1 CORINTHIENS #12 - LES PRATIQUES DISCUTABLES

(1 Corinthiens 8-10)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre douzième leçon sur cette merveilleuse épître de 1 corinthiens.



RESUME

Laissez-moi vous redonner un bref résumé de ce que nous avons vu pour nous remettre dans le contexte. Le message de 1 Corinthiens est le message de la Seigneurie de Christ. La simple vérité sous-jacente et qui est vraie dans tous les domaines de la vie, est que lorsque vous traitez un problème, vous devez le traiter à la racine, parce que sinon vous ne l'avez pas réellement traité. Nous voyons cela dans tous les domaines de la vie et pas uniquement dans les choses spirituelles, nous devons aller au coeur des choses.

En médecine, avant qu'un docteur puisse réellement s'occuper des symptômes, il doit aller à la racine de la maladie. Je suppose que c'est pour cette raison que les psychiatres ont un canapé. Ils mettent le patient sur le canapé et commencent ensuite la conversation. Ils essaient d'aller au coeur et à la source du problème. Ils creusent et creusent dans votre vie. Ils essaient de savoir si votre mère vous a maltraité, si vous haïssez votre famille et retournent ainsi en arrière dans votre vie. J'ai lu un article où des personnes ont essayé de retourner à ce qui s'est passé cinq minutes après la naissance du bébé. Ils pensent que si ce bébé a été séparé de sa mère dès le plus jeune âge, alors c'est une cause de problème pour toute la vie durant. Si le monde peut utiliser cette vérité, nous le pouvons également. La bible l'utilise. Pour régler radicalement un problème, nous devons le régler à sa racine, à son coeur et toute solution qui ne va pas au coeur du problème n'est pas réellement une solution. Le Saint-Esprit présente la Seigneurie de Jésus-Christ en tant que solution fondamentale à tous les problèmes, qu'ils soient corporatifs ou individuels. Lorsque le Seigneur Jésus règne en tant que Seigneur, toutes les autres choses semblent prendre tout naturellement leur place.

L'Eglise de Corinthe est une incroyable illustration de ce principe à cause des huit problèmes représentatifs auxquels ils font face dans ce livre. Nous avons considéré ces problèmes à la lumière de la Seigneurie de Christ. Laissez-moi vous redonner ces différents problèmes:

• Chapitres 1-4: Le problème des divisions.
• Chapitre 5: Le problème de la pureté personnelle.
• Chapitre 6: Le problème des différends personnels.
• Chapitre 7: Les problèmes liés au mariage.
• Chapitres 8-10: Le problème des pratiques discutables.
• Chapitre 11: Le problème des images et des symboles. Ils regardaient aux images plutôt qu'à la réalité derrière les images.
• Chapitres 12-14: Le problème de l'abus des dons spirituels.
• Chapitre 15: Le problème des fausses doctrines. Certaines personnes reniaient la résurrection de Christ.

Puis nous avons ce merveilleux chapitre 16 qui est comme l'apogée.

Nous sommes arrivés aux chapitres 8 à 10, qui est le problème des pratiques discutables. Nous en sommes à notre troisième leçon sur ces trois chapitres. Les corinthiens ont écrit une lettre à l'apôtre Paul au sujet de choses pratiques, et une des questions qu'ils avaient était en lien avec ces choses qui ne sont pas fausses en elles-mêmes.

Il s'agit de choses sur lesquelles Dieu n'a pas donné directement d'indication. Il y avait des chrétiens qui aimaient le Seigneur, mais qui n'étaient pas d'accord entre eux sur ces sujets. Les corinthiens étaient donc assez confus. Les questions qu'ils ont posées nous ouvrent tout un champ de principes qui concerne les sujets sur lesquels on a peur de discuter. Nous pouvons réellement remercier le Seigneur pour les problèmes particuliers qu'avait l'église de Corinthe. C'est non seulement vrai pour ce problème, mais également pour tous les autres parce qu'à travers eux, nous avons la pleine réponse de Dieu sur tous ces sujets.

Voilà quelle était la situation locale. Est-il possible pour les chrétiens de manger de la viande qui a été auparavant sacrifiée aux idoles? Voilà leur question. Un des groupes de chrétiens disait que c'était permis parce que les idoles n'étaient rien, elles n'existaient pas. Il disait que ce n'était que superstition. Les païens déposaient la viande devant l'idole et disaient que l'esprit de l'idole venait le manger. Puis ils apportaient ensuite la viande au marché et la vendait pas très cher. Mais l'autre groupe de chrétiens disait: « Non tout cela est en lien avec l'idolâtrie. Restez loin de cela. Ne touchez pas à cette viande. » Vous voyez, le vrai problème était l'argent et pas la viande. Il était possible d'avoir de la bonne viande pour pas cher et c'est cela qui les intéressait.

Laissez-moi vous donner une illustration moderne. Imaginez que vous entriez dans un magasin où se trouve un bouddha en or, serait-il juste d'acheter ce bouddha en or pour investir votre argent? Peut-être que vous direz: « C'est de l'or, ce n'est pas cher et peut être que je peux en tirer un bon prix. » Compliquons un peu notre histoire. Imaginons que vous soyez chrétien et que vous habitiez en Chine, si vous entriez dans un magasin et qu'il s'y trouve un bouddha en or, serait-il possible pour vous de l'acheter pour y investir votre argent?

Vous voyez, c'est le genre de choses auxquelles les corinthiens devaient faire face, parce que la viande qu'ils désiraient acheter était associée à l'idolâtrie. De nombreux chrétiens avaient été sauvés de ce genre de vie. Cette question à laquelle Dieu répond dans ce chapitre, devient également l'occasion d'en tirer deux grands principes sur la façon de gérer toutes ces pratiques discutables.

Nous avons déjà survolé une liste de ces pratiques discutables, mais juste pour vous rafraîchir la mémoire, voici le genre de choses dont nous parlons dans cette leçon. Qu'en est-il de ces sujets sur lesquels les chrétiens ne sont pas d'accord? Qu'en est-il du luxe, des bijoux, du maquillage, des styles musicaux, du sport, de la cigarette, du cinéma, des jeux de cartes, des hommes et des femmes se baignant dans la même piscine? Rappelez-vous que les pratiques discutables n'ont rien à voir avec les choses qui sont mauvaises en elles-mêmes. Il y a des choses qui sont intrinsèquement mauvaises. Elles sont mauvaises parce que Dieu a donné un principe objectif disant: « cela est mauvais » ou « ne faites pas cela ». Mais qu'en est-il de ces choses qui ne sont pas moralement mauvaises? Eh bien, c'est de cela dont on parle ici.

Voici ce que nous avons vu jusqu'à présent et voilà de quelle manière nous allons continuer notre discussion. Prenons le verset 10:23, c'est un verset qui est à la base de toute discussion au sujet des pratiques discutables. Le verset 10:23 dit: « Tout est permis, mais tout n'est pas utile; tout est permis, mais tout n'édifie pas. »

Un chrétien est libre, absolument libre de faire n'importe laquelle de ces pratiques discutables. Je dis cela le plus clairement que je le peux. Toutes choses sont permises. Le chrétien est libre. Il a été émancipé par le Seigneur. Il a la liberté de faire tout ce qui n'entre pas dans la catégorie du péché. Mais veuillez noter que Dieu a inséré un grand « MAIS » dans cette phrase. Toutes choses sont permises, MAIS. Il vient un temps où les chrétiens doivent mettre leurs droits légitimes de côté. Lorsque le chrétien met librement sa liberté de côté, c'est qu'il est libre de faire quelque chose, mais il décide de ne pas le faire. C'est un acte de sa volonté qui fait qu'il met cela de côté. Nous avons appelé ces cas des limitations de la liberté.

