1 CORINTHIENS #13 - LE VOILE

(1 Corinthiens 11:1-16)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre treizième leçon sur cette merveilleuse épître de 1 Corinthiens.



RESUME

Laissez-moi vous redonner l'esprit de ce livre et la raison pour laquelle ce chapitre a été écrit.

1 Corinthiens a la réputation d'être un livre plein de problèmes et l'église de Corinthe d'être une église charnelle. Si tout ce que vous voyez lorsque vous étudiez 1 Corinthiens ce sont des problèmes, alors vous risquez de rater le message de 1 Corinthiens. Le message de 1 Corinthiens utilise les problèmes pour nous donner des solutions à tous les problèmes. Ce n'est pas un livre sur les problèmes, c'est un livre sur la solution à tous les problèmes. Le thème de 1 Corinthiens est la Seigneurie de Jésus-Christ. Christ est Seigneur. Lorsque Christ règne sur notre vie, alors tous les problèmes de la vie semblent prendre leur juste place d'eux-mêmes et se résoudre d'eux–mêmes. Dans 1 Corinthiens, le Saint-Esprit vous emmène à la racine de toutes choses qui est en Christ. La source de toute solution est en Jésus-Christ.

Il n'est pas naturel d'aller à la racine d'un problème. Il est plus naturel d'essayer de trouver des réponses de surface. Le problème est que lorsque vous vous occupez de cette façon des difficultés, vous ne vous occupez pas réellement des problèmes et si vous vous occupez d'un problème qui n'est pas réellement le problème, vous obtenez une solution qui n'est pas la solution. La façon dont Dieu agit, c'est qu'Il vous emmène à la source de tous vos problèmes. La source de tous vos problèmes est en lien avec votre relation avec Dieu. Une fois que vous avez réglé ce problème, toutes les autres choses semblent reprendre d'elles-mêmes leur juste place.

1 Corinthiens nous enseigne de quelle manière nous pouvons avoir une vie « non problématique » et non pas une vie sans problème. C'est différent d'une vie « non problématique. » Nous aurons tous des problèmes, mais nous pouvons être victorieux au milieu de nos problèmes à travers la Seigneurie de Christ. Nous pouvons alors avoir une vie ordonnée et une vie posée lorsque Christ règne en tant que Roi. Christ ne va pas co-régner sur nos vies. Il n'est pas possible que Christ soit co-pilote. Il sera le pilote mais pas le co-pilote. Il désire régner sur nos vies. Lorsque nous sommes au clair verticalement, c'est-à-dire avec Dieu, alors nous serons automatiquement au clair horizontalement.

Il est incroyable de voir de quelle façon les problèmes de la vie sont en lien avec notre relation avec Dieu. Je n'ai jamais eu de problème avec mon épouse Lilian, mais je ne veux pas dire que je n'ai pas eu de problèmes avec elle, je veux dire que mes problèmes sont avec le Seigneur. Lorsque je suis en règle avec le Seigneur, je suis également en règle avec Lilian, et lorsqu'elle est en règle avec Dieu, elle est également en règle avec moi. Lorsque nous, en tant que parents, sommes en règle avec le Seigneur, nous sommes en règle avec nos enfants. Tout nous ramène à cette relation de base. Ce que Dieu fait en 1 Corinthiens, c'est qu'Il prend les huit problèmes locaux auxquels ils font face pour illustrer la Seigneurie de Christ.

Laissez-moi à nouveau vous mentionner les huit problèmes, puis nous reprendrons là où nous nous sommes arrêtés.

• Chapitres 1-4: Le problème des divisions.
• Chapitre 5: Le problème de la pureté personnelle.
• Chapitre 6: Le problème des différends personnels.
• Chapitre 7: Les problèmes liés au mariage.
• Chapitres 8-10: Le problème des pratiques discutables.
• Chapitre 11: Le problème des images et des symboles. Ils regardaient aux images plutôt qu'à la réalité derrière les images.
• Chapitres 12-14: Le problème de l'abus des dons spirituels.
• Chapitre 15: Le problème des fausses doctrines. Certaines personnes reniaient la résurrection de Christ.

Dans notre discussion, nous sommes arrivés aux dix derniers chapitres qui concernent les cinq premiers problèmes.

Laissez-moi vous présenter la raison pour laquelle nous avons cette section. Le verset 7:1 commence avec ces mots: « Pour ce qui concerne les choses dont vous m'avez écrit, je pense qu'il est bon pour l'homme de ne point toucher de femme. » Les corinthiens ont écrit à l'apôtre Paul. L'apôtre Paul n'a pas simplement regardé depuis dehors par la fenêtre et s'est dit: « Mes amis, quel désordre il y a dans cette église de Corinthe. Je pense que je vais leur écrire une lettre pour régler tout cela. » Non cela s'est passé de l'autre manière. C'est l'église de Corinthe qui a écrit à l'apôtre Paul et qui lui a dit: « Nous sommes dans le pétrin, as-tu une parole de Dieu concernant notre situation? Est-ce que tu as quelque inspiration à nous partager? Nous avons besoin d'aide. Est-ce que tu peux venir nous tirer d'affaire? »

Nous n'avons pas en notre possession la lettre qu'ils ont écrite à Paul. Nous n'avons que la réponse à la lettre. Pourtant parfois, lorsque vous lisez une réponse, vous êtes en mesure de trouver quelle était la question. Nous avons donc essayé de reconstruire la lettre qu'ils ont écrite à Paul pour trouver les questions. Dans cette lettre, ils posent des questions au sujet du mariage, de la séparation, des veuves, des pratiques discutables, etc. Paul a écrit 1 Corinthiens en réponse à ces questions.

La réponse de Paul à ces questions commence avec le verset 7:1. La dernière phrase du verset 11:34 est: « Je réglerai les autres choses quand je serai arrivé. » Nous savons donc que les réponses de Paul s'étendent du verset 7:1 au verset 11:34. Paul y partage des choses que le Saint-Esprit lui a mises à coeur. Il ne fait que répondre à leurs questions. Nous verrons donc dans cette leçon la dernière question qu'ils ont posée.

J'aimerais souligner deux choses sur ce sujet. Premièrement, les corinthiens ont hérité d'une mauvaise réputation qui laisse entendre qu'ils sont les pires chrétiens qui n'aient jamais vécu. On dit d'eux qu'ils sont juste un groupe de personnes charnelles, obstinées, fières et qui ont plein de problèmes. La réalité est que le coeur des chrétiens de Corinthe était merveilleux. Vous ne m'insulterez pas si vous me disiez que je suis comme un corinthien. Avant j'aurais été insulté si quelqu'un avait dit cela de moi. J'aurais pensé que l'on m'accuse d'être un bébé spirituel, d'être charnel et fier. Les corinthiens avaient, il est vrai, beaucoup de problèmes. Mais qui n'en a pas? Nous avons tous des problèmes. Mais les corinthiens avaient un coeur et désiraient des réponses, c'est pour cette raison qu'ils ont écrit à Paul. Ils avaient faim, ils étaient ouverts, ils étaient prêts à écouter Dieu. C'étaient des chrétiens merveilleux.

