie soumission. Certains chrétiens, même les plus zélés, n'acceptent pas qu'on leur fasse quelque chose de mal. Certains des saints qui feraient n'importe quoi pour Jésus, n'accepteraient pas qu'on leur fasse quoi que ce soit.

Nous le voyons, le Saint-Esprit, à travers l'apôtre Paul, va au coeur des choses lorsqu'Il s'occupe des affaires de Corinthe. Le grand principe à retenir, c'est d'accepter ce que l'on nous fait. Mais en montrant cela, le Saint-Esprit nous montre trois grands principes et j'aimerais que vous puissiez les examiner. Laissez-moi vous montrer sur quoi Paul met l'accent.



SI CHRIST N'EST PAS SEIGNEUR, NOUS AVONS PERDU AVANT DE COMMENCER

Le premier principe se trouve dans le verset 6:7 qui dit: « Pour vous, c'est déjà une défaite que d'avoir des procès entre vous. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller? » Veuillez noter la première partie du verset: « Pour vous, c'est déjà une défaite. » Imaginons deux chrétiens, le chrétien A et le chrétien B. Le chrétien A écrit un livre ou un morceau de musique, ou alors il invente quelque chose et le chrétien B ne respecte pas les lois de copyright. Il copie le livre ou la musique du chrétien A, ou quelque chose de semblable. En réaction, le chrétien A le traîne en justice car il dit: « Ce n'est pas juste, j'ai passé beaucoup de temps à mettre au point cette musique ou ce livre, et lui se l'approprie. Ce n'est pas juste. Il ne se comporte pas bien, je vais le poursuivre en justice. » Finalement, après 5 ou 6 mois, vous rencontrez le chrétien A et vous lui demandez: « Comment cela s'est-il terminé? J'ai ouï-dire que vous avez traîné le chrétien B devant les tribunaux. » Le chrétien A répond: « J'ai gagné. Il a dû me verser 5 000 euros parce qu'il a enfreint la loi et n'a pas respecté mes droits. » Le chrétien A dit qu'il a gagné. Pourtant, le verset 6:7 dit: « Pour vous, c'est déjà une défaite. » Le chrétien A avait déjà perdu avant d'aller au tribunal. Non, il n'a pas gagné. Il n'a pas gagné, parce que dans son coeur, il avait tort. Il n'a pas accepté qu'on lui fasse préjudice, aussi peu importe la décision qu'il a prise, il a perdu. Il était déjà perdant.

Par conséquent, Dieu montre ici qu'accepter que l'on nous fasse du tort, est le signe d'un coeur qui est soumis à la Seigneurie de Christ. Etes-vous soumis à Christ? Une des évidences que vous Lui êtes soumis, c'est que vous accepterez le tort qu'on vous fait. Voilà l'impact de ce que dit Paul. Si Christ n'est pas le Seigneur de votre vie, vous êtes perdants avant de commencer. Si Christ n'est pas le Seigneur de ma vie, je suis perdant avant de commencer. Quelle terrible chose que débuter déjà dans la défaite! Pourtant, c'est le cas de toute personne qui n'est pas soumise à Christ. C'est sur ce point que Paul nous rend attentifs ici. Il est si important que Christ soit Seigneur, sinon vous n'accepterez jamais que vos droits soient bafoués.

Paul nous rend attentifs que le fait que vous contre-attaquiez prouve que Christ n'est pas votre Seigneur incontesté. Alors que ferez-vous? Arrêterez-vous de contre-attaquer? Non, il faut que vous ayez Christ en tant que votre Seigneur! Lorsque Christ sera Seigneur, vous ne contre-attaquerez pas. Si vous contre-attaquez, c'est un signe que Christ n'est pas Seigneur de votre vie. Toutes ces choses ont pour objectif de nous pousser vers Christ. Elles ont pour objectif de nous pousser vers Jésus. Notre combat n'est pas avec notre frère, il est toujours avec le Seigneur. Et lorsque nous sommes en règle avec le Seigneur, nous sommes en règle avec le frère. Il est impossible de gagner avec un frère si je perds avec le Seigneur. Il faut que je sois en règle avec le Seigneur! Et ensuite, je peux naturellement m'occuper de mon frère. Par conséquent, le Saint-Esprit nous apprend ici comment gagner! C'est en étant juste avec le Seigneur. Le Saint-Esprit souligne la défaite de tous ceux qui combattent pour leurs droits. Si vous commencez par la défaite, il n'y a aucune possibilité que vous terminiez avec la victoire. Et c'est à cela que le Seigneur nous rend attentifs.