Très bien, nous avons commencé à voir six principes ensemble. Nous trouvons dans les chapitres 8 à 10, six limitations de notre liberté. Si nous appliquons ces principes, nous connaîtrons tout le temps la pensée de Dieu sur ces sujets. Nous en avons déjà mentionné deux sur les six. Laissez-moi à nouveau les mentionner, puis nous continuerons notre étude.

Le premier principe est que je dois être prêt à mettre de côté la liberté de conscience, si cela blesse la conscience de mon frère et le pousse à pécher. C'est ce que nous avons vu dans notre précédente leçon.

Les versets 8:7-9 disent: « Mais cette connaissance n'est pas chez tous. Quelques-uns, d'après la manière dont ils envisagent encore l'idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée. Ce n'est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins. Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d'achoppement pour les faibles. »

Le second principe est de mettre volontairement de côté ma liberté, si cela m'empêche d'avoir des opportunités pour prêcher l'évangile, si cela m'empêche de témoigner.

Les versets 9:19-23 disent: « Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les juifs, j'ai été comme juif, afin de gagner les juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l'Évangile, afin d'y avoir part. »

C'est là où nous nous sommes arrêtés la dernière fois. Il y a quatre autres principes qui sont en lien avec cette question. Ils sont tous très pratiques et nous enseignent dans quelles circonstances nous devons mettre notre liberté de côté. Avant que je vous les donne un à un, j'aimerais vous les présenter de la même façon que le Saint-Esprit les développe. Laissez-moi vous montrer de quelle façon Dieu exprime les choses dans cette section. Il y a une sorte de parenthèse qui est en fait une grande illustration. Comme nous l'avons vu, nous trouvons le grand principe dans le chapitre 8. Ensuite dans le chapitre 9, nous trouvons une illustration positive. Puis dans le chapitre 10, nous avons une illustration négative. Puis Paul résume et conclut le tout à la fin du chapitre 10.

Voici ce que j'aimerais faire dans cette leçon. J'aimerais premièrement considérer deux illustrations, l'illustration du chapitre 9, puis celle du chapitre 10, puis je vous donnerai les quatre autres principes et cela nous permettra de conclure cette section sur les pratiques discutables.



METTRE SA LIBERTE DE COTE POUR LE BIEN DES HOMMES ET DE DIEU

Dans le chapitre 9, c'est Paul lui-même qui est l'illustration; dans le chapitre 10, c'est Israël qui est l'illustration. Au chapitre 9, Paul ne vous dit pas uniquement ce qu'il aimerait que vous fassiez, il vous dit également ce que lui fait. Il dit qu'il a mis de côté sa liberté pour le bien des autres hommes et du Seigneur.

Les versets 9:1-23 disent: « Ne suis-je pas libre? Ne suis-je pas apôtre? N'ai-je pas vu Jésus notre Seigneur? N'êtes-vous pas mon oeuvre dans le Seigneur? Si pour d'autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous; car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur. C'est là ma défense contre ceux qui m'accusent. N'avons-nous pas le droit de manger et de boire? N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une soeur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas? Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabas nous n'avons pas le droit de ne point travailler? Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais? Qui est-ce qui plante une vigne, et n'en mange pas le fruit? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau? Ces choses que je dis, n'existent-elles que dans les usages des hommes? La loi ne les dit-elle pas aussi? Car il est écrit dans la loi de Moïse: Tu n'emmuselleras point le boeuf quand il foule le grain. Dieu se met-il en peine des boeufs, ou parle-t-il uniquement à cause de nous? Oui, c'est à cause de nous qu'il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l'espérance d'y avoir part. Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels. Si d'autres jouissent de ce droit sur vous, n'est-ce pas plutôt à nous d'en jouir? Mais nous n'avons point usé de ce droit; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d'obstacle à l'Évangile de Christ. Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l'autel ont part à l'autel? »

Dans cette section, l'apôtre Paul nous donne quatre illustrations pour nous montrer de quelle façon il a mis sa liberté de côté. Laissez-moi vous les mentionner. Dans le verset 9:4, il dit qu'il a mis de côté son droit de manger et de boire. Plus tard dans le verset 10:26 Paul citera le Psaume 24:1 qui dit: « A l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme, le monde et ceux qui l'habitent! » Il cite ce verset en disant qu'il pouvait avoir tout ce qu'il désirait sur son menu , parce que toutes les choses appartiennent au Seigneur. Dieu nous a tout donné et Paul a donc le droit de tout manger et de tout boire. Il peut manger de tous les plats. Il peut manger n'importe quelle sorte de viande, il est libre. De la même manière, il dit qu'il peut boire de n'importe quelle boisson. Mais il a refusé de faire cela et a mis ce droit de côté.

Pourquoi Paul a-t-il limité son alimentation? Pourquoi a-t-il conformé sa façon de manger à celle des autres? Pourquoi ne mangeait-il pas du porc et du bacon? Il a décidé de mettre ce droit de côté à cause de ses amis juifs. Pourquoi ne mangeait-il pas de viande sacrifiée aux idoles? A cause de ses amis païens. Il a dit: « Je peux faire tout ce que je veux, mais je ne veux pas le faire pour le bien des autres»

Paul donne ensuite une seconde illustration dans le verset 9:5 où il dit: « N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une soeur qui soit notre femme? » Paul nous dit qu'il a le droit d'être marié et d'avoir une famille. Nous ne nous attarderons pas sur le fait de savoir s'il était marié. Les commentateurs sont divisés sur ce sujet, parce qu'il est clair qu'il a fait partie du Sanhédrin. Ils disent donc qu'à cette époque il a été marié et que sa femme est peut-être morte. Je sais qu'il n'a pas divorcé. Ce que je sais, c'est que lorsqu'il écrit cela il n'était pas marié, mais que Pierre l'était, tout comme la plupart des disciples et les membres de la famille de Jésus. Paul nous dit qu'il a le droit de se marier avec une femme si elle est chrétienne. Il a le droit d'être marié et d'avoir une famille. Mais il nous dit qu'il n'a pas profité de ce droit, qu'il a mis ce droit de côté, parce que cela pouvait limiter son ministère et le distraire de sa tâche.

Les célibataires chrétiens savent de quelle façon les chrétiens mariés peuvent être occupés avec leur famille. Les chrétiens célibataires ont un peu plus de temps pour la communion et pour profiter des choses de Dieu. Ils sont un peu plus « libres ». Mais ils sont parfois mis de côté par certains chrétiens mariés parce qu'ils viennent à de mauvais moments. Les chrétiens mariés trouvent parfois des excuses comme: « Pas aujourd'hui. Pas cette semaine, peut-être une autre fois. » Pourquoi en est-il ainsi? C'est parce qu'ils ont des familles, qu'ils ont des responsabilités familiales et qu'il est parfois difficile de trouver du temps de qualité avec sa famille. Cela n'est pas mauvais, ce n'est pas un péché. Tout cela est bon. Mais Paul s'est dit qu'il désirait rester libre par amour pour les frères. Vous voyez, si vous alliez chez Paul, il ne dirait pas: « Oh, je ne suis pas libre, j'ai une famille. » Il dirait: « Entrez et installez-vous. Parlons ensemble. Prenons le temps pour la communion. Chantons ensemble. Prions ensemble. Lisons ensemble. » Paul pouvait faire tout cela parce qu'il était célibataire. Il a décidé de mettre de côté son droit d'avoir une épouse et une vie de famille.