Loué soit Dieu de ce qu'Il nous a donné un groupe comme celui-ci, afin que nous puissions pour toujours avoir les réponses de Dieu concernant ces problèmes. Ils désiraient donc honorer le Seigneur dans leur coeur.

La seconde chose que j'aimerais mettre en avant c'est vous rappeler, et pas seulement ici, de quelle façon le Saint-Esprit a écrit la Bible. Leurs questions étaient locales! C'est-à-dire qu'elles étaient en lien avec leur propre culture et le temps dans lequel ils vivaient. C'était des choses particulières à leur société. Lorsque Dieu répond aux questions, Il transcende la culture et Il nous donne des principes qui demeurent, afin que dans chaque âge, dans chaque siècle et dans chaque génération, les chrétiens puissent trouver dans leurs problèmes une illustration et non pas une réponse. Leurs problèmes illustrent les grands principes de Dieu. Dieu est en train d'écrire une Bible et ce que nous faisons, alors que nous l'étudions, est que nous demandons à Dieu de nous montrer ces principes. Ils sont illustrés par des images, mais ce sont d'incroyables principes et ils s'appliquent dans tous les âges, et sont donc pour chacun d'entre nous.

Très bien, quelle était la question qu'ils ont posée à Paul dans le chapitre 11? Leur question était en lien avec l'ordre dans les réunions d'adoration. Il y avait en fait deux parties dans leur question. La première partie peut être résumée par ces mots: « Dis-nous quelque chose au sujet des femmes, Paul, elles prennent le dessus. A l'aide. » Voilà pour la première question. La seconde question est: « Dis–nous quelque chose au sujet du repas du Seigneur. Notre communion s'est transformée en fête. » Les chrétiens avaient une fête agape, certains se présentaient saouls à la table du Seigneur. Il y avait de l'exclusivisme. Certaines personnes laissaient d'autres personnes de côté. C'était des moments terribles. Leurs réunions d'adoration s'étaient vraiment transformées en carnaval et ils ne savaient pas quoi faire. Ils avaient donc deux questions à poser à Paul.

Je vais commencer par vous dire sur quoi les commentateurs sont d'accord au sujet du chapitre 11. Ils sont d'accord pour dire que les versets 11:2-15 traitent des femmes et que les versets 11:16-34 traitent du repas du Seigneur. Voilà sur quoi ils sont d'accord. Il y a beaucoup de controverses sur toutes les autres choses. Ils sont au moins d'accord pour dire que les quinze premiers versets traitent des femmes et les suivants de la table du Seigneur.

Laissez-moi vous donner le petit plan que nous allons suivre dans cette étude. Premièrement, j'aimerais replacer le problème soulevé par les quinze premiers versets dans son contexte. En d'autres termes, c'était un problème corinthien, c'était un problème grec car Corinthe était en Grèce. C'était un problème du premier siècle, c'est en lien avec la culture et nous devons considérer ce problème dans son arrière-plan si nous désirons bien apprécier la réponse de Dieu à ce problème. Ainsi avant que nous ne considérions les principes qui découlent de ce problème, j'aimerais que nous puissions bien saisir la situation locale et l'arrière-plan historique et je pense que le tout aura plus de sens lorsque nous verrons les principes.

Puis après avoir vu les conditions historiques, le problème local, l'arrière-plan, je vais essayer de vous donner la réponse de Dieu à quatre questions, qui nous sont suggérées dans ce chapitre. Premièrement, qu'en est-il d'une femme enseignant dans l'église? Deuxièmement, quelle est la bonne longueur pour les cheveux d'un homme? Troisièmement, est-ce qu'une femme devrait se couvrir les cheveux de nos jours? Est-ce qu'elle devrait porter un chapeau ou un voile lorsqu'elle participe à une réunion d'adoration publique? Quatrièmement, quelle devrait être notre attitude envers quelqu'un qui n'est pas d'accord avec nous? Voilà, les éléments que nous verrons.

Les versets 11:2-16 disent: « Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données. Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée. Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile. L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme. En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme; et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme. C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend. Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme. Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme, et tout vient de Dieu. Jugez-en vous-mêmes: est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter de longs cheveux, mais que c'est une gloire pour la femme d'en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile? Si quelqu'un se plaît à contester, nous n'avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu. »

Dans le verset 11:2, c'est la première fois que nous entendons de la bouche de Paul qu'il loue les corinthiens.

Laissez-moi tout d'abord vous donner quelques informations historiques sur l'arrière-plan afin que nous puissions mettre en lumière cette portion des Ecritures.

A l'époque du Nouveau Testament, il y avait trois groupes de personnes qui étaient opprimées. Premièrement, il y avait les païens, les non juifs. A l'époque de la bible, il y avait d'incroyables préjugés entre les juifs et les païens. Les païens étaient vraiment considérés comme des riens, comme les rebuts du monde. Les juifs les appelaient des chiens, ils ne croyaient pas que Dieu aimait les païens. C'est pour cette raison qu'ils ne désiraient pas leur donner l'Evangile, ils disaient que cela ne leur appartenait pas et que Dieu ne voulait rien avoir à faire avec eux.

Lorsque l'Evangile de Christ a été annoncé dans le monde à cette époque, que les païens ont appris que Dieu ne considérait pas les juifs avec plus d'amour et qu'ils n'étaient pas Ses chouchous, cela a fait l'effet d'une bombe dans le monde païen. Ils étaient si enchantés que Dieu les considérait autant et qu'ils pouvaient aussi être appelés fils spirituels d'Abraham! Ils avaient du mal à croire cela. Les juifs ne se sont jamais remis de ce choc. Les païens étaient donc un groupe opprimé.

Le deuxième groupe de personnes opprimées était les esclaves romains. Je devrais plutôt parler des esclaves de Rome, parce qu'ils n'étaient pas romains. Les esclaves étaient simplement considérés comme une propriété par les romains. Les romains devaient donner un inventaire de leurs richesses deux fois par an. Ils faisaient alors deux listes. Sur une liste ils inscrivaient leurs terres, leurs propriétés, leurs maisons, leur or, leur argent et tout le matériel qu'ils possédaient. Sur l'autre liste, ils inscrivaient leurs animaux. Devinez sur quelle liste étaient inscrits les esclaves? Ils étaient listés avec les animaux. Voilà quelle basse vision ils avaient des esclaves, c'était vraiment abject. Les esclaves étaient également un groupe opprimé.

Il était interdit de leur donner des médicaments. Si un esclave tombait malade, il devenait de la nourriture pour animal. Ils jetaient même les esclaves aux alligators ou à certains de leurs animaux. Ils gardaient également parfois leurs esclaves pour le sport, ils les jetaient alors aux lions. Plutôt que de soigner une jambe cassée, ils préféraient se débarrasser d'eux. Ils faisaient cela en les jetant aux animaux. Les esclaves n'avaient pas de droit, pas de droit humain, pas de droit civil. Bien entendu, lorsque l'Evangile de Christ a été annoncé et qu'il a atteint les taudis où se tenaient les esclaves, on a entendu d'incroyables cris de joie et de victoire parce que les esclaves avaient également accès à l'Evangile.