Bien entendu, la question peut se poser de savoir s'il est toujours faux de traîner un frère devant un tribunal? Tout cela doit être étudié en lien avec toutes les Ecritures. On peut penser à Romains 13, où il est dit que Dieu a ordonné les gouvernements humains et cela en particulier pour les chrétiens. Cela n'est plus juste lorsque je traîne quelqu'un devant les tribunaux, parce que dans mon coeur, je n'accepte pas de souffrir injustement. Voilà le principe sous-jacent. Ceci dit, je puis imaginer quelqu'un disant: « J'espère qu'un chrétien non soumis au Seigneur ne prendra pas connaissance de ce message. Sinon il pourrait me faire du tort et je ne pourrais rien y faire. S'il venait à me voler, je n'aurais aucun recours. »

Ne raisonnons pas ainsi. Dieu a mis en place les gouvernements pour protéger les chrétiens. L'idée impliquée ici par tout ce que Paul dit, c'est que le chrétien doit chercher à honorer Dieu et à plaire à Dieu. Par exemple, Paul leur dit aussi que s'ils ont à prendre des décisions, et il ne faut pas faire appel à des personnes de la rue mais choisir des chrétiens pour constituer le jury. Il leur conseille de désigner des hommes pieux, de les laisser arbitrer, de les laisser discuter et ensuite, d'accepter ce qu'ils décideront. Ce qui est montré ici, c'est le fait d'accepter d'obéir à des hommes pieux.

Si nous avons un différend avec un frère, nous pouvons présenter notre situation à des hommes pieux qui seront à même de décider; ensuite nous suivrons leur décision. Mais, si un jour vous voyez un chrétien rentrer par votre fenêtre, portant un masque sur la figure et un pistolet à la main, dans ce cas n'appelez pas un ancien, avertissez la police! Dieu a institué les gouvernements pour vous protéger. Si un chrétien tente de s'introduire de cette façon dans votre maison, c'est qu'il n'est pas prêt à écouter les délibérations d'un groupe de sages chrétiens. Il en est de même si un soi-disant chrétien est une menace pour la sécurité de votre famille. Vous avez alors une responsabilité. Vous devez appeler un policier pour qu'il soit écarté de la société et que l'on puisse assurer la protection des personnes.

Peut-être vous demandez-vous ce qu'il en est de l'auto-défense? A vrai dire je ne sais que répondre. J'ai beaucoup réfléchi à cela, mais je ne sais en réalité que répondre. Je crois que Dieu s'occupera de nous. Je sais également qu'en tant que famille, nous sommes une image de Dieu et qu'Il nous protège; je pense donc que dans une certaine mesure, nous sommes responsables de protéger notre famille. Mais je ne sais pas bien où placer la limite concernant l'auto-défense. Ce qui est sûr, la chose fondamentale, est de faire confiance au Seigneur, parce que vous ne pouvez pas travailler sur vous pour avoir cette attitude en vous. C'est Dieu qui doit la manifester. Dieu est le Seigneur et nous devons être prêts à accepter que les autres nous fassent injustement du tort. Le principe sous-jacent c'est donc d'accepter que l'on nous fasse injustement du tort, mais il y a des exceptions. Il n'est pas toujours faux d'aller devant les tribunaux.