Paul donne ensuite un troisième exemple. Le verset 9:6 dit: « Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabas nous n'avons pas le droit de ne point travailler? » Voilà qu'arrive le pesant problème des prédicateurs ou des enseignants de la bible qui reçoivent de l'argent pour résultat de leur labeur spirituel. C'était un sujet brûlant à l'époque et il n'est pas étonnant que cela soit encore un sujet brûlant de nos jours. C'est pour cette raison que pour illustrer cela, Paul nous donne treize versets sur le sujet.

Lorsqu'il a dit qu'il mettait de côté son menu, cela ne lui a pris qu'un verset. Lorsqu'il a dit qu'il mettait de côté son droit d'avoir une épouse, cela ne lui a pris qu'un verset. Mais lorsqu'il a dit qu'il mettait de côté le droit de recevoir un salaire, cela lui a pris treize versets. Vous voyez, il ne pouvait pas prouver qu'il mettait de côté ce droit avant de prouver que c'était son droit. Il devait convaincre les Corinthiens que c'était son droit de recevoir un salaire. Pour en arriver là, il nous donne sept illustrations du prédicateur de l'Evangile pour montrer qu'il n'a pas à travailler pour avoir un soutien financier.

Au verset 9:7, Paul parle du soldat. Il dit que l'on ne verra jamais un soldat dire à son commandant: « Je vais à Pizza Hut ce soir parce que je dois gagner assez d'argent pour payer ma nourriture. » On paie la nourriture au soldat. Paul dit qu'en tant que soldat, nous n'avons pas à avoir un travail pour payer notre nourriture. Au verset 9:7, Paul parle aussi de quelqu'un qui a planté une vigne. Au verset 9:9, Paul utilise l'illustration d'un boeuf. Au verset 9:10, il utilise l'illustration d'un laboureur et de quelqu'un qui foule le grain. Au verset 9:13, il utilise l'exemple d'un prêtre dans un temple. Il désire montrer que c'est son droit, c'est pour cela qu'il donne autant d'exemples. Au verset 9:14, il dit: « De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile. » C'est le droit de tout prédicateur de l'Evangile que d'être aidé à travers son ministère. Paul avait ce droit, mais il a mis ce droit de côté pour le bien des autres.

Ce n'était pas facile pour l'apôtre Paul d'écrire cela aux gens de Corinthe. Est-ce que vous savez pourquoi? Parce qu'ils ne lui avaient jamais donné un seul centime! Je pense qu'ils ignoraient tout simplement cela. Je pense qu'ils n'avaient pas été enseignés sur ce sujet. Mais Paul avait maintenant un problème. Est-ce que vous savez ce qui va se passer lorsqu'ils vont lire cette lettre? La première chose qu'ils vont faire lorsqu'ils vont entendre que c'est juste est qu'ils vont dire que c'est leur obligation: « Par conséquent nous devons le soutenir financièrement. » Donc dès qu'ils ont reçu cette lettre, ils ont fait une quête. Ils se sont dit: « Donnons quelque chose à Paul, nous sommes supposés le soutenir. »

C'est pour cette raison qu'il dit au verset 9:15: « Ce n'est pas afin de les réclamer en ma faveur que j'écris ainsi. » Est-ce que vous voyez ce qu'il est en train de dire ici? Il leur dit: « Ne vous méprenez pas. Je ne suis pas en train de vous donner des suggestions pour donner. Lorsque je vous parle de mettre mes droits de côté, je n'essaie pas de vous faire ressentir de la honte. Je n'essaie pas de vous soutirer de l'argent. En fait, je n'en veux même pas. Ne me donnez pas d'argent. Ne faites pas de collecte. Mais j'aimerais que vous sachiez que j'ai le droit d'en recevoir. Je n'en désire pas mais j'ai le droit d'en recevoir. Tout comme j'ai choisi de mettre de côté mon droit à tout manger et mon droit à avoir une épouse et une famille, j'ai également mis de côté le droit d'avoir un soutien financier. Je préfère travailler la nuit à faire des tentes. Je préfère travailler le week-end à faire des tentes plutôt que de recevoir un soutien financier. » Parce qu'il dit que certaines personnes se prêtent à mettre un prix sur la proclamation de l'Evangile. Certaines personnes auraient pu penser qu'il était un mercenaire et qu'il faisait cela pour l'argent. Mais ce n'était pas son cas.

Le verset 9:16 dit: « Car la nécessité m'en est imposée, et malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile! » Paul avait été appelé par le Seigneur à prêcher l'Evangile. Il ne s'inquiétait pas de savoir s'il avait un soutien financier ou pas. Il le faisait pour le Seigneur. Paul nous dit qu'un serviteur de l'Evangile ne doit pas se sentir embarrassé s'il reçoit une aide financière en retour de son travail dans le Seigneur. Le verset 9:11 dit: « Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels. »

Paul avait mis de côté le droit de recevoir de l'argent en retour de son ministère. Il a mis de côté son droit de manger et de boire tout ce qu'il voulait. Il a mis de côté le droit d'avoir une épouse et une famille. Il a mis de côté son droit d'être payé en retour pour son travail pour l'Evangile. Pourquoi a-t-il mis de côté toutes ces libertés? C'est parce qu'il aimait les êtres humains. Il l'a fait pour pouvoir avoir un ministère envers eux.

Il mentionne ensuite une quatrième chose qu'il a mise de côté. Celle-ci est plus générale et inclut tout ce qu'il aurait pu oublier. Le verset 9:19 dit: « Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. »

Paul avait le droit d'être indépendant et libre de tous les hommes. Il aurait pu avoir l'attitude de dire: « Je vais simplement aller dans la montagne dans ma petite cabane pour vivre une vie cloitrée et laisser les gens faire tout ce qu'ils veulent faire. Je suis libre et j'ai le droit de vivre librement. Si la façon dont je vis vous préoccupe, alors ne me regardez pas. Je vais vous laisser vivre à votre façon et moi je vais vivre à ma façon. Laissez-moi ma vie privée. Je vais vivre à ma façon et nous ne nous rencontrerons jamais. » Il aurait pu avoir cette attitude.

Mais à la place il a dit: « J'ai le droit de monter sur la colline, de vivre dans ma petite cabane et de rester isolé, mais j'ai mis ce droit de côté. Je désire être impliqué dans votre vie. J'ai choisi de mettre de côté mon droit d'être indépendant de vous. Je vais devenir un juif pour les juifs et un païen pour les païens. Je vais m'engager. Je vais me salir les mains. Je vais écouter vos problèmes et vos difficultés. Je vais écouter vos histoires d'enfants battus et de pauvreté dans votre famille. Je désire prier. Je désire pleurer. Je veux être blessé avec vous. Je veux faire partie de votre vie. Je n'ai pas besoin de faire cela, mais en tant que croyant je désire faire cela. » C'est de cette façon qu'il a mis volontairement sa vie de côté. Il n'en a pas reçu le commandement de la part du Seigneur. Il a décidé de devenir un esclave pour tous les hommes. Il a fait tout cela pour l'amour de Christ et pour le bien des âmes. Il a mis ses droits de côtés.

Personne n'était aussi libre que Paul. Comme il était libre, comme il avait vu la lumière, comme son âme avait été rendue vivante à la vérité que nous sommes dans les cieux avec le Christ crucifié, il était libre dans le Seigneur. Il avait compris ce qu'était le repos. Mais il a mis tout cela de côté pour le bien des autres.