Il y avait un troisième groupe de personnes qui étaient opprimées. C'étaient les femmes. Est-ce que vous l'aviez deviné? Les femmes et tout spécialement les veuves. C'était en réalité une autre forme d'esclavage. Les épouses étaient en réalité les esclaves de leurs maris. L'époux dans cette société romaine était comme le monarque de la maison. Selon l'historien romain Plutarque, les femmes n'étaient pas autorisées à avoir des chaussures parce que sinon elles étaient tentées de sortir de la maison. Elle n'avait pas non plus le droit d'être éduquée. Seules les femmes très riches pouvaient recevoir une forme d'éducation. Les femmes avaient deux raisons d'être: avoir des enfants et travailler. C'était là toute la raison d'être de la femme dans cette société. Elle ne pouvait pas lever le petit doigt sans la permission de son mari. Elle devait se soumettre en toutes choses.

C'est dans cette culture, dans la culture qui met de côté les païens, les esclaves et les femmes que l'Evangile de Christ est d'abord venu. Et c'est venu dans une telle gloire! La parole la plus grisante que l'oreille n'ait jamais entendue est que les païens, les esclaves et les femmes étaient libres en Christ.

Pour bien illustrer ce que Paul est en train d'écrire, j'aimerais que nous prenions pour quelques instants Galates 3:28. Voilà l'annonce de l'Evangile, voilà le message qui a traversé l'empire romain. Galates 3:28 dit: « Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » N'est-ce pas un merveilleux verset? Il n'y a plus de juif ou de grec, plus d'esclave ou d'homme libre, plus de femme ou d'homme.

Il y a une coutume aux Etats-Unis qui a lieu lors des cérémonies de remises de diplômes. Lorsque tous les étudiants ont reçu leurs diplômes, ils prennent leur chapeau et les jettent en l'air. Cela symbolise leur joie, plus de stylos, plus de livres, le message est: « Je suis enfin libre, j'ai mon diplôme. »

C'est le genre de chose qui est arrivée durant le premier siècle. C'est arrivé avec les païens, avec les esclaves et avec les femmes. Les païens ont appris qu'il n'y avait pas de différence entre les païens et les juifs. Les esclaves ont appris qu'il n'y avait pas de différence entre les esclaves et les hommes libres. Les femmes ont appris qu'il n'y avait pas de différence entre les femmes et les hommes. Lorsque les païens ont découvert qu'ils n'étaient pas des chiens, ils ont jeté leurs laisses en l'air. Lorsque les esclaves ont découvert qu'ils n'étaient pas des esclaves, ils ont jeté leurs chaines en l'air. Qu'est-ce que vous pensez que les femmes ont jeté en l'air lorsqu'elles ont découvert qu'elles étaient maintenant libres? Elles ont jeté leurs voiles et elles ont entonné un grand chant: « Enfin libres, enfin libres. »

Est-ce que vous pouvez imaginer cela? Nous, nous lisons ces récits à la légère, mais est-ce que vous réalisez la bombe culturelle que l'Evangile a été? C'est quelque chose qui allait contre le cours de la société. Les païens ont fait des choses dont on n'avait pas entendu parler. Lorsqu'ils ont entendu qu'ils étaient libres, ils sont entrés dans le temple derrière le mur de séparation. Lorsque les juifs ont vu les païens gravir les marches qui séparaient le parvis des païens du parvis des juifs, ils sont allés vers eux mais les païens leur ont dit: « Nous sommes libres en Christ, vous ne pouvez pas nous arrêter. Nous sommes les juifs! Nous sommes les juifs spirituels. »

Les esclaves eux ont déposé leurs outils. Ils ont dit: « Nous ne sommes pas des esclaves, Dieu ne croit pas dans l'esclavage. Nous sommes libres. » La plupart des propriétés romaines étaient gérées par des esclaves, et maintenant ils ont déposé leurs outils et plus personne ne fait rien. Ils sont libres en Christ.

Les épouses sont devenues très indépendantes. Elles sont sorties acheter des chaussures! Elles pouvaient aller où elles voulaient maintenant. Vous voyez, il y avait comme un chaos civil. Ce chaos est entré dans l'assemblée de Dieu, dans l'église de Dieu et finalement dans l'église de Corinthe. Ces femmes qui ont jeté leur voile en l'air criaient: « Alléluia. Victoire. Gloire. Libres, libres. » Voilà l'arrière-plan de ce texte et maintenant ils écrivent à Paul en demandant: « Qu'est-ce que nous allons faire? Ces femmes sont entrées dans l'église. »

Nous ne pouvons pas tout simplement lire cela à la légère, parce que c'était un problème très sensible à l'époque, cela allait à l'encontre de la culture. Cela allait à l'opposé de tous les courants. Les corinthiens ont donc écrit à Paul en lui disant: « Nous avons un petit problème dans notre assemblée. Ces femmes sont libres en Christ. Elles exercent une telle liberté qu'il s'ensuit une totale confusion. Plusieurs d'entre elles ne savent même pas lire et elles se lèvent pour enseigner. Nous ne savons donc pas quoi faire! Elles sont comme des animaux sauvages qui ont été très longtemps en cage et qui lorsqu'on les lâche courent partout, en tous sens. Est-ce que tu as de la lumière sur ce sujet? » Voilà ce que ces chrétiens ont écrit à Paul.

Très bien, tout cela était l'arrière-plan. Concentrons-nous encore un peu plus sur un détail de l'arrière-plan. Le voile de ces femmes était lourd de symbole. Elles ont tout le temps connu le voile. Ce voile symbolisait deux choses, et ces femmes nouvellement libérées n'aimaient pas la signification du voile. Elles désiraient s'en débarrasser une fois pour toutes. Nous avons besoin de considérer ce symbolisme parce que c'est à la lumière de cela que Dieu souligne le grand principe.



LE VOILE SYMBOLISE LA SOUMISSION ET L'AUTORITE

La première chose que ce voile symbolisait était la soumission. Les femmes étaient dominées, on régnait sur elles, elles étaient liées. Elles étaient dominées et opprimées. Toute l'idée du voile est que lorsque vous mettez quelque chose sous un voile, vous le mettez à l'écart. Vous le couvrez de sorte que vous ne le voyez pas. Voilà quelle est l'idée. Il fallait donc qu'elles soient mises hors de vue. Il ne fallait pas qu'on les voie. Il fallait les couvrir et les garder loin des yeux. Elles sont bien pour avoir des enfants, elles sont bien pour faire du travail. On peut les mettre dans les champs, mais il faut les couvrir. Voilà ce qu'est la soumission. Le voile symbolisait qu'elles n'avaient pas le droit à la moindre parole, idée, action ou choix. A cause de cet esclavage domestique sous lequel elles vivaient, elles ont réagi en disant: « Si nous sommes égales aux hommes, si nous sommes libres, si nous sommes chrétiennes, alors au revoir le voile. Ce voile signifie soumission et nous ne l'acceptons pas. »

D'un autre côté, le voile représente également l'autorité. Cela ne signifie pas uniquement qu'elles sont esclaves mais également qu'elles ont un maître. Elles ont quelqu'un qui règne sur elles. Le voile représente donc ces deux choses: la soumission et l'autorité.