NOS DIFFÉRENDS SONT BIEN PETITS EN REGARD DE NOTRE APPEL

Deuxième principe, si nous n'agissons pas selon le bon esprit, le Saint-Esprit ne souligne pas uniquement que nous avons perdu avant de commencer, mais, dans les versets 6:2-4, Il nous rend également attentifs à notre merveilleux salut. Vous ne trouvez cela dans aucune autre partie de la Bible. Savez-vous, frères et soeurs en Christ que nous jugerons les anges? Ne me demandez pas ce que cela signifie, je n'en ai pas la moindre idée. Tout ce que je sais, c'est que, quoi que cela signifie, c'est une grande chose. Dieu dit qu'un jour, les chrétiens jugeront le monde. Mais je ne sais pas ce que cela signifie. Dieu dit également qu'un jour les chrétiens jugeront les anges. Mais je ne sais pas non plus ce que cela signifie. Paul dit tout cela aux Corinthiens pour ensuite poser cette question aux versets 6:3-4: « Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde? Et si c'est par vous que le monde est jugé, êtes-vous indignes de rendre les moindres jugements? Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie? » Dans les versets 6:3-4, Paul fait le contraste entre le grand privilège, le grand appel et les richesses des chrétiens, avec les affaires de cette vie qui sont d'importance bien moindre. Les choses de cette vie sont si petites en comparaison de ce qui vient. Le plus petit et insignifiant des chrétiens jugera un jour le monde et les anges. Sachant cela, ne pouvons-nous pas régler les petits différends personnels qui apparaissent parfois entre les chrétiens? Le point que Paul met en avant ici, est que nous devrions être capables de régler les problèmes de cette vie. C'est semblable à ce que nous avons vu dans notre précédente leçon. Le verset 6:13 dit: « Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments; et Dieu détruira l'un comme les autres. » La vie est courte, les choses de cette vie passent. Nous vieillissons tous et dans quelques heures tout sera passé et nous serons avec le Seigneur. Dieu nous rend attentifs à la merveille de notre salut, pour souligner le fait que les chrétiens devraient être capables de gérer et de statuer sur leurs petits différends. Dieu fait tout cela en nous montrant notre incroyable appel et responsabilité à juger les choses de la vie future. Honte à nous! Nous sommes si préoccupés par les choses de cette vie, alors que Dieu cherche à nous rendre conscients des privilèges de notre merveilleux salut.



NOS DIFFÉRENDS METTENT À MAL LE TÉMOIGNAGE DU SEIGNEUR DANS LE MONDE

Troisièmement, Paul montre aussi aux Corinthiens la honte qui résulte des scandales publics. Le verset 6:1 dit: « Quelqu'un de vous, lorsqu'il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes, et non devant les saints? » Remarquez cette expression: « devant les injustes. » Au verset 6:6 Paul dit encore: « Mais un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles! » Voyez-vous le grand dommage qu'il en résulte pour le Témoignage de Christ? Le Saint-Esprit aurait tant désiré que les chrétiens ne fassent pas état de leurs petits différends devant les incroyants, qu'ils ne déballent pas leurs problèmes devant les infidèles.

Il souhaitait tant que ces Corinthiens ne se donnent pas en spectacle devant le monde. Il désire que Dieu ait une sainte réputation parmi et à travers Son peuple. Bien entendu, toute cette approche par rapport aux problèmes auxquels ils faisaient face, avait pour but de préserver les chrétiens de la mauvaise influence qu'ils pouvaient recevoir des païens. Vous savez qu'à cette époque, les gens ne juraient pas sur la Bible du seul vrai Dieu. Ils juraient au nom de leurs faux dieux qu'ils invoquaient et l'Esprit de Dieu ne voulait pas que les Corinthiens soient mêlés à ces choses

Autre chose encore, le Saint-Esprit ne voulait pas que la marque de l'amour que les chrétiens doivent avoir les uns pour les autres soit entachée. Car Dieu a dit: « c'est en voyant l'amour que vous avez les uns envers les autres que le monde saura que vous êtes mes disciples » (cf. Jean 13:35)

Lorsque vous considérez un principe de Dieu ne vous limitez pas à l'illustration qui est donnée. Les principes de Dieu ont des applications illimitées. Peut-être me direz-vous: « Personnellement cela ne m'est jamais arrivé; au reste, je ne pense pas qu'il m'arrivera d'intenter un procès à un chrétien. C'est pourquoi, passons à autre chose. » Très bien, mais les principes de Dieu vont bien au-delà de cette illustration du chapitre 6. Il y a bien d'autres façons de violer le principe décrit dans 1 Corinthiens 6:1-8, sans pour autant traîner son frère ou sa soeur devant les tribunaux.

Pour quelques instants, laissons de côté l'illustration pour vous montrer un principe important. Toutes les fois où j'attire l'attention des incroyants sur mon frère ou ma soeur, quelle qu'en soit la raison, c'est comme si je l'avais traîné devant les tribunaux. Pour nous aider à comprendre, prenons quelques exemples.