Vous voyez, une fois que Paul s'est utilisé lui-même comme exemple de quelqu'un qui est libre, il finit ensuite cette section avec l'image de la course. Les versets 9:24-27 disent: « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu'un seul remporte le prix? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l'aventure; je frappe, non pas comme battant l'air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres. »

Ce passage, comme tous les autres passages, doit être interprété dans son contexte. Chaque fois qu'un passage est pris hors de son contexte, on peut en abuser. Ce passage a vraiment souffert de cela. Dans certaines versions, le dernier mot du chapitre 9 est « rejeté. » Mais d'autres versions plus proches du grec disent: « disqualifié. » Certaines personnes prennent cette section sur la course hors de son contexte des pratiques discutables.

Elles disent: « Regardez ce passage. Paul est préoccupé parce qu'après avoir vécu sa vie chrétienne, il se peut qu'il soit rejeté et aille en enfer. Après toutes ses prédications, il sera rejeté et perdra le salut. Il sera rejeté par Dieu et rejeté du ciel. » Mais ce n'est pas du tout ce dont Paul parle ici et loué soit Dieu, cela n'est écrit nulle part dans la bible. Il ne parle pas de cela. Lorsque Dieu utilise une image spirituelle, c'est pour illustrer une réalité spirituelle. Avant que vous essayiez d'interpréter une chose spirituelle, soyez certains que vous avez bien saisi l'illustration physique. Il faut que vous compreniez bien l'image avant que vous compreniez ce que l'image illustre, avant que vous puissiez en venir à la réalité spirituelle.

Dans cette illustration, le chrétien n'est pas comparé à un compétiteur dans une course. Si vous pensez que c'est cela que ça signifie, vous allez rater le point qui est souligné ici. Les chrétiens ne sont pas ici comparés à des compétiteurs dans une course. Dieu n'est pas en train de dire: « Nous sommes tous partis ensemble des starting-blocks, mais il n'y en a que trois qui vont pouvoir monter sur le podium et il n'y en a qu'un qui va finalement gagner la course. Il faut donc que vous courriez vite parce qu'il n'y aura qu'un gagnant et il se peut que vous perdiez la course. » Non il ne dit pas cela. Les chrétiens ne sont pas comparés à des compétiteurs dans une course d'athlétisme.

Alors à quoi sont-ils comparés? Imaginez l'apôtre Paul dans les gradins. Il est aux jeux isthmiques qui se tiennent à Corinthe et il regarde une grande course. Alors qu'il regarde la course, et vous avez sûrement fait la même chose lorsque vous regardez un événement sportif, ses yeux suivent le leader de la course. Ses yeux sont fixés sur celui qui est en train de mener la course. Il regarde cet athlète et il le voit devant tous les autres. Quel athlète! Quel coureur! Quel champion! Il est le vainqueur.

Lorsque Paul observe la scène, il en conclut que cet athlète, celui qui est le vainqueur, le champion, celui qui va passer le ruban, est une bonne image du chrétien. Le verset 9:24 dit: « Courez de manière à la remporter. » Nous devons courir comme celui qui gagne. Il ne nous dit pas de courir comme n'importe lequel des autres coureurs, mais de courir comme un champion. Puis il commence à méditer sur ce champion et il pose la question de la façon dont il est devenu ce champion. Le verset 9:25 dit: « Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. »

Paul nous dit: « Regardez le gagnant. Regardez le champion. » Comment en est-il arrivé là? La réponse est qu'il a dû mettre de côté certaines de ses libertés pour y arriver. Il a dû renoncer à certaines choses pour devenir le champion qu'il est. Pendant que d'autres personnes mangeaient des biscuits et des gâteaux, et qu'ils buvaient des sodas, le champion ne pouvait pas faire cela. Alors que les autres personnes se rencontraient pour boire un coup, lui s'entraînait. Il faisait des sprints. Il préparait ses muscles. Il faisait du jogging. Alors que les autres personnes pouvaient passer de longues nuits à parler ensemble, il devait aller tôt au lit pour être en forme, car il devait se lever tôt. Il a vécu une vie de discipline très stricte. Et pourquoi cela? C'était pour obtenir une couronne corruptible. Lors des jeux isthmiques, le gagnant recevait une couronne d'épines de pin et lors des jeux olympiques d'Athènes, la couronne était en feuilles d'olivier. Ils faisaient une couronne qu'ils mettaient sur la tête. Le champion faisait tout cela pour des feuilles, pour une telle gloire passagère.

Le point que Paul souligne ici est donc que si une personne charnelle peut mettre de côté ses libertés pour une couronne qui va bientôt flétrir, est-ce trop d'attendre d'un chrétien de mettre de côté ses libertés pour une couronne incorruptible, pour le bien-être d'âmes qui sont éternelles? C'est de cette manière que Paul utilise ici cet argument. Il décrit la gloire temporaire d'un athlète de ce monde, puis il nous demande: « Mais qu'est-ce qu'ils reçoivent de tous ces efforts? Ils auront leur nom écrit sur une plaque ou quelque chose comme cela. Et vous, regardez tout ce que vous avez! Est-ce que vous ne pouvez pas mettre de côté quelques-unes de vos libertés? Courez, mais ne courez pas simplement pour courir comme court le champion, comme celui qui fait des sacrifices et qui fait des exercices, etc.»

Puis Paul nous dit: « Personnellement, je vais courir comme celui qui sera le vainqueur de la course. » Comme il est dans les illustrations sportives, il passe à une autre. Il semble de ce que nous lisons que la boxe était un des sports favoris de Paul. Il passe de la course à pieds à la boxe dans les versets 9:26-27. Le point qu'il souligne est que personne ne devient un vrai combattant en faisant semblant. Vous devez avoir devant vous une vraie personne avec qui vous entraîner. Il faut qu'il vous mette des coups. Il faut que vous ayez les yeux au beurre noir. Cela va vous coûter de mettre votre liberté de côté pour devenir un athlète. Si vous désirez honorer le Seigneur alors cela va vous coûter, parce que vous devrez mettre de côté votre liberté. Paul dit même que cela va devenir pire.

Vous voyez c'est là où était le coeur de Paul. Il ne désirait pas être disqualifié et rater les récompenses célestes, parce qu'il avait ici bas tant de libertés qui pouvaient faner comme les couronnes de pin ou de feuilles d'olivier. Paul avait compris ce qui était important et ce qui avait de la valeur. Il souligne le fait que l'âme des hommes et des femmes a plus de valeur que toutes les libertés qu'il a gagnées depuis qu'il est en Christ. Voilà quel était son sujet , ses libertés ne signifiaient pas réellement quelque chose pour lui.

Paul nous donne ensuite une seconde illustration. Non seulement Paul est une bonne illustration de ce que cela signifie que de mettre ses droits de côté pour les autres, mais Israël en tant que nation est devenue une illustration négative. Vous voyez, Paul était positif, mais maintenant il en arrive à une illustration négative.

Pour bien saisir l'impact de la raison pour laquelle il utilise Israël, vous devez voir la connexion qui existe entre le chapitre 9 et le chapitre 10. Il faut voir de quelle façon le chapitre 9 se termine et comment le 10 débute. N'oubliez pas que les divisions concernant les chapitres viennent des hommes et non pas de Dieu. Ce sont les hommes qui ont inséré des chapitres. Ils ont parfois fait du bon travail, mais parfois cela n'est pas aussi bien. Il y a même un cas en Actes où le chapitre se termine avec deux points (cf. Actes 21:40).