Laissez-moi maintenant vous montrer de quelle façon l'apôtre Paul, conduit par le Saint-Esprit, s'occupe de cette question très sensible. Il fait deux choses. Premièrement, il dit ce que symbolise la tête non couverte. Les femmes ont enlevé ce voile et ont dit: « Nous n'aimons pas ce symbole. » Paul leur répond: « Ok, mais regardez maintenant de quoi vous vous êtes débarrassées. » Il y a un autre symbole. Par conséquent, premièrement il montre ce que la tête découverte symbolise, et ensuite il fait quelque chose de très merveilleux et de très beau. Il prend la signification du voile, la soumission et l'autorité, et il lui associe une autre signification. Il l'exalte jusque dans les cieux élevés. Il montre ce que Dieu veut dire par soumission et autorité, ensuite il reprend le voile et le leur redonne. Je pense que vous verrez ce cheminement alors que nous avancerons dans le texte.

Laissez-moi d'abord vous montrer de quelle façon il leur montre ce que la tête découverte symbolise. Vous voyez, Paul a premièrement posé cette question: « Mesdames, est-ce que vous êtes sûres que vous désirez vous débarrasser du voile? Parce que lorsque vous l'enlevez de votre tête, votre tête est découverte et est-ce que vous savez ce que cela signifie? » Paul leur explique donc ce que signifie la tête découverte.

La tête découverte signifie différentes choses. Le verset 11:3 dit: « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. » Pour l'instant nous allons mettre de côté ce que signifie que l'homme est la tête de la femme et nous contenter du fait qu'il parle des maris et des femmes. Tout ce chapitre ne s'applique qu'aux personnes mariées. Dans ce chapitre il n'est pas parlé de veuves ou de célibataires. Par conséquent, peu importe à quelle conclusion vous arrivez, qu'il faille ou pas porter le voile, cela ne peut que s'appliquer aux personnes mariées.

Paul désire nous rendre attentifs au fait que le voile était le symbole de la femme mariée. La bible dit que je suis la tête de mon épouse Lilian. L'homme n'est pas la tête de la femme, mais chaque mari est la tête de son épouse. La femme célibataire n'a pas encore de « tête. » Le voile symbolise donc le mariage.

Une des façons par lesquelles on savait à cette époque qu'une personne était disponible, c'est-à-dire non mariée, est qu'elle n'avait pas de voile. C'était des personnes non mariées. Paul dit donc aux femmes: « Très bien mesdames, vous êtes sur le point de jeter le voile, mais n'oubliez pas: est-ce que vous désirez que les gens croient que vous êtes célibataires, sans attaches et libres? » Je suppose que dans notre société, l'alliance que l'on porte au doigt est en partie l'équivalent du voile. C'est le signe d'une femme mariée. Je porte une alliance et je suis content de porter une alliance. Je désire que les gens sachent que je suis marié. Lilian porte également une alliance et je suis content qu'elle en porte une. Je désire que les gens sachent qu'elle est mariée. Si elle enlève cette alliance, certaines personnes vont penser qu'elle n'est pas mariée. C'est donc un symbole, c'est un signe. Paul dit donc que si les femmes enlèvent le voile cela voudra alors dire qu'elles ne sont pas mariées. Elles doivent donc reconsidérer leur décision.

Paul dit ensuite que cela n'est pas tout. Il y a un autre groupe de personnes qui ne sont pas voilées et ce ne sont pas simplement des jeunes filles et des vierges. La tête non voilée était également un symbole d'immoralité. Chez les juifs, lorsqu'une personne commettait un adultère, elle était considérée comme infidèle et elle était ensuite lapidée. Mais chez les romains, elle était rasée. Ils rasaient sa tête complètement. L'idée était que nous allons lui apprendre à porter un voile. Je pense que vous pouvez voir pourquoi. Elle aurait honte d'aller dans un endroit sans porter de voile. Ils voulaient de cette façon lui apprendre à se couvrir la tête. Ils désiraient ainsi l'embarrasser et l'obliger à porter un voile. Vous voyez la femme non vertueuse avait tout le temps la tête découverte.

Les prostituées des rues n'étaient pas voilées et avaient de longs cheveux ce qui faisait partie de leurs atouts pour attirer les hommes, mais les prostituées des temples, qui se faisaient appeler prêtresses, car c'était à travers les actes d'immoralité qu'elles adoraient leurs dieux, étaient chauves. Lors des séances d'adoration envers les dieux, étaient présentes ces femmes chauves. On appelait cela de l'adoration.

Paul veut donc rendre les femmes attentives à cela au verset 11:5 qui dit: « Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée. » Il peut ici faire référence à une femme qui a été tondue pour lui faire honte ou à une prostituée du temple.

Il y avait un autre groupe de femmes qui étaient rasées à cette époque, c'était les femmes esclaves. Voici maintenant une chose incroyable. Vous voyez c'était déjà assez terrible à cette époque d'être une femme, mais être une femme esclave c'était vraiment la pire chose qu'il puisse vous arriver.

C'est pour cette raison que Paul leur dit: « Avant que vous ne jetiez votre voile, n'oubliez pas que le message que vous risquez d'envoyer au monde est que vous êtes célibataire, que vous n'êtes pas vertueuse, ou que vous êtes une femme esclave. Je désire donc que vous réfléchissiez bien à cela avant que vous ne vous débarrassiez de votre voile. »

Mais ensuite Paul s'occupe de cela d'une façon bien plus positive et glorieuse. Il prend le symbole de la soumission et de l'autorité et il y fait entrer les vérités concernant Dieu. Il montre la signification de Dieu concernant la soumission et l'autorité. Il dit aux femmes: « Je comprends que vous vous sentez piétinées sous votre mari, mais avant que vous rejetiez l'autorité et la soumission, considérons à nouveau ces symboles et ce qu'ils signifient. »

Le verset 11:3 dit: « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. »



L'EPOUSE EST SOUMISE A SON MARI DE LA MEME FACON QUE CHRIST EST SOUMIS AU PERE

Si vous regardez ce verset, ce qui est clair, c'est que l'épouse est soumise à son mari de la même façon que Christ est soumis à Dieu. Est-ce que vous pouvez voir cela? C'est une révélation assez extraordinaire. L'apôtre ne peut pas s'élever plus haut que cela. Pour sélectionner une illustration concernant le mariage, il s'élève très haut et prend l'exemple de la trinité, Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit. Et il dit que dans la trinité il y a soumission, le Fils est soumis au Père, Christ est soumis à Dieu.

C'est vraiment une chose incroyable! Laissez-moi vous poser cette question: est-ce que d'une manière ou d'une autre Christ est inférieur à Dieu le Père? Est-ce que vous voyez pourquoi Paul a sélectionné cela? Parce que le problème, parmi ces couples romains et ces couples chrétiens maintenant, est qu'il ne venait pas des femmes, mais des hommes. Ils régnaient en tant que maîtres au-dessus de leurs épouses. Ils avaient l'idée qu'ils étaient supérieurs et que la femme n'était rien. Mais Paul leur dit qu'ils ne comprennent pas réellement la soumission. Il ne s'agit pas comme on le dit souvent que l'épouse doit se soumettre à son mari comme l'église se soumet à Christ! Non, il ne s'agit pas du tout de cela! L'épouse se soumet tout comme Christ se soumet à Dieu. Il n'y a pas de supériorité et pas d'infériorité.