Tout ragot est une violation de 1 Corinthiens 6:1-8. Chaque fois que nous colportons des ragots sur un chrétien, c'est comme si nous le traînions devant un tribunal. Nous mettons à mal la réputation de ce chrétien aux yeux des incroyants. Voilà ce que font les ragots. Ce n'est rien d'autre que la violation du principe de ne pas avoir tort. Tous les ragots violent ce principe. Chaque fois que l'on rend des coups à un chrétien, on viole également ce principe. Chaque fois que nous nous moquons d'un frère ou d'une soeur, d'une façon ou d'une autre, nous violons le principe de 1 Corinthiens 6:1-8.

Vous voyez, il y a plusieurs façons de traîner un autre chrétien devant les tribunaux. Cela ne se passe pas toujours de façon littérale. Nous pouvons le faire sans lui intenter un procès. Chaque fois que nous ne respectons pas une confidence qui nous a été faite, nous intentons un procès à un chrétien. Ceci dit, selon mon point de vue, il y a une chose que je crois pire que de ne pas respecter une confidence, c'est le fait de faire une confidence. Je ne vois rien, dans la Bible, qui laisse penser que nous devrions nous confier des secrets les uns aux autres. Si vous faites une confidence à quelqu'un, il se peut que vous soulagiez votre coeur, mais vous mettez en même temps un lourd fardeau sur l'autre chrétien. Je vous exhorte, personnellement, à ne jamais partager de confidence ou un secret. Je vous garantis que vous ne briserez jamais de confidence, si vous ne recevez jamais de confidence.

Il se peut que vous vous sentiez honorés quand quelqu'un partage un secret avec vous et pas avec un autre. Mais le fardeau est ensuite sur vous, et vous devrez sans cesse faire attention à vos conversations, faire attention avec qui vous parlez; vous ne pourrez pas être naturels. Vous ne pouvez plus être vous-mêmes. Par conséquent, je vous encourage à ne pas faire de confidence, mais si jamais vous en recevez, ne les brisez pas parce que si vous les brisez, vous violez le principe de 1 Corinthiens 6:1-8.

Chaque fois que je me plains ou que je critique un autre chrétien, ou une autre église, c'est comme si j'emmenais cette personne devant les tribunaux. Faites attention à ce que vous dites des autres chrétiens devant les incroyants, parce que nous devons veiller sur notre langue afin que d'aucune façon, nous ne mettions à mal la réputation d'un frère ou d'une soeur devant les non-croyants. Dieu veut que nous soyons un Corps, que nous soyons un, que nous honorions la Tête. Faisons attention, il y a de nombreuses manières de traîner nos frères et soeurs devant les tribunaux.

Pour résumer, lorsque Dieu s'occupe de ces problèmes de différends que nous pourrions avoir les uns avec les autres, Il nous rend attentifs au fait que si notre coeur est faux, nous sommes vaincus avant d'avoir commencé, parce que nous n'acceptons pas qu'on nous fasse injustement du tort. Ensuite, Il nous rend attentifs à notre merveilleux salut. Je devrais être capable de prendre tous les problèmes que j'ai avec n'importe quel chrétien, pour les présenter devant vous, frères et soeurs, en disant: « Voici les faits, pouvez-vous m'aider à prendre la bonne décision. » Ensuite, je devrais être capable d'écouter vos conseils et votre sagesse, et répondre par rapport à cela. Si vous avez des conflits, alors présentez-vous devant des personnes sages et pieuses. Dieu nous a appelés à juger les anges donc nous devrions être capables de juger les choses de cette vie. Finalement, Dieu veut préserver Sa réputation sur terre et Son témoignage. Ce qui se passe dans notre vie n'est pas l'affaire des non-chrétiens. Si nous avons des difficultés les uns avec les autres, alors gardons cela dans « la famille de Dieu. » Discutons-en juste entre membres du peuple de Dieu. Le grand principe sous-jacent c'est d'accepter que l'on nous fasse injustement du tort.

Prions: Père, nous Te remercions pour le fait qu'en Christ, nous sommes sans levain. Nous Te remercions de ce que nous pouvons devenir ce que nous sommes en Lui. Nous Te remercions de ce que Christ, notre Pâque, a été immolé pour nous; parce que nous sommes sains et saufs en Lui parce qu'Il est mort, et nous sommes en sécurité parce que nous nous nourrissons de Lui. Fais de nos vies une fête de pains sans levain, et que soient manifestées en nous les caractéristiques de la Seigneurie de Christ. Nous Te le demandons au nom de Jésus. Amen.

1 Corinthiens #8