NOTRE LIBERTE N'EST PAS LE PLUS IMPORTANT, C'EST CEUX QUI NOUS ENTOURENT

Ceci dit, lorsque Paul termine avec les illustrations, il souligne un grand principe qui est que notre liberté n'est pas réellement ce qui est le plus important. Etre libre de faire toutes ces choses, qui peuvent être mises dans la catégorie des pratiques discutables, n'est pas très important. Certaines personnes disent: « Dieu m'a rendu libre et je veux en profiter. Je peux jouer aux cartes, je peux aller au cinéma, je peux aller à la plage même s'il y a des femmes peu vêtues, je peux acheter un ticket de loterie. » C'est à cause de ce genre de choses que les chrétiens se disputent, sur lesquelles ils ne sont pas d'accord, et il arrive même que certaines églises se séparent à cause de cela. Ils font de cela un test pour leur communion.

Certaines personnes disent: « Comme vous allez au cinéma, je ne peux pas avoir de communion avec vous, parce que je suis saint. » Ces personnes utilisent en réalité les pratiques discutables comme critères pour savoir si elles vont pouvoir avoir la communion avec vous ou non! Paul nous dit à la fin du chapitre 9 que notre liberté n'est pas réellement si importante que cela, lorsqu'on considère les gens, lorsqu'on considère leur besoin et tout spécialement à la lumière de leur destinée éternelle. La liberté comporte son lot de responsabilités. Les privilèges sont des choses merveilleuses, mais il y a des choses qui sont plus merveilleuses que nos privilèges.

Dans les versets 10:1-11, Paul nous montre qu'Israël a eu d'énormes privilèges. Dans le verset 10:1 nous lisons: « Ils sont tous passés au travers de la mer. » En plus de tout ce que cela signifie, cela a été un grand privilège. Ils ont été guidés. La nuée était également une protection. Ils sont également passés par la mer. Vous savez ce que cela représente pour Israël. Ils ont été délivrés hors d'Egypte. Cela a été pour eux un énorme privilège. Le verset 10:2 dit qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer. Ne pensez pas à l'eau chaque fois que vous voyez le mot « baptême ». Il y a sept sortes de baptêmes mentionnés dans le Nouveau Testament et il n'y en a qu'un seul d'entre eux qui implique de l'eau. Il ne s'agit pas ici d'eau. Dans le cas qui est explicité ici, les seules personnes qui ont été mouillées, ce sont les égyptiens. Israël n'a même pas été mouillé dans toute cette histoire. Le mot baptême signifie simplement identification, et ici ils ont été identifiés avec Moïse. Ils ont été unis en tant que peuple de Dieu.

Quels privilèges n'ont-ils pas reçus là? Ils ont été guidés. Ils ont été délivrés. Ils ont été identifiés en tant que peuple de Dieu. Les versets 10:3-4 disent: « Ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. » Ils avaient des provisions. Ils profitaient de la communion avec Dieu. Vous voyez, c'est sous forme d'image, mais c'est la même chose que ce dont profitent les chrétiens. Ils étaient guidés et nous sommes guidés. Ils étaient protégés et nous sommes protégés. Ils ont été délivrés et nous sommes délivrés. Ils étaient le peuple de Dieu et nous sommes le peuple de Dieu. Ils recevaient des provisions de la part du Seigneur et nous recevons des provisions spirituelles de la part du Seigneur. Ils profitaient de la communion et nous profitons également de la communion. Ce sont les mêmes privilèges.

Regardez comment le verset 10:5 commence. Cela commence par le mot « mais. » Ils ont eu tous ces privilèges mais malgré cela, nous lisons au verset 10:6 qu'ils ont eu de mauvais désirs. Au verset 10:7 ils sont devenus idolâtres. Au verset 10:8, ils se sont livrés à l'impudicité. Au verset 10:9, ils ont tenté le Seigneur. Au verset 10:10, ils ont murmuré. Est-ce que vous voyez ce que Paul essaie de nous dire ici? Il est vrai qu'en tant que chrétiens, vous avez des privilèges, des libertés, des droits, mais ce n'est pas une garantie de votre bonne santé en Christ. Il est possible de s'agripper à nos libertés d'une façon qui n'est pas saine tout comme Israël l'a fait. Ils avaient d'incroyables privilèges et pourtant ils ont mis leur confiance dans leurs privilèges au lieu de mettre leur confiance dans le Seigneur. On peut abuser de la liberté. Paul nous demande si nous avons du mal à mettre nos libertés de côté? Peut-être que nous considérons nos libertés et nos privilèges de façon erronée. Israël s'est reposé dans les bénédictions au lieu de se reposer dans le Seigneur. Il est si facile de se reposer dans la conduite du Seigneur, dans les provisions du Seigneur ou dans une autre bénédiction au lieu de se reposer dans le Seigneur. Paul avait à coeur de bien souligner la base de ce principe.

Est-ce que vous réalisez cela? Est-ce que vous réalisez que le chrétien qui est si libre, si libéré, si victorieux, qui considère ses bénédictions et ses privilèges et qui a embrassé ses droits en tant que chrétien est plus à même de chuter que le légaliste qui lutte avec des règles et des observances pour essayer de se tenir devant Dieu?

Le chrétien victorieux qui se repose dans ses privilèges peut plus facilement tomber que le légaliste qui essaie si fort, à travers les règles et les observations de la loi, d'honorer le Seigneur et de se tenir devant Dieu. Vous voyez les privilèges ne nous immunisent pas contre les chutes, c'est Jésus qui le fait. Israël est donc devenu ce grand exemple.

Considérez le verset 10:6 qui dit: « Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemples, afin que nous n'ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu. » Le verset 10:11 dit: « Ces choses leur sont arrivées pour nous servir d'exemples. » Paul nous dit que les privilèges peuvent nous donner une fausse sécurité. La liberté ne garantit pas la stabilité. Les bénédictions de Dieu ne font pas que nous aurons moins de difficultés à rester debout. Je ne peux pas me confier dans ce qu'Il a fait pour moi hier, il faut que je Lui fasse confiance pour ce qu'Il fait aujourd'hui. Il a fait beaucoup de choses dans ma vie. Nous pouvons regarder en arrière et dire: « Regardez ce que Dieu a fait. » Cela ne vous aidera pas à vous garder aujourd'hui. Nous avons besoin du Seigneur à tout moment. C'est pour cette raison qu'au verset 10:12 il est dit: « Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber. » Le contexte est les privilèges, donc le texte dit: « Ainsi donc, que celui qui croit être debout à cause de ses privilèges prenne garde de tomber. » Puis Paul tourne nos yeux vers là où ils devraient être. D'après le verset 10:13 qu'est-ce qui m'empêchera de chuter? La réponse est la fidélité de Dieu. Dieu est fidèle et Il préparera le moyen de sortir de la tentation.

En passant, même si je ne veux pas prendre trop de temps là-dessus, parce que c'est en dehors de la pensée principale de ce passage, certaines personnes pensent que l'idée là-derrière est qu'avec chaque tentation, Dieu nous donne une manière spéciale d'y échapper. La réalité est que la manière d'y échapper est tout le temps la même. Peu importe dans quoi vous vous trouvez. Il n'y a qu'une seule façon d'y échapper. C'est Christ. Peu importe à quel point le péché est compliqué, il faut regarder au Seigneur, c'est la seule façon de vous échapper. Il y a également une autre façon que l'on trouve dans le verset suivant, c'est fuir. C'est des façons de s'échapper. Il faut tourner les talons à la tentation et déguerpir. Ce n'est que le Seigneur qui peut nous délivrer et c'est comme cela que Paul montre la fidélité du Seigneur.