Dans Ephésiens 5, Dieu dit à l'homme d'aimer son épouse tout comme Christ a aimé l'église et s'est livré pour elle, et à cause de cela les gens vont au-delà de l'image et ils disent: « Vous voyez, l'épouse est une image de l'église. » Mais ce n'est pas le point ici! Le point est que l'homme doit aimer son épouse comme Christ a aimé l'église. Ce n'est pas que l'épouse est une image de l'église. En fait, elle n'est pas l'image de l'église. Mon épouse Lilian ne doit pas se soumettre à moi de la même façon que l'église se soumet à Christ. Lilian doit se soumettre à moi de la même façon que Christ se soumet à son Père.

Les versets 11:11-12 disent: « Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme. Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme, et tout vient de Dieu »



L'HOMME ET LA FEMME SONT EGAUX

Peut-être que vous direz: « Mais l'homme est bien venu de la femme? » La réalité est que tout a commencé de cette façon, mais maintenant l'homme vient de la femme puisque tout homme est né d'une femme. Paul essaie de mettre en avant qu'il y a égalité. Ils sont égaux, il n'y a pas de supérieur ou d'inférieur.

Vous voyez, les hommes chrétiens ont encore du mal à comprendre cette relation entre l'époux et l'épouse, parce qu'ils ont encore l'idée que Dieu a élevé le mari en tant que chef de la famille. Ils pensent que Dieu a élevé le mari en tant que grand prêtre dans la famille. C'est parce que le mari est appelé la tête de la famille et ils pensent qu'il règne sur son épouse. En d'autres termes, et je vais le dire très clairement pour que vous compreniez bien ce dont je suis en train de parler, les gens disent: « Le mari et la femme doivent parler ensemble, prier ensemble, travailler ensemble et s'ils ne trouvent pas de terrain d'entente, alors l'homme doit prendre la décision finale parce qu'il est la tête de la famille. S'il y a un seul désaccord alors l'épouse doit s'aligner sur la position de son mari. » Mais ce n'est pas ce que la bible enseigne, ce n'est pas ce qu'il y a dans le Nouveau Testament. Ce n'est pas ce qu'il dit. En fait, Paul ne parle pas de cela dans ce chapitre.

Laissez-moi vous donner l'image que Paul met en avant et c'est cohérent lorsque l'on considère l'ensemble des Ecritures. C'est une merveilleuse image. Dieu est trois. Non, Dieu est un. Dieu n'est pas trois, Il est un! Le mari et l'épouse sont deux. Non, ils ne sont pas deux. Le mari et l'épouse sont un! Ils sont un dans tous les domaines à part dans celui de leur fonction. L'homme n'est pas une sphère et l'épouse n'est pas une sphère, ils sont tous les deux des hémisphères. Ce sont les deux ensembles qui sont une sphère.

Demandez au Seigneur d'imprimer puissamment cette image dans votre coeur. La famille est modelée selon ce qui existe au ciel. Nous sommes une image de Dieu. Ils sont trois et Ils sont un. Nous sommes deux et nous sommes un. Le Dieu de la famille n'est pas l'époux, c'est l'époux et l'épouse. Ils sont unis. Voilà qui est le Dieu de la famille. Ils sont ensemble et agissent comme étant un. L'épouse n'est pas une image de l'église. Qui est-ce alors? C'est David, Daniel, John, Steven, Cathi et Carri. Ce sont nos enfants.

Voilà quelle est l'image! Dieu est complet en Lui-même, Il est trois et Il est un. Il y a Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit qui répandent leur plénitude l'un envers l'autre. Ils sont un. Ils sont satisfaits. Ils n'ont aucun besoin. Mais un jour, émanant de Son profond désir de partager cette plénitude et pour aucune autre raison, Dieu n'ayant aucun besoin, Dieu a dit: « Faisons l'homme à notre image. »

De la même façon, un homme et son épouse sont deux et sont un et ils sont complets. Vous n'avez pas besoin d'une famille pour être complet. L'époux et l'épouse sont complets l'un avec l'autre, et de cette plénitude ils décident un jour de faire un homme à leur image.

Dieu – qui est trois et qui est un, est devenu créateur. L'homme – qui est deux et qui est un est devenu procréateur. C'est une image. Et les enfants issus du mariage, sont l'image de l'Eglise. L'homme et la femme ensemble sont la tête de la famille. Ce n'est pas l'homme. L'époux et l'épouse unis commencent ensuite à pourvoir aux besoins des enfants, de la même façon que Dieu pourvoit aux besoins des siens. Si jamais vous désirez savoir de quelle façon pourvoir au besoin de vos enfants, alors étudiez la façon dont Dieu pourvoit à vos besoins. Si jamais vous désirez emmener vos enfants à la place où ils se soumettent à vous de leur propre volonté, alors regardez de quelle manière Dieu vous emmène à la place où vous vous soumettez volontairement à Lui. Les principes que Dieu utilise envers nous donnent des règles, nous éduquent, nous aident à cheminer et sont les principes par lesquels nous agissons avec nos enfants.

Paul expose ainsi aux épouses un tout nouveau concept auquel elles n'avaient jamais pensé auparavant. Il leur explique que leur voile symbolise la soumission, mais qu'il ne s'agit pas d'infériorité! C'est la soumission dans laquelle vous êtes fusionnés les deux en devenant un. Voilà le symbolisme du voile, c'est une soumission au niveau de la fonction. Christ ne se soumet au Père que dans le cadre de Sa fonction.

J'aimerais encore dire un mot sur le sujet de la soumission à une fonction. Chaque fois qu'il est parlé de soumission dans la Bible, cela ne fait pas référence à des individus. Cela fait référence à des fonctions. Laissez-moi en mentionner quelques-unes. La fonction d'enfant doit se soumettre à la fonction de parents. Vous pouvez malheureusement avoir de terribles personnes qui occupent cette fonction de parents. Il existe pourtant des fonctions d'enfants, de parents, d'époux, d'épouses, d'enseignants, d'étudiants, et on peut ainsi citer toutes les autorités déléguées. Il y a une fonction d'athlète et il y a une fonction de coach. Et chacun doit se soumettre à une fonction.



LA SOUMISSION SE FAIT ENTRE FONCTIONS

Il n'est nulle part dit dans la Bible que Lillian devrait se soumettre à Ed. Il est dit que la fonction d'épouse doit se soumettre à la fonction d'époux. Dieu a donné la fonction d'époux. Imaginons que je ne remplisse pas correctement la fonction d'époux. Imaginons que je sois une sorte de renégat et que je ne me comporte pas correctement. Est-ce que mon épouse devrait se soumettre à moi? Uniquement dans la mesure où je remplis la fonction d'époux. Lilian doit se soumettre à la révélation de Dieu concernant la fonction d'époux. De la même façon les enfants doivent se soumettre. Il existe malheureusement certains parents qui sont très mauvais et demandent trop de leurs enfants, c'est César qui va au-delà de ce qu'on lui doit. Nous devons rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu. Lorsqu'un parent ne respecte plus la fonction de parent, un enfant n'est pas supposé se soumettre à lui dans les choses où il ne respecte pas les enseignements de la Bible, ok? Si ces maris romains n'aimaient pas leurs femmes de la même façon que Christ aime l'église, alors Paul leur dit qu'elles ne doivent pas se soumettre à eux. Paul encourage ces femmes à ne pas jeter le voile, la vraie soumission est en lien avec la façon dont Christ dans Sa fonction se soumet au Père dans Sa fonction. Il n'y a pas de supériorité, il n'y a pas d'infériorité. Ce sont des fonctions différentes.