NOTRE LIBERTE NE DOIT PAS NOUS POUSSER À NOUS ASSOCIER AVEC QUELQUE CHOSE QUI DESHONORE DIEU

Très bien, Paul nous montre donc dans un premier temps qu'il a mis ses libertés de côté, puis nous montre ce qui est arrivé lorsqu'Israël a regardé à ses libertés au lieu de regarder au Seigneur et qu'ils se sont corrompus. Après nous avoir donné ces deux illustrations, à partir du verset 10:14, Paul revient sur son point. Il nous a donné deux illustrations et revient donc sur son sujet.

Laissez-moi mettre toutes ces choses en perspective maintenant. 1 Corinthiens 8-10 nous donne six principes qui devraient nous aider à prendre une décision concernant les pratiques discutables. Lorsque dans notre vie nous arrivons à des choses au sujet desquelles nous ne sommes pas certains, comment devrions-nous réagir? Nous en avons déjà vu deux. Est-ce que cela heurte la conscience de mon frère? Est-ce que cela m'empêche de témoigner de Christ?

Laissez-moi terminer en vous donnant quatre principes supplémentaires. Le premier se trouve dans les versets 10:14-22 qui disent: « C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie. Je parle comme à des hommes intelligents; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ? Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous à un même pain. Voyez les Israélites selon la chair: ceux qui mangent les victimes ne sont-ils pas en communion avec l'autel? Que dis-je donc? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose, ou qu'une idole est quelque chose? Nullement. Je dis que ce qu'on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur? Sommes-nous plus forts que lui? »

D'après les versets 10:15-17, il y a toujours deux choses qui sont vraies dans une réunion chrétienne. Premièrement, nous sommes en communion avec Christ. Deuxièmement, nous sommes un. Ce sont à ces deux choses que Paul nous rend attentifs. Lorsque nous adorons, nous sommes en communion avec Christ et nous sommes un seul Corps, une seule miche de pain. Nous sommes tous un. Imaginons par exemple que nous rompions le pain ensemble. C'est un acte d'adoration envers le Seigneur. Nous nous rappelons du Seigneur à travers le partage du pain, et c'est là où quelqu'un nous rejoint dans la réunion. Cette personne chante avec nous et prie peut-être et lorsque vient le moment de prendre le pain, elle prend également les éléments.

Très bien, que pouvons-nous en conclure? Nous en conclurons probablement que c'est un frère ou une soeur qui vient d'un autre endroit et qu'il ou elle est probablement chrétienne et que c'est pour cela que cette personne est ici. Notre attitude envers elle est de l'accueillir et de dire que nous sommes reconnaissants qu'elle soit là. Nous lui disons que nous espérons qu'elle profite bien de la communion, parce que nous partageons le même Seigneur. Selon le verset 10:18, cela était également vrai en Israël. Les prêtres n'étaient pas plus proches de Dieu que le peuple, qui apportait les sacrifices. Les prêtres et les adorateurs sont un, ils sont un seul pain. Ils adorent ensemble. Lorsque vous adorez ensemble, vous êtes un.

Très bien, ce principe ne s'applique pas uniquement dans ce cas, mais on le retrouve dans les versets 10:19-22 lorsque les païens se rassemblent pour leur réunion d'adoration. Il s'agit de la même chose, ils adorent également quelque chose. Ce n'est pas Dieu, c'est probablement des démons, mais ce n'est pas Dieu. Toutes les personnes qui sont dans cette réunion sont également un. Dans l'Ancien Testament les juifs étaient tous un lorsqu'ils adoraient. Et dans les temples païens les gens sont également un.

A première vue, on pourrait croire que Paul contredit ce qu'il a dit dans les versets 8:4-6, où il prétend que les idoles n'existent pas. Vous voyez, cette question de pouvons-nous manger ce qui est offert aux idoles n'est pas si facile à répondre pour l'apôtre Paul. Cela dépend et c'est pour cela qu'il pose une question. Les Corinthiens posent la question de savoir s'ils peuvent manger de la viande et Paul pose la question: « Où, à la maison? Dans l'intimité de votre foyer? Chez quelqu'un qui vous invite à manger chez lui? Chez un païen? De quoi parlez-vous? Est-ce que vous parlez de manger la viande lors d'une réunion d'adoration lorsqu'ils offrent la viande à une divinité?» Vous voyez , cela fait toute la différence.

Dans les versets 10:13-22, Paul nous emmène dans un temple d'idoles. Vous voyez, si je mange la viande à la maison cela ne pose pas de problème. Je ne peux offenser personne. Je n'ai heurté la conscience de personne. Si je vais au marché acheter la viande et que je retourne à la maison pour la manger, si personne n'est là, cela ne pose pas de problème. Que se passe-t-il alors si je la mange dans la maison d'un incroyant? Paul répond qu'il peut y avoir plus de problèmes ou peut-être aucun problème.

Les versets 10:27-29 disent: « Si un non croyant vous invite et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qu'on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience. Mais si quelqu'un vous dit: Ceci a été offert en sacrifice, n'en mangez pas, à cause de celui qui a donné l'avertissement, et à cause de la conscience. Je parle ici, non de votre conscience, mais de celle de l'autre. Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère? »

Très bien, qu'est-ce qu'il est en train de dire? « Si vous la mangez à la maison, pas de problème. Mais si vous mangez cela dans la maison d'un incroyant, il se peut que vous ayez un problème. C'est possible, mais ne posez pas de question, mais si on vous en parle alors laissez cela de côté. Mais si vous mangez au temple, alors par association vous êtes liés avec eux, vous adorez avec eux. Si vous mangez au temple, si vous mangez pendant qu'ils adorent leur dieu, même si c'est un démon, vous êtes un avec eux, comme lorsque vous adorez avec les chrétiens. Et vous ne pouvez pas faire cela. Vous avez alors à mettre cela de côté parce que vous devenez un avec eux. C'est la même viande qu'à la maison, mais si vous la mangez au temple, vous vous associez à eux et vous êtes dans les problèmes. »

Dans le verset 10:22, Paul retourne loin en arrière dans l'histoire d'Israël pour montrer que Dieu est un Dieu jaloux. Paul dit que lorsque vous mangez dans un temple, vous devenez si unis avec les païens que vous provoquez la jalousie de Dieu et il peut alors vous faire la même chose que ce qu'Il a fait au peuple.

Très bien laissez-moi le dire sous forme de principe. Si ma liberté me pousse à m'associer avec ce qui va contre le Seigneur, je dois le laisser tomber.

Ce que Paul a fait à cause de la circoncision est une belle illustration. En Actes 16:3, Paul a fait circoncire Timothée pour qu'il puisse être toutes choses pour les juifs. Cela ne cause pas de problème. Paul a fait circoncire Timothée pour qu'il puisse avoir une porte ouverte pour aller vers les juifs. Mais en Galates 2:5, Paul a refusé que Tite soit circoncis. Il n'en était absolument pas question. Paul dit que même si jamais un ange descendait du ciel pour lui demander de faire cela, il le maudirait. Il n'a pas voulu que Tite soit circoncis. Pourquoi cela? Pourquoi est-il si libre pour Timothée, mais n'a-t-il rien voulu savoir pour Tite? La réponse est parce qu'en Galatie les gens mettaient leur confiance dans la circoncision pour leur salut. Ils mettaient leur confiance là-dedans et Paul dit qu'il ne peut pas s'identifier avec cela. Il ne peut pas s'associer avec cela. S'il avait permis à Tite d'être circoncis, dans ce groupe qui mettait sa foi dans la circoncision, il se serait associé avec eux. Ils auraient regardé à Paul et aurait dit qu'il met également sa foi dans la circoncision. Paul dit que si vous ne voulez pas être identifiés à cela, alors ne le faites pas.

Prenez aussi le mode de baptême comme exemple. Vous savez ce qu'est le mode de baptême? C'est simplement une façon différente de faire les choses. J'ai grandi dans une église luthérienne, donc je pense qu'à travers les années j'ai vu tous les modes de baptême possibles. Certaines personnes étaient trempées dans l'eau, d'autres recevaient quelques gouttes, d'autres recevaient tout un seau d'eau sur la tête et d'autres étaient immergées complètement dans l'eau. Ce sont là toutes sortes de modes de baptême. Mais certaines personnes ont des réticences à recevoir telle ou telle sorte de baptême. Si quelqu'un désirait être baptisé et qu'il était convaincu d'utiliser l'un ou l'autre mode de baptême, je pense que je pourrais le faire selon le mode qu'il a choisi bien que je crois que le mode biblique est l'immersion.

Mais imaginons que j'aille dans un groupe qui croit que le baptême efface les péchés. Je peux vous dire que je n'accepterai pas de les baptiser selon aucun mode de leur choix. Je ne les toucherai pas. Je m'écarterai de cela parce que je ne désirerai pas m'identifier avec eux. Je ne m'associerai pas avec ceux qui pensent une telle chose et qui ne mettent pas uniquement leur foi dans le sang de Christ qui seul purifie des péchés. Lorsque notre liberté fait nous associer avec quelque chose qui déshonore Dieu nous devons la mettre de côté. 1 Thessaloniciens 5:22 dit: « Abstenez-vous de toute espèce de mal. »

Avant de continuer je dois vous confesser que pour moi, de tous les six principes, le plus dur à mettre en pratique est celui que nous venons de voir. Il est facile de donner un principe jusqu'à ce que quelqu'un demande: « Comment l'appliquez-vous? » Je dois répondre que je ne le sais pas, je suis un peu coincé avec celui-là. La raison pour laquelle je suis coincé est qu'il y a tellement d'exceptions à cela, même dans la bible. Par exemple, imaginons que je suis dans mon bureau et que quelqu'un frappe à ma porte. Imaginez que ce soit Elie et qu'il dise: « Ed, j'ai besoin d'un conseil spirituel. » Je lui réponds: « Ok. » Elie s'assoit et me dit: « J'ai pensé déménager et m'installer chez une veuve et son fils. » Je lui aurais répondu: « Non, surtout pas, il faut éviter toute apparence de mal. Cela n'est pas bien. Tu ne peux pas aller emménager avec cette femme. Est-ce que tu sais à quoi cela ressemblerait? »

C'était pourtant la volonté de Dieu pour Elie et mon conseil aurait été mauvais. Le Seigneur Jésus Lui-même, à cause des personnes qu'Il fréquentait, a reçu la réputation de quelqu'un qui buvait et mangeait parce qu'Il prenait des repas avec les pécheurs. Il s'associait avec eux. Par conséquent, lorsque je vous donne ce principe, je sais que vous ne devez pas aller dans un temple païen pour vous associer avec eux mais d'un autre côté je ne sais pas si vous pouvez en faire une règle intangible à partir de quelque chose comme cela.

Par exemple, si j'allais chaque jour dans un magasin qui vend de l'alcool pour acheter mon journal, il se pourrait qu'après quelque temps les gens se grattent la tête en disant: « Est-ce que vous avez vu Ed Miller? Il va chaque jour dans ce magasin d'alcool. » Ils ne savent pas que j'y achète mon journal. Cela me ferait une mauvaise réputation. Mais il peut y avoir des circonstances dans lesquelles j'ai besoin d'aller dans ce magasin, si par exemple j'ai à coeur de parler de Christ à ce marchand d'alcool et que le seul moyen pour moi d'avoir des contacts avec lui est d'aller dans son magasin pour acheter un journal. Alors je ne m'intéresserai pas à ce que les gens peuvent bien dire si je vais dans ce magasin. Vous voyez, tout dépend de votre marche dans l'Esprit et du fait que vous êtes conduits par l'Esprit.

En tant que règle générale, j'ai pour principe de ne pas conseiller seul à seul une femme dans un endroit privé. Je pense que vous pouvez voir pourquoi, vous pouvez avoir beaucoup de problèmes à cause de cela. Mais je peux vous dire qu'il y a eu une occasion où j'ai dû le faire et je n'en suis pas désolé. Le Seigneur était présent. Par conséquent, vous ne pouvez pas avoir une règle et dire que vous ne pouvez pas faire cela. Mais en règle générale lorsque vous êtes dans une telle situation vous devez vous poser la question: « Quel témoignage est-ce que cela va donner? » Par exemple: « Est-ce que l'on m'associe avec les jeux d'argent si je fais ceci ou cela? » Nous devons donc avoir une règle générale, mais je vous laisse voir de quelle façon vous devez l'appliquer.

Laissez-moi vous donner le quatrième principe. Je vous ai dit que deux des six principes ne viennent pas de 1 Corinthiens 8-10. L'un vient de 1 Corinthiens 6 et l'autre de Romains 14. Mais j'aimerais vous donner les six afin que vous ayez une vue complète. Les deux principes suivants viennent donc d'autres parties de la bible.



NOTRE LIBERTE NE DOIT PAS NOUS CONDUIRE A SOUILLER NOTRE CORPS

Le quatrième principe se trouve donc dans les versets 6:19-20: « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. »

Vous avez sûrement entendu en tant que principe général que si quelque chose fait du tort à votre corps qui est le temple du Saint-Esprit, vous devriez laisser cette chose de côté. Vous avez sûrement entendu des gens dirent des choses comme: « Je ne fume pas parce que c'est le temple du Saint-Esprit. Je ne fais pas de sport de contact parce que c'est le temple du Saint-Esprit et je ne désire pas faire du tort à mon corps. Je ne prends pas de la drogue parce que mon corps est le temple du Saint-Esprit. »

Il nous est arrivé d'avoir la visite de personnes faisant la promotion des certaines vitamines qui disaient que comme notre corps était le temple du Saint-Esprit, nous devions en prendre sinon nous pécherions contre le Seigneur. Elles disaient que la nourriture que l'on confectionne de nos jours est si mauvaise que cela fait du tort à notre corps et que nous avions donc la responsabilité devant Dieu de prendre des vitamines.

Une personne m'a dit un jour que ce n'était jamais la volonté de Dieu qu'un chrétien vive dans une ville. Ce n'est pas une blague, c'est véridique! Elle dit qu'il y a trop de pollution dans l'air et que tout chrétien qui vit à New York, Los Angeles ou Chicago est en dehors de la volonté de Dieu. Pour elle, les chrétiens ne devraient pas vivre dans les villes.

Le contexte de ce verset est que mon corps est le temple du Saint-Esprit, selon 1 Corinthiens 6:19-21. Il n'est pas ici question des dommages physiques, mais des dommages moraux. Le contexte est l'immoralité et lorsque Paul dit que notre corps est le temple du Saint-Esprit, il veut dire que nous devons le garder pur de l'immoralité. Ce passage n'enseigne donc pas que nous ne devons pas blesser notre corps. Mais je ne veux pas dire par là que nous devons faire du mal à notre corps. Je ne dis pas du tout cela. Tout ce que je dis est que ce passage ne dit pas de ne pas blesser notre corps et autant que je le sache il n'y a aucun passage dans la bible qui dit cela. Je pense que nous lisons dans le texte ce qui ne s'y trouve pas.