Je pense qu'une des plus grandes illustrations de la soumission au sujet des fonctions se trouve en Actes 23:1-5. Est-ce que vous vous rappelez du moment où Paul a été emmené devant le grand prêtre Ananias? Vous pouviez repérer le grand prêtre à six lieux à la ronde à cause de la façon dont il était habillé. Il avait une lame d'or pure sur laquelle était gravé « sainteté à l'Eternel », il avait de longs phylactères et une longue robe. Pendant cette petite entrevue, Ananias a dit à un homme à côté de lui de frapper Paul sur la bouche. Paul a répondu à cela en disant: « Dieu te frappera, muraille blanchie! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu'on me frappe! » Paul est très dur lorsqu'il dit: « Dieu te frappera, muraille blanchie! »

Puis les gens dans la salle ont dit: « Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu! » C'est alors que Paul fait un commentaire intéressant, il dit: « Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur; car il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple. » Paul devait être aveugle pour dire cela. A la façon dont l'homme était habillé tout le monde devait reconnaître qu'il était le grand prêtre! Ce que Paul voulait dire, c'est: « Il ne se comporte pas comme le grand prêtre. Je n'ai pas à me soumettre à cela parce qu'il ne se comporte pas en tant que grand prêtre. Il ne remplit pas cette fonction. Je veux bien me soumettre à la fonction de grand prêtre, mais pas à une muraille blanchie. » Paul se défend donc en disant qu'il ne savait pas que c'était le grand prêtre, ce qui signifie qu'il ne remplit pas les offices de grand prêtre.

Les épouses ont donc décidé de se débarrasser de leur voile parce que cela avait une connotation de soumission. Paul a ensuite repris cette vérité sur la soumission et il y a associé une vérité céleste. Il leur a dit: « Je vais vous expliquer ce qu'est la vraie soumission. Maintenant que vous avez vu ce que cela représente réellement, est-ce que vous désirez encore vous en débarrasser? C'est vraiment une merveilleuse chose, c'est lorsque vous êtes un et que vous déversez votre plénitude l'un dans l'autre, et qu'il n'y a personne qui est au-dessus de l'autre, ni personne qui règne sur l'autre et où vous êtes tous les deux un, vous êtes alors unis en toutes choses à part au niveau de votre fonction, car il y a soumission entre les fonctions. Est-ce que vous êtes d'accord avec cela? » Est-ce que vous voyez ce que Paul fait là? Il est en train d'associer un nouveau sens au voile en y superposant une vérité qui nous vient de la trinité.

Les femmes peuvent ensuite répondre à Paul: « Tout cela est bien. Tu as parlé de soumission et nous sommes d'accord avec cela. Tu y as fait entrer une dimension céleste pour essayer de nous encourager, mais nous n'aimons pas l'autre signification du voile. Tu as parlé du voile en tant que signe de soumission, mais il y a un autre côté qui parle d'autorité. A quoi est-ce que cela sert de nous montrer que nous ne sommes pas esclaves si d'un autre côté nous avons un maître? Tu peux dire tout ce que tu veux sur le fait que nous ne sommes pas des esclaves, lorsqu'on parle d'autorité cela signifie qu'il y a un maître, et nous n'aimons pas ce symbolisme. » Paul leur dit alors: « Vous ne comprenez pas ce qu'est l'autorité. Laissez-moi vous montrer la lumière que j'ai reçue du ciel. »

Le verset 11:10 dit: « C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend. » Je dois déjà vous dire que je ne comprends pas cette expression « à cause des anges. » J'ai pourtant lu tout ce que j'avais sous la main. Il est clair que les anges observent nos réunions d'adoration et ils apprennent également des choses en regardant l'église, mais tout cela n'a jamais été très clair pour moi. Peut-être que j'aurai davantage de lumière sur ce sujet plus tard.

Quoi qu'il en soit, concentrons-nous sur cette partie du verset: « La femme doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend. » La version King James dit: « La femme doit avoir le pouvoir sur sa tête à cause des anges. » Il se peut que dans vos bibles, le mot « marque » soit en italique. Cela signifie que ce n'est pas dans la langue originale. Le traducteur a inséré cela ici pour nous aider avec le sens dans ce passage. La réalité est qu'ils ont volé le sens de la phrase en mettant cela ici. Cela ne devrait pas être ici. La phrase est supposée dire: « Une femme a une autorité sur sa tête » ou « Une femme a une puissance sur sa tête. »

Laissez-moi vous expliciter ce que Paul dit ici à ces femmes, parce que c'est assez incroyable. Il nous dit: « Dans la mesure où l'on parle de la soumission, ne vous en inquiétez pas parce que vous devez vous soumettre à votre mari de la même façon que Christ est soumis à Son Père. Il n'y a aucun esclavage là-dedans. Ensuite, dans la mesure où l'on parle de l'autorité, vous pensiez qu'il s'agissait de l'autorité de votre mari, eh bien non, vous avez raté le point. Il s'agit de votre autorité. C'est vous qui devez avoir autorité sur votre tête. Vous avez le droit d'aller directement vers Dieu. Vous avez le pouvoir sur votre tête. Vous n'avez pas besoin de passer par votre mari. Il est votre tête, mais il n'est pas votre médiateur. Vous avez un accès direct auprès de Dieu. »

Je suis reconnaissant que le mot « tête » soit le même en grec et en français. En d'autres termes, il arrive parfois que Dieu joue avec les mots en grec et lorsque vous traduisez cela, vous perdez le sens de ce qui est dit. Mais dans ce cas particulier, vous ne perdez pas le sens parce ce que notre mot français pour « tête » permet de faire le même jeu de mot que l'on trouve ici dans le grec.

Veuillez noter que le mot « tête » ou son synonyme « chef », est utilisé de deux façons différentes. Dans le verset 11:3, il est utilisé en tant qu'autorité. En d'autres termes, il s'agit de la tête d'une compagnie ou d'une institution. Il s'agit de l'idée que la tête correspond à celui qui est le président de l'organisation.

Dans les versets 11:4-5 le mot « tête » est utilisé dans le sens de crâne. C'est quelque chose sur lequel vous mettez votre chapeau, c'est ce qui contient votre cerveau, c'est ce sur quoi sont vos oreilles. Il y a donc ici un jeu de mots entre: « Votre mari est votre tête » et cerveau, c'est ce sur quoi sont vos oreilles. Il y a donc ici un jeu de mots entre: « Votre mari est votre tête » et « gardez votre tête couverte. » Qu'est-ce que Paul nous dit ici? Il dit: « Votre mari est votre tête, et vous avez une tête, gardez votre tête couverte. » Avant que je ne vous dise ce qu'il veut dire avec cela, sachez qu'il fait également un jeu de mots sur le mot « couvrir » ou « voiler. » Il nous dit que les femmes ont un voile. Au verset 11:15, il est dit que les cheveux sont un voile qui sort de la tête. Il dit que les femmes ont un voile naturel, mais qu'il y a un autre voile. Il y a un autre voile dont il est question au verset 11:6. Paul dit donc que les femmes ont une tête et une tête et un voile et un voile. Paul ne joue pas à un jeu ici. Il essaie de prendre la vérité concernant l'autorité et de l'élever dans le plus haut des cieux. Voilà ce qu'il désire dire ici.