Ceci dit, je ne veux pas dire que Dieu désire que vous alliez faire du mal à votre corps. Ce n'est pas le point ici, mais je dois être fidèle à ce que dit la bible lorsque j'enseigne. Ne sautez donc pas dans votre voiture pour rouler comme un sauvage ou quelque chose comme cela. Je crois dans le principe que nous ne devons pas faire de mal à notre corps, mais voilà d'où je le tire. Je pense que nous ne devons pas faire de mal à notre corps parce que ce n'est pas notre propriété. Vous n'avez pas le droit de faire du tort à votre corps parce que vous ne vous appartenez pas. Vous avez été rachetés à un grand prix, vous appartenez à Dieu, vous appartenez à quelqu'un d'autre. Vous devez faire attention aux choses qui vous sont prêtées. Elles ne sont pas à vous. Vous ne vous appartenez pas. C'est cette attitude que nous devrions avoir lorsque nous pensons à notre corps. Nous devrions être très attristés si nous faisons du tort à quelque chose qui appartient à quelqu'un d'autre, cela appartient au Seigneur.



NOTRE LIBERTE NE DOIT PAS NOUS POUSSER À SOUILLER NOTRE CONSCIENCE

Très bien, nous avons encore deux principes à voir et nous en aurons terminé. Notre cinquième principe nous vient de Romains 14:22-23 qui dit: « Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve! Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange est condamné, parce qu'il n'agit pas par conviction. Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché. »

Notre premier principe était en lien avec la conscience de l'autre personne. Ce cinquième principe est également en lien avec la conscience, mais avec notre propre conscience. Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est un péché. Comme cela nous parle de conscience et parce que la bible parle beaucoup de conscience, laissez-moi vous donner une vue d'ensemble sur ce sujet. La conscience en elle-même est la chose la moins sûre que vous puissiez rencontrer. L'idée qui dit que nous devons laisser notre conscience nous guider est un grand mensonge du diable. 1 Timothée 4:2 dit que notre conscience peut porter la marque de la flétrissure. Tite 1:14 parle d'une conscience souillée. Hébreux 9:14 parle au sujet des oeuvres mortes de la conscience. Hébreux 10:22 parle d'une mauvaise conscience.

Satan aime jouer avec la conscience des chrétiens. Il aime nous tourmenter. Il aime que nous nous sentions sales, vils et coupables même lorsque nous sommes propres. Une conscience lourde peut être un grand problème pour un chrétien. C'est pour cette raison que je vais utiliser l'expression une conscience contrôlée par la foi. Ce que je veux dire par une conscience contrôlée par la foi, est que lorsque vous vivez dans la communion avec Dieu, lorsque vous regardez à Christ, lorsque vous vivez à la lumière et qu'ensuite vous avez des doutes, il y a beaucoup de chance que vous ayez à rester loin de cela. Si vous doutez,n'y allez pas. 1 Pierre 3:21 parle de « l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu. » Une grande partie de la victoire est Dieu qui nettoie une conscience qui accuse faussement les chrétiens. C'est donc parfois bon. Mais lorsque vous marchez par l'Esprit, lorsque vous regardez à Christ seul, et qu'ensuite vous avez des doutes au sujet de quelque chose, cela doit surement être sale. Si vous doutez, ne le faites pas. Si vous vous posez des questions au sujet de quelque chose, il y a de bonnes chances pour que vous ne deviez pas vous engager là-dedans.



NOTRE LIBERTE DOIT ETRE VECUE POUR LA GLOIRE DE DIEU

Cela nous amène à notre dernier et sixième principe. Le verset 10:31 dit: « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » La question ici est: « Est-ce que ce que je fais est pour sa gloire? » Nous avons encore ici un merveilleux verset pris hors de son contexte, mais c'est également un merveilleux verset lorsqu'il est pris dans son contexte. Dans le contexte, qu'est-ce que la gloire de Dieu? C'est le salut complet de toutes les personnes. C'est cela que Paul avait à l'esprit lorsqu'il parlait de la gloire de Dieu. Paul priait de toute sa force qu'il puisse vivre avec passion pour la gloire de Dieu. Il désirait manger, boire, dormir et vivre d'une telle façon qu'il n'interfère jamais avec le salut de quiconque. Il désirait ne jamais être un obstacle pour le salut de quiconque.

Quand est-ce que Dieu reçoit la gloire? Il est glorifié lorsque ses enfants avancent dans leur relation avec Lui. C'est de cette manière qu'Il est glorifié. Rien n'est plus important que cela et Paul ne désirait tout simplement pas être sur le chemin de qui que ce soit. Qu'est-ce qui est important? Ce sont les gens. Paul nous dit que c'est cela qui compte et également voir qu'ils sont unis à Christ, c'est-à-dire leur salut complet. Paul nous dit qu'il ne désire jamais être un rocher de scandale pour ce que Dieu est en train de faire dans la vie de qui que ce soit.

J'aime la façon dont il termine le verset 10:33 qui dit: « Je m'efforce en toutes choses de plaire à tous. » Est-ce que vous savez ce que j'aime au sujet de ce verset? Il se nomme lui-même quelqu'un qui veut plaire aux hommes. J'aime cela et tout spécialement venant de Paul. Tout spécialement à la lumière de Galates 1:10 où il dit: « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. » Pourtant il dit ici qu'il désire plaire aux hommes en toutes choses.

Vous voyez, ce n'est pas une contradiction chez ce grand apôtre. Lorsque les choses étaient claires, lorsqu'il y avait une parole de Dieu claire sur un sujet, que ce soit quelque chose que Dieu commande ou interdise, il désirait plaire à Dieu. Mais ensuite il disait: « S'il n'y a pas de parole claire de la part de Dieu, j'ai deux choix. Je peux chercher à me plaire à moi-même et à m'attacher à ma liberté ou je peux essayer de plaire à mon frère et mettre ma vie de côté, et dans ce cas je décide de plaire à mon frère. » Il a dit qu'il désire chaque fois que nécessaire mettre sa liberté de côté pour le bien de son frère par amour pour Dieu. Dans les choses qui n'ont pas d'importance, dans les pratiques discutables, il désirait être quelqu'un qui plaît aux hommes.

Très bien, voici pour les six principes. Est-ce que cela fait du tort à la conscience de mon frère? Est-ce que cela va m'empêcher d'avoir des opportunités de partager Christ? Est-ce que cela me fait m'associer avec le diable? Est-ce que cela fait du tort à mon corps qui appartient à quelqu'un d'autre, c'est-à-dire au Saint-Esprit? Est-ce que cela fait du tort à ma conscience? Est-ce que cela est fait pour Sa gloire et pour le plein salut de toutes les personnes? Cette section sur les pratiques discutables ne se termine pas avec le verset 10:33. Elle se termine avec le verset 11:1 qui dit: « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. »

Prions:

Père, nous Te remercions tellement pour Ta Parole, et nous Te prions simplement que le Saint-Esprit puisse écrire tout cela dans nos coeurs. Nous savons que le fait de mettre de côté notre liberté n'est pas quelque chose que nous faisons de façon naturelle, par conséquent nous Te demandons une action spéciale de Ton Saint-Esprit dans nos coeurs. Nous Te prions au nom de Jésus. Amen.

1 Corinthiens #13