Un homme peut aller vers Dieu sans être couvert, sans voile sur sa tête parce qu'il n'y a rien entre eux. Il n'y a pas là de soumission. Il va directement vers Dieu. Mais vous voyez la fonction d'épouse doit se soumettre à la fonction d'époux. Par conséquent Dieu dit: « Pour que vous puissiez bien comprendre que vous avez l'autorité pour aller directement auprès de Dieu, que vous avez la puissance et l'autorité, vous allez vous couvrir d'un voile. Vous voyez, un homme n'a pas d'intermédiaire entre lui et Dieu. Il n'a pas besoin d'aller vers un prêtre. Il n'a pas besoin d'aller vers un pasteur. Il n'a pas besoin d'aller vers un ancien. Il n'a pas besoin d'aller vers un saint. Il peut aller directement vers Dieu! »

Paul dit aux femmes: « Mesdames, vous êtes maintenant libres en Christ, vous pouvez aussi aller directement vers Dieu. Peut-être que vous direz: mais mon mari est dans le chemin. Ce n'est pas grave nous allons avoir à couvrir cela. Nous allons devoir le mettre hors de votre vue. Vous allez donc couvrir votre tête en signe que la tête est couverte. » Le symbole du voile sur la tête est donc là pour leur montrer qu'elles ont l'autorité sur leur tête. C'est-à-dire que les époux sont maintenant en dehors de la vue. Ces personnes, qui luttent pour le voile et qui disent que nous devrions porter un voile dans l'église, seraient davantage dans le vrai si elles mettaient une couverture sur les époux. Cela serait plus juste pour respecter ce qui est enseigné ici dans le grec, parce que Dieu illustre le fait que les épouses ont un accès direct vers Dieu.

Très bien, les épouses ont donc dit: « Nous allons nous débarrasser de ce voile, parce que c'est un symbole de la soumission et de l'autorité. » Paul a répondu: « Attendez un instant, avant que vous ne le jetiez, j'aimerais vous montrer que c'est un symbole qui manifeste la soumission de Christ, et un symbole qui montre que vous avez un accès libre auprès de Dieu. Est-ce que vous désirez encore vous en débarrasser maintenant? » Paul a pris ce voile avec les symboles qu'il représentait et il y a superposé la lumière de Dieu et des cieux. Il l'a exalté à sa position la plus élevée et dans sa plus haute signification. Ensuite, il les a encouragé à adorer et à profiter de leur liberté en Christ. Paul dit: « Il n'y a maintenant plus de différences entre hommes et femmes, mais vous ne pouvez pas rejeter ce pour quoi Dieu vous a créées en rapport avec votre fonction d'épouse lorsque vous embrassez ce pourquoi Dieu vous a rachetées dans votre vie spirituelle. » C'est avec ces deux têtes que Paul illustre cela.

Les femmes de l'église de Corinthe ont essayé de se débarrasser de leurs voiles, mais maintenant elles ont vu l'illustration que cela représente par rapport à Dieu. Tout cela n'est que l'arrière-plan, mais j'espère que cela vous aidera à saisir l'esprit du sujet qui est traité ici. Les sujets concernant les habitudes culturelles traitées sont assez épineux.

Très bien, laissez-moi maintenant répondre aux quatre questions que j'ai mises en avant au début de cette étude et qui sont suggérées par ce chapitre.

Première question: est-ce qu'une femme a le droit de prêcher dans l'assemblée du peuple de Dieu? Laissez-moi d'abord vous donner le principe, puis vous apporterer une réponse. Le principe est que Dieu ne se contredit jamais Lui-même. C'est un principe très simple. La Bible ne se contredit pas elle-même. Il se peut que nous ne comprenions pas ce qu'un verset de la Bible signifie, mais nous pourrons toujours savoir ce que cela ne signifie pas. Nous savons que cela ne va pas contredire une autre vérité de la Bible.

Tout le problème des femmes enseignant dans l'église est basé sur deux passages. Les versets 14:34-35 disent: « Les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église. » 1 Timothée 2:12 dit: « Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme; mais elle doit demeurer dans le silence. » Quoi que ces paroles signifient, et je vais essayer de vous montrer ce qu'elles signifient, cela ne peut pas contredire 1 Corinthiens 11:5 qui dit: « Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée. » Certaines personnes se mettent hors d'elles-mêmes, lorsqu'une femme prie ou prophétise. C'est pourtant ce qu'elles faisaient à Corinthe. Paul n'a pas dit qu'elles ne devaient pas le faire. Il dit simplement que lorsqu'elles le font, elles doivent avoir les cheveux couverts.

Je sais qu'une femme peut prier et prophétiser. Vous me direz alors: « Mais qu'est-ce que la prophétie signifie réellement? » Il suffit de lire le contexte et vous verrez qu'au verset 13:2 cela signifie: avoir la connaissance des mystères, et au verset 14:3 cela signifie: parler aux hommes, édifier, exhorter, consoler, instruire. Est-ce qu'une femme peut enseigner? Oui! Si ces versets qui semblent dire qu'elles ne le peuvent pas disaient cela, vous auriez de gros problèmes avec des versets comme Actes 21:9 où l'on nous parle des quatre filles de Philippe qui prophétisaient et avec Luc 2:36 où l'on nous parle d'Anne qui prophétisait et enseignait dans le temple.

Je réalise que tout cela est de la dynamite dans le contexte de l'église. Sur l'aile gauche, il y a tous les mouvements comme les quakers, l'armée du salut et les méthodistes, qui insistent sur l'enseignement donné par les femmes. Cela fait aussi maintenant son entrée dans des dénominations comme l'église épiscopale d'Angleterre qui encourage les femmes à prêcher. La plupart des groupes pentecôtistes permettent aux femmes d'avoir une part dans le leadership.

D'un autre côté sur l'aile droite, vous avez des mouvements qui sont absolument contre, ils disent: « Non, jamais. » Ils disent que cela n'est pas juste. Pour l'instant les presbytériens ont dit qu'ils n'accepteront jamais cela. Les groupes issus des frères de Plymouth refusent également absolument de voir les femmes prendre une part quelconque dans l'enseignement. Certains ne les laissent même pas prier. Ils acceptent qu'elles se voilent mais pas qu'elles prient.

Personnellement je pense que l'oiseau a besoin de ses deux ailes pour voler, la droite et la gauche. Il y a un danger des deux côtés, c'est que les deux groupes négligent la souveraineté de Dieu. L'aile gauche insiste pour que les femmes interviennent et prennent la parole, et l'aile droite limite Dieu dans Sa distribution des dons. Je réalise qu'une femme qui enseigne est plutôt une exception, parce que dans la Bible l'accent est mis sur le fait que Dieu utilise souvent des hommes pour cette tâche. Mais comme il y a des exemples dans la Bible, comme il y avait des cas dans l'église de Corinthe, et comme rien n'est dit contre cela, je ne vais sûrement pas dire que Dieu ne peut pas utiliser de femmes pour le ministère de la Parole.

Pourquoi est-ce que Paul nous rend attentifs au fait que lorsque les femmes prient ou prophétisent, elles devraient être voilées? Je pense assez candidement qu'il veut dire qu'une femme a le droit de servir le Seigneur de cette façon, mais qu'elle ne devrait pas user de son attirance physique. Je crois que c'est pour cette raison que Paul les rend attentifs au fait qu'elles devraient s'habiller de façon modeste. Si une femme est mariée, cela devrait être très clair pour tout le monde qu'elle est mariée, et qu'elle ne se lève pas simplement en public pour essayer de gagner les gens par sa beauté, par sa silhouette ou par son « sex appeal. » Vous voyez cela partout autour de vous. Vous voyez cela à la télévision où l'on met des femmes pour vendre des tubes de dentifrice, de la mousse à raser ou des automobiles. C'est assez incroyable de voir la façon dont ils essaient de vendre ces choses. Dieu dit donc ici qu'une femme peut certainement avoir un ministère, mais elle ne doit pas essayer de faire passer les vérités de Dieu en utilisant sa beauté naturelle. Elle doit partager les vérités de Dieu par la puissance du Saint-Esprit, de la même façon que les hommes et d'aucune autre façon.

Venons-en à notre deuxième question: quelle est la bonne longueur pour les cheveux d'un homme? Le contexte du passage autour des versets 11:4-5 est celui avec la création, cela parle de quelle façon Dieu a créé les femmes et de quelle façon Dieu a créé les hommes. Le principe semble donc être que les cheveux sont prévus par Dieu pour la distinction entre les sexes. Un homme doit ressembler à un homme et une femme doit ressembler à une femme. Je pense également que cela peut varier selon les cultures et que des sociétés différentes ont des règles différentes.

Voici donc le principe de Dieu. Les hommes doivent être des hommes et les femmes doivent être des femmes. Nous devons appliquer cela devant le Seigneur. Chacun d'entre nous doit faire cela. Les hommes doivent être masculins et les femmes doivent être féminines. Les femmes doivent pouvoir prier: « Seigneur rends-moi aussi féminine que tu aimerais que je le sois. » Les hommes devraient pouvoir prier: « Seigneur rends-moi aussi masculin que tu aimerais que je le sois. » Je reconnais que les styles changent et que les coupes de cheveux changent, mais le principe ne changera jamais. Dieu a créé les hommes pour être des hommes. Dieu a fait les femmes pour être des femmes. Nous devons donc appliquer ce principe.

Voici maintenant notre troisième question: est-ce qu'une femme devrait de nos jours porter un voile, un chapeau ou quelque chose comme cela lorsqu'elle participe à une réunion d'adoration publique? Vous retrouvez tout cela à travers toute la Bible. Les images illustrent les principes. Une fois que vous avez les principes, vous n'avez plus besoin de l'image. Vous voyez, par exemple, nous devrions nous laver les pieds les uns les autres. Est-ce que vous êtes déjà allés à une cérémonie de lavement des pieds? Je ne pense pas que vous puissiez assister à cela. Je pense que le mieux que vous puissiez trouver c'est faire un relavement des pieds. Je pense que beaucoup de personne lavent leurs pieds avant de se rendre à ces réunions.

Pourquoi n'appliquons-nous pas cela de nos jours? C'est parce que derrière cela il y a un principe. Peut-être que nous disons: « Oh, cela n'est que de l'humilité. Il n'y a pas de grand principe là derrière. »

Je peux vous dire qu'un jour j'ai participé à une réunion où il y a une jeune femme qui m'a réellement choqué. Elle avait un voile qui descendait jusqu'à sa taille et une jupe qui remontait à sa taille! C'était une mini-jupe. Je ne pouvais pas en croire mes yeux. Elle était assise à côté de son mari. Elle avait l'image. Elle avait un voile. Elle pouvait dire: « Je remplis les conditions de 1 Corinthiens 11 car je porte un voile. » Mais moi je dis: « Non, ce n'était pas le cas. » Elle n'était pas voilée dans son coeur. Elle a gâché le principe de Dieu.

Pourquoi est-ce que les hommes n'avaient pas le droit dans l'Ancien Testament de raser les coins de leurs barbes? C'est parce que les idolâtres essaient de faire que les visages ressemblent au dieu soleil. Dieu dit ici que nous ne devons pas ressembler aux païens, que nous ne devons pas nous raser la barbe comme les païens. Ils n'avaient pas non plus le droit de porter de la laine et du coton en même temps. Pourquoi? C'est parce que Dieu voulait leur enseigner ainsi le principe de la séparation. Chaque matin, alors qu'ils s'habillaient ils devaient se rappeler, nous sommes un peuple séparé, nous ne pouvons pas nous mélanger. Ils n'avaient pas le droit de mettre des semences différentes dans le même sillon. Dieu désirait leur dire par cela: « Soyez séparés. » Tout dans la Bible est donné sous forme de principe. Une fois que vous avez le principe vous n'avez plus besoin de respecter l'image. Par conséquent, si l'image vous aide pour saisir le principe, portez un chapeau, portez un voile, mais la Bible n'enseigne pas cela.

Quatrième et dernière question: quelle devrait être notre attitude envers ceux qui diffèrent de notre position? Le verset 11:16 dit: « Si quelqu'un se plaît à contester, nous n'avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu. » Qu'est-ce que Paul veut dire par: « pas cette habitude? » Est-ce que cela signifie pas une telle pratique comme ne pas porter de chapeau, pas une telle pratique comme ne pas porter de voile? Non, il veut dire: nous n'avons pas l'habitude de rentrer dans des controverses. C'est de cela dont il parle là. Paul dit: « Si vous désirez vous battre sur ce sujet, ce n'est pas important, nous n'allons pas nous battre. Nous n'allons pas débattre et argumenter pour ou contre ce sujet. » C'est un principe. Nous n'allons pas débattre au sujet des scrupules, ce n'est pas important. Dieu insiste donc sur les principes, nous devons saisir les principes.

Dans notre prochaine leçon, nous verrons une autre image, celle du la table du Seigneur. Des milliers de chrétiens essaient des respecter cette image, mais n'ont jamais vu le principe sous-jacent. De la même manière, les gens sont baptisés, ils prennent l'image, mais n'ont pas le principe. C'est un si grand gâchis si vous n'avez pas les principes de Dieu. Toutes ces images ont pour objectif de nous donner des principes.

Prions:

Père, combien nous Te louons, pas pour ce que nous pensons que Ta parole signifie, mais pour tout ce que Tu sais qu'elle signifie. Combien nous Te louons pour l'Evangile de Christ et qu'il n'y a plus de différence entre les hommes et les femmes, entre les esclaves et les hommes libres, ils sont maintenant tous au même niveau. Combien nous nous réjouissons de cela. Les hommes ont un libre accès à Toi, les femmes ont un libre accès à Toi. Nous prions que Tu puisses nous rendre capables d'appliquer ces principes dans nos coeurs et dans nos vies. Nous Te prions dans le Nom de Jésus. Amen

1 Corinthiens